QUE DES SALADES

Sans commentaire(s)…

QUE DES SALADES

Je ne te crois plus, ça ne marche plus
J’en ai soupé d’tes histoires
Moi j’ai cru en toi, et je suis sans toit
Je suis là comme un cocu dans l’isoloir
Je ne peux ici plus vivre ma vie
Maigre quand tu fais du lard
Je n’ai plus de vie et même mon lit
Se transforme en vil plumard
Qui perd ses draps
Que des salades, qui nous rendent malades
Mais quelle idée j’ai eu d’te croire
Ta politique nous mène tous au désespoir
Que des salades, qui nous rendent malades
Tu pars on ne sait jamais quand
Tu frimes on ne sait jamais où
Et ça va faire bientôt deux ans
Que tu t’en fous
Comme à un PS, comme à un PC
Je suis accroché à toi
J’ai bien hésité, pour toi j’ai pensé
Faisant semblant d’être heureux d’voter pour toi
J’en crève toutes les nuits parce que je me dis
Que franchement j’étais fou
mais tous les médias portent ton logo
Je ne sais plus où aller, tu es partout
Que des salades, qui nous rendent malades
A cent-pour-cent oui j’ai eu tort
Et je souffre de mes remords quand toi tu dors
Que des salades, qui nous rendent malades
Il ne me reste que mes chants
Il ne me reste que mes mots
Espérant avoir du talent
C’est pas trop tôt
Mon humour est lu, si ça continue
Je n’serai plus seul avec moi
En disant tout haut tous mes idéaux
Ecoutant ma propre voix qui chantera
Que des salades, qui nous rendent malades
Tous ont bien fini de te croire
Ta politique nous mène tous au désespoir
Que des salades, qui nous rendent malades
Il ne me reste que mes chants
Il ne me reste que mes mots
Et j’ai le cœur complètement malade
Prêt pour des barricades, t’entends, marre des salades

Chanson : « Que des salades » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Je suis malade  » (1973)
Paroles : Serge Lama
Musique : Alice Dona

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LES STATUTS

Aujourd’hui, encore, un décret à portée très limitée, concernant moins d’une dizaine d’entreprises…
On continue à donner des leçons, au Congo ou ailleurs ! Mais chez nous ? Tintin !
Liberté, Liberté chérie, que d’ice-creams on commet en ton nom…

LES STATUTS

J’aimerais tenir le Sarkozy
Qui a modifié tous mes statuts :
« Les libertés, c’est pas à vie
Selon l’pouvoir, ça évolue »
Lui qui a trompé ses amis
De faux serment en faux serment
Lui qui a trompé ses amis
En s’inspirant de Mitterrand
Lui qui a trompé ses maîtres, est-ce
Par intérêt pour être puissant ?
Lui qui a trompé ses maîtres, est-ce
Rien que pour dev’nir Président ?
Ah ! ce Sarkozy, je l’aimerais, là
Et j’aimerais que les votants ne le confortent pas
J’aimerais tenir l’enfant de Bohème
Qui a modifié tous mes statuts:
« La France, on la quitte ou on l’aime
Travailler plus pour gagner plus »
Lui qui n’a jamais prié Dieu
Que quand il n’avait pas d’argent
Lui qui n’a jamais prié Dieu
Que pour se trouver un Guéant
Lui qui n’a prié Guéant
Que pour nous manipuler mieux
Lui qui n’a prié Guéant
Que quand son discours sonnait vieux
Ah ! C’t enfant d’Bohème, je l’aimerais, là
Et j’aimerais que les votants ne l’idéalisent pas
J’aimerais tenir l’enfant d’Nico
Qui a modifié tous mes statuts :
« Je n’use que de moyens légaux
Vos libertés, je n’en veux plus ! »
Lui qui a déclaré la guerre
Aux antis d’son gouvernement
Lui qui est parti faire la guerre
Même l’UMP croit qu’il nous ment
Lui qui continue la guerre
En disant que le PS ment
Lui qui ne parle plus guère
Trop souvent à bout d’arguments
Ah ! C’t enfant d’Nico, je l’aimerais, là
Et j’aimerais que les votants ne le réélisent pas

Chanson : « Les statuts (de la Liberté)  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Guitare et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La statue  » (1963)
Paroles et musique : Jacques Brel

MON CHER MONDE

RÊVERIES D’UN CAPITALISTE SOLITAIRE

La vie est chère !
Pour tout le monde…
Ah ! merci, les capitalistes, fussent-ils de province !
Le monde leur est cher, pourtant.
Comme disait Coluche : « Oui, mais c’est nous qui paie !  »

MON CHER MONDE

Je rêve de mon cher monde
Où les Bourses sont fécondes
Où les filles sont girondes
Où je domine le monde
Le monde et les financiers
En vivant sur un grand pied
Sans jamais être inquiété
Ma réalité
Je rêve d’une autre Terre
Dont je suis grand actionnaire
Parmi tous majoritaire
Et les autres n’ont qu’à se taire
Soutenu les yeux fermés
Par une majorité
Sans que j’ai besoin de l’acheter
Ça c’est déjà fait
Oui je rêve de mon monde
Même si les Bourses grondent
Et mes nanas sont girondes
La « crise », ça amuse le monde
Je reçois l’argent public
Versé par les Républiques
L’argent, faut le faire tourner
En réalité, vous payez

Chanson : « Mon cher monde  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Un autre monde  » (1984)
Paroles et musique : Téléphone

C’EST COLONNA !

Procès déjà joué, verdict déjà connu !
Le « procès » d’Yvan Colonna nous en a appris moins sur la mort du
préfet Erignac que sur l’Etat de notre justice…
Que de contradictions, de carences, de mensonges…
In tempu di guèrra bugie quante tèrra !

C’EST COLONNA !

C’est Colonna !
C’est ce qu’a décidé l’Etat
Sans preuves jusqu’au dernier jour
Présentées devant cette Cour
Ce procès fou
Nous a emporté loin de tout,
Vers un pays mystérieux,
Qui a de quoi rendre curieux
Moi j’ai appris à l’école
Que la Justice a un rôle
Qui n’est pas qu’un seul symbole
Que la Loi, c’est la rigueur
Des juges l’indépendance
Il n’existe rien au monde
De meilleur
C’est Colonna !
C’est ce qu’a décidé l’Etat
Sans preuves jusqu’au dernier jour
C’est un motif de désamour
Quand je le vois ce procès-là,
Franchement ça ne passe pas
Car personne n’a la vérité
Car les faits sont contestés
Et je voudrais qu’en ce moment
Qui me trouble éperdûment
Je puisse enfin savoir qui ment
C’est Colonna !
C’est ce qu’a décidé l’Etat
Sans preuves jusqu’au dernier jour
Présentées devant cette cour
Ce procès fou
Nous a emporté loin de tout,
Vers un pays mystérieux,
Qui a de quoi rendre furieux
Qu’on juge ce Colonna
Sans même qu’il ne soit là
Et ses avocats partis
Ce n’est pas joli-joli
Qui a tué ? on ne sait pas
C’est bien pourquoi
J’avoue, je ne comprends pas
C’est Colonna !
C’est ce qu’a décidé l’Etat
Sans preuves jusqu’au dernier jour
Présentées devant cette Cour
Ce procès fou
Nous a emporté loin de tout,
Vers un pays mystérieux,
Qui a de quoi rendre furieux
(chœurs)
C’est Colonna !
C’est ce qu’a décidé l’Etat
Sans preuves jusqu’au dernier jour
Présentées devant cette cour
Ce procès fou
Nous a emporté loin de tout,
Vers un pays mystérieux,
Qui a de quoi rendre furieux
Moi j’ai appris à l’école
Que la Justice a un rôle
Qui n’est pas qu’un seul symbole
Que la Loi, c’est la rigueur
Des juges l’indépendance
Il n’existe rien au monde
De meilleur
C’est Colonna !
C’est ce qu’a décidé l’Etat
Sans preuves jusqu’au dernier jour
Et n’en déplaise à cette Cour

Chanson : « C’est Colonna ! » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Chant : Jean-Marie

Chanson originale : « Marinella » (1936)
Paroles et musique : Vincent Scotto

NOS VIEUX

Dès qu’on parle des vieux, les politiques actuels battent en retraite, très modestes et ayant toutes les raisons de l’être, sur les conseils de l’abbé Rézina. Vieux dans la dignité, un privilège ou un luxe aujourd’hui ?

NOS VIEUX

 Les vieux ne mangent plus ou alors seulement parfois du bout des dents
Retraités ils sont pauvres, ils n’ont plus d’illusions même si c’est indécent
Chez eux ça sent le pain, les pâtes, pas la viande ni les fraises d’antan
Que l’on vive à Paris ou bien tous en province quand on vit trop longtemps
Est-c’ de s’être trop privés que leur voix se lézarde quand ils parlent d’hier
Et d’avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières
Et s’ils tremblent beaucoup est-ce de voir grandir leur grand manque d’argent
Qui leur pose la question, qui dit : « Soyez confiants ! Parole de Président ! »
Les vieux ne peuvent plus, leurs rêves s’ensommeillent, leurs comptes sont fermés
Leur écureuil est mort, le tiercé du dimanche ne fait plus espérer
Les vieux ne rougent plus, Buffet a trop de rides, l’PC est trop petit
Et le PS délaisse Ségolène Royal pour la Martine Aubry
Et s’ils sortent encore bras dessus bras dessous leur estomac qui jeûne
C’est pour suivre au soleil les grèves d’plus malheureux,
Les actions des plus jeunes
Et le temps d’un combat, oublier toute une heure le pouvoir de l’argent
Qui les prive de pognon, survivre oui ou non, et surtout jusqu’à quand ?
Les vieux mourront plus vieux, assistés et nourris oui mais combien de temps ?
Ils n’ont plus de demain, ils ont peur d’être seuls et meurent seuls pourtant
La France est pourtant là, la pire ou la meilleure, c’est celle qu’on espère
Cela n’importe pas, la vie des pauvres vieux se résume à l’enfer
Vous en verrez souvent, vous en verrez partout en grogne et en colère
Se plaignant d’une absence du respect absolu dû à nos pères et mères
Constatant devant vous une dernière fois le pouvoir de l’argent
Imposé par des cons, des pourris, sans raison, des riches bien portants
Imposé par des cons, des pourris, sans raison, c’est ce qui nous attend.

Chanson : « Nos vieux  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les vieux  » (1963)
Paroles et musique : Jacques Brel

JEUNESSE CASSÉE

Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait, dit-on…
Mais entre les vieux qui n’ont jamais été jeunes, ceux qui ont à ce sujet des Alzheimer précoces, les carriéristes et les carrément inconscients, le temps ne fait rien à l’affaire !
Allez les jeunes ! vous, au moins, vous avez une excuse… d’autres, non !

JEUNESSE
CASSÉE

Savez-vous casser la jeunesse, Président
Voilà voilà comment on s’y prend
La toute première fois
On s’attaque aux profs
Les boucs émissaires
De vos fonctionnaires
On fait une réforme
Sur une autre réforme
Que la pile soit grosse
Merci, m’sieu Darcos
Jamais ça n’s’arrête
Jusqu’à ce que soudain
Une jolie grève
Fasse entendre ce refrain
Jeunesse cassée
C’en est assez
Jeunesse foutue
Tous dans la rue
Jeunesse cassée
C’en est assez
Jeunesse foutue
Tous dans la rue
Savez-vous casser la jeunesse Président
Voilà voilà comment on s’y prend
Sur le plan social
Que des interdits
Qu’ils n’aient plus l’moral
Qu’ils n’aient plus envie
Vous posez un texte
Sur un autre texte
Puis de plus en plus
Jusqu’à ce qu’y puissent plus
Penser à la fête
Croire aux lendemains
Vouloir étudier
Etre des jeunes, enfin
Jeunesse cassée
C’en est assez
Jeunesse foutue
Tous dans la rue
Jeunesse cassée
C’en est assez
Jeunesse foutue
Tous dans la rue
Savez-vous casser la jeunesse Président
Voilà voilà comment on s’y prend
Si ça suffit pas
On va les faire chier
C’est vrai qu’ c’est facile
De les faire marcher
Prenez des mesures
De celles qui rassurent
De celles qui font bien
Mais qui servent à rien
Alcool, cigarettes
Moins faciles aux gamins
Comme s’ils étaient bêtes
Et n’avaient pas d’copains
Jeunesse cassée
C’en est assez
Jeunesse foutue
Tous dans la rue
Jeunesse cassée
C’en est assez
Jeunesse foutue
Tous dans la rue

Chanson : « Jeunesse cassée » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Synthé et chant : Jean-Marie

Chanson originale : « Vaisselle cassée » (1975)
Paroles et musique : Pierre Perret

CAPITALISTE

Le scandale des parachutes dorés n’est qu’une facette relativement honorable du
capitalisme, puisqu’elle est connue. La question qui vous brûle les lèvres, c’est sans doute :  » Mais  pourquoi  sont-ils  donc  si méchants  ? »
PARCE QUE !
Plus sérieusement, comment devient-on capitaliste ? Nous vous proposons ici une hypothèse rationnelle,  alors allez-y,  croissez et multipliez, au nom du pèze,  du
fisc et du saint Grisbi !  Amène !

CAPITALISTE

Depuis que tu es tout petit
Tu amass’s tout ce que tu trouves,
Et tu le mets bien à l’abri
Dans une boît’ rouge
Dont tu tiens bien à jour la liste
Capitaliste.
Vendant quelques années plus tard,
Un beau dimanche à la brocante.
T’as commencé à être richard
Six francs cinquante
Tu étais déjà sur la piste,
Capitaliste
Négligeant ton éducation,
Ne suivant qu’les cours de la Bourse
Repérant les bonnes actions
Celles en bout d’course
T’es devenu un spécialiste,
Capitaliste
Pourtant tu ne travaillais pas,
Tu étais un Tanguy rebelle
Avec au mur Che Guevara
Auprès d’ Fidel,
Tes parents t’croyaient communiste,
Capitaliste
A l’époque, je n’ai pas compris
Le comment de ta vie si belle
Une Rolex, une Ferrari
Des top-modèles
Les miracles, pour toi, ça existe,
Capitaliste
Il faut dire que le plus grand
C’fut quand ton père cassa sa pipe
Milliardaire très conséquent
D’une mauvaise grippe
Le vaccin était socialiste
Capitaliste
Tu as repris sa position
Ses yachts, ses avions et ses banques
Toutes ses valeurs et actions,
Et c’que tu planques.
Tu te plains que ta vie soit triste
Capitaliste
Mais si t’es vraiment trop gêné
De vivre ainsi à ne rien faire,
Paie-toi un parachute doré
Et sans lanières
Pour sauter du haut de Wall street
Capitaliste.

Chanson : « Capitaliste  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Guitare et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Parachutiste  » (1972)
Paroles et musique : Maxime Le Forestier

P… DE LOIS

La loi, c’est la loi. Dura lex, sed lex (sed molla lex, kaput lex).
La loi, la loi, partout, pour tous, pour le bien de tous : ça, c’est la théorie. 
La différence entre les vraies démocraties et les autres, c’est qu’elles légifèrent
pour le bien de tous et non pour l’intérêt exclusif de certains…
En pratique, certains s’en dispensent, faisant les lois qui les arrangent…  Selon que vous serez puissants, misérables ou que vous passez à la télé…
Et pendant ce temps-là, la fête continue !
Allez, les pauvres, le capital pense bien à vous ! Courage !

P… DE
LOIS

Quand les journaux nous offrent à la une
Les malheurs d’ici-bas, le moindre chat perdu
Le moindre fait divers sans importance aucune
Le législateur se penche dessus
Ah ah ah ah putains de lois
Ah ah ah ah ah ah ça va comme ça
C’est une manie, faut que l’on légifère
Que tout soit encadré, prévu, autorisé
Que le moindre incident ne puisse se refaire
Sans que cela ne soit pour nos pieds
Ah ah ah ah putains de lois
Ah ah ah ah ah ah ça va comme ça
Pendant c’temps-là, baisse la vigilance
Epuisée par les vagues de ces nouvelles lois
On peut donc faire passer en endormant la France
Un bon nombre de lois dont on ne veut pas
Ah ah ah ah putains de lois
Ah ah ah ah ah ah ça va comme ça
Si encore on pensait qu’c’est pour notre bien-être
Notre sécurité, cette législation
De fait, le plus souvent, hélas, les faire naître
Tout’s ces lois, c’est pour d’autres raisons
Ah ah ah ah putains de lois
Ah ah ah ah ah ah ça va comme ça
Il faut bien inventer quand les caisses sont vides
Un moyen inédit propre à les renflouer
Regain d’activité pour des patrons avides
Tant pis pour les citoyens floués
Ah ah ah ah putains de lois
Ah ah ah ah ah ah ça va comme ça
Taxes ou emplois, ces nouvelles lois génèrent
Une nouvelle société où l’argent est bien roi
Et malheur aux exclus, même aux non-millionnaires
Pour les pauvres, la loi c’est la loi
Ah ah ah ah putains de lois
Ah ah ah ah ah ah ça va comme ça
Pour les puissants, la loi, ils s’en arrangent
Comme avant, entre amis, ça, on n’en parle pas
Si vous faites partie de ceux que ça dérange
Supportez encore quarante mois
Ah ah ah ah putains de lois
Ah ah ah ah ah ah ça va comme ça

Chanson : « P… de lois  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Guitare et chant : Jean-Marie
Chanson originale : « P… de toi  » (1953)
Paroles et musique : Georges Brassens

LA CAPOTE AUX OISEAUX

 

Le pape est mort
Un nouveau pape est appelé à régner
Araignée, quel drôle de nom
Pourquoi pas libellule
Ou papillon…

Ma vie a été marquée par les papes. Mais si, mais si ! Né à Avignon, à deux pas du palais, il paraît que petit enfant déjà, j’avais des prédispositions papales… : je faisais des bulles dans mon bain, j’étais chaste, j’ignorais le préservatif (mes parents aussi apparemment) et tout de la vie. Mais pour être pape manifestement, il faut naître vieux et con, et j’espère n’être ni l’un, ni l’autre encore. Mes humanités s’esbaudirent de la papesse Jeanne (duas habet et bene pendentes), du Pie VII qui oignit Bonaparte (avec un liquide bénit non précisé), du Pie XII de triste mémoire à la robe très italienne teintée de vert-de-gris, de blanc et de sang. Benoît XVI est peut-être son fils, après tout, allez savoir… Pie XII vivait en Allemagne en 1926. Bref, ce pape actuel semble être un grand malade, complètement irresponsable et dont les idées sentent le troisième reichauffé (emprunt à Thierry Le Luron et sans doute Bernard Mabille qui touche toujours la sienne).

Contre le sida qui passe par le sperme et le sang, achetez des paquets de capotes, et vous serez emballés !

Contre le sida mental papal qui passe par les yeux et les oreil les, offrez cent rouleaux de papier-toilette à Christo et laissez-le faire : ce pape ? emballé, c’est pesé !

LA CAPOTE AUX OISEAUX

Faut mettre une capote à ton oiseau
N’écoute pas le vilain pas beau
Le monsieur qui est tout en blanc
Aux propos bien inconscients
Qui t’ préfère au ciel plutôt que bien vivant
Une jolie greluche
Dans son beau jean tout blanc
Un joli corsage
Et tout c’ qu’il faut dedans
Et ton petit piaf triste de vivre en prison
Qui a envie d’sortir du caleçon
Elle a de beaux yeux
Qui soudain piquent un fard
Manifestement elle a r’péré l’cigare
Qui déforme ta poche,
Vous qui avez envie
Faites un truc qui vous r’tiendra en vie
Faut mettre une capote à ton oiseau
N’écoute pas le vilain pas beau
Le monsieur qui est tout en blanc
Aux propos bien inconscients
Qui t’ préfère au ciel plutôt que bien vivant
Si des abruti(e)s te disent qu’ c’ n’est pas la peine
Que c’est bien mieux sans ou que parfois ça gêne
Attends pour « bien faire » quelques jours de plus
Tu ne joues pas à la roulette russe
L’amour, c’est la vie
L’amour, c’est pas la mort
L’amour est amour
Sans regret ni remords
La bestiole vous guette, faut vous protéger
Ça serait con de se faire baiser
Faut mettre une capote à ton oiseau
N’écoute pas le vilain pas beau
Le monsieur qui est tout en blanc
Aux propos bien inconscients
Qui t’ préfère au ciel plutôt que bien vivant

Chanson : « La capote aux oiseaux » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Guitare et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La cage aux oiseaux » (1971)
Paroles et musique : Pierre Perret

L’ORIGINE DU MONDE

A l’intention des esprits
simples et aussi peu éclairés que l’impasse de votre conscience par
une nuit sans lune, qui souscrivent à l’idée reçue que les
évolutions sociologiques et le capitalisme ne datent que de
peu…

En ces temps reculés, Dhjôônilaa était à la tête du clan de ceux
qui marchent debout et la survie était malaisée.
Toutes les ressources humaines étaient nécessaires à la communauté
tant les tâches élémentaires indispensables étaient nombreuses :
les bouches inutiles étaient alors sans le moindre état d’âme
supprimées ou bannies, ce qui revenait au même en peu de
temps.

Bref, Djané, qui avait déjà connu autant de lunes que de doigts
(initiaux) aux mains et aux pieds de tous les hommes du clan, soit
autant que de doigts dans les deux mains et un pied (pour les
flemmards du bulbe, cela fait un peu moins de trente ans : un
vieillard déjà donc) sentait que ses maigres apports étaient
remarqués et que son temps serait compté à la première mauvaise
saison.

Djané ne voulait pas.
Il serait le premier à ne pas mourir, ou alors quand les fils de
ses fils auraient disparu.
Djané réfléchit… et repensa à une vision fugitive de son
enfance : il avait un jour suivi à distance le chaman qui avait
disparu soudainement à un endroit assez éloigné. Il pourrait
peut-être le retrouver, pour mieux communiquer avec la Terre mère
de tout : elle l’aiderait.

Djané chercha pendant plusieurs jours, mais finit par trouver. La
végétation qui entre-temps s’était éclaircie lui dévoilait une
faille rocheuse de petite taille : c’était bien ce qu’il
cherchait…

Il alluma le bâton à feu qu’il avait préparé depuis longtemps et
s’engagea dans un boyau en tremblant de peur. Djané rampa quelques
longueurs d’homme pour déboucher dans une salle où le clan entier
eût pu tenir.

En partaient trois couloirs : Djané choisit celui du côté de sa
main qui taillait les bois de renne et avança lentement. Sa vieille
carcasse aux os brisés à la chasse lui arrachait souvent une
plainte sourde et ses pas étaient bien hésitants. Un trou peu
visible le précipita du haut d’une petite galerie. Deux hommes plus
bas, il évalua les dégâts : quelques écorchures, une cheville
foulée mais le bâton à feu était indemne, c’était bien le plus
important.

Un reflet de la flamme l’intrigua.
En se rapprochant, il aperçut trois pierres plus ou moins rondes,
vertes et brillantes, que la lumière traversait. 
Jamais un de ceux qui marchent debout n’avait dit en avoir vues de
semblables.
Etait-ce un trésor perdu ? celui du chaman  depuis longtemps
disparu ? Ne risquait-il pas un terrible châtiment s’il les
regardait plus longtemps ? ou s’il les prenait ?

Et s’il les prenait… l’image rieuse d’une des compagnes de
Dhjôônilaa lui apparut soudainement. Harlâ était si coquette, si
frivole… se paraît d’herbes, de fleurs, de bijoux en os, de
dents d’ours. Dhjôônilaa en était si épris que s’il s’y prenait
bien…

Djané rentra furtivement au campement, et dès le matin suivant,
attaqua son travail d’approche auprès de la belle.
Compliments, flatteries, mystère, ragots, rumeurs, légendes, tout y
passa et Harlâ fut vite à sa merci, la vue d’une des pierres
l’ayant rendue à moitié folle d’envie.

Lui expliquer ses exigences et ce qu’elle avait à faire pour que le
chef y satisfasse ne fut guère difficile non plus. Quant à la
partie pratique, elle dut s’en sortir fort bien, assez en tout cas
pour que Dhjôônilaa rejoigne Djané à l’écart pour une ultime
négociation.

« – J’ai parlé avec Harlâ de tes pierres magiques. Elle les veut,
donc je les veux ! Que veux-tu, toi ?
– Vivre encore, et vivre bien ! même si mon corps fatigué n’aide
plus assez le clan, je veux être nourri et qu’une femme me
réchauffe la nuit.
– Sans rien faire ?
– Sans rien faire ! »
Dhjôônilaa, qui avait parfois des côtés un peu con(seil)
con(stitutionnel), réfléchit en grattant longuement les bourses de
sa pensée (comme tous ses descendants d’aujourd’hui, d’ailleurs) et
prit une grande décision.
 » – C’est d’accord ! Je vais te charger officiellement de gérer mon
courrier : comme nous ne connaissons pas l’écriture, le boulot ne
sera pas trop fatigant. Tu n’auras qu’à faire des gribouillis un
peu partout et ça ira. Je leur ferai avaler le reste. »

Sans s’en rendre compte, Dhjôônilaa et Djané venaient d’inventer à
la fois le fonctionnaire, les emplois fictifs, l’écriture, la
poste, la politique et les mystères que les paléontologues hésitent
encore à percer.
Plus tard, l’appétit venant en mangeant, Djané exigea
l’augmentation de ses rations alimentaires. A cet effet, comme il
était seul, il créa un syndicat unitaire dont il se nomma
secrétaire général.
Plus tard, quand Harlâ mourut en couches et fut ensevelie avec ses
bijoux dont les trois pierres, Djané incita un de ses fils à aller
les déterrer de nuit pour conserver son pouvoir, inventant ainsi le
travail de nuit, le travail au black, les heures
supplémentaires…
Plus tard encore, Dhjôônilaa devenant vieux, Djané le fit profiter
du système : ils inventèrent donc l’élection du chef.
Leur liste l’emporta largement et le système se perpétua avec leurs
descendants aux accents de leur slogan de campagne : « Djané rêve et
Dhjôônilaa fait » !
Le capital, le népotisme, les retraites dorées, tout cela et le
reste fut inventé là, au sein du clan des Pih-Jôn, ceux qui
marchent courbés…

  Camille © 2008