LA CRISE A BON DOS

Aux USA, les banques qui ont reçu des aides monstrueuses de l’État les remboursent par anticipation avec une facilité qui en dit long, tant sur la clarté de leurs comptes au moment de la crise que sur leur désir forcené d’échapper au plus vite à tout contrôle. Pendant que nous danserons devant le buffet, ils danseront le
tango, ollé !

   LE TANGO DU FINANCIER

Ah ! Je les vois déjà
Tous ces beaux financiers
Négligents de demain
Pour mieux remplir leurs bas :
« Est-ce que la crise s’en vient ?
Est-ce que la crise s’en va ?
Comment vont Monaco
Jersey et Panama ?  »
L’argent de leurs armoires
Quitte vite la France
Faut vider ses tiroirs
Pour faire de la finance
Du pays leur amour
Monsieur, n’se compte pas
Quant à payer impôts
Vous nous prenez pour quoi
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Ah ! Je les vois déjà
Affolés et anxieux
Suivant les cours d’Wall Street
Surveillant le Nasdaq
Ils y mettent du cœur
Pour être le plus riche
Et tant pis pour l’Irak
Pour être les premiers
Z’en ont passé des veilles
Ces gens qui n’dorment plus
Pour compter leur argent
Celui qui ne dort pas
Sans penser aux chômeurs
Ceux qui trouv’nt indécent
De ne pas profiter de l’argent
D’la sueur de leurs bras
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Ah ! Je les vois déjà
Tous ces chers faux amis
Haletant sous le poids
De nos économies
Ah ! Je les vois déjà
Souriant et à l’aise
Recommençant déjà
A appliquer leurs thèses
On ne sait même pas
Combien de millionnaires
Combien de milliardaires
N’ont pas fait de faux pas
Pas perdu pour tout l’monde
Le produit de la crise
Pour nous, des queues d’cerises
Et dures fins de mois
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Ah ! Je me vois déjà
Survivant à jamais
Dans mon triste lit froid
Sous ma couette pelée
Ah ! Je me vois déjà
Je me vois à genoux
Rampant sous ce lit-là
Pour y glaner trois sous
Je vois déjà tout ça
Et l’on a le brave dessein
D’oser me demander
De n’plus boire de vin
De n’plus fumer de clopes
Au Téléthon d’donner
De croire les journaux
Et d’crier : « Nicolas ! »
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Chanson : « Le tango du financier  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Chant : Jean-Marie

Chanson originale : « Le tango funèbre »(1964)
Paroles et musique : Jacques Brel

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HÉNIN-BEAUMONT ET LA MARINE

Une de mes amies  habite Hénin-Beaumont. Elle a posté ce petit message sur Facebook:

« Politiques de gauche ou se prétendant tels, un peu de
courage et de DESINTERESSEMENT pour une fois, de grâce! Appelez à
voter Duquenne au 2d tour, faites barrage au FN! C’est la dernière
chance pour Hénin! « 


J’espère que son message sera entendu.

LA MARINE

M’en voudrez-vous beaucoup si ce jour je vous sonde
Voulant du fond de vous connaître l’opinion ?
M’en voudrez-vous beaucoup, avant que l’on vous tonde
De poser mes questions à vous d’Hénin-Beaumont ?
Aimez-vous tant la Marine ?
La Dauphine
Ils étaient ouvriers se tuant à l’usine
Ils étaient des mineurs, tous creusant des terriers
Tous ils avaient du cœur, place dans la cuisine
Pour offrir à plus pauvre à boire et à manger
Auraient-ils voté Marine ?
J’imagine
M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où des crimes de guerre « on » feint d’être étonnés ?
Les détails de l’histoire de notre vaste monde
En ferez-vous partie après avoir voté ?
C’est vos morts qu’on assassine
Par routine
Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade
Tu ne voteras pas pour ces tristes clampins
Ma fille, mon amie, ne joue pas l’escalade
Parce qu’une ombre noire pèse sur le scrutin
N’entrez pas dans la combine
De Marine
M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où la démocratie résonne et sonne fort ?
M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où vous allez voter dimanche pour votre sort ?
Ne votez pas pour Marine
La Dauphine

Chanson :  » La Marine  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Potemkine  » (1965)
Paroles : Georges Coulonges
Musique : Jean Ferrat

MOROSE MOI ? VOUS RIGOLEZ ?

MOROSE MOI ? VOUS RIGOLEZ ?

En 1971, Philippe Clay interprétait une chanson :  « Morose » (le premier qui dit « celle du temps où j’m’appelais Jacky », c’est la baffe… et pis c’est tout !). Je l’ai à peine réactualisée (mots en italique) mais je pense qu’au second degré comme elle était conçue au départ, elle n’a pas pris une ride…
Avec en bonus un petit montage sympathique trouvé sur YouTube,
Philippe Clay y chantant l’original.

http://www.youtube.com/watch?v=5RDV_XCOYu8

Adoubilidoubilidoubilidam Pom Pom Pidou !

MOROSE (2009)

Morose moi ? Vous rigolez ? eh
Tout l’monde en France veut mon bonheur
Le président veut mon bonheur
L’premier ministre veut mon bonheur
La droite, la gauche veulent mon bonheur
On me promet des jours meilleurs
Alors morose moi eh vous rigolez eh
*****
Morose moi ? eh Vous rigolez ? eh
Je n’ai partout que des amis
Les Algériens sont mes amis
Les Russes. les Chinois. mes amis
Les Nord-Coréens sont mes amis
Et les Américains aussi
Alors morose moi eh vous rigolez
*****
Bien sûr il y eut comme chaque année
Du mauvais et du bon
L’équipe de France n’a pas gagné
L ‘tournoi des 6 nations
Y a eu la grippe A en juillet
Mais j’ai pris mes vacances en mai
Alors morose moi eh vous rigolez eh
*****
La hausse des prix, ce n’est pas grave
Le téléphone, ce n’est pas grave
Même en Iran, ça va très bien
Au Pakistan, ça va très bien
Au Proche-Orient, ça s’arrange bien
Et puis d’ailleurs c’est vachement loin
Alors morose moi eh vous rigolez
*****
Bien sûr il y eut comme chaque année
Du mauvais et du bon
La télé nous a pas gâté
Surtout pour les feuilletons
Ma bagnole est à remplacer
Mais j’ai touché deux fois l’quinté
Alors morose moi eh vous rigolez eh
*****
D’ailleurs tout l’monde est très content
Demandez donc un peu aux gens
Les ouvriers sont très contents
Les étudiants sont très contents
Les CRS sont très contents
Et je n’parle pas des commerçants
Alors morose moi eh vous rigolez eh

Chanson : « Morose (2009) »
Paroles : Camille SACEM ©2009
Clavier et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : »Morose » SACEM ©1971
Paroles : Henri Djian et Stéphane Balasko
Musique : Dominique Faure

L’INSULTE À LA BOUCHE

 

Je ne vous apprends rien, je pense : ils sont nombreux, les malappris sur les forums. Ils se sentent chez eux, ces imbéciles malheureux, et dès que votre propos ou votre seule présence les contrarie dans leur encroûtement, vous y avez droit : noms d’oiseaux, professions malhonnêtes quoique lucratives, votre famille aux mœurs dissolues,  onomatopées excrémentielles,  vous voilà habillé (e, s, es)pour l’hiver.
Dénonçons ces pratiques avec vigueur ! M’enfin !

        L’INSULTE À LA BOUCHE

Avec souvent de trop gros mots
Avec souvent de trop gros mots
Ils cassent du sucre sur le dos
Ils cassent du sucre sur le dos
Pour eux, il n’y a pas de dimanche
Ni de jour férié ni repos
Ils en tiennent vraiment une couche
Ceux qui ont l’insulte à la bouche
Ils se promènent verbe haut
Ils se promènent verbe haut
Comm’ s’ils surveillaient leur château
Comm’ s’ils surveillaient leur château
Ils observent puis ils déclenchent
Pour te tomber sur le paletot
Ils en tiennent vraiment une couche
Ceux qui ont l’insulte à la bouche
T’es vite pris pour un maraud
T’es vite pris pour un maraud
Tout ce que tu prétends est faux
Tout ce que tu prétends est faux
Car tu raisonnes comme un manche
A leurs yeux, tu n’es qu’un idiot
Ils en tiennent vraiment une couche
Ceux qui ont l’insulte à la bouche
Que tous les hommes soient égaux
Que tous les hommes soient égaux
Ne satisfait pas leur ego
Ne satisfait pas leur ego
Ils veulent, petite revanche
Ne voir ailleurs que des nabots
Ils en tiennent vraiment une couche
Ceux qui ont l’insulte à la bouche
Vaudrait p’t’être mieux tirer le rideau
Vaudrait p’t’être mieux tirer le rideau
Sur les malappris de tantôt
Sur les malappris de tantôt
Mais parfois il faut qu’on s’épanche
De peur de passer pour ballot
Ils en tiennent vraiment une couche
Ceux qui ont l’insulte à la bouche

Chanson : « L’insulte à la bouche  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Chant : Jean-Marie

Chanson originale : « Le père Noël et la petite fille » (1960)
Paroles et musique : Georges Brassens

 

CELUI QUI A MAL VOTÉ

Le projet-décision de porter l’âge de la retraite à 67 ans n’a pas été enterré, c’est
maintenant Xavier Darcos qui va s’y coller.
A voir comment il a supprimé sans état d’âme des dizaines de milliers de postes d’enseignants et son zèle à devancer les désirs de Nicolas Sarkozy, il n’en restera peut-être pas là…
Tremblez, septuagénaires !

       CELUI QUI A MAL VOTÉ

Toute peine mérite salaire,
C’est ce que me disait mon père
Qui le tenait bien sûr du sien
Qui le tenait de ses anciens
Mais aujourd’hui, la crise aidant
On voit des patrons impudents
Demander à leurs employés
De travailler sans être payés
N’y allant pas par trente-six chemins
Dans un courrier, un bulletin
Arguant de salaires excessifs
Alourdissant trop le passif
Les syndicats, quand ils l’ont su
Sitôt leur sont tombés dessus
Mais les patrons ont persisté
Devant tous les gars attristés
Machin, Chose, Dupont et Martin
Tous ceux qui faisaient le turbin
Tous dans la chose jusqu’au cou
Vivant à crédit pour beaucoup
Ont refusé, c’était leur droit
Car un contrat c’est fait pour ça
Mais hélas et pour leur malheur
Ils se sont retrouvés chômeurs
Comme des chiens, on a jeté
A la rue tous ces ouvriers
Dont le crime, c’est bien banal
Etait d’refuser l’anormal
Baissant le nez, rasant les murs
Bourse vide mais le cœur pur
Sont rentrés se faire consoler
Par une moitié désolée
Y’en a un qui a dit:  » Les gars !
Dire que j’ai voté Nicolas »
Y’en a d’autres qui ont demandé
Quand c’est qu’on pourrait revoter
Lors, j’ai vu qu’il restait encor
Un espoir, avec de la veine
Et je prie en vue des prochaines
Pour que l’on licencie à mort

Chanson :  » Celui qui a mal voté  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Celui qui a mal tourné  » (1957)
Paroles et musique : Georges Brassens

KOZY OR NOT KOZY ?

KOZY OR NOT KOZY ?

Et si Nicolas Sarkozy, faute d’être proche de madame de La Fayette
malgré ses sentiments américanophiles, était tout simplement
shakespearien ?

Afin de tester ou rafraîchir vos connaissances sur la production
présumée du plus célèbre des natifs de Stratford-upon-Avon, je vous
propose de participer à un petit jeu dans lequel il s’agira
d’associer le titre d’une de ses œuvres à un événement
concernant notre président, et il n’en manque pas.

Voici la liste que je vous propose (si vous en avez
d’autres…).

Afin de préserver l’intérêt du jeu, même si vous avez tout trouvé,
veuillez ne proposer qu’une oeuvre par tranche de deux heures, s’il
ne vous déplaît pas (il n’y a rien à gagner sinon votre propre
estime sur vos connaissances ou votre habileté à la
recherche).

1°) le départ de Cécilia

* votre proposition : ……………
2°) la soirée au Fouquet’s

* votre proposition : ……………
3°) ce que lui dit son gouvernement

* votre proposition : ……………
4°) la rencontre avec Carla

* votre proposition : ……………
5°) les femmes de son gouvernement

* votre proposition : ……………
6°) ce congrès de Versailles

* votre proposition : ……………
7°) le triste bilan de son action

* votre proposition : ……………
8°) le cri de la France à son futur départ

* votre proposition :
……………

Have pleasure, my good old chaps !

(les solutions d’ici quelques jours, certaines questions peuvent
supporter plusieurs réponses)

LE SARKO

LE SARKO

C’est le plus beau jour de ma vie
J’ n’ai pas pensé à Sarko
Premier étage de l’Alzheimèrerie
C’est un repos pour mon cerveau
Certains
Sont à la masse, m’enfin !
D’autres à la chasse au Jospin
Si ce n’est au Raffarin
Les premiers ministres anciens
Ceux dont on se souvient bien
Oh oui
Oh oui
J’ai peur que sans mon Sarkozy
Parfois je perde l’esprit
C’est le plus beau jour de ma vie
J’ n’ai pas pensé à Sarko
En son absence je n’ai plus eu d’envie
C’est un repos pour mon cerveau
Les sots
Travaillent pour des haricots
Travaillent le dimanche, bravo
Travaillent parfois du chapeau,
Moi, c’est toujours sur Sarko
Que j’effectue mes travaux
Je fais
Des pieds
Et des mains, oui, mais à dire vrai
Je ne suis qu’un chansonnier
C’est le plus beau jour de ma vie
J’ n’ai pas pensé à Sarko
Mon inspiration s’étant endormie
Je n’ai pas eu le choix des mots
Peuchère !
Soudain j’ m’aperçois, ma chère
Que même si j’ n’en ai pas l’air
Et aujourd’hui comme hier
C’est très extraordinaire
Nico me file les nerfs
Depuis
Parti
Ailleurs et en démocratie
J’vous assure, j’en suis ravi !

Chanson :  » Le Sarko  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Le chapeau  » (1957)
Paroles et musique : Guy Béart

HEY LOSER

Le retour de Lionel Jospin aux Guignols avec son « L comme Loser » a éveillé en moi
aussitôt certaines réminiscences…

HEY LOSER

Hey loser
Tu t’sens pas ridicule ou cherchez l’erreur
Tu as fait marrer tous les électeurs
Dimanche 7 juin, juste après vingt heures
Hey loser
Pourtant tu rappelles ici et ailleurs
Quelque chose de leur vie comme du bonheur
Dans ta chanson loser
Socialisme light
Je le précise
Lang sous les sunlights
Temps des cerises
Tapie qui se love
Bien dans la base…
Hey loser
T’as toujours l’air de jouer à l’inspecteur
Des travaux finis par nos gouverneurs
Même quand tu as raison, ça fait censeur
Hey loser
T’avais pas besoin de jouer sur la peur
Les gens voient bien qui joue au dictateur
Dans ce pays loser
Si l’UMP vous raille
Dans l’hexagone
Vous êtes pusillanimes
Comme Jacques Chirac
Hey loser
Les socialos te dénient les valeurs
Que tu portais pourtant avec bonheur
T’aurais dû faire la trêve des confiseurs
Hey loser
Tu sembles vivre tes dernières heures
Laisse donc la place aux rénovateurs
Ou tu resteras loser
Nom du parti et éléphants change…..
Nom du parti modifie enfin
Plus de Kouchner, de Besson
Laisse partir ces cons …………….
Plus de Kouchner, de Besson
Laisse partir pour de bon
Hey loser ……..
Hey loser…

Chanson :  » Hey loser  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Hey crooner  » (1977)
Auteurs-compositeurs : Guy Marchand – Jean Fredenucci

 

RIEN À GAGNER

Travailler plus pour gagner plus, ben voyons ! Et si déjà on commençait à donner du travail à tout le monde ? Ce n’est pas une mesure destinée à FAIRE TRAVAILLER JUSQU’À 67 ANS, mais un PACPMI (piège à con pour militaire isolé) permettant de NE VERSER LES PENSIONS QU’APRES 67 ANS. Si ça, ce ne sont pas des économies, je vends mon yacht !


RIEN À GAGNER

Si la vie était juste
J’aurais, depuis longtemps
Fui ma maison vétuste
Et gâté mes enfants
Lorsque je travaille, y a rien à gagner
Si ça continue, on va me faire payer
Je me demande comme
Subsister sans le sou
Manger coûte une somme
Nouvelle chaque jour.
Lorsque je travaille, y a rien à gagner
Si ça continue, on va me faire payer
Je suis couvert de dettes
En réserves sans rien
A quoi sert d’être honnête
Si l’on n’a plus de pain
Lorsque je travaille, y a rien à gagner
Si ça continue, on va me faire payer
Paraît que c’est la crise
Qui est cause de tout ça
Si c’est une surprise
Pas fort, le Nicolas
Lorsque je travaille, y a rien à gagner
Si ça continue, on va me faire payer
Travailler pour des prunes
Franch’ment, c’est pas malin
On gagne autant de thunes
Au lit, sans foutre rien
Lorsque je travaille, y a rien à gagner
Si ça continue, on va me faire payer
Le drôle dans l’histoire
C’est qu’ si je ne veux pas
D’cet acte méritoire
Je perdrai mon emploi
Lorsque je travaille, y a rien à gagner
Si ça continue, on va me faire payer.
Bientôt, pure merveille
Pour se faire embaucher
Faudra sortir l’oseille
Et le patron payer
Lorsque je travaille, y a rien à gagner
Si ça continue, on va me faire payer.
Pourtant si l’on fabrique
Qu’on charge des camions
Ça rapporte des briques
Où donc va ce pognon ?
Lorsque je travaille, y a rien à gagner
Si ça continue, on va me faire payer

Chanson : « Rien à gagner » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Rien à jeter » (1969)
Paroles et musique : Georges Brassens

 

HISTOIRE DE FAUX-CERF

Sur l’écran noir de mes nuits blanches…

HISTOIRE DE FAUX-CERF

Dois-je conter mon aventure
Ce, de façon fausse bien sûr,
Ou dois-je plutôt rester coi
Coupable de mauvaise foi
Mon cher président, je vous prie
Souffrez que j’imagine ici
Et sans semblant de vérité
Ce qui aurait pu se passer.
Car la maîtresse de céans
(Céans ? quelle chance, manant ! )
Aurait bien pu croiser ma vie
Avant que je n’sois décrépi
Sans faux semblants je pense que
J’aurais pu jouer à l’amoureux
De cette fausse socialiste
La fair’ figurer sur ma liste.
J’aurais avec fausses façons
De faux puceau quêtant leçons
Peut-être éveillé l’intérêt
Par ma fausse virginité
Sans remords de faux sentiments,
J’aurais pu devenir l’amant
En véritable imitation
De simili faux étalon
Faux étalon, fausses postures
Fausse innocence pieds au mur,
Fausse peur et faux intérêt
Fausse érection d’pharmacopée
Faux émoi devant le point G,
Faux témoin de félicité
Avec un sexe ne devant
Rien à la trompe d’éléphant.
Disant tenir fausses chandelles
Et faux débutant en dentelles,
J’aurais alors dissimulé
Par viagra être stimulé
Fausse verge, fausses raideurs,
Fausses fièvres et fausses ardeurs,
Dopages artificiels
Menant à faux septième ciel.
La seule chose un peu vécue
Dans cette histoire de faux-cul
Et contre laquelle on ne peut
Rester de marbre, et pas qu’un peu
C’est mon penchant pour la donzelle
Bien qu’elle m’ait coupé les ailes
Quand amoureuse elle tomba
Du prince de Nagy-Bocsa.
En l’occurrence Séguéla
Fit alors un sacré faux-pas
Et faux-ami, me fit faux bond,
Me rendant alors furibond
Mais ce serait vraiment mentir
Par omission de ne pas dire
Que j’éprouve de la hauteur
Lorsque je vois mon successeur

Chanson :  » Histoire de faux-cerf  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Histoire de faussaire  » (1976)
Paroles et musique : Georges Brassens