CELUI-DONT-ON-NE-PEUT-PAS-DIRE-LE-NOM

 

CELUI-DONT-ON-NE-PEUT-PAS-DIRE-LE-NOM

Cette fois, le sommet du ridicule, comme la tarte, est atteint. 
http://www.rue89.com/2009/05/17/je-suis-juge-mardi-pour-avoir-dit-sarkozy-je-te-vois

GARE AUX BOURDILLES !

C’est en pleine gare Saint-Charles
A Marseille s’il faut préciser
Qu’un professeur a fait le marle
Lors d’un contrôle d’identité
Il a dit à ces fonctionnaires
« Je te vois », et un nom précis
Que par prudence Harry Potter
M’a défendu de nommer ici…
Gare aux bourdilles !…
La police contrôlait des mômes
Ça avait l’air d’se passer mal
L’attroupement était énorme
Et le bruit était général
Voulant détendre l’atmosphère
Régnant alors dans cette gare
Qu’il jugeait vraiment délétère
Il est intervenu dare-dare
Gare aux bourdilles !…
D’un index facétieux, je pense
Et non d’un majeur insultant
Il désigna à l’assistance
De l’ordre les représentants
Puis eut le malheur de leur dire
Pour le plaisir de faire un mot
Une apostrophe pour de rire
C’est le début de tous ses maux
Gare aux bourdilles !…
Car ceux-là même qui, naguère,
Vu son air correct l’ignoraient,
Tout de suite l’interpellèrent
En lui demandant ses papiers
Au commissariat de la gare
Il fut tout aussitôt conduit
En prenant, tel que Kierkegaard
La chose avec philosophie
Gare aux bourdilles !…
Devant la police il explique
Les raisons de l’intervention
C’est bien normal en République
Depuis notre Révolution
D’autant plus grande fut sa surprise
Tant il croyait l’incident clos
Un an plus tard et aux cerises
D’aller devant les tribunaux
Gare aux bourdilles !…
Il aurait, dit le fonctionnaire,
Alors troublé l’ordre public
Couvert d’une voix de tonnerre
De la gare entière le trafic
Sans être témoin de la chose
Cela me semble exagéré
C’est pourtant ainsi que dépose
Le policier assez remonté
Gare aux bourdilles !…
Supposez que l’un de vous puisse être,
Comme le juge, obligé de
Devant lui faire comparaître
Ce professeur trop facétieux
Moi, je dois dire qu’à sa place
Ce serait classé aussitôt
Il faut savoir sauver la face
Et l’honneur de nos tribunaux
Gare aux bourdilles !…
Mais, par malheur, si la justice
Donnait raison aux policiers
Cela par on ne sait quel vice
Et des raisons injustifiées.
Il faudrait s’inquiéter, je pense,
C’est du moins, moi, ce que je crois
De la justice de notre France
Censée être un Etat de droit
Gare aux bourdilles !…
Car il faudra bien dire ensuite
Que le nom du chef de l’Etat
Est sanctionné dès qu’on le cite
Sans dire du bien de Nicolas
Ça serait vraiment pathétique
Et pour tout dire déplacé
Qu’on ne puisse nommer sans risque
Le président d’ tous les Français
Gare aux bourdilles !…

Chanson :  » Les bourdilles » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Guitare et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le gorille » (1952)
Paroles et musique : Georges Brassens

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3 réflexions sur “CELUI-DONT-ON-NE-PEUT-PAS-DIRE-LE-NOM

  1. Bravo les gars, une chanson digne de notre cher Brassens qui n’aurait pas manqu de commenter le fait de faon truculente, ce que vous avez fait avec talent.
    Encore bravo, les gars !!!

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  2. C’est assez marrant cet usage de « Gare aux Bourdilles », l’poque je ne l’avais trouv que dans un San Antonio, du coup j’en ai fait le titre de mon bouquin ( DL 4T2003 ). Si vous me filez une adresse mail, je vous ferai passer le PDF. En tous cas, chouettes paroles, j’aime beaucoup. En attendant de vous lire, amicalement.

    J'aime

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