AU TOUQUET’S, ON FAIT LA FÊTE (« Fouquet’s »)

Des « casseurs » ont cassé le Fouquet’s, symbole pour beaucoup de la richesse, du pouvoir et de la réussite, tant il accueille régulièrement célébrités, puissants, politiques, financiers et parvenus.
Pour faire bon poids, les dégâts n’étant que peu visibles de l’extérieur, plusieurs jets malencontreux de lacrymogènes sur les célèbres tentures rouges par les forces de l’ordre y ont mis le feu, pour le plus grand bonheur des photographes et des chaînes d’information.
Le geste est lamentable, condamnable et il faut espérer que les auteurs de cet acte inqualifiable contre ce monument parisien seront identifiés, poursuivis et condamnés, quels qu’ils puissent être.
En attendant, pour certains, « la cantine est provisoirement fermée pour travaux » : pourvu qu’ils y survivent, les pauvres…

Bonjour, bonjour,
J’voulais vous inviter
Lundi au Fouquet’s
Mais j’crois qu’ c’est raté
Pour ce midi
Ça semble être en chantier,
Y a des ouvriers
En train de bosser
C’est une brasserie, un des meilleurs restaurants,
Un cadre merveilleux fait pour des gens éminents
Comme pour les, {comme pour les}
Comme pour les, {comme pour les}
Comme pour les poteaux d’Macron ou d’Sarko
Quand tu regardes les prix, c’est pas pour les prolos
Comme pour les poteaux d’Macron ou d’Sarko
Mais aujourd’hui c’est MacDo
Et haché l’tournedos, oh oh, oh oh, oh oh…
Pas de filet
La truffe c’est râpé
Foie gras oublié
Rossini joué
Jaunes gilets
Ici sont passés
Le bar de l’escadrille
A bien failli brûler
Sous la poutre brune, un pompier s’est endormi,
L’odeur de cuisine est dissipée par la suie
Comme pour les, {comme pour les}
Comme pour les, {comme pour les}
Comme pour les poteaux d’Macron ou d’Sarko
Sont tombés des poteaux, pour Koh-Lanta zéro
Comme pour les poteaux d’Macron ou d’Sarko
Y a pas mal de prétentieux
Tout prêts pour les Euros, oh oh, oh oh, oh oh…
Tou, tou, tou, {Baoum}
Tou, tou, tou, {Baoum}
Tou, tou, tou, {Baoum}
Ça s’ra ouvert mardi ?
C’est une brasserie, un des meilleurs restaurants,
Un cadre merveilleux fait pour des gens éminents
Comme pour les, {comme pour les}
Comme pour les, {comme pour les}
Comme pour les, {comme pour les}
Comme pour les poteaux d’Macron ou d’Sarko
Quand tu regardes les prix, c’est pas pour les prolos
Comme pour les poteaux d’Macron ou d’Sarko
Mais aujourd’hui c’est MacDo et haché l’tournedos
Comme pour les poteaux d’Macron ou d’Sarko
Sont tombés des poteaux, pour Koh-Lanta zéro
Comme pour les poteaux d’Macron ou d’Sarko
La la la la la la la la la la la la la la…oh oh oh….
Vivent les patates à l’eau !

Chanson : « Fouquet’s » SACEM ©2019
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Vive le douanier Rousseau » (1983)
Paroles et musique : Daniel Vangarde

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

 

 

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UN PSG TRÈS REMONTÉ ( » PSG et remontada »)

UN PSG TRÈS REMONTÉ (« PSG et remontada »)

Je doute que la présence fréquente de Nicolas Sarkozy dans les tribunes du Parc puisse en être la cause mais force est de constater qu’en Champion’s league, le PSG semble être un abonné au coup hongrois…
À chaque fois, « hongrois » qu’il va se qualifier sans problème au vu du bon résultat du match aller… et puis… et puis… y a remontada, qui est belle comme un soleil et que les autres l’aiment parce que eux ils y croient, monsieur, parce que chez ces gens-là, on ne frime pas, monsieur, on ne frime pas… on joue.
Oui, décidément, Paris est tragique…

Avec toi il faut toujours songer
À la remontada, à la remontada, à la remontada
Avec toi pas moyen de gagner
Malgré ton armada, malgré ton armada, malgré ton armada

Car qu’ils soient anglais ou espagnols
Chez toi ou bien sur leur sol
Qualifications zéro
Même si le Qatar te vêt d’or
Tu finis en matador
Encorné par le taureau


Avec toi c’est pour entendre dire
C’est pour la, c’est pour la, c’est pour la prochaine fois
Avec toi c’est pour entendre dire
C’est pour demain Incha, c’est pour demain Inchallah

Tu voudrais pouvoir avec tes sous
Faire tomber à genoux
Ceux qui du football sont fous
Tu voudrais de Doha jusqu’à Rio
Faire admirer tes abdos
Tel Cristiano Ronaldo

Avec toi il faut toujours songer
À la remontada, à la remontada, à la remontada
Avec toi pas moyen de gagner
Malgré ton armada, malgré ton armada, malgré ton armada

Comme ça, tu ne réussiras pas
Portant tes remontadas comme une malédiction
Ne fais plus de châteaux en Espagne
Seule chance que tu gagnes
Celui qu’il faut, c’est Zorro

Chanson : « PSG et remontada »
SACEM ©2019
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie
Chanson originale :  » La passionnata » (1966)
Paroles et musique : Guy Marchand
Création et réalisation :  Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

 

BENALLA : LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE À L’OMBRE

Longtemps l’homme de l’ombre de l’élysée, le voici en pleine lumière désormais. Sa proximité avec le pouvoir le faisait tenir à l’œil, le voici enfin en garde à vue. Bref, les présidents passent et rien ne change, les affaires sont les affaires…

Qui qu’a conseillé l’Élysée
Qui qu’a fait partie d’ la secrète
Qui qu’a tapé avec les flics
Qui qu’a le pouvoir dérangé
C’est Alexandre
C’est encore Alexandre
C’est toujours Alexandre
Satané Benalla
Qui qu’a inspiré le dégoût
Qui qu’a fait gerber l’électeur
Qui qu’a emmouscaillé Macron
Et qui c’est qu’a violé les lois
C’est Alexandre
C’est encore Alexandre
C’est toujours Alexandre
Satané Benalla

A – LE – XAN – DRE
Ouah
Qui qu’a embarrassé l’État
Qui qu’a planqué ses Beretta
Qui qu’a pu planquer ses papiers
Avant d’être perquisitionné
C’est Alexandre
C’est encore Alexandre
C’est toujours Alexandre
Satané Benalla

Ça ne peut être qu’Alexandre
C’est toujours Alexandre
C’est encore Alexandre
C’est peut-être Alexandre
Alexandre
Alexandre
Alexandre
Ridicule
Mais qu’est ce que ça veut dire
Hein
Assez!

Chanson : « C’est encore Alexandre » SACEM ©2019

Paroles : Camille

Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Alexandre» (1966)

Paroles et musique : Nino Ferrer

Création et réalisation :  Jean-Marie Quesnel / Camille Gomès, chansonniers

MACRON : LE COUP DE POMPE ? « Les gilets jaunes »

Le pouvoir actuel est en place depuis un an et demi… « et en même temps » on ne voit pas grand-chose venir, sauf à disposer de revenus conséquents.
En conséquence, les mécontents seront samedi 17 novembre dans la rue (ou leurs gilets jaunes dans leurs voitures) pour avoir leur content de signes de « ras-le-bol », la hausse du prix du diesel frappant souvent les plus démunis, et comptant bien le faire savoir.
La récupération politique sera inévitable, quoique pas super… c’est hélas notre ordinaire.

Bien trop taxé l’or noir
Pour faire boire nos réservoirs
Du coup, l’heure est venue
D’aller tous dans la rue
Partout dans l’hexagone avec des gilets jaunes
Le samedi qui vient
Et l’on nous entendra de loin

Notre pauvre pouvoir
D’achat est dans le noir, Édouard
C’est même pire qu’avant,
C’en devient alarmant
Tu te souviens des anciens
Qui n’y arrivaient pas.
Fallait pas nous promettre tout ça.

Excusez-moi, mais la France rame
Et l’on n’est pas loin du drame
Voir sur les réseaux sociaux
À moins d’être miraud
Il est temps d’ changer la donne
Avec tous les gilets jaunes
Samedi…
Samedi…
Samedi…

C’est pas dans les partis que l’idée a grandi, tu sais
C’est parti des petits, mais ça a circulé, tu sais.
Quand on va à l’usine ou simplement aux provisions
Faut mettre de la benzine pour faire rouler titine, Macron
Histoire d’être taxé, je ne suis pas privé, tu sais.
Quand je gagne un bifton
Me reste des rogatons, pan pan, c’est bon.
Même pour aller bosser
J’ dois encore dépenser
Il m’revient chérot, l’ boulot !

Excusez-moi, mais la France rame
Et l’on n’est pas loin du drame
Voir sur les réseaux sociaux
À moins d’être miraud
Il est temps d’ changer la donne
Avec tous les gilets jaunes
Samedi…
Samedi…
Ça vous dit ?

Chanson : « Les gilets jaunes » SACEM ©2018
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Rosy and John» (1964)
Paroles : Maurice Vidalin
Musique : Gilbert Bécaud

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

Ben quoi ? Fallait pousser mémé dans les orties ?  » LE MAUVAIS CÔTÉ DES CHOSES « 

Le buzz médiatique créé par la diffusion sur son compte twitter de la photo d’Édouard Philippe dans l’Aude me fait souvenir d’une blague « vieille comme mes robes » autour d’une du grand Charles « marchant sur le lac du bois de Boulogne. »..
L’Huma titrant : « Voilà qu’il se prend pour le Christ ! »
Minute titrant : « Ça veut diriger la France et ça ne sait même pas nager »

Moi, je préfère marcher sur les pierres… comme tout l’monde.

Je l’ai appris ce soir
C’était dans (tous) les canards
Une photo d’Édouard
D’Édouard, trouvée bizarre
On l’ tance… on l’ tance

{Refrain:}
Le mauvais côté des choses
Y a bien des gens qui ne voient qu’ça
Que ça, que ça, que ça
Toujours mauvaise est leur humeur
Z’ont oublié « La vie en rose »
Mais pas du démon la salsa
Le mauvais côté des choses
Ça vous a plu ? C’est toujours non
C’est non, c’est non, c’est non
Va falloir soigner leurs aigreurs
Les guérir de leur sinistrose
Avant que vienne Armageddon

Le pauvr’ Monsieur Édouard
Avec son beau costard
Venu très gentiment
Soutenir une bonne-maman
Sans bottes… sans bottes…

{Refrain:}
Voyons le bon côté des choses
D’ se mouiller, il n’a pas eu peur
Eu peur, eu peur, eu peur
Si on le traite de profiteur
Parce qu’il l’a mis sur Twitter
C’est que l’on est vraiment sans cœur
Mais les gens, il faut qu’ils causent
À caus’ d’ la liberté de penser
Penser, penser, penser
Tout ce qu’on veut, l’on peut penser
Mais le mauvais côté des choses
Il faudrait parfois l’oublier

Le mauvais côté des choses
Y a bien des gens qui ne voient qu’ça
Que ça, que ça, que ça
Que ça, que ça, que ça…

Chanson : « Le mauvais côté des choses » SACEM ©2018
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Six roses» (1964)
Paroles : Georges Coulonges
Musique : Michèle Auzépy

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel / Camille Gomès, chansonniers

Le chômage est dans la rue ? l’humour est dans l’après. « COMME DIT L’ ÉLYSÉE »

Traversez donc la rue du chômage ! Un emploi vous attend de l’autre côté (Paul Amploi).

Je m’ baladais pauvre locdu portant le poids de mon chomdu
Prêt à faire n’importe quoi pour n’importe qui
N’importe qui sauf Pôle emploi, qui m’ dit toujours : « Y a rien pour toi »
Cherchant une rue à traverser pour être embauché

Comme dit l’Élysée, comme dit l’Élysée
Le président l’a promis, demain, le chômage, c’est fini
Juste une rue à traverser, comme dit l’Élysée

Pour un jeunot horticulteur, c’est pas pour me jeter des fleurs
Je pense que je fais le poids, j’suis la fleur des pois
Le travail ne me fait pas peur, la rue non plus mais par bonheur
J’ regarde toujours des deux côtés avant d’traverser

Comme dit l’Élysée, comme dit l’Élysée
Le président l’a promis, demain, le chômage, c’est fini
Juste une rue à traverser, comme dit l’Élysée

Et c’est ainsi que ce matin, croyant enfin au lendemain
J’ai demandé à ma maman un service, un grand
En voiture de m’accompagner, une fois qu’ j’aurais les yeux bandés
Et d’ me lâcher sur un trottoir choisi au hasard

Merci, l’Élysée ! Merci, l’Élysée !
Cette rue, je l’ai traversée, dès demain, je vais remplacer
Monsieur Benalla rue du Faubourg-Saint-Honoré

Comme dit l’Élysée, comme dit l’Élysée
Le président l’a promis, demain, le chômage, c’est fini
Juste une rue à traverser, comme dit l’Élysée

Comme dit l’Élysée, comme dit l’Élysée….

Chanson : « Comme dit l’Élysée » SACEM ©2018

Paroles : Camille

Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les Champs-Élysées » (1962)

Paroles : Pierre Delanoë

Musique : Michael Wilshaw

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel / Camille Gomès, chansonniers

NOUS, GRANDS BABUS… (« Les cons puants »)

Ah, les réseaux sociaux ! Beaucoup n’arriveraient plus à s’en passer : on y rencontre des gens, on s’exprime, on papote, on s’y sent si bien… et puis là, soudainement, sans raison, au coin d’un bois, pan ! Le coup du père François ! La remarque qui irrite ! La contradiction sans argument, juste pour le plaisir, dirait-on ! La discussion se tend, le vin de l’amitié se fait aigre, la prétérition précède l’ironie mordante ou l’arrogant mépris, les noms d’oiseaux volent au vent… bref, l’adrénaline coule à flots. Et bien oui ! Nous sommes devenus « le c… de quelqu’un d’autre »… ah, le sale c… !
Oui, mais nous… nous sentons bon ! Non ?

Tout le monde y pue,
Il sent la charogne.
Y a que le Grand Babu
Qui sent l’eau de Cologne
Tout le monde y pue,
Il fait mal au coeur.
Y a que le Grand Babu
Qu’a la bonne odeur.
Ecoutez l’hymne des Babus en cliquant sur ce lien : http://p2.storage.canalblog.com/24/39/127650/7533336.mp3

LES CONS PUANTS

Ce qu’on peut lire de fadaises
Dès lors que l’on sort de son lit
Qu’on pose son cul sur sa chaise
Et qu’on allume son ordi
Ils sont levés depuis longtemps
Tous les cons pu pu, tous les cons puants
Tous, dès potron-minet, ils rôdent
En solitaire ou en troupeau
Sédentaires ou bien en exode
Charognards des réseaux sociaux
Griffant, mordant à pleines dents
Tous les cons pu pu, tous les cons puants
À chaque fois que l’on partage
La moindre info ou opinion
Voilà que s’exprime leur rage
Sans argument et sans raison
Ils se reposent rarement
Tous les cons pu pu, tous les cons puants
Leurs injures, leur inculture,
Leur irrespect, ces malhonnêtes
Nous imposent une dictature
De médiocrité sur le net
Il nous faut être résistant
Face aux cons pu pu, face aux cons puants
C’est qu’il vous jetterait des pierres
Au visage l’effronté qui
Nique vos mères et la grammaire
Puis disparaît dans le maquis
C’est un des cas les plus fréquents
Chez les cons pu pu, chez les cons puants
Il est des trolls bien plus sournois
Aux manières bien plus polies
De parfaite mauvaise foi
Qui de meurtre donnent envie
Il n’est rien de plus énervant
Que ces cons pu pu, que ces cons puants
Certains font le choix de se taire
D’autres de répondre ardemment
C’est là question de caractère
Et l’on peut tous, différemment
Apporter notre jugement
Sur les cons pu pu, sur les cons puants

Chanson : « Les cons puants » SACEM ©2018
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les Don Juan » (1962)
Paroles : Claude Nougaro
Musique : Michel Legrand
Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

TA BALLADE, GÉNIE NEIGEUX (Martin Fourcade)

Alors que l’actu est bien maussade
On a besoin d’être plus joyeux
Si l’on félicitait Fourcade
Le Fourcade vainqueur des Jeux (bis)
Pour les autres, c’est la débandade
Il a des bottes de sept lieues
Il faut féliciter Fourcade
Le Fourcade vainqueur des Jeux (bis)
Couché, debout, ses mitraillades
Font trembler la paire de Boe
Il faut féliciter Fourcade
Le Fourcade vainqueur des Jeux (bis)
Quand ça monte, roi de la grimpade
Il accélère tant qu’il peut
Il faut féliciter Fourcade
Le Fourcade vainqueur des Jeux (bis)
S’il est pris dans une bousculade
C’est toujours lui qui s’en sort le mieux
Il faut féliciter Fourcade
Le Fourcade vainqueur des Jeux (bis)
Il attend toute une olympiade
Pour retrouver l’or, nom de Dieu
Il faut féliciter Fourcade
Le Fourcade vainqueur des Jeux (bis)
Et s’il tombe, mauvaise glissade,
Il se relève, courageux
Il faut féliciter Fourcade
Le Fourcade vainqueur des Jeux (bis)
Il mérite bien nos embrassades
Lui qui illumine ces Jeux
Il faut féliciter Fourcade
Le Fourcade… un homme heureux

Chanson : « Ta ballade, génie neigeux » SACEM ©2018

Paroles : Camille Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La Ballade Des Gens Heureux » (1975)

Paroles et musique: Pierre Delanoë et Gérard Lenorman

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

IL FAIT UN FROID À DONNER, NON ?

TRENTE-DEUX ANS, COLUCHE

https://www.restosducoeur.org/2017

Parce que j’en avais marre
Que l’on ne fasse rien
Pour tant de braves gens, les gueux qui avaient faim
Qui dormaient dans le froid
Craignant venir le soir
Ayant trop peu l’hiver
À manger et à boire
Dans la première idée, c’était un dépannage
De solidarité, un geste de partage
Depuis trente ans, hélas, dure ce provisoire
Destiné à durer quels que soient les pouvoirs
Et pourtant, on n’a pas le droit
Ni d’avoir faim, ni d’avoir froid
Et cela, surtout quand on voit
Ce qu’on gaspille à tour de bras
Il faut savoir que chaque soir
Tout ce qu’on met aux dépotoirs
Pourrait avec un peu de cœur
Bien les aider, les restos du cœur
Et pourtant, on n’a pas le droit
Ni d’avoir faim, ni d’avoir froid
Il y a du progrès, oui, c’est incontestable
Mais la misère reste encore intolérable
Et les restos du cœur ont besoin de vos dons
L’hiver depuis longtemps n’est plus vraiment saison
Il faut prendre conscience
Vous qui pouvez dormir
Au chaud et sous un toit, ventre plein, faut le dire
Que certains se les gèlent, en ayant soif et faim
Inquiets pour leurs enfants, et de leur lendemain
Et pourtant, on n’a pas le droit
Ni d’avoir faim, ni d’avoir froid
Et cela, surtout quand on voit
Ce qu’on gaspille à tour de bras
Il faut savoir que chaque soir
Tout ce qu’on met aux dépotoirs
Pourrait avec un peu de cœur
Bien les aider, les restos du cœur
Et pourtant, on n’a pas le droit
Ni d’avoir faim, ni d’avoir froid
Imaginez un peu que vous ayez leur vie
La vôtre vous va bien, vous en êtes ravis
Pourtant, les moins pourvus sont vos sœurs et vos frères
Et votre superflu reste leur nécessaire
Et pourtant, on n’a pas le droit
Ni d’avoir faim, ni d’avoir froid
Et cela, surtout quand on voit
Ce qu’on gaspille à tour de bras
Il faut savoir que chaque soir
Tout ce qu’on met aux dépotoirs
Pourrait avec un peu de cœur
Bien les aider, les restos du cœur
Et pourtant, on n’a pas le droit
Ni d’avoir faim, ni d’avoir froid
Et cela, surtout quand on voit
Ce qu’on gaspille à tour de bras
Il faut savoir que chaque soir
Tout ce qu’on met aux dépotoirs
Pourrait avec un peu de cœur
Bien les aider, les restos du cœur
Et pourtant, on n’a pas le droit
Ni d’avoir faim, ni d’avoir froid

Chanson : « Trente-deux ans, Coluche » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les Restos du Coeur » 1986
Paroles et musique : Jean-Jacques Goldman

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers