JE VOTE EN FRANCE

L’attitude desdéputés de l’UMP, tout comme celles des ministres du gouvernement,
ne semble pas bien comprise des démocrates, qu’ils soient de droite
ou de gauche, à la lecture de la Constitution.
Le droit de vote en général et de choix d’un président ou d’un
député n’a jamais été dans ce pays un chèque en blanc renouvelé
autant de fois qu’il le souhaite par le pouvoir en place, sans qu’à
la Chambre ou dans la rue, on ne puisse y faire opposition, même
symboliquement.
La volonté de limiter de plus en plus les contrepouvoirs garants
des libertés publiques est hélas manifeste et il est semble-t-il
courant d’accéder par anticipation parfois aux vœux et aux
faits d’un prince irritable et oublieux de ses promesses.

Qu’il ne supporte aucune contradiction ni les faits, ni depuis peu
les gens ne promet rien de bon.

Si les élections de 2012 apparaissent comme un espoir lointain même
aux cocus du sarkozisme, il faudra tenir jusque là, en espérant que
pourront y avoir lieu des élections libres et non entachées
d’irrégularités.

JE VOTE EN
FRANCE

Y’en a qui disent aux Français
Qui veulent le croire il est vrai
Qu’on ne remarque plus les grèves
Y a pas que Luther King qui rêve
Y’en a qui pensent que Sarkozy
Est la chance de notre pays
Et qu’entre deux arrêts de guerre,
Il va foutre les banquiers en l’air.
A les entendre on croirait bien
Qu’on est tous devenus crétins.
Mais voilà : je vote en France
Et la France c’est pas la Sarkozie.
Si les Français se plaignent souvent,
C’est bien d’leur Président.
C’est qu’en France, y en a qu’ pour lui
Mais la France c’est aussi un pays
Où y a quand même pas soixante millions d’ahuris.
Y en a qui pensent pathétiques
Que nous sommes tous amnésiques,
Qu’il suffit qu’leur femme ait d’la classe
Pour qu’ils échappent au jet d’godasses.
Y’en a qui s’disent sûrement
Qu’ils sont le meilleur président,
Que nous sommes là pour leurs caprices,
Parqués derrière la police.
A les entendre, on croirait bien
Qu’en France il n’y a que des chiens.
Mais voilà : je vote en France
Et la France c’est pas la Sarkozie.
Si les Français se plaignent souvent,
C’est bien d’leur Président.
C’est qu’en France, y en a qu’ pour lui
Mais la France c’est aussi un pays
Où y a quand même pas soixante millions d’ahuris.
Y’en a qui pensent, et c’est certain,
Qu’y a des Français qui le veulent bien.
Ailleurs, contre les dictatures :
En France pour, et sans murmure.
Mais y a pas qu’eux, ça se voit bien
Y a plein d’Français sur l’bon chemin.
C’est pourquoi je vote en France
Et la France c’est pas si bête qu’on dit.
On peut voter con une fois
Une deuxième, risque pas
C’est pourquoi je vote en France
Et la France c’est pas si bête qu’on dit.
On peut voter con une fois
Une deuxième, risque pas


Chanson : « Je vote en France »
SACEM ©2009

Paroles: Camille

Chant : Jean-Marie

 

Chanson originale: « J’habite en France » (1970)

Paroles : Michel Sardou et Vline Buggy.

Musique : Jacques Revaux.

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BLUES SARKOZISTE

Écoutez mon histoire
Elle pourrait être vraie
C’est celle d’un pauvre noir
En coma dépassé
Un jour d’mai deux mil sept
Enfin il se réveille
Il a toute sa tête
Et demande des nouvelles

 

BLUES
SARKOZISTE

Ce matin-là qu’est-ce que j’apprends
Sarkozy Président
Oh, Nicolas
Une doctoresse
M’porte à toute vitesse
La liste de ses promesses Mm Mm
J’me dis : « L’a l’air chouette, ce p’tit gars
Il va réparer les dégâts…
S’il s’dit gaulliste il va sur le champ
Prendre un premier sinistre Oh oh la la
Et des ministres
Qui gouverneront
Chaque poste un spécialiste.  » Mm Mm
Mais là où j’guettais un champion
V’là t’y pas qu’il choisit Fillon
Moi qui m’attendais à des merveilles
Je dois dire que ça n’me branche pas beaucoup
Mais c’est vrai, quand tu choisis Mireille
C’est déjà que t’as pas beaucoup de goût
Oh, oh oh oh maman
Quelle faute pour un Président
Quand t’es élu, faut assurer
Et pas passer pour un charmant
C’gouvernement, c’est pas une affaire
Je vous l’dis carrément
Oh oh la la
Sur le devant, z’ont un Ministère
Mais Sarko est derrière Mm Mm
Ses promesses, comme disait Pasqua
N’engagent que les cons qui y croient
Je me dis qu’finalement je regrette
D’avoir eu de trop bons médecins
Quand je pense que je m’suis pris perpète
2012 franch’ment c’est vachement loin
Oh oh oh oh putain
J’aurais été Américain
Deux ans plus tard hors du coma
Quelle chance je touchais Obama
Oh oh
Et moi je traîne ce soir
Un blues sarkoziste sans espoir

 

Chanson : « Blues sarkoziste » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprètation : Jean-Marie

Chanson originale : « Blouse du dentiste » (1960)
Paroles : Boris Vian
Musique : Henri Salvador

L’CLODO

Une fois de plus, merci Nounourse

L’CLODO

Il a suffi d’un incident
Juste une panne de courant
Qui a duré trois jours de trop
L’clodo
Pour que des gens prennent conscience
De « détails » de ton existence
Toi qu’on montre du doigt presto
L’clodo
Mais qui cherche à savoir pourquoi
T’en es venu à cette vie-là
Certains disent que tu l’as choisie
Pardi
Moi je n’ai pas eu de courant
Trois jours de suite seulement
J’ai déjà trouvé ça de trop
L’clodo
Pas eu mon café le matin
Bain toujours remis à « demain »
Rien cuire et rien manger de chaud
L’clodo
Mais j’étais en sécurité
Ma porte était fermée à clé
Même si je n’avais qu’onze dedans
Seulement
Toi, la journée, on te reproche
Des honnêtes gens d’être trop proche
Ton pauvre barda sur le dos
L’clodo
Parfois tu crèves dans ton carton
A la narine des glaçons
Mais ça n’émeut pas les badauds
L’clodo
Comme si on souhaitait la misère
Pour eux, la seule vie au grand air
C’est le Club Méditerranée
L’été
Chez moi, j’avais le droit de fumer
J’aurais même pu picoler
Sans craindre pour mes oripeaux
L’clodo
Toi, tu mènes une vie parallèle
Dans un monde aux oiseaux sans ailes
Où tous les gens sont des salauds
L’clodo
Te regarder en animal
Alors que t’as rien fait de mal
Et on s’étonne qu’tu d’viennes dingo
L’clodo
Si un beau jour vous le croisez
Ce clodo barbu mal lavé
Ce malheureux qui crève de froid
C’est moi… c’est vous… c’est nous… un jour…

Chanson : « L’clodo » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprètes : Isabelle, dite « Nounourse » et Jean-Marie

Chanson originale : « Mon vieux » (1974)
Paroles et musique: Daniel Guichard – Jean Ferrat – M. Fricault

 

TEMPÊTE DANS UN COIN PAUMÉ

J’ai reçu samedi matin un texte dans lequel Camille me décrivait les premières heures de la tempête. Sans nouvelles de lui, je me décide à publier cette chanson
aujourd’hui. Les médias ont raconté en long et en large les malheurs
provoqués par la tempête. Seront-ils aussi diserts pour raconter la
prochaine tempête sociale qui se fera dans les rues dans 48 heures?

TEMPÊTE DANS UN COIN PAUMÉ

J’ai subi ma première tempête
C’est un spectacle bien étonnant
Car soudainement tout s’arrête
Dans un silence assourdissant

Meurt tout ce qui est électrique
Même l’air semble vous manquer
Et ma pauv’ bougie famélique
A bien du mal à m’éclairer

Et puis, d’un coup, c’est le vacarme
Dehors, passe l’armée de Dieu
Qui de je ne sais quelles armes
Frappe des boucliers aux cieux

Tremble maison tremble nature
Nous ne sommes que des fétus
De minuscules créatures
Mort’s presque avant d’avoir vécu

Paquets d’air et d’eau en goguette
Nés de mariages incertains
Se jettent en foule sur mes fenêtres
Pourvu qu’les vitres tiennent bien

Les arbres plient avec courage
Certains prennent un air penché
Le vent emport’ sur son passage
Les âmes des déracinés

J’ai retrouvé de vieux réflexes
Datant d’un passé oublié
La cuillère de soluble express
Dans de l’eau chaude du robinet

Sous ses paupières encore closes
Je vois rir’ mon percolateur
Qui m’dit : « Le mien c’est autre chose
Tu ne connais pas ton bonheur ! »

Parlant à un voisin d’la chose
Il me répond : « Pauvre couillon !
Cette fois y avait pas la dose
Ce n’était qu’un échantillon ! »

J’en ai pris note mais quand même
Une fois de plus j’ai compris
Qu’assez grands pour faire des problèmes
A notre Terre, on est petits

C’est tout, mais je suis moraliste
Faut une chute à ma chanson
Peut-être dire aux journalistes
Qui le vingt-neuf couvriront
Que si ce jour-là, c’est tempête
Contre Sarkozy et Fillon
Qu’ils précisent à moins d’être bêtes
Que ce n’est qu’un échantillon

Chanson : »Tempête dans un coin paumé » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Chant : Jean-Marie
 
 
Chanson originale : « Le testament » (1969)
Paroles et musique : Georges Brassens

QUI C’EST C’NICOLAS ?

Nous recevons ce jour au courrier
un texte non signé dans une enveloppe émanant du secrétariat de
l’Elysée, notre équipe mène l’enquête.

 

Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a, qui c’est c’Nicolas ?
Complètement génial, ce mec-là, plus grand qu’Obama
Il est vraiment en place ce type-là
Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a ?
Et puis sa nouvelle femme les gars
Elle est drôlement choucarde les gars
Mieux qu’Michelle Obama
Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a, qui c’est c’Nicolas ?
C’est vraiment un Dieu ce gars-là
Et sa Carlita
On dirait une Madone les gars
Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a
Non mais c’est un saint, mes p’tits gars
On va l’canoniser ce type-là
S’il continue comme ça
Je suis un beau gosse play boy, j’ai toujours bonne mine,
J’ai la classe, l’air élégant en string ou gabardine
Mais je ne sais pas pourquoi quand je montre ma Rolex
Y a souvent des envieux qui jalousent mes richesses
Et les gens disent de moi
Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a, qui c’est c’Nicolas ?
Complètement génial, ce mec-là, plus grand qu’Obama
Il est vraiment en place ce type-là
Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a ?
Et puis sa nouvelle femme les gars
Elle est drôlement choucarde les gars
Mieux qu’Michelle Obama
Ce n’est pas ma faute à moi si on croit mes promesses
Même sachant qu’j’les tiendrai pas, toujours mieux que la gonzesse
C’est moi l’Président le plus intelligent du monde
Je laisse à Barak Obama sa place : la seconde
Et les ricains disent de moi…
Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a, qui c’est c’Nicolas ?
Complètement génial, ce mec-là, plus grand qu’Obama
Il est vraiment en place ce type-là
Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a ?
Et puis sa Carlita les gars
Elle est drôlement choucarde les gars
Mieux qu’Michelle Obama
Si vous saviez comme c’est beau d’êtr’ génial comm’ Sarko
Je bois du Dom Pérignon mais sans François Fillion
J’réalise tous mes caprices j’vous jure que j’suis heureux
Mais ça emmerde les pauvres quand on vit pas comme eux
Et les vrais gens disent de moi…
Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a, qui c’est c’Nicolas ?
Complètement génial, ce mec-là, plus grand qu’Obama
Il est vraiment en place ce type-là
Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a ?
Et puis sa nouvelle femme les gars
Elle est drôlement choucarde les gars
Mieux qu’Michelle Obama
Voyant que la France n’était plus à ma mesure
Et que l’Europe elle-même manquait d’envergure
Je dus respecter bientôt mon destin planétaire
Bien que six milliards finalement ne fassent guère.
Et les Chinois diront de moi…
Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a, qui c’est c’Nicolas ?
Complètement génial, ce mec-là, plus grand qu’Obama
Il est vraiment en place ce type-là
Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a ?
Et puis sa nouvelle femme les gars
Elle est drôlement choucarde les gars
Mieux qu’Michelle Obama
Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a, qui c’est c’Nicolas ?
C’est vraiment un Dieu ce gars-là
Et sa Carlita
On dirait une Madone les gars
Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a
Non mais c’est un saint, mes p’tits gars
On va l’canoniser ce type-là
S’il continue comme ça

Chanson : « Qui c’est c’Nicolas »© 2009

Paroles : Camille

Interprtétaion : Jean-Marie

 

Chanson originale : « Qui c’est celui-là ? » (1974)

Paroles et musique : Pierre Vassiliu

 

LIBERTES, ATTENTION, DANGER

L’Histoire a toujours raison, avec son lent balancier :
question de temps… tic… tac… tic… tac…

J’entends ce soir que « l’EN crée 5 000 postes pour « lutter contre
l’absentéisme » par des personnels sans qualification :
rassurez-vous, braves gens, il ne s’agit que d’aider les « élèves
qui n’aiment pas l’Ecole », pas de les « garder les jours de
grève-prise d’otages ».

On va confier les « crétins » à des « crétins en chef », des « jeunes en
difficultés » à des « plus vieux en difficultés » … et après on
s’étonnerait du résultat des présidentielles ?

Si Xavier Darcos connaissait la règle de trois et le niveau des
élèves, cela n’aurait pas lieu d’être. Feu Darcos, devrais-je
dire… Comment je le sais ? ben, par la télé pardi ! Quand
les émissions « sous contrôles » rendant compte des évaluations en
Cours moyen de primaire montrent que les élèves ont trouvé « ça »
ridiculement facile « par rapport avec ce qu’on fait avec la
maîtresse », la vérité sort de la bouche des enfants si Darcos sort
du gouvernement (je peux personnellement l’y aider s’il venait à
contester mes propos… Chiche ? « Descends un peu, si t’es un
homme ! » © Sarkozy 2008 …je n’irai pas jusqu’au « Pauv’con ! »
© Sarkozy 2008 par respect pour mes anciens professeurs,
peut-être communs, et pour LA France et sa culture).

Toute ressemblance avec… ne saurait être que fortuite et
volontaire.

LIBERTES, ATTENTION, DANGER

Je ne suis qu’un humble petit chansonnier
Qui sur le net s’amuse à vous amuser
Des mots d’humour dits en confiance et soudain
Une histoire qui ne me dit rien
Deux-mille-neuf, j’aurai cinquante-dix ans
J’en aurai vu passer bien des changements
Mais là, je ne peux m’empêcher de chanter
Libertés… Attention… Danger !
Là-bas, c’était l’Allemagne en trente-trois
Là-bas, un petit homme levait le bras
Là-bas, le vert-de-gris était couleur de haine
Là-bas, la crise aiguisait les passions
Là-bas, on ne posait plus de questions
Là-bas, il n’était plus question d’opposition
Les procédés sont démontés aujourd’hui
De ceux qui ont tué des démocraties
Demandez-le à vos amis historiens
Ces processus, on connaît bien.
Le passé nous fournit des indicateurs
A surveiller de très près quelle que soit l’heure
Et aujourd’hui, bien trop restent allumés
Libertés… Attention… Danger !
Là-bas, on réduisait l’éducation
Là-bas, les parlements étaient croupions
Là-bas, la justice et le droit étaient en berne
Là-bas, on modifiait certaines lois
Là-bas, d’autres, on ne les appliquait pas
Là-bas, c’est un seul homme qui imposait sa loi
Quand dans un grand pays les informations
Fournies ne sont que propagande maison
Que d’autisme les dirigeants sont atteints
En répétant que tout est bien
Quand on demande trop aux petites gens
Qu’on favorise le pouvoir de l’argent
Que le monde entier on souhaite dominer
Libertés… Attention… Danger !
Là-bas, on opposait Hans à Joseph
Là-bas, y avait pas encore de Youssef
Là-bas, c’était facile d’exciter les haines
Là-bas, Obama Owens s’appelait
Là-bas, le chef voulait tout contrôler
Là-bas, ce n’est que l’Allemagne du passé
Dans ma culture j’ai puisé les notions
Qui m’ont aidé à composer ma chanson
Désormais vous serez aussi aux aguets
Libertés… Attention… Danger !

Chanson : « Libertés, attention, danger » SACEM ©2009

Paroles : Camille

Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Souvenirs, attention, danger » (1980)

Paroles: Serge Lama

Musique: Tony Stefanidis

FAUT PAS POUSSER

Honni soit qui mal y pense, dit-on.

Ô Nîmois qui mal y vivent, aurait-on pu et dû dire si les médias
nationaux avaient rempli leur devoir d’information sur la visite de
Nicolas Sarkozy dans la cité gardoise le 13 janvier.

Le centre-ville de Nïmes tout entier a été pris en otage de 6 h à
14 h, et confisqué aux habitants, excepté à un petit nombre d’UMP
choisis invités à rencontrer le  » Président de tous les Français »,
pour une apparition ayant duré une heure en tout et pour
tout.

La parenthèse nîmoise est racontée ici sur le blog personnel d’un
ancien ministre, Jean-Louis Bianco :

http://www.depresdeloin.eu/socialiste/incroyable-demesure.html

Le récit en farce en fut fait. On l’appela : « Faut pas pousser ! »

 

FAUT PAS POUSSER

C’était un jour messieurs mesdames
Où l’centre-ville était en panne
Ah on s’en souviendra longtemps
De la visite du Président
Nîmes dès six heures du matin
S’est transformée en un fortin
Le centre-ville était bouclé
Comm’ si Ben Laden y était
C’était un jour messieurs mesdames
Où l’centre-ville était en panne
Devait y avoir à coup sûr
Un attentat ou un coup dur
Sur les toits, y avait des snipers
On commençait à avoir peur
Dans les rues y avait pas un chat
Pépé se croyait en quarante-trois
C’était un jour messieurs mesdames
Où l’centre-ville était en panne
Interdit de circulation
A pied, en vélo, en camion
A moins de deux cents mètres du lieu
Où allait apparaître Dieu
Le ménage avait été fait
Restait qu’la crème de l’UMP
C’était un jour messieurs mesdames
Où l’centre-ville était en panne
Une infirmière libérale
A crié « Mais c’est un scandale !
Faut qu’j’aille piquer monsieur Ricou
Sinon il peut crever su’l’coup ! »
Les flics ont trouvé ça crevant
Et l’ont r’foulé en rigolant
C’était un jour messieurs mesdames
Où l’centre-ville était en panne
Ceux qui souhaitaient manifester
Plus loin ont été cantonnés
La consigne était pathétique
Seul’ pouvait approcher une clique
J’leur aurais bien foutu des claques
Mais y avait un peu trop d’matraques
Pour finir c’mardi messieurs dames
Devinez quel était l’ programme
En fait le petit Nicolas
Venait visiter d’un bon pas
De France un des plus beaux musées
En onze minutes, il l’a bâclé
Puis reparti jouer au sauveur
En n’nous souhaitant que du bonheur
C’était un jour messieurs mesdames
Où l’centre-ville était en panne
Le coût pour notre République
En a été astronomique
Nîmes a été prise en otage
Ses habitant étaient en rage
La presse en a à pein’ parlé
Mais pas en France, à l’étranger.

Chanson : « Faut pas pousser ! » SACEM ©2009

Paroles : Camille

Synthé et chant : Jean-Marie

 

Chanson originale : « La télé en panne » (1983)

Paroles et musique: Pierre Perret

DIVISER POUR REGNER

« Je serai le président de tous les Français !  »
Citoyens, journalistes, étrangers de tous bords, tous le constatent : chaque action ou déclaration présidentielle (c’est du pareil au
même) vise systématiquement à opposer ceux qui ont et ceux qui
n’ont pas, ceux qui font et ceux qui ne font pas, ceux qui sont
pour et ceux qui sont contre. Quand « les autres » deviennent des sujets de mécontentement, la société est bien malade, et pour longtemps.
DIVISER POUR RÉGNER
Diviser pour régner
Telle est ma volonté
Je sépare les veaux
C’est mon côté gaucho
Je m’appelle Sarkozy,
Je sème la zizanie
Je veux être le recours
Et imposer c’que j’veux
Diviser pour régner
Telle est ma volonté
Je sépare les veaux
C’est mon côté gaucho
Je m’appelle Sarkozy,
Je sème la zizanie
Je veux être le recours
Et imposer c’que j’veux
Moi je prône du social
Et j’attrape celles et ceux
Qui veulent pas d’la Royal
Ils n’y voient que du feu
Aux services publics
J’oppose les usagers
Libertés faméliques
Droit de grève attaqué
Diviser pour régner
Telle est ma volonté
Je sépare les veaux
C’est mon côté gaucho
Je m’appelle Sarkozy,
Je sème la zizanie
Je veux être le recours
Et imposer c’que j’veux
Et je prend mon Fillon
Et j’suis pour c’qui est contre
Et contre ce qui est pour
Excepté pour mes montres
Vous verrez chers amis
Un mandat c’est bien court
Je n’en ai pas fini
Encore à l’Elysée
Diviser pour régner
Telle est ma volonté
Je sépare les veaux
C’est mon côté gaucho
Je m’appelle Sarkozy,
Je sème la zizanie
Je veux être le recours
Et imposer c’que j’veux
Diviser pour régner
Telle est ma volonté
Je sépare les veaux
C’est mon côté gaucho
Je m’appelle Sarkozy,
Je sème la zizanie
Je veux être le recours
Et imposer c’que j’veux

Chanson : « Diviser pour régner »SACEM ©2009

Paroles : Camille

Chant : Jean-Marie

Chanson originale : « Travailler c’est trop dur » (1978)

Paroles et musique : Zachary Richard

 

MALBOUFFE-LAND

Interview express et exclusive de notre JPC national :
 » Regarde, mon petit Candide, ce que je t’ai préparé sur cette
table et dis-moi si c’est pas appétissant… Tu
préfères… quoi ? un hamburger ? Non, mais vous vous rendez
compte, les enfants ? Mais c’est pas possible, ça… Mais tous
ces néfast-foods, c’est d’la merde ! c’est du mauvais gras, c’est
tout polyphosphaté ! Y a qu’un pasteur anglais ou un berger
allemand pour pouvoir se régaler avec ça, nom de Dieu ! D’ailleurs,
regarde c’que j’en fais, de ton casse-croûte… Hop, direct à
la poubelle, même pas pour les animaux ! ça repart d’où c’est venu,
comme ça… Si ça, c’est pas de la restauration rapide !

MALBOUFFE-LAND

Ô vous, les gourmets, les gourmands
Tous les gastronomes d’antan
Les esthètes
Comptez pas sur le Dac Quinald’s
Du coin pour offrir un régal
A vos fêtes
Il y en a un près de chez moi
Je n’mange pas de ce pain-là
Je l’évite
Mais hiver ou belle saison
Y a toujours plein de jeunes qu’on
Sert de suite
Un petit peu de viande hachée
Au milieu d’un pain rond coupé
Du fromage
Trois feuilles de laitue saucées
De pâles frites à côté
Et courage !
Quand il voit venir le big Dac
Imaginez votre estomac
Qui s’affole
Un coup de soda par dessus
Histoire de ronger les tissus
Il raffole
Coffe monte sur ses grands chevaux
Lorsqu’on l’évoque et c’est pas faux
Le brave homme
Et si l’on ajoute un dessert
Finalement ça revient cher
Pauvre pomme
Un peu plus loin, c’n’est guère mieux
Seul le kebab règne en ces lieux
Qui vous scinde
Paraît qu’les filles trouvent bonne
Cette triste chair en colonne
Pauvres dindes
La sauce blanche est de rigueur
Savoir ce qu’on y met : malheur
D’l’eau d’salade
Si vous souhaitez plus épicé
La harissa va relever
L’aqueux fade
Mais les frites seront toujours là
Décongelées, pleines de gras
Sympathiques
Vous sortirez de là repus
Fort contents de ce bon menu
Diététique
Quand en ville, je dois manger
Pour ma part, j’ai autres idées
J’suis pas riche
Je repère un bon boulanger
Une baguette me fait trancher
En sandwich
Une belle tranche de jambon
A l’os réjouira mon bedon
Ma brioche
Mon Bayard je dégusterai
Car même sans aucun beurre, il est
Sans reproche
Ô vous, les gourmets, les gourmands
Tous les gastronomes d’antan
Les esthètes
Comptez pas sur le Dac Quinald’s
Du coin pour offrir un régal
A vos fêtes

Chanson : « Malbouffe-land » SACEM ©2009

Paroles : Camille

Guitare et chant : Jean-Marie

Chanson originale : « Oncle Archibald » (1957)

Paroles et musique: Georges Brassens

COCUS DU SARKOZISME

On s’est beaucoup gaussé, même à gauche, des « déçus du socialisme », et cela marche encore à droite visiblement… La notion date pourtant… de 1983 !

Excepté la parenthèse Jospin de la troisième cohabitation, la
France est quand même gouvernée par le RPR/UMP depuis 1993, début
de la deuxième cohabitation, où le ministère du budget était détenu
par un disciple de Charles Pasqua, fidèle dont il a raconté la
trahison de 1983 dans un ouvrage intitulé « Ce que je sais »
(éditions du  Seuil), un certain… Nicolas Sarkozy.

Arriver à se faire passer pour un homme neuf, arrivant après « des
années d’impéritie de gauche » alors qu’il faisait partie des
gouvernements précédents, c’est très fort… mais cela fait de
nombreux cocus du sarkozisme, finalement.

Le resteront-ils ? L’avenir le dira… Musique !

COCUS DU
SARKOZISME

Y a des déçus du socialisme
Moi j’suis cocu du sarkozisme
Victime du capitalisme
Parce que j’étais opportuniste
Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Mais pour cela un seul geste
Ici je manifeste, ici je manifeste
Enfin du bon côté
J’en ai marre des profiteurs
De tous les spéculateurs
J’ fais plus confiance à ces saigneurs
Qui sur mon dos vienn’nt faire leur beurre
Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Mais pour cela un seul geste
Ici je manifeste, ici je manifeste
Enfin du bon côté
Mécontents de tous les partis
Nous n’avons tous qu’une patrie
Qu’on détruit pour des profits
Pendant qu’une frange s’enrichit
Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Mais pour cela un seul geste
Ici je manifeste, ici je manifeste
Enfin du bon côté
Je crie vive la révolution
Je crie vive les institutions
Je crie vive les manifestations
Je crie vive la dissolution
Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Mais pour cela un seul geste
Ici je manifeste, ici je manifeste
Enfin du bon côté
Et s’il faut y retourner
Mes pieds ne sont pas fatigués
Vivement la dissolution
C’est la seule solution

* * * * * * * * * * * * * * * * * *

Si tous les cocus
Avaient des clochettes
Des clochettes au dessus
Au dessus d’la tête
Ça f’rait tant d’chahut
Qu’on n’s’entendrait plus.

Si les sarkozistes
Avaient des clochettes
Des clochettes au dessus
Au dessus d’la tête
Ça f’rait tant d’chahut
Qu’on n’s’entendrait plus.

Première chanson : « L’opportuniste » (1969)

Musique :Dutronc /X

Paroles :Seguela /Lanzmann

Deuxième chanson : »Si tous les cocus »(1930)

Paroles: Léo Lelièvre fils, Henri Varna

Musique: Jean Boyer