LES ABSENTES

Dieu… Que le corps solitaire est triste au fond des draps !
C’est ce constat dramatique (ils le sont souvent, les bougres ! )
qui m’amène à me pencher sur la question plutôt que sur vos lèvres,
belle Andalouse au sein bruni…
Pour l’amant amoureux sans carte (bleue) ni estampes (japonaises),
il faut en effet pour s’approcher des dames fréquenter des lieux où
l’on ne souhaiterait pas y trouver celle de sa vie, ni même d’un
moment… que ce soit dans des établissements en général ad
hoc (belle promotion) ou sur des sites internet où les biaiseuses
pour faquins côtoient les refoulées estampillées « vierge et
grand-mère » ou « je viens ici pour régler mes comptes avec les
hommes ».
Bref, carpe diem quam minimum credula postero, certes,
mais bon… guère plus !

LES
ABSENTES

Je veux dédier ce message
A celles et ceux de mon âge
Qui crèvent de ne pas aimer
Je ne parle pas de mariage
Le temps nous a rendu si sage
Mais de tendre complicité
La vie d’aujourd’hui est bien rude
L’accroître par la solitude
Je trouve cela bien navrant
Souvenirs de nos amours mortes
Veuillez donc rester à la porte
Je vis au pays des vivants
Dans ce monde où l’on communique
Aujourd’hui, bravo la technique,
Paraît-il, cent fois mieux qu’avant
Les rencontres sont virtuelles
Loin des enveloppes charnelles
Sûr, on ne fera pas d’enfants
Avant, c’était bien dans la rue
Qu’on pouvait rencontrer l’élue
Voire lui faire un bout de cour
On usait de toutes nos armes
Les yeux, la parole, le charme
Et parfois on trouvait l’amour
Mais aujourd’hui les gens se terrent
Préférant garder leurs mystères
Cachés derrière l’ordinateur
Les vieilles jouent aux jouvencelles
Avec des photos de pucelles
Piquées dans leurs journaux du cœur
Pour un homme tel que moi-même
Qui voudrait tant dire « Je t’aime »
Hélas, il n’y a pas de choix
Car maintenant les solitaires
A ces sites confient leurs affaires
Cupidon leur vend son carquois
Alors aux soirs de solitude
Où le silence est l’habitude
Où je ne ressens plus d’émois
Je pense à ma moitié d’orange
Que son manque d’amour dérange
Et qui languit près de chez moi

Chanson : « Les absentes » SACEM ©2009

Paroles : Camille

Guitare et chant : Jean-Marie

 

Chanson originale : « Les passantes » (1972)

Paroles : Antoine POL

Musique : Georges BRASSENS

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4 réflexions sur “LES ABSENTES

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