TOUS LES APATRIDES, GO HOME

TOUS LES APATRIDES, GO HOME.

L’intérêt du réactionnel en politique, c’est de pouvoir exploiter aussi bien les incidents mineurs que les évènements graves, comme ceux de Grenoble actuellement. Un face-à-face contre le PS en 2012 semblant d’ores et déjà perdu, l’idée d’une triangulaire  fait son chemin, à condition comme en 2002 de redonner force et vie au FN d’un menhir
chancelant.

Tout ce qui n’est pas « vraiment français » est donc sujet de discorde, de division, d’incitation.

La bête n’est pas morte et ne dort que d’un œil : gardons les deux ouverts et restons éveillés !

Sarkozy a toujours raison
2012 est son horizon
Et notre France est son royaume
Face aux gens de l’immigration
Comme dit le borgne breton
Tous les apatrides, go home !
Entre l’ancien et le nouveau
Pour moi, différence zéro
Si l’un se veut plus respectable
Appliquons simplement les lois
Sans exceptions, sans passe-droit
Sans argent passé sous la table
Sarkozy a toujours raison
Qui profite de la saison
Où se fait bronzer son royaume
D’avant-guerre le retinton
Comme crie le borgne breton
Tous les apatrides, go home !
Accoucher sur le sol de France
Accroissant ainsi les naissances
D’un pays plus que millénaire
Fut voulu pour créer ici
Un sous-prolétariat honni
Sur lequel on fait des affaires
Sarkozy a toujours raison
Qui consolide sa maison
D’extrême-droite est son royaume
En 2002 nous revenons
Comme éructe le blond breton
Tous les apatrides, go home !
Français, manquez-vous de mémoire
Ou bien négligez-vous l’Histoire
A ce point, ce n’est pas possible
Vous ferez-vous encore gruger
Tant notre France va changer
D’une manière irréversible
Sarkozy a toujours raison
2012 est son horizon
Et notre France est son royaume
Face aux gens de l’immigration
Comme dit le borgne breton
Tous les apatrides, go home !

Chanson : « Tous les apatrides, go home ! » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La femme est l’avenir de l’homme » (1975)
Paroles et musique : Jean Ferrat

ET ÇA VOTE

ET ÇA VOTE

Pendant les vacances, les parlementaires, gens sérieux par excellence, travaillent, qu’on se le dise. C’est là que sont votées les lois plus ou moins tordues, finalisés les décrets d’application plus ou moins bizarres, dont vous aurez la surprise à la rentrée.

Cela se passe à huis-clos, hors la présence habituelle des caméras… Mais pourquoi ? Répondez, top !

A- Leur bronzage rend les députés timides

B- Ils sont si peu nombreux que le colonel Tollé deviendrait général

C- Les textes ne sont pas discutés, mais votés directement

D- Z’êtes bien curieux… vos papiers ! Non, mais…

Alors que vous bronzez en tas
Il ne chôme pas, lui, l’Etat
Et ça vote
Et ça vote d’autant plus vite
Que les huis-clos font qu’on se précipite
Sans qu’ça mégote
Ah ! C’est formidiable, en les voyant parfois
Je crois que je n’ai plus envie d’voter
C’est formidieu en les voyant s’cacher
Je crois qu’ils n’auront pas ma voix
Si je vote
Ils scandalisent avec fracas
Mais prennent décret sur décret
Et ça vote
Et tout cela sans caméra
Auraient-ils des choses à cacher ?
Et ça vote
Et chaque jour que ce triste été fait
Les godillots, c’est une chose sûre,
Vont enregistrer à l’Assemblée
Les tristes lois de leur législature
Et ça vote
La rigueur n’est pas pour demain
Nous ont tant chanté les serins
Les mêm’s qui votent
Evident qu’ils avaient raison
C’est pour aujourd’hui, bell’ saison
Pour les votes
Qui préfèrent se faire en secret
Sans qu’on amende ou qu’on discute
Pour au plus tôt en terminer
Et pouvoir ensuite aller aux putes
Vite on vote
Quand elles sont faites, ces lois,
Par petits vieux, par petits fats
Qui les votent
Par le vouloir de Nicolas
Donc pour le grand bien de l’Etat
Et d’ses potes
Et sous le ciel d’un joli bleu roy
Sur la plage, les demoiselles
Ignorant tout de ces nouvelles
Elisent Mister La Ciotat
Et ça vote

Chanson : « Et ça vote » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les bigotes » (1963)
Paroles et musique : Jacques Brel

CIGARETTES, WHISKY ET PETITES PÉPÉES 2010

CIGARETTES, WHISKY ET PETITES PÉPÉES 2010

Nouvelles du front anti-tabac : l’Etat filtre ! Le dealer officiel court toujours, éliminant sans pitié la concurrence étrangère en refusant toute baisse, bien au contraire, tout en
jouant au Père-la-morale et au protecteur de notre jeunesse, qui n’a jamais autant fumé, alors même que feus ses enfants de troupe, intoxiqués gratuitement par l’Etat, seraient aujourd’hui considérés comme des enfants de pétun. A quand un serment d’Hypocrite
obligatoire pour les politiques ? Ça serait fumant, non ?

 Cigarettes et whisky et p’tites pépées
Deviennent de luxe et te sont réservés
Cigarettes et whisky et p’tites pépées
C’est ça la vie ! nous, on en est privés
Je cache mon mégot pour m’éviter le mitard
Toi dans ton bureau, t’as payé ton cigare
Avec mes impôts, y a quand même d’quoi râler
Qu’on n’ait, riche ou pauvre, pas les mêmes libertés
Cigarettes et whisky et p’tites pépées
Deviennent de luxe et te sont réservés
Cigarettes et whisky et p’tites pépées
C’est ça la vie ! nous, on en est privés
Que l’paquet de clopes devienne pharaonique
Tu t’en fous pas mal, l’argent d’la République
Te permet d’acheter par caisses tes havanes
Alors qu’nous on peine à s’payer nos Gitanes
Cigarettes et whisky et p’tites pépées
Deviennent de luxe et te sont réservés
Cigarettes et whisky et p’tites pépées
C’est ça la vie ! nous, on en est privés
Car faudrait savoir au sujet du tabac
Tout ce que les études ne précisent pas
Car si c’est vraiment une drogue dure, mon gars
Le plus gros dealer, le salaud, c’est l’Etat
Cigarettes et whisky et p’tites pépées
Deviennent de luxe et te sont réservés
Cigarettes et whisky et p’tites pépées
C’est ça la vie ! nous, on en est privés
Quand t’habites hélas à côté d’une usine
Qu’on voit ses fumées toxiques qui cheminent
Y a un brave culot à dire qu’c’est le tabac
Qui t’file le cancer alors que tu fumes pas
Cigarettes et whisky et p’tites pépées
Deviennent de luxe et te sont réservés
Cigarettes et whisky et p’tites pépées
Faut bien crever : pourquoi donc s’en priver ?

Chanson : « Cigarettes, whisky et petites pépées 2010 » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Cigarettes, whisky et petites pépées » (1950)
Paroles : Jacques Soumet & François Llenas
Musique : Tim Spencer
Titre original: « Cigarettes, whisky and wild women »

ÉRIC WOERTH

ÉRIC WOERTH

UNE ÉTHIQUE ÉTIQUE (et toc !)

Sur l’affaire Woerth-Bettencourt, tous s’expriment, certes : pouvaient-ils s’en
dispenser ? J’en doute fort… 
Et que nous disent ces braves gens ? Que rien d’illégal n’a été commis, évidemment… ben voyons ! Le vrai problème est pourtant ailleurs, mais sa nature leur est devenue si familière qu’elle ne les interpelle même plus : les suites de leur effréné clientélisme ou népotisme qui leur fait « caser » épouses, parentes ou maîtresses
dans les cabinets d’affaires, les ministères, les préfectures, les diverses administrations, mais de celles que l’on ne dégraisse jamais.

Les puissants trouvent cela dans la norme et n’y voient jamais aucune source possible d’éventuel conflit d’intérêts. Et vous ?

Eric Woerth, dis pourquoi
On ne parle que de toi
Eric Woerth, dis pourquoi
Serais-tu prêt à tout
Expliquer, et sans tabou
Eric Woerth, dis pourquoi
Pour un petit tour devant la Cour
D’un magistrat
Pour un petit tour devant la Cour
Devant Courroye
Pour certains UMP
Tu devrais démissionner
Eric Woerth, dis pourquoi
Tu prétends dénier
Le moindr’ conflit d’intérêts
Eric Woerth, dis pourquoi
Pour un petit tour devant la Cour
D’un magistrat
Pour un petit tour devant la Cour
Devant Courroye
Te soutenir un peu
Semble bien aventureux
Eric Woerth, dis pourquoi
Dans ces temps de folie
Il n’y a guère que Sarkozy
Eric Woerth, dis pourquoi
Pour un petit tour devant la Cour
D’un magistrat
Pour un petit tour devant la Cour
Devant Courroye

Chanson : « Eric Woerth » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Pour un flirt » (1971)
Paroles : Michel Delpech
Musique : Roland Vincent

LES SPÉCIALISTES

LES SPÉCIALISTES

Depuis quelques mois, règne une certaine cacophonie. Des divergences majeures entre les affirmations du gouvernement et celles des spécialistes concernés éclatant souvent, qui croire donc ? Nous ne nous mouillerons pas, tant apparemment sur ce sujet le
spécialiste liste et le gouvernement…
.

 L’Etat instaure une rigueur triste
Selon la plupart des spécialistes
Aucune rigueur pour le moment
Affirme le gouvernement
La crise serait capitaliste
Selon la plupart des spécialistes
Rien à redouter pour votre argent
Affirme le gouvernement
Il y a division des sarkozistes
Selon la plupart des spécialistes
Ça n’affecte en rien le mouvement
Affirme le gouvernement
La burqa est électoraliste
Selon la plupart des spécialistes
Hortefeux dit ne pas voir comment
Affirme le gouvernement
Tarde le projet des socialistes
Selon la plupart des spécialistes
On ne les voit pas au Parlement
Affirme le gouvernement
Zahia aurait une longue liste
Selon la plupart des spécialistes
Pas d’UMP parmi ses amants
Affirme le gouvernement
L’Islande aurait un volcan fumiste
Selon la plupart des spécialistes
Mais la France garde un ciel clément
Affirme le gouvernement
L’heure est plutôt aux catastrophistes
Selon la plupart des spécialistes
Mais la France crèvera gaiement, maman
Ainsi que son gouvernement

Chanson : « Les spécialistes » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les grands principes » (1966)
Paroles et musique : Guy Béart

UMP, LA DÉBÂCLE ANNONCÉE.

UMP, LA  DÉBÂCLE ANNONCÉE

(« Futile, débile »)

Certes, ce n’est pas encore le radeau de la Méduse, ce bateau UMP, qu’on se le dise au
fond des ports, mais quand même… Cela commence à tanguer de tous les côtés, des craquements inquiétants se font entendre dans la soute, certains contestent l’autorité et les choix du capitaine : bref, les vigies n’annoncent que du pot-au-noir à l’horizon 2012.
De plus, on apprend chaque jour que des officiers vident allégrement les coffres à pistoles, alors que les moussaillons manquent de biscuit et devraient se serrer la
ceinture…
Bientôt la courte-paille et les chaloupes ?

Te voir en président
Beaucoup n’en voulaient pas
Mais il te fut pourtant facile
Avec tes arguments
D’être élu, Nicolas
Habile, habile
Toi qui de Matignon
Depuis longtemps rêvas
Alors que tu n’étais qu’édile
Tu y as mis Fillon
Ton porte-voix
Habile, habile
Trois ans déjà que tu es le roi
Cela ne s’arrange pas
Tu avais promis que ça irait mieux
Convainquant plus d’un Français sur deux
A l’heure des bilans
Bien plus qu’à mi-mandat
La Franc’ entière elles horripilent
Ces affaires d’argent
Dignes de l’Ouganda
Futiles, débiles
Et je sens que bientôt
Un paquet sautera
De ces fusibles inutiles
Ministres de Sarko
Guignols de Nicolas
Facile, facile
Même l’UMP commence à jacasser
Les godillots sont lassés
De ne servir à ce gouvernement
Que de chambre d’enregistrement
Et s’ils prennent la mouche
Ou bien le mors aux dents
Déjà inquiets pour leurs sébiles
Où seront vos cartouches
Monsieur le président ?
La tuile, la tuile

Chanson : « Futile, débile » SACEM (c)2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Cécile, ma fille » (1963)
Paroles : Claude Nougaro
Musique : Jacques Datin


LA FRANCE DU ROY

LA FRANCE DU ROY

« J’ai changé parce que le pouvoir m’a changé. Parce qu’il m’a fait ressentir l’écrasante responsabilité morale de la politique. Le mot « morale » ne me fait pas peur ». (Nicolas
Sarkozy, candidat à l’élection présidentielle, Paris, le 14 janvier 2007)

Chaque euro qu’elle dépense,
La France du Roy
Dis, ça avance à quoi ?
Certains crèvent, oh oh whoh
Et sans trève, oh oh whoh
De rester sans toit
Que ça soit l’un ou l’autre,
Aux frais de l’Etat
Dis, ça avance à quoi?
Quand par liasses, oh oh whoh
Et sans traces, oh oh whoh
Notre impôt s’en va
Ces avions, ces cigares
Méritez-vous ça ?
Ça avance à quoi ?
Comme un coffre, oh oh whoh
Qui vous offre, oh oh whoh
Du pognon sans fin
Et quand on a les boules,
Que ça change pas
Dis, ça avance à quoi ?
Et tout est trouble, oh oh whoh
En comptes doubles, oh oh whoh
On ne votera plus pour ça
On finit par comprendre
Pas plus cons que toi
Dis, ça avance à quoi ?
A la prochaine, oh oh whoh
Sois certaine, oh oh whoh
De rester sans voix

Chanson : « La France du Roy » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Ça m’avance à quoi » (You were on my mind)(1966)
Paroles : Georges Liferman
Musique : Sylvia Fricker

JE VAIS REVOTER SARKOZY ou « Mon pognon 2010 »

JE VAIS REVOTER SARKOZY

ou

« Mon pognon 2010 »

Dans notre société capitaliste libérale aux secrets bancaires encore trop souvent gardés au frais, l’argent qui travaille transpire peu… 

Je vais revoter Sarkozy
Après tout, ça n’va pas si mal
Malgré la crise, la récession
J’ai quand même gagné cent millions
Et puis, y a l’ bouclier fiscal

Je vais revoter Sarkozy
Maintenant je suis décomplexé
De me cacher, j’ n’ai plus besoin
Je peux afficher ma Rolex
Je n’ai plus honte de ma richesse
Alors qu’êtr’ pauvre, c’est pas très joli

Je vais revoter Sarkozy
Comme mes copains ouvriers
Mes domestiques, mes employés
Qui en 2007 l’avaient fait
Et ne l’ont jamais regretté
Mais enfin tout ça, hein, ça se passe à bas prix

Je vais revoter Sarkozy
Et mêm’ s’ils ont besoin de peu
A chacun de savoir c’ qu’il veut
Tu veux « glou glou », tu veux « miam miam »
Ben sois esclave, c’est pas un drame !
Parce que enfin, enfin, qui commande ici ?

Je vais revoter Sarkozy
Oh ! Mais c’est pas loin, 2012
Pour le flouze, faut s’y prend à temps

Je vais protéger mon pognon
Parce que les pauvr’s c’est détestable
Puis le pognon c’est tellement bon
Bien que les pleurs soient inévitables
Quand la rigueur frappe les cons
Je vais protéger mon pognon…

Chanson : « Mon pognon 2010 » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les bonbons 1967 » (1967)
Paroles et musique : Jacques Brel

 

LE PAYBOY

LE PAYBOY

En quarante ans, on est passé de « Liliane, fais les valises, on rentre à Paris ! » à « Liliane, fais l’enveloppe, c’est pour le petit ! » Ô tempora, ô mores…

The order is rapidly fading.
And the first one now
Will later be last
For the times they are a-changin’
(Robert Zimmerman).

Chip’, chip’, chip’, chip’ pour Nicolas
Chip’, chip’, chip’, chip’ pour Nicolas
Y a les sangsues de profession
Habitués d’la télé et briffés par l’château
Qui roul’nt pour le petit d’ la droite, des capitaux
Qui sont sur TF1 comme dans sa maison
Croyez-vous que j’aie des tabous ?
Pas du tout, pas du tout !
Quand j’ai besoin de fric, y a mémé Lilou
Une mémé extra qui dit : »Je signe où ? »
Elle le kiffe tellement, Chouchou !
Mêm’ pas peur de ces comités
Qui scrutent les comptes de campagne
Ils te lâchent vite les lasagnes
Une fois que tu as gagné
Croyez-vous que j’aie des tabous ?
Pas du tout, pas du tout !
Quand j’ai besoin de fric, y a mémé Lilou
Une mémé extra qui dit : »Je signe où ? »
Elle le kiffe tellement, Chouchou !
Paraîtrait qu’y a des concurrents
Qui, tout le long, la jouent honnête
J’les ai vus passer, du Fouquet’s
Aller s’taper un pommes-hareng
Croyez-vous que j’aie des tabous ?
Pas du tout, pas du tout !
Quand j’ai besoin de fric, y a mémé Lilou
Une mémé extra qui dit : »Je signe où ? »
Elle le kiffe tellement, Chouchou !
Il y a les pauvres et ceux que ça gêne
Ceux qui sav’nt lire et sav’nt parler
Qui n’connaissent même pas Bolloré
Ceux qui ont voté Ségolène
Croyez-vous que j’aie des tabous ?
Pas du tout, pas du tout !
Quand j’ai besoin de fric, y a mémé Lilou
Une mémé extra qui dit : »Je signe où ? »
Elle le kiffe tellement, Chouchou !
J’recommence. Qui dit : »Je signe où ? »
« Je signe où ? »
« Je signe où ? »
« Je signe où ? »
« Je signe où ? »
Encore !

Chanson : « Le payboy » SACEM ©2010
Paroles : Camille (sur un projet d’Y.G.)
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les playboys » (1966)
Paroles : Jacques Lanzmann.
Musique : Jacques Dutronc

« ÇA VA, CHANSONNIER POLITIQUE ? »

« ÇA VA, CHANSONNIER POLITIQUE ? » .

L’équipe n’est pas bonne, certains semblent compromis dans des scandales, sa direction et les directions choisies sont contestées même par ses propres supporters, mais il maintiendra son cap quoi qu’il arrive, tant il est sûr d’avoir raison, il va laisser la France dans un état pitoyable, c’est… c’est… euh…
Sarkozy ou Domenech ? Je sais plus…

Lundi, comme tout bon Français,
J’ai bien dû me forcer
Chansonnier politique
A tout écouter d’ Sarkozy
Et de sa causerie
Devant le pauv’ Patrick *
C’est en direct de l’Elysée
Qu’il nous a dégoisé
Ce qu’il fait de la France
Que l’on ne sert à rien du tout
Et que c’est la finance
Qui seule compte au bout
Si j’ai bien compris son propos
J’ résume en quelques mots
Y a des gens qui travaillent
Lesquels produisent du pognon
Qui va chez le patron
Jusque-là, pas duraille
C’ que j’ai nettement moins compris
Pour l’bien d’ l’économie
C’est qu’seul, il le dépense
Alors qu’on pourrait tous l’aider
Y a plein de salariés
Prêts à sauver la France
Y a quéqu’chos’ qui cloch’ là-d’dans
Ou alors c’est qu’on nous ment
Il nous a presque fait un cours
Vantant avec amour
Des Allemands le modèle
Et ce qu’il adviendrait de nous
Si un jour, tout à coup
On n’ suivait plus Bruxelles
Qu’il fallait chouchouter nos riches
Qu’il avait peur qu’ils fichent
Le camp hors de la France
Que sans son fameux bouclier
De nos sous la dépense
Se f’rait à l’étranger
A mesur’ que je deviens vieux
Je m’en aperçois mieux
Je sens quand on nous branche
Soyons même grand, majuscule
Je sens quand on m’encule
Ou qu’on me prend pour tanche
Voilà des mois et des années
Qu’pour la sécurité
On crie partout victoire
Alors que pour là comme ailleurs
Ses propres électeurs
Ont compris qu’ils sont poires
Y a quéqu’chose qui cloch’ là-d’dans,
Ou alors c’est qu’on nous ment
Il a dit proch’ le résultat
Que tous les chefs d’Etat
S’empressent à sa suite
Qu’on verra ce que l’on verra
Que le G20 fera
Hommage à son mérite
Que c’est sûr, si on l’écoutait
Le monde serait sauvé
Et les traders bien sages
Quand Pujadas a terminé
C’est là et c’est dommage
Que je m’suis réveillé
Vous l’avouer, je n’ devrais pas
Mais je n’suis pas comme ça
Vous n’êtes pas des andouilles
J’étais pourtant bien installé
Tout prêt à déguster
Ce joli plat de nouilles
Mais trois minutes m’ont suffi
Je me suis assoupi
Devant l’insignifiance
Des tout premiers propos tenus
Et du ton convenu
Un peu trop « Vieille France »
J’étais donc dans l’embarras
Mais à ma grande joie
Internet était là
Et j’lui suis reconnaissant
D’pouvoir en m’informant
Honorer le président

* François Fillon a par deux fois lors d’une même interview appelé ce journaliste
« Patrick Pujadas » : le surnom lui est resté.

Chanson : « Ça va, chansonnier politique ? » SACEM (c)2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La java des bombes atomiques » (1955)
Paroles : Boris Vian
Musique : Alain Goraguer