LA VIE EST TROP DURE

 

« Misère ! Misère ! » chantait Coluche.
« Non ! non ! rien n’a changé ! » chantaient les Poppys.
Question : « Qu’allez-vous chanter le 29 janvier 2009 à la manif ? »
Réponse : « La vie est trop dure, faut une cassure ! »
La chorégraphie sera bientôt disponible, mais vous pouvez commencer
à vous entraîner à chanter avec les deux copains
d’abord…
ET C’EST PARTI , MUSIIIIIIIIIIIIIIIQUE !

La vie est trop
dure

Ton frigo est vide, t’as plus de patates
Ça fait un bon mois que t’as fini les pâtes
Le pouvoir d’achat, c’était formidable
Si tu y as cru, cocu, t’as l’air minable
Y a plus de gonzesses, quand y a plus de thune
Hier t’en avais quatre, aujourd’hui même pas une
Un joli carton à la place d’un taudis
C’est ce qui t’attend si tu sors pas du lit
Au lieu de rester là comme un bout de bois
Rejoins la manif et chante d’un bon pas

La vie est trop dure
Faut une cassure
Quand un réveillonne
L’estomac de l’autre grogne
Toi tu as de l’eau
Et un toit sur la tête
Un petit réchaud
Quand tu n’as pas de dettes
La vie est trop dure
Faut une cassure
Les cons et les connes
Y a votre réveil qui sonne
Ouvrez donc les yeux
N’attendez pas demain
Ça sera beaucoup mieux que
Si vous faites rien
Carla la la la la…

Pas de confiture au café le matin
Y a plus de café, d’ailleurs t’as plus de pain
Mais t’as ta fierté, t’attends le dimanche
Pour tendre la main
La messe c’est tendance
Tu revends tes fringues, noyé dans la troupe
De ces pauvres gens qui espèrent la soupe
Pourtant tu es vieux, t’as une retraite
Mais ton chat te griffe parce que tu manges ses croquettes
Au lieu de rester là comme un bout de bois
Rejoins la manif et chante d’un bon pas hey !

La vie est trop dure
Faut une cassure
Quand un réveillonne
L’estomac de l’autre grogne
Toi tu as de l’eau
Et un toit sur la tête
Un petit réchaud
Quand tu n’as pas de dettes
La vie est trop dure
Faut une cassure
Les cons et les connes
Y a votre réveil qui sonne
Ouvrez donc les yeux
N’attendez pas demain
Ça sera beaucoup mieux que
Si vous faites rien
Carla la la la…
Carla la la la…

La  vie est trop dure
Faut une cassure
Quand un réveillonne
L’estomac de l’autre grogne
Toi tu as de l’eau
Et un toit sur la tête
Un petit réchaud
Quand tu n’as pas de dettes
La vie est trop dure
Faut une cassure
Les cons et les connes
Y a votre réveil qui sonne
Ouvrez donc les yeux
N’attendez pas demain
Ça sera beaucoup mieux que
Si vous faites rien
Rien

Paroles: Camille(2008)

Musique :ARCENS Gilles, COLL RENE, MICONNET PASCAL BOUTOT PATRICK (2002)

Paroles originales : BOUTOT PATRICK

Chant : Jean-Marie

JOSEPH


Détourner le texte d’une chanson n’est pas si simple et pose
nombre de problèmes moraux.
Le droit à la propriété intellectuelle n’est pas un mythe et se
doit d’être respecté.
Respectueux, nous le sommes, et créditons les œuvres que nous
parodions en rendant hommage à leur(s) compositeur(s) et à leur(s)
auteur(s) en toute légalité, même si la SACEM (société des auteurs,
compositeurs et éditeurs de musique) traite parfois de façon
désinvolte les petits artisans dans notre genre, contrairement aux
« gros » qui passent à la télé : ainsi, il y a quelques jours,
souhaitant poser une question à un service qui n’était pas celui
dont je dépends habituellement, une standardiste m’a aimablement
déclaré : « Ah, concernant les parodies ? ben, j’ai pas ça sur mon
listing… et les pirates, je vois vraiment pas où les
envoyer… »
Alors, quand on s’attaque aux monuments comme ces jours-ci, comment
faire ? Il arrive que le texte original aille si bien que le
paraphraser juste pour ne pas copier serait stupide… Pardon
donc par avance à monsieur Pierre Perret pour certains emprunts
directs par endroits, mais ses éditeurs sont lourds à la détente,
pas eu la possibilité de le contacter avant Noël pour lui faire
partager nos détournements… Avec amitié, et la bise à Lily

!

JOSEPH

On le trouvait plutôt sympa,Joseph
Pourtant y gagnait pas bézef, Joseph
C’était un p’tit-fils d’émigrés
Qui étaient venus bon gré mal gré
Vider les poubelles à Clichy
Il croyait qu’il était Français Joseph
Il avait bien tous ses papiers Joseph
Mais pour les connards en revanche
Sa tronche était noire et pas blanche
On devient pas gaulois comme ça

Il aimait tant la liberté Joseph
Il rêvait de l’égalité Joseph
Fraternité de Mitterrand
Même en devenant maçon-franc
Ça ne remplace pas l’argent

Malgré sa licence d’sciences-éco Joseph
Il s’est tapé les petits boulots Joseph
Des cours d’soutien payés à l’heure
Avec des chèques sans valeur
Venant d’étrangers dans le malheur
Quand on l’appelait Yannick Noah, Joseph
Il ne jouait pas à ce jeu-là, Joseph
Il ne renvoyait pas la balle
Même en face de ces trous d’balle
Le smash eut été trop facile

Il aima une fille un jour Joseph
Se donnant à lui pour toujours Joseph
Mais la belle-famille lui dit nous
Ne sommes pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous
Heureusement en Amérique Joseph
Ce grand pays démocratique Joseph
Même le grand Lincoln n’eût pu croire
Que la couleur de notre espoir
Un jour là-bas ce fût le noir

Mais dans un meeting à Tampa Joseph
Il a vu Barak Obama Joseph
Qui lui a dit viens mon p’tit vieux
Faut plus avoir peur d’Hortefeux
De ces fachos, de ces fâcheux
Et en ce vingt-neuf janvier Joseph
Il est revenu manifester Joseph
Au milieu de tous ces « Français »
Qui de Sarko en ont assez
Manifestant sans tout casser

Et dans sa quête de bonheur Joseph
Y aura la Marie de son coeur Joseph
Et l’enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l’amour
Un Jésus noir, ça le ferait bien
On le trouvait plutôt sympa, Joseph
Pourtant y gagnait pas bézef, Joseph
C’était un p’tit-fils d’émigrés
Qui étaient venus bon gré mal gré
Vider les poubelles à Clichy

Paroles : Camille ( 2008)
Paroles et musique: Pierre Perret
Pierre Perret  « Lily » (1977)
Chant: Jean-Marie

OBAMA

Obama, Obama…
L’homme de l’année 2008, pour certains.
De la décennie, pour d’autres.
Du siècle, enfin, ou du millénaire ou de l’histoire de l’humanité…
Pour moi, il sera l’homme qui aura fait que, peut-être, la couleur
de l’espoir soit enfin le noir, faisant mentir Perret, Dylan et
Aufray (j’en ai rêvé… « Yes I can ! « , m’a répondu un
talentueux Jean-Marie fort ému en bon légionnaire à l’idée de l’Ave
Maria.).Depuis l’élection de J.F.K., jamais le pays d’Abraham Lincoln n’avait tant espéré, ni le monde entier de l’Amérique.
Espérons simplement que « Yes we can  » avec Obama construira mieux
une nouvelle société qu’un « Tout devient possible » qui ne casse pas
la baraque !

OBAMA

La politique avait besoin d’espoir

Obama, Obama, Obama, Obama,

La couleur de l’espoir maintenant c’est le noir
Obama, Obama, Obama, Obama, Obama, Obama
Obama, le président s’appelle Obama
Les humains à nouveau enfin espèrent et croient en lui
Obama, toute la planète crie « Obama ! »
Et même moi je crois dans un bel avenir aussi
Obama ! Fais-nous une vie comme un rêve
Avant que notre monde ne crève
Obama, je t’en prie, fais-le, cher Obama !
Obama, Obama, Obama, Obama, Obama, Obama, Obama, Obama,Obama,

Obama ! Fais-nous une vie comme un rêve
Avant que notre monde ne crève
Obama, je t’en prie, fais-le, cher Obama !

La politique avait besoin d’espoir

Obama !

Paroles : Camille 2008

Musique: Leonard Bernstein « Maria » extrait de « West Side Story » (1961)

Chant : Jean-Marie

J’AI VOTE SARKOZY

La petite devinette de goca : Pourquoi la majorité des Français a-t-elle le bout des doigts abîmé ? Parce que la majorité de ses électeurs se mord les doigts d’avoir
voté Sarkozy. 
On s’est gaussé des « déçus du socialisme », mais que dire des « mordus du sarkozisme » ?
Et encore, les déçus du socialisme ont eu de la chance : tata
Danielle ne chantait pas… 
Comme la plupart des gais
Hurons de la tribu des doigts mordus font partie d’une majorité de
plus en plus
silencieuse, laissons un de ses membres qui a
tenu à garder l’anonymat s’exprimer ici en chanson

J’ai
voté Sarkozy

J’ai voté Sarkozy
Pourquoi j’ai toujours pas compris
On devrait réfléchir pourtant
Pour choisir l’Président

J’ai voté Sarkozy
Je sais pas ce qui m’avait pris
Et même si j’suis innocent
J’en ai pris pour cinq ans

La Ségo on n’y croyait guère
Le Nico il nous a parlé, choyé, planté
Qui a gagné sur ses promesses
Je le sais bien je le confesse
Mais aujourd’hui j’ai mal aux fesses
Mais après hier il nous reste à faire l’après

J’ai voté Sarkozy
J’ai honte, je sors plus que la nuit
J’aurais dû le savoir pourtant
Que je n’y gagnerai rien sans argent

J’ai voté Sarkozy
Je n’ose pas le dire aux amis
Aidez moi le 29 janvier
Y la France dans la rue qui attend

Paroles : Camille (2008)

Musique : Gilbert Bécaud « Je reviens te chercher » (1967)

Chant : Jean-Marie

QUAND ON N’A QUE ZEMMOUR

Amis du blog, bonjour et joyeux Noël.

Vous avez été nombreux à nous demander de respecter la tradition
consistant à décerner un prix pour l’année 2008, nous allons donc
céder à votre amicale pression …

Le choix du symbole était difficile (l’ours de Berlin, le lion de
Venise, l’escargot de Bourgogne, tous étaient déjà pris…)
d’autant que dans les nôtres, nous n’avons trouvé au dernier moment
qu’un vendeur d’oiseaux empaillés, les dorures attendront donc des
jours meilleurs.

Il nous a donc été proposé successivement un aigle (oui, mais Obama
a déjà été choisi homme de l’année partout…), puis une buse
(là, trop de postulants…) puis un gypoète barbu. L’un de
nous ayant mis son veto et hurlé : « Non, pas ça ! », ne restait plus
qu’el condor…

Voici donc sous vos yeux éblouis et le contrôle de notre huissier
de justesse, maître Alain Daix, grand défendeur des doigts de
l’homme, l’ouverture de l’enveloppe contenant le nom du premier
Condor de notre site…

And the winner is… Eric… Zemmmmmmmmmouuuuuuuurrrrrrrr !
Condoooooooooooor 2008 !!!!

Un hommage bien mérité à ce grand chroniqueur du PAF (voir article
de presse plus bas encore : « j’aime tout le monde »), musique !

QUAND ON N’A QUE
ZEMMOUR

Quand on n’a que Zemmour
À offrir en partage
Dans notre paysage
Audiovisuel d’humour
Quand on n’a que Zemmour
C’est un peu court, ma foi
Pour qu’y prennent de la joie
Les contres et les pours
Quand on n’a que Zemmour
Pour parler de la presse
Sans nulle autre sagesse
Que de le croire toujours
Quand on n’a que Zemmour
Pour railler des merveilles
Eclipser le soleil
Des étoiles du jour
Quand on n’a que Zemmour
Pour unique raison
Pour unique échanson
Pour unique recours

Quand on n’a que Zemmour
Pour habiller, mâtin,
Auteurs et balladins
De ses shorts vraiment courts
Quand on n’a que Zemmour
On fait une prière
Pour qu’Weber le fasse taire
Sans trompettes ni tambour
Quand on n’a que Zemmour
À offrir à tous ceux
Génies et besogneux
Qui viennent chercher d’ l’amour
Quand on n’a que Zemmour
Assisté d’un Naulleau
Pour rejeter à l’eau
Les exclus de sa cour
Quand on n’a que Zemmour
Tonnant comme un canon
Imposant ses raisons
Aussi fort qu’un tambour

Alors sans avoir rien
Que la force de penser
Nous pourrons des deux mains
Amis enfin l’ zapper

Paroles  : Camille

Musique : Jacques Brel « Quand on n’a que l’amour »(1956)

Interprétation :  Jean-Marie

J’AIME TOUT LE MONDE

J’aime bien tout le monde. Mais il y en a quand même que j’aime moins. Comme tout le monde. Voire beaucoup moins…Nous allons donc parler d’Eric
Zemmour.

Je vous assure que si je ne me sentais pas investi d’une mission
d’utilité publique, je n’en parlerais pas. Mais ce mec est trop !
Ce mec est too much, ce mec est trop
Ce mec est too much, ce mec est trop
Ce mec est too much, too much, trop, trop, trop (J.C. Cosson / Y.
Styve)

Zemmour est trop ! c’est dit, écrit et accompli ! Oui, mais trop
quoi ? Trop tout ! D’abord, ce mec sait tout ! si, si, si, si !
Ce piolet de la mire en drôle sait tout sur tout, et même
plus.  Tel Poincaré, il sait tout, mais rien d’autre ! Clémence au
plagiaire…

Certes, outre présidents et premiers sinistres en rangs serrés,
Sciences po a produit les plus grands esprits de notre temps, de
Christian Clavier à la chanteuse Camille (quel joli prénom…),
de Léo Ferré à Drieu la Rochelle, d’Anne Roumanoff
à Thierry Gilardi …

De là à croire comme certaines mauvaises langues le prétendent que
Thierry Roland l’aurait raté d’un demi-point, il n’y a pas la ligne
droite de Longchamp…

Sachant tout sur tout, et réciproquement (avec le bonjour d’Alfred
qui pue), ce grand homme a donc à assumer les devoirs et
responsabilités qui en découlent, pas, pas cool : couper la parole
ou contester toute opinion différente de la sienne, et qui n’offre
donc aucun intérêt, révélant de plus la nullité crasse de tout
intervenant, même auteur d’un ouvrage que le Zemmour connaît bien
mieux que lui ! et il le lui prouve sans aucun sophisme ! Ainsi
parlait Zemmouroustra !

Pourquoi lui en faudrait-il d’ailleurs, des interlocuteurs ? Il
suffit d’aborder un sujet, n’importe lequel, à votre convenance, et
il démarre…

Il est tel le célèbre crieur public décrit par Frédéric
Mistral  en ces termes : « A coumo lou tambour de Cassis, un
sou per lou faire coumença, e cinq per l’arresta ! ».

Et même à cinq parfois, le faire taire est rude, rude, rude…
(vanne ni stèle, Roi de Babylone, tu déc…)

Le très antique Code du Zemmour habile accompagné de Naulleau et
sans doute d’une pratique quotidienne de la piscine lui confère une
aptitude remarquable à l’apnée : les Erics ne manquent pas d’air,
tel deux Mongols fiers.

Il aime bien par ailleurs être comme chez lui (il est bien moins à
l’aise quand il n’a pas les clés), s’accordant à taux plein les
libertés d’expression dont il prive souvent les autres : « son »
journal, « son » émission de télé où le Père Ruquier se fait souvent
des cheveux au sujet de propos fautifs tant il tire des rafales à
vue, le Zemmour Uzi.

Le pire, je pense, est qu’il ne se pose jamais la question de sa
légitimité, ni celle d’un savoir-vivre minimal : pourquoi ai-je si
souvent l’intuition rarement démentie que chaque motif d’interview
est une affaire judiciaire, l’invité un coupable bénéficiant (peu
et à la tête du client) de la présomption d’innocence ? que le
Fouquier-Tinville de sévices (publics), Chrysostome d’une forme
« présentable » de la réaction française, a toujours du sel à jeter
sur les plaies qu’il ne manque pas d’ouvrir dans ces procès qu’il
semble inventer au nom de valeurs personnelles et instruire avec
une méchanceté qui n’appartient qu’à lui ?

Il n’a je pense ni envisagé ni compris que sa sainte parole (sur la
Terre comme au fiel) est subie plus qu’acceptée, que ses opinions
n’engagent que sa toute petite personne et que, même quand il lui
arrive (assez souvent) d’être sensé, voire intéressant, plus
personne aujourd’hui ne souhaite être ainsi « enseigné » de force,
encore moins dans une émission de divertissement.

Ceci n’est que mon simple avis de consommateur, mais moi, au moins,
je le dis et en le pensant.

J’avoue cependant avec perversité ne jamais manquer les émissions
auxquelles il participe, espérant toujours un Weber ou autre
couillu(e) qui lui dise son fait.

Je n’en dirai pas plus, le net est empli de vidéos le concernant et
si je commence à les citer, « on n’est pas couchés »…

Adieu Zemmour, je t’aime pas bien…

BAYROU DE SOLFERINO

Bayrou ? l’ P.S. est l’avenir de l’homme !

Certes, cela n’a pas fonctionné lors des présidentielles…
François Bayrou, en bon centriste confiant dans son d’Estaing,
cong, n’a pas accepté (la rose et) le poing tendu de Ségolène,
pourtant royal, tentant de tenter de fonder sa dynastie tout seul,
comme un grand « Mais euh… Ier « .

N’en déplaise toutefois à toutes les mémés de Bagnères-de-Bigorre, sa volonté de ne pas vouloir partager son quatre-heures avec les copains et les copines
lui a goûté cher à l’Assemblée, le petit Nicolas, lui, ayant su se
montrer généreux en promettant pains au chocolat, brioches au sucre
et avantages d’hiver, suscitant un intérêt croissant…

L’étau se resserrant, dur, dur, d’être un Bayrou, coincé entre, à sa gauche, un PS
imprévisible en reconstruction fraternelle ; à sa droite,  un
UMP expan-sioniste, multipliant les implantations sauvages ; au
dessus, des Verts qui le redeviennent avec un jeune leader né en 68
capable de bonds de grand gourou ; et en dessous, le gouffre du
néant absolu…  Un vrai signe de croix qui annonce le
chemin… 
Bref un avenir qui ne s’annonce pas rose…
A moins que, justement,…

Bayrou de Solférino. 

Un Bayrou part sur la piste
D’indécis votants
Il attrape une socialiste
Qui dit en souriant :
« Loin de l’UMP
Il faut t’en aller
Vers une société
De fraternité »

Viens François mon bonhomme
Car tu peux mon bonhomme
Si tu veux mon bonhomme
Séduire mes électeurs »
« Viens François mon bonhomme
Car tu peux mon bonhomme
Si tu veux mon bonhomme
Séduire mes électeurs »

Tout surpris par ces paroles
Il lui dit : « Je veux
Jouer pleinement mon rôle
Pas l’numéro deux. »
Mais au bout d’un mois
Il revint la voir
Et lui demanda
« Donne moi d’l’espoir »

« Crée l’modem mon bonhomme
Car tu peux mon bonhomme
Si tu veux mon bonhomme
Garder tes électeurs »
« Crée l’modem mon bonhomme
Car tu peux mon bonhomme
Si tu veux mon bonhomme
Garder tes électeurs »

De tous les centristes sur Terre
Il se crut l’ami
Mais dans son parti, mon frère
Y avait plus que lui
Il devint « coco »
Et fit allégeance
« Pour battre Sarko
C’est ma dernière chance. »

« Le modem mon bonhomme
Laisse béton mon bonhomme
Car cela mon bonhomme
Séduit nos électeurs »
« Le modem mon bonhomme
Laisse béton mon bonhomme
Car cela mon bonhomme
Séduit nos électeurs »

Pussant une plainte étrange
Ségolène alors
Devant lui soudain se change
En fille de Delors
Une rose aux dents
Ils ont oublié
L’parti des perdants
Aubry persiflait :

« Ton modem, à la gomme
A vécu, pauvre pomme
Pour toujours, mon bonhomme
Ça, c’est un vrai bonheur !  »
« Ton modem, à la gomme
A vécu, pauvre pomme
Pour toujours, mon bonhomme
Ça, c’est un vrai bonheur ! « 

Paroles : Camille (2008)

Chanson originale : « La Grenouille »  Francis LEMARQUE / Rudi REVIL (1954)

Chant : Jean-Marie

BOUGEE AVEC LA POSTE

Même si nous sommes un peu timbrés, nous sommes de ce fait affranchis de certains préjugés sur
les sévices publics…

Une amie chère nous ayant narré cet après-midi sa mésaventure, nous
envoyons donc en colissimots cette chansonnette (qui ne vise
évidemment qu’un ou plusieurs salopards anonymes, et non les
services entiers, mais on n’a que des empreintes, laissées sans
adresse) sous la forme d’une « Lettre ouverte à La Poste », ce qui
est bien le moins pour espérer la faire bouger…

BOUGEE AVEC LA
POSTE

Je suis l’postier tier tier tier tier
J’ai un beau métier
J’fais mon boulot lot lot lot lot
Comme un beau salaud
Au moment des fêtes
Parfois, j’perds la tête
J’ouvre les cadeaux
Me sers aussitôt
De mon p’tit couteau

On l’attend pendant des mois
Ce colis qui ne vient pas
Et on insiste à genoux
« Mais il est donc où ? mais il est donc où ?
Y avait mon adresse dessus
Il a coûté beaucoup d’sous !  »
Y a des gens qui sont déçus
Sens dessus dessous
Sens dessous dessus

Je suis l’postier tier tier tier tier
J’ai un beau métier
J’fais mon boulot lot lot lot lot
Comme un beau salaud
Au moment des fêtes
Parfois, j’perds la tête
J’ouvre les cadeaux
Me sers aussitôt
De mon p’tit couteau

D’dans y avait un réveillon
Franch’ment c’était vachement bon
Les pots de cailles aux raisins
Avec un p’tit vin qui leur allait bien
Avec mon copain René
Ça a fait notre déjeuner
Un colis qui fait glou-glou
Y a notre tire-bouchon qui sort de l’igloo

Je suis l’postier tier tier tier tier
J’ai un beau métier
J’fais mon boulot lot lot lot lot
Comme un beau salaud
Au moment des fêtes
Parfois, j’perds la tête
J’ouvre les cadeaux
Me sers aussitôt
De mon p’tit couteau

Faut voir la tête des clients
Assurément mécontents
Quand le chef les envoie chier
« Colis pas d’chez nous, même pas assuré »
Même si l’excuse est débile
Nous au moins on est tranquilles
Le chef en a r’pris deux fois
Y manquerait plus qu’ça qu’il nous soutienne pas

Je suis l’postier tier tier tier tier
J’ai un beau métier
J’fais mon boulot lot lot lot lot
Comme un beau salaud
Au moment des fêtes
Parfois, j’perds la tête
J’ouvre les cadeaux
Me sers aussitôt
De mon p’tit couteau

Faut dire qu’nous on bosse au tri
Du jeudi au vendredi
Du vrai boulot à la chaîne
On vient pas chez vous
Mendier des étrennes
Quand on voit un beau paquet
Avec amour emballé
On se dit : « Cette fois, y a bon !
On arrête tout, c’est la pause-gueuleton ! »

Je suis l’postier tier tier tier tier
J’ai un beau métier
J’fais mon boulot lot lot lot lot
Comme un beau salaud
Au moment des fêtes
Parfois, j’perds la tête
Au fait, j’oubliais
Un joyeux Noël
Et une bonne année

Je suis l’postier tier tier tier tier…

Paroles : Camille

Musique: Pierre Perret  « Le Plombier » (1974)

Chant : Jean-Marie (et René)

LES JOLIES Z’ECOLES DE LA FRANCE

 « Ah qu’elle était belle, l’école publique
Quand elle se souciait vraiment des enfants
Les enjeux n’y étaient pas politiques
Elle leur permettait de devenir grands.
Et puis sont venus tous ces beaux ministres
Prompts à réformer pour avoir leurs noms
Gravés à l’or fin sur marbre sinistre
Mobilisons-nous pour leur dire : NON ! « 

(2008 © goca, philosophe humaniste mineur, 1949- )

Que de convoitises autour de l’enseignement ! On se croirait revenu au temps de la
privatisation de TF1, où tous les vautours ne pensaient que « retour
sur investissements » ! Le démantèlement est d’autant plus sournois
qu’il se fait de l’intérieur, par ministres-po(s)tiches
interposés… cela méritait bien un pastiche, sans doute !

Spéculer sur nos gosses, Z’avez pas honte, Darcos ?

Oui, je sais, je suis rosse Mais la ficelle est grosse !

Car enfin, d’une école publique, laïque, gratuite et obligatoire, ouverte à tous et
intégrant les valeurs de la République autant que ses élèves, on en
vient à discuter parts de marché peu commun.
Le privé exige sa part de cathos, un droit à la sélection des
élèves et des enseignants, même sous-diplômés mais ayant le bon
profil par cooptation, un droit aux programmes, et tout cela avec
l’argent public, les pauvres cons subventionnant de fait leurs
futurs « supérieurs » (qu’ils choisissent leurs propres Kriter, j’ai
toujours préféré le Champagne)…
Quand on propose des réformes à faire voter par des bénis-oui-oui,
faut-il s’étonner que le citoyen s’oppose en protestant et en
disant aux faux rois maudits : « Non ! Non !  » ?

Les jolies z’écoles de la France

Les jolies z’écoles de la France
Selon Darcos, selon Colas
Sont devenues les creusets d’l’ignorance
You kaïdi aïdi aïda.
Paraît qu’à l’école y a embrouille
Que nos marmots savent plus compter
Que l’français y savent plus l’jacter
Qu’y savent plus écrire une bafouille
Les mêmes seraient source de la crise
Une bande de cocos diplômés
Ceux qui s’font chier à étudier
Pour être payés en queues d’cerises.
Les jolies z’écoles de la France
Selon Darcos, selon Colas
Sont devenues les creusets d’l’ignorance
You kaïdi aïdi aïda.
Paraît qu’les méthodes sont mauvaises
Les enseignants peu compétents
« D’ailleurs c’est tous des fainéants
Qui n’pensent qu’à ramener leur fraise
D’abord sont toujours en vacances
Même quand y travaillent, y foutent rien
Moi, si j’m’occupais des gamins
On verrait vite la différence… »
Les jolies z’écoles de la France
Selon Darcos, selon Colas
Sont devenues les creusets d’l’ignorance
You kaïdi aïdi aïda.
Avant, on était plus tranquille,
C’était toujours le plein emploi
Les jeunes chopaient pas le sida
Et on vivait tous en famille
On connaissait pas les portables
Les jeux-vidéos, la télé
On lisait et on discutait
Même si on parlait pas à table
Les jolies z’écoles de la France
Selon Darcos, selon Colas
Sont devenues les creusets d’l’ignorance
You kaïdi aïdi aïda.
Moi, j’ai bien peur qu’on nous fabrique
Une belle société de cons
Afin qu’ils deviennent des con-
Sommateurs , que c’est pathétique !
Nos p’tits n’auront vraiment plus d’chance
De réussir dans le public
Faudra aller avec du fric
Dans d’autres écoles hors de France.
Les jolies z’écoles de la France
Selon Darcos, selon Colas
Sont devenues les creusets d’l’ignorance
You kaïdi aïdi aïda.
Darcos peut bien s’gratter la tête
A tirebouchonner sa moumoute
Quand il arrive devant l’mammouth
Y a plus d’un os dans le squelette
Car cette école citoyenne
Cette école dont il ne veut plus
Elle bande encore et dans la rue
Le peuple entonne cette antienne
Les jolies z’écoles de la France
Merci Darcos, merci Colas
Sont déjà entrées en résistance
Continuons le combat.

Paroles : Camille (2008)

Musique : Pierre Perret  « Les jolies colonies de vacances » ( 1966)

Chant : Jean-Marie