LA PREMIÈRE GIFLE

LA PREMIÈRE GIFLE

.Pour les régionales, c’est foutu ! L’UMP ne peut se voiler la face ! Du coup, pour la sauver, le camp de monsieur Loyal ressort les méthodes déloyales, en spéculant sur la bassesse et sur les peurs. Allez… vivement la gifle !

J’ai tout oublié des campagnes
De la plupart des élections
Cell’-ci est marquée par la hargne
D »l’UMP vers l’opposition

Jamais de la vie
On ne l’oubliera
La première gifle
Que reçut Nicolas
Le début de la guerre
Contre les « m’as-tu vu »
Comme de bien entendu
Il ne s’en soucie guère
Que des malhonnêtes
Ou de bons à rien
Tout est bon pour elle
L’élection des rupins
Où bien alors de celles
Ne prévoyant pas
La première gifle
Qu’a reçu Nicolas

Il y a nouvelles nouvelles
Chaque jour pour ces élections
Et l’UMP a sa part belle
Sur le plan des diffamations

Jamais de la vie
On ne l’oubliera
La première gifle
Que reçut Nicolas
Etre majoritaire
En députés élus
Ce jour, ne suffit plus
Les Français sont à terre
Voyant qu’on les trompe
Qu’on le leur met « bien »
Qu’ils l’ont dans le… U
Comm’ les pauvr’s et les chiens
Triste la gamelle
Bien contents ma foi
D’la première gifle
Enfin pour Nicolas

Lui qui nous jure qu’il nous aime
Lui qui nous promet sucre et miel
Lui qui ne vit que sur un thème
Tous nous faire croir’ au Pèr’ Noël

Jamais de la vie
On ne l’oubliera
La première gifle
Que reçut Nicolas
Il a beau fair’ le brave
On n’est pas convaincus
On sait qu’il est foutu
Qu’il n’en mène pas large
Les ministr’s, en route
Discours convenus
Qui sèment le doute
Par leurs propos tenus
Elle est la dernière
Que l’on oubliera
La première gifle
Qu’a reçu Nicolas

Chanson : « La première gifle » SACEM (c)2010
Paroles : Camille
Guitare et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La première fille » (1954)
Paroles et musique : Georges Brassens

LES GESTIONNAIRES DU FRIC DE LA RÉPUBLIQUE

LES GESTIONNAIRES DU FRIC DE LA RÉPUBLIQUE

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Nous en donnons relativement peu chacun, mais nous sommes si nombreux, alors… où qu’y  vont, nos sous ?

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Les gens qui pensent de travers
Pensent que ceux qui gèrent
Le fric du territoire
Servent mieux les importants ou bien les tout-puissants
Hélas cette absurdité
Est bien la vérité
Ils sont là c’est notoire
Pour arroser d’notre argent les gens du Président

Les gestionnaires du fric de la République
République, République
Au bilan souvent bien pathétique
Pas toujours honnête
Les gestionnaires du fric de la République
République, République
Qui toute notre « fraîche », gèrent, uniques
Ont des p’tit’s gueul’ peu catholiques

Car l’intérêt principal
Du bouclier fiscal
Pour riches dans la nature
Etait de faire revenir nombre de capitaux
Que nombre de gens prudents
Soucieux de leur argent
Trouvant l’impôt trop dur
Avaient planqué à l’abri, Jersey ou Monaco

Les gestionnaires du fric de la République
République, République
Au bilan souvent bien pathétique
Pas toujours honnête
Les gestionnaires du fric de la République
République, République
Qui toute notre « fraîche », gèrent, uniques
Ont des p’tit’s gueul’ peu catholiques

Pour l’ouvrier au turbin
Qu’il est long le chemin
Vu la montée des prix
Et pour tous les étudiants, les chômeurs et les vieux
Souffre toute la famille
Le pèr’, la mèr’, la fille
Au nom de Saint Grisbi
Pendant que certains autres se goinfrent à qui mieux-mieux

Les gestionnaires du fric de la République
République, République
Au bilan souvent bien pathétique
Pas toujours honnête
Les gestionnaires du fric de la République
République, République
Qui toute notre « fraîche », gèrent, uniques
Ont des p’tit’s gueul’ peu catholiques

Quand Sarko sera passé
Quand seront terminés
Ses rêves de puissant
Quand les audits montreront que les bilans sont lourds
Ceux qui le portaient aux nues
Tous ceux qui l’ont élu
Ceux du moins qui sont francs
Se devront de reconnaître qu’il était bien court

Les gestionnaires du fric de la République
République, République
Au bilan souvent bien pathétique
Pas toujours honnête
Les gestionnaires du fric de la République
République, République
Qui toute notre « fraîche », gèrent, uniques
Ont des p’tit’s gueul’ peu catholiques

Chanson : « Les gestionnaires du fric de la République » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie
Musique : extrait de « Chantons Brassens » 1992

Chanson originale : « Les amoureux des bancs publics  » (1952)
Paroles et musique : Georges Brassens

FACE AUX TÉNÈBRES

FACE AUX TÉNÈBRES.

Ah ! Ce gouvernement
J’en ai bien l’impression
Mijote un tour de con
Avant les élections
Crainte du ridicule
Tous les coups sont permis
On sonne le rappel
On compte ses amis
Ministres de la France
Donc de tous les Français
Qui manquent de décence
De toute dignité
Qui partout s’investissent
Au nom de l’UMP
Quittant neutralité
Au nom de Nicolas
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! notre Président
S’y disant étranger
Peut-on dire qu’il ment
Lorsqu’on l’entend parler
On voit qu’il met du cœur
Plus mêm’ que ses ministres
Et qu’il mène combat
Pour être le premier
Il nous joue de la vielle
Même si on n’l’entend plus
Nous joue de l’oliphant
Même si on n’l’entend pas
Nous dit avoir du coeur
Pour un homme, c’est courant
Alors pensez un président,
Qui s’appelle Nicolas
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! on les voit déjà
Les fans de Sarkozy
Limitant les dégâts
Mêm’ si c’est interdit
Ah ! on les voit déjà
Ministres de certains
Souvent à l’esprit bas
Moulé par TF1
On ne s’explique pas
Pourquoi Fillon se loupe
Lorsque Penchard pencha
Folle de Guadeloupe
Qui a crié : « Quelle conn’ ! »
Qu’il lui soit pardonné
Au nom de l’UMP
Et d’la raison d’Etat
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Sacré Nicolas
Tu t’es encore planté
J’espère que ce coup-là
Ce sera le dernier
Ah ! Sacré Nicolas
Toi le grand manie-tout
De ces élections-là
Sortiras-tu debout ?
Je vois déjà tout ça
Et l’on a le brave culot
D’oser me demander
De voter pour Sarko
De n’plus m’app’ler Camille
Mes valeurs renier
De crier « Vive Sarko ! »
Ou alors : « Vive le roi ! »
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Chanson : « Face aux ténèbres » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le tango funèbre » (1964)
Paroles : Jacques Brel
Musique : Gérard Jouannest

DES MINISTRES À PLEIN TEMPS

DES MINISTRES À PLEIN TEMPS

. A l’instar d’un président qui, contrairement à ses déclarations publiques, fait partout campagne pour son camp, les ministres du gouvernement se  transforment en VRP de l’UMP pour tenter de sauver les meubles… Vive leur République, vive leur France ?

Bientôt, ce sont les régionales
Les Français n’attendaient que ça
Une occasion phénoménale
De faire coucou à Nicolas
Lui qui président de la France
Est celui de tous les Français
Ses ministres dans l’indécence
Font campagne et cela se sait
[Refrain :]
Des ministres à plein temps
Qui s’offrent encore le temps
Qui s’offrent encore le temps
De faire des discours
Et de France le tour
Comme c’est indécent
Des ministres à plein temps
Tout un gouvernement
Tout un gouvernement
Comme leur président
Qui en deux trois mouvements
Font campagne à mi-temps
Sinon à cent-pour-cent
Tous ces masques tombant
Tous ces masques tombant
C’en devient insultant
Fini ce Président
Aux Français promettant
Il n’y a que trois ans
D’être le Président
Mais de tous les votants
Et dans chaque discours
Qu’il soit long ou bien court
Le populo attend
De lui un changement
Attend un changement
Des ministres à plein temps
La campagne battant
Les ventres impatients
Déjà depuis longtemps
On n’a jamais vu tant
De pauvres gens chômant
Et des traders tradant
Gagner autant d’argent
Sur l’dos des épargnants
C’en est exaspérant
Car l’enjeu de ces régionales
Est bien plus que ce que l’on voit
C’est la destinée nationale
De notr’ bon président Nicolas
Qui s’échine à prendre des mesures
Pour lesquelles il n’fut pas élu
Et qui poursuit une aventure
Dont les Français ont plein le cul
[au refrain]
L’objectif de ces régionales
Pour ce président culotté
Est surtout, chose primordiale
D’éviter une belle déculottée
Et les ministres sans vergogne
S’investissent, font feu de tout bois
Même si ça sent la charogne
Car il faut sauver Nicolas
[au refrain]
Lalala la lalala

Chanson : « Des ministres à plein temps » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La valse à mille temps » (1958)
Paroles et musique : Jacques Brel

NEURONES

NEURONES.

En avoir deux ou pas ? Grande question mais aussi information passée totalement inaperçue auprès des grands médias, télévisions en particulier, avec leur courageuse indépendance qui frise ici la flagornerie…
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/nicolas-sarkozy-et-neelie-kroes-s-echarpent-autour-de-leurs-neurones_226436.html
 

Si notre président reste cloué au lit des sondages, c’est sûrement encore un coup de villepinelle !

Politiques en désaccord
Des noms d’oiseaux ils se donnent
Mais parfois la mordue mord
De ses deux neurones
Le neurone qui va mourir
De Villepinelle
Car à l’étranger, l’on a
Parfois moins de révérence
Pour, du grand homme d’Etat
Gouvernant la France,
Le neurone qui va mourir
De Villepinelle
Ici, cela n’a point cours
Casse-toi donc, pauvre conne
Ne réponds pas en retour
Car tu n’es personne
Mêm’ si neurone va mourir
De Villepinelle
Dans deux ans, il l’entendra
Mieux cette voix de malheur
Qui lui dira :  » Souviens-toi
Quand t’étais tueur
De Chirac voulant la mort
D’un vil Opinel « 
Il te manquera des voix
Pour refaire un tour de piste
Et l’alternance jouera
Pour les socialistes
Ton neurone sera mort
De Villepinelle

Chanson : « Neurones » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Bonhomme  » (1958)
Paroles et musique : Georges Brassens

GUADELUPA

GUADELUPA

Quand on est ministre de la République, peut-on moralement affirmer s’intéresser plus aux Français qui vous ont élu localement qu’à d’autres dont on est pourtant également en charge ? La réponse est clairement : NON !

Quelqu’un de vous connaît-il Marie-Luc’ de Guadelupa ?
En Guadeloupe, il y a quelques jours, elle se loupa
Des subventions d’outremer à son île, elle promit tout
L’esprit qui souffle sur les régionales les rend tous fous
Quelqu’un de vous connaît-il Marie-Luc’ , quelqu’un d’ici
Sa mère était la vieille ministresse Michaux-Chevry
Qui, en baronne de la Chiraquie, régna sur tout
L’esprit qui souffle sur les régionales les rend tous fous
Quand un ministre de la République prétend vouloir
Ne s’occuper quasiment que de l’île donnant pouvoir
A sa famille, à la mère, à la fille, ça craint beaucoup
L’esprit qui souffle sur les régionales les rend tous fous
On a bien vu, l’Assemblée nationale qui s’indignait
Certains députés lui ont même enjoint de démissionner
Balkany, l’homme de la présidence,pousse à la roue
L’esprit qui souffle sur les régionales les rend tous fous
Pour sa défense, on a vu réagir le gouvernement
De notre France, et ce sous les sifflets de son parlement
Pour le Fillon, c’est grossir une affaire de rien du tout
L’esprit qui souffle sur les régionales les rend tous fous
Si j’habitais Cayenne, la Martinique ou la Réunion
Moi, je serais persuadé qu’on me nique, et avec raison
Aux élections, ils verront conséquences de mon courroux
L’esprit qui souffle sur les régionales les rend tous fous
Dansez, chantez, UMP, sur sa tombe, car pour toujours
Elle est foutue, c’est l’effet d’une bombe, un mauvais tour
On perd parfois lorsque de façon moche on voudrait tout
L’esprit qui souffle sur les régionales tuera les fous

Chanson : « Guadelupa » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Gastibelza (l’homme à la carabine) » (1954)
Paroles : poème de Victor Hugo,  » Guitare » pièce XXII du recueil « Les rayons et les ombres » (1837), légèrement transformé par Georges Brassens.
Musique : Georges Brassens

MON BAHUT DES COURANTS D’AIR

MON BAHUT DES COURANTS D’AIR

Grâce à ce gouvernement, au lycée, c’est tous les jours « Opération portes ouvertes » ! Mais elles sont où, les forces de l’ordre de la bonne vieille droite sécuritaire ? A l’école de police ? Euh… Circulez, y a rien à boire !

Un peu spécial, vraiment le secondaire
Très peu de grilles, rarement des barrières
J’aime pas ça
Les surveillants souvent ont disparu
Finalement, plus rien n’est défendu
C’est comme ça
Tell’ment mortel quand tu sors
Tell’ment mortel, t’en crèves tell’ment si fort
Mon bahut des courants d’air, avec le couteau qui tue
Sans surveillance aux frontières, sécurité, c’est foutu
Mon bahut des courants d’air, avec le couteau qui tue
Sans surveillance aux frontières, sécurité, c’est foutu
Un peu largués, bien loin du ministère
De Luc Chatel et de ses fonctionnaires
On vit ça
Avec nos profs toujours mal entendus
Sauf quand un gosse par terre reste étendu
C’est comme ça
Tell’ment le drame quand t’es mort
Tell’ment le drame, ça blesse tell’ment si fort
Mon bahut des courants d’air, avec le couteau qui tue
Sans surveillance aux frontières, sécurité, c’est foutu
Mon bahut des courants d’air, avec le couteau qui tue
Sans surveillance aux frontières, sécurité, c’est foutu
Pas mal de fois que des gens inconnus
Avec des armes entrent dans un babut
C’est comme ça
Et Sarkozy continue à se taire
Lui l’empereur du tout sécuritaire
En bla-bla
Tell’ment tranquille quand il dort
Tell’ment tranquille, qui ronfle tell’ment si fort
Mon bahut des courants d’air, avec le couteau qui tue
Sans surveillance aux frontières, sécurité, c’est foutu
Mon bahut des courants d’air, avec le couteau qui tue
Sans surveillance aux frontières, sécurité, c’est foutu

Chanson : « Mon bahut des courants d’air » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Elle a les yeux revolver » (1985)
Paroles : Marc Lavoine
Musique : Fabrice Aboulker

VILLEPIN

VILLEPIN

Dominique se croyait libre et debout, mais le procureur Marin préfère de Villepin rassis… 

Villepin, évincé
Que certains pensaient pincer
Infâmes
Car enfin dans Clearstream
Où sont les preuves du crime
Qu’on juge
L’Elysée, Matignon
Prêts à lui filer des gnons
Des crosses
Le parquet fait appel
Avec pressions à la pelle
C’est rosse
A la fin, l’on saura
Qui des deux l’autre essora
Peut-être…

Chanson : « Villepin » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Philistins » (1957)
Paroles : Jean Richepin
Musique : Georges Brassens

IL SUFFIT DE ZAPPER LES CONS

IL SUFFIT DE ZAPPER LES CONS

Si le voilier France est en panne, c’est peut-être que l’esprit de la Constitution ne souffle plus. Quant à la critique de la déraison d’État pure…

Il suffit de zapper les cons
Ceux qui mettent à la torture
Les trop bonnes éducations
Qui taisent tout ce qu’elles endurent
Quand ils disent une connerie
Qu’ils soient de droite ou bien de gauche
Notre esprit, mettons à l’abri
Et nos oreilles dans nos poches
Imaginons-les sur le trône
Avec un caleçon à fleurs
Au bout du rouleau, sans personne
Ayant du papier salvateur
Chaque jour, la télévision
Nous montre des gens malhonnêtes
Qui viennent prendre pour des cons
Les gens trop légers de la tête
Ceux qui, hélas, souvent oublient
Les propos tenus de la veille
Et toujours prêts à dire oui
Quand on promet monts et merveilles
Président de tous les Français
Donc étranger aux régionales
Sarkozy se démène en fait
Pour l’UMP, chose banale
Que dit donc la Constitution ?
Le premier ministre gouverne
Il a trouvé le bon Fillon
Pour mieux éclairer les lents ternes
Celui qui veut tout régenter
Par caprice ou bien par foucade
Qui minimise tout danger
Le tournant à la galéjade
Celui qui se la coule douce
Ah quel beau métier, président
Ne pleurez pas, les gens qui souffrent
Vous n’souffrirez plus que deux ans
Il ne pourra plus se cacher
Car il nous suffit d’être ensemble
Pour du pouvoir hors le bouter
Il est temps que l’on se rassemble
Il suffit de n’pas faire les cons
C’est très bientôt les élections

Chanson :  » Il suffit de zapper les cons » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Il suffit de passer le pont » (1953)
Paroles et musique : Georges Brassens

LES CHANSONNIERS DÉBILES

LES CHANSONNIERS DÉBILES

Si certains artistes ont parfois la  grosse tête, ce n’est pas le genre de la maison… Au bal des prétentieux, les deux copains n’iront pas danser !

Il m’écrit des mots lourdauds
Que souvent je chante faux
Nous sommes deux chansonniers débiles
Et aux Deux-Ânes excepté
Nous ne jouerons pas cabaret
Nos deux talents minuscules
Nous couvrent de ridicule
Dans les campagnes et dans les villes
On ne cesse de se demander
S’il ne vaudrait pas mieux tout arrêter
Chanter, je n’sais pas
J’essaye bien parfois
Mais ça ne marche pas
Et j’ai moins de voix que Carla

Si parfois quelques amis
Disent qu’ils nous apprécient
Nous, les deux chansonniers débiles
Ce n’est sans doute que par amour
Ou bien alors c’est qu’ils sont sourds
Guitare désaccordée
Ma vieille voix éraillée
S’est épuisée dans tous les styles
Mais j’ai beau m’échiner encor’
Je suis très loin d’avoir une voix d’or

Chanter, je n’sais pas
J’essaye bien parfois
Mais ça ne marche pas
Et j’ai moins de voix que Carla

Faut croire que la bonne fée
A sûrement oublié
Les pauvres chansonniers débiles
Le jour de la distribution
De nous, elle ne fit pas mention
Nous chantons pour nos amis
Cela nous suffit, pardi
Nous n’avons pas l’âme servile
Sachez que nous n’hésitons pas
Ici à appeler un chat un chat

Chanter, je n’sais pas
J’essaye bien parfois
Mais ça ne marche pas
Et j’ai moins de voix que Carla

Chanson :  » Les chansonniers débiles » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le barbier de Belleville  » (1977)
Paroles : Claude Lemesle
Musique : Alain Goraguer