MA SILHOUETTE

Il est des chansonnettes
qui marquent. Celle interprétée par Yves Montand est de celles-là,
immortelle ! Quand on la déterre, elle, c’est toujours pour de
bonnes raisons. Elle a connu tant de bouches et d’amours célèbres,
et il n’y avait que deux places dans les couplets. Piaf et Signoret
ont donc eu ici seules les honneurs, bien que le Yves en ait
honorées bien d’autres. Un drap est tendu sur la scène, Montand
chante derrière en ombre chinoise…

Bonsuaire !

Ma Silhouette

La la la, mine de rien,

La voilà qui revient,

Ma silhouette

De jeune homme efflanqué,

Aux doigts toujours flanqués

D’une cigarette

Musique et cinéma ont changé ma vie

Pour faire une grande vedette d’Ivo Livi

Mais on n’oublie jamais

Le jupon qui vous met

Le feu en tête.

Comme moi, un beau jour,

Vous avez rêvé

D’un p’tit moineau d’amour

Qui vous émouvait

Aujourd’hui, je m’souviens

D’ma gigolette, tiens, tiens.

Les nazis, le maquis

C’est fini, mon Trotsky

Ma silhouette

A la gauche donn’ son coeur

Et tous les travailleurs

Soudain s’arrêtent

C’est la grève à Paris, devant l’Odéon

S’enlacent pour la vie filles et garçons

Car on n’oublie jamais

La Simone qui vous met

Le feu en tête.

Casque d’or, penses-y,

Tu l’as aimée

Foin de l’hypocrisie

Regarde Mémé

Et sous ses cheveux gris

La Signoret te sourit

La la la, haut le coeur

Paraît qu’un procureur

Veut mon squelette

Pour pouvoir comparer

L’ADN du papet

Et d’une gisquette

Il a fait sa moisson d’ossements pourris

Pour savoir si le mort s’était reproduit

Je n’oublierai jamais

C’charognard s’il me met

En éprouvette

Il faut du temps, c’est vrai

Pour séparer

Le faux gêne du vrai

Pour hériter

Mais on trouve toujours

Près de l’argent, des vautours

D’après « La Chansonnette » (1962)

Paroles : Jean Dréjac

Musique : Philippe Gérard

Parodie : Camille (© SACEM 1996) Interprète :
Jean-Marie

Publicités

LA CHANSON DE SEGOLENE

On envie parfois l’homme politique, on a bien tort… surtout la femme.

Attention, ce n’est pas la femme qui a tort… encore que… et en plus quand il y en a deux, comme là… il y en a une qui gagne, forcément… donc les nuits de la
perdante sont peuplées parfois de rêves étranges et pénétrants
(manquait plus qu’Attali au milieu, Hamon dieu !).

Voici le songe de Ségolène, tel que me l’ont inspiré ma muse, un
costaud fumeur de pipe et un revenant anonyme n’ayant que le mot
‘béciles ! à la bouche…

La chanson de
Ségolène

Toi la femme moderne
L’avenir du PS
Toi qui n’as point joué
La furie vengeresse
Toi l’intraitable Ségolène
En suivant ton petit
Bonhomme de chemin
N’as-tu jamais rêvé
A de beaux lendemains
De l’Elysée la châtelaine
De l’Elysée la châtelaine…

En plein Solférino
Juste au bobo milieu
En attendant les voix
D’un bureau de banlieue
Penchée sur les tableaux, en rage
Ce soir de drôle de drame
De meurtres et d’envies
N’as-tu jamais en songe
Un soir d’une autre vie
Recompté de nouveaux suffrages
Recompté de nouveaux suffrages…

N’as-tu jamais encore
Appelé l’âme seule
D’un vieil ermite errant
Tonton au blanc linceul
Qui vous compte les voix célestes
Qui met cent bulletins
Dans une urne en secret
A Marseille bien sûr
Plus d’un mort a voté
Et le Deferre a la main leste
Et le Deferre a la main leste

N’as-tu jamais souhaité
De revoir pour de vrai
Cet ange, ce démon
Qui du haut d’ Solutré
Décochait des flèches perfides
Qui seul avait le don
Dans les pires moments
De rassembler autour
De lui les garnements
Qui oubliaient leurs jeux stupides
Qui oubliaient leurs jeux stupides

N’aie crainte que Tonton
Ne reprenne vigueur
Il n’y a vraiment pas là
La moindre chance, horreur !
Tu bats la campagne, vilaine !
C’est la faute commune
Aux anciens du PS
Et la fraternité
Ne sera que promesse
Et la chanson de Ségolène
Et la chanson de Ségolène…

Paroles : Camille

Musique et chant : Jean-Marie (d’après la chanson de Georges
Brassens « Pénélope »  [1960] )

Les archives de 2Cdab : LA GAUCHE (2008)

 

Bonjour, ici Georges
Marchais !

A l’heure, grâve, où
l’audiovisuel français est sur le point dé tomber sous la coup’ du
pouvoir en place au détriment dé la culture des masses populaires,
travailleuses et démocratiques de c’pays, il m’a paru
conviviâl… normâl… primordiâl… dé venir ici le
défendre en tant que principâl et premier sécrétaire du PIF
(paysage idiovisuel français).Néanmoins et à cet effet, j’ai chargé
un certain nombres dé camarad’s, fort capab’s à mon sens, de vous
retracer l’historique des derniers scrutins du parti Socialisse
(j’attends toujours les résultats de not’ parti, Liliane les
aurait-elle planqués dans le buffet ?).Si vous passez par le
paradis un d’ces quatre matins, je suis tout au bout de l’allée
centrale, à gauche.Vous pourrez pas m’manquer : c’est la hutte
finale !

 

 

La Gauche suivait en chantant
Le bon président Mitterrand
La mort lui fit, au coin d’un bois
L’coup du pèr’ François
L’avait donné de son vivant
Tant de pouvoir à ses enfants
Qu’on fit, pour lui en savoir gré
Tout pour l’oublier
Et l’on courut à tout berzin-
Gue nier l’héritage, mais
Comme on avait choisi Jospin
L’électeur nous reçut à bras fermés

 » D’la gauche entière, être tête de liste
C’est pas facile à faire quand on est socialiste
La gauche dans ces conditions
Restera dans l’opposition « 

Or, j’avais hérité d’Defferre
Une ironie pointue
S’il y a des vérités qui s’perdent
Celle-là toucha son but
C’est depuis ce temps-là que la pauvre France,
C’est depuis ce temps-là que la pauvre France,
A (c’est pas joli…)
A (c’est pas poli…)
Une moitié qui dit merde à l’autre
Bon François
Ne t’en fais pas
Nous en viendrons
A bout de tous ces empêcheurs de gagner en rond

Le mieux à faire et le plus court
Pour que la gauche règne à son tour
Fut de souhaiter un tour de con
La dissolution
Avec des sondages qui assurent
Cette fois, c’était un coup sûr
Le Pen, Chirac et Chevènement
A moins d’vingt-pour-cent

Et l’on courut à tout berzin-
Gue retenter la chance, mais
Comme on a rechoisi Jospin
L’électeur nous reçut à bras fermés

 » D’la gauche entière, être tête de liste
C’est pas facile à faire quand on est socialiste
La gauche dans ces conditions
Restera dans l’opposition « 

Or, j’avais hérité d’Defferre
Une ironie pointue
S’il y a des vérités qui s’perdent
Celle-là toucha son but
C’est depuis ce temps-là que la pauvre France,
C’est depuis ce temps-là que la pauvre France,
A (c’est pas joli…)
A (c’est pas poli…)
Une moitié qui dit merde à l’autre

Bon François
Ne t’en fais pas
Nous en viendrons
A bout de tous ces empêcheurs de gagner en rond

Le mieux à faire et le plus court
Pour que la gauche arrive un jour
Fut de supporter le nigaud
Puis plus tard Ségo.
S’il eût pu revivre un instant
Tonton aurait été content
De voir battus ses successeurs
Par une bonne soeur
Et l’on courut à perdre halei-
Ne retenter la chance, mais
Comme on a choisi Ségolène
L’électeur nous reçut à bras fermés

 » D’la gauche entière, être tête de liste
C’est pas facile à faire quand on est socialiste
La gauche dans ces conditions
Restera dans l’opposition « 

Or, j’avais hérité d’Defferre
Une ironie pointue
S’il y a des vérités qui s’perdent
Celle-là toucha son but

C’est depuis ce temps-là que la pauvre France,
C’est depuis ce temps-là que la pauvre France,
A (c’est pas joli…)
A (c’est pas poli…)
Une moitié qui dit merde à l’autre

Bon François
Ne t’en fais pas
Nous en viendrons
A bout de tous ces empêcheurs de gagner en rond

Chanson : « La Gauche » © SACEM 2008
Paroles : Camille
Guitare et interprétation: Jean-Marie

Chanson originale : »Grand Père » (1957).
Paroles et musique : Georges Brassens

LA TACTIQUE DE SEGOLENE

Un congrès de Reims avec des bulles où la coupe a été pleine et bue jusqu’à l’hallali
Une élection à surprises où rien n’était dans la pochette, avec
plus de perdants-perdants que de gagnants-gagnants
Décidément, le PS fait jaser. Alors  jazzons avec la fanfare et
l’ami  Bourvil.
Note de l’auteur :
Il n’est pas question ici de diviser encore plus le PS, il se
débrouille très bien tout seul.
Pas question donc de prendre position entre Marlène et Ségotine. On
peut préférer la chèvre du Poitou au Brie, on ne va pas en faire un
fromage, et après tout, on a le droit d’être royaliste, merde, on
est en République !
Ceci n’est que de l’humour, écrit et interprété avec FRA-TER-NI-TÉ
! FRA-TER-NI-TÉ ! FRA-TER-NI-TÉ ! (Zemmour, arrête de ricaner
bêtement s’il te plaït !)

La Tactique de Ségolène

Les socialistes ont voté après l’congrès
Mais c’est pas tout,
Mais c’est pas tout
Y a pas d’vraie majorité : moitié, moitié
Mais c’est pas tout,
Mais c’est pas tout.
Aubry avec 40 voix de plus
Est déclarée élue par les autorités
Aussitôt Royal réplique
Et ses supporters critiquent
Attendez un peu que j’vous explique

 

La taca taca tac tac tiqu’ de Ségolène
C’est de tout contester
Avec autorité
La taca taca tac tac tiqu’ de Ségolène
C’est l’assaut immédiat
Au moyen des médias
 » Ils ont triché, allez, allez
Faut recompter, allez, allez
Faut contester , allez, allez
J’connais l’métier  »
La taca taca tac tac tiqu’ de Ségolène
C’est d ‘avoir l’air victime
C ‘est la reine de la frime!

 

J’veux un PS unifié, a dit Royal
Mais c’est pas tout,
Mais c’est pas tout
Elle fait tout pour l’saborder : c’est pas banal !
Mais c’est pas tout,
Mais c’est pas tout
Avant même qu’on fixe les dates
Ell’ dit qu’ en 2012 elle sera candidate
Martine lui dit  » Bas les pattes,
C’est moi qu’ai le choix dans la date !  »
La méthode Royal , ça nous épate

 

La taca taca tac tac tiqu’ de Ségolène
C’est de tout contester
Avec autorité
La taca taca tac tac tiqu’ de Ségolène
C’est l’assaut immédiat
Au moyen des médias
 » Ils ont triché, allez, allez
Faut recompter, allez, allez
Faut contester , allez, allez
J’connais l’métier  »
La taca taca tac tac tiqu’ de Ségolène
C’est d ‘avoir l’air victime
C ‘est la reine de la frime!

Paroles et chant : Jean-Marie

Musique : « La tactique du Gendarme » interprétée à l’origine par
Bourvil, extraite du film  d’André Berthomieu « Le Roi Pandore »
(1949)