LES ROUMAINS

LES ROUMAINS

Jadis, quand un bon paysan… français… bien d’chez nous… voulait régler ses comptes ou faire un mauvais coup, il attendait patiemment la venue dans son coin de gens du voyage: leur seule présence détournait l’attention  et permettait toutes les suspicions. Les gendarmes souvent n’étaient pas dupes, mais laissaient faire, récupérant plus tard les bijoux des Castafiore locales… 

Les scandales politico-financiers attirant les mouches de l’été comme un morceau de barbaque avariée, il fallait un bouc émissaire à cette puanteur : ce fut le Rom… 

Manifestement, dans notre France, seuls ont le droit de voyager les riches et puissants, souvent d’ailleurs aux frais de la princesse : la République est bonne fille et se laisser saillir sans piper. Mais que des « pauvres » se déplacent, ah ça, non !

D’abord, z’ont pas les moyens ! Et puis, comment les surveiller s’ils bougent tout le temps ? Bref, les nomades, allez vous faire pendre ailleurs ! Apatrides, go mobile-home ! Et veuillez laisser en sortant la France aussi sale que vous l’aviez trouvée en entrant, merki !

Si les Roumains n’étaient pas là
Est-ce qu’on parlerait du Mali
Du Sénégal, du Nigéria
Du Gabon, de la Somalie ?
On prétend que l’Etat français
Envisagerait pour demain
De toujours plus en expulser
Ne va-t-on pas parfois trop loin ?
Un gars venu droit de Hongrie
En décide déjà pour toi
Voulant l’immigration choisie
Sur quels critères, on ne sait pas
On commence à le deviner
Quand on voit le sort des Roumains
Des blacks, des beurs et des niaquoués
Expulsés par ces bons-à-rien
Si les Roumains n’étaient pas là
Est-ce qu’on parlerait du Mali
Du Sénégal, du Nigéria
Du Gabon, de la Somalie ?

Chanson : « Les Roumains » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les Ricains » (1967)
Paroles : Michel Sardou
Musique : Guy Magenta

L’APPRENTI-SORCIER

L’APPRENTI-SORCIER.

Quand les caisses de l’État sonnent le creux, il y a cependant des urgences prioritaires :
renvoyer chez eux, avec une prime au retour, quelques centaines d’irréguliers d’Europe centrale. 
Ô Roms, unique objet de mon ressentiment ? Presque autant que les Turcs,
apparemment… L’autruchon gris qui nous gouverne a beau se cacher la tête dans le sable du Cap-Nègre, ses vieilles pulsions magyares le dominent bien trop souvent.

Laid laid laid
Est l’apprenti-sorcier
Laid laid laid
Dans cet été chaud
Laid laid laid
Moi apprenti-sorcier
Laid laid laid
Salut les fachos
Laid laid laid
Pas les choses à moitié
Laids laids laids
Les Roms ont bon dos
Laids laids laids
Plutôt qu’des financiers
Laids laids laids
Les Roms au cachot
Laids laids laids
Vous devez oublier
Laids laids laids
Allez les gogos
Laid laid laid
Moi l’apprenti-sorcier
Laids laids laids
Je vous traite en veaux
Laids laids laids
Pour mieux vous diviser
Laids laids laids
C’est pourtant bien gros
Laids laids laids
C’est aux Roms de porter
Laids laids laids
Ce jour le chapeau
Laid laid laid
Est l’apprenti-sorcier
Laid laid laid
Dans cet été chaud
Laid laid laid
Moi apprenti-sorcier
Laid laid laid
Salut les fachos
Partez d’chez moi
Partez par milliers
Avions dans le ciel
Pour vous expulser
Moi je vous fais peur
Parce qu’il faudrait
Voter UMP
Voter UMP
Laids laids laids
Les crises de l’été
Laids laids laids
Bien vite oubliées
Laids laids laids
Lorsque vous rentrerez
Vous verrez
La haine c’est pas sorcier

Chanson : « L’apprenti-sorcier » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « L’amour sorcier » (1965)
Paroles : Claude Nougaro
Musique : Claude Nougaro & Maurice Vander

INVENTAIRE 2010

INVENTAIRE 2010

Les affaires politico-judico-financières se succédant, il était nécessaire de braquer les projecteurs ailleurs, si possible en divisant les Français et en grappillant (pourquoi se gêner ?) quelques voix dans un électorat d’extrême-droite toujours prêt à trier… et l’on a vite parlé d’autre chose, et non de l’affaire Woerth-Bettencourt…
Cette fois-ci, c’est tombé sur les Roms. Les autres « parasites » ? À la queue, comme tout le monde !
Les priorités sont pourtant toujours les mêmes, voyez donc ce jeune et courageux député de l’opposition contestant les propositions d’action du gouvernement de… Pierre Bérégovoy en 1993.

Vous m’avez élu, privilège
Dormez braves gens car je veille
Y aura plus d’gaffes, de petits beurs dans les transformateurs
Un coup de Karcher, la France est blanche
Je vais mettre fin au bordel
Ça sera pas long si je m’écoute
Sur TF1, sur France 2
Et dans cinq ans, fini l’boxon, la France aura enfin tout bon
Et toujours, le même président
Tu promettais tout ça
On a voté pour toi
Mais trois années après
On voit bien autre chose
Et on sait qu’on te doit
Cette France morose
A toi, oui, toi
Car depuis tout ce temps que tu es aux commandes
On voit monter la dette et la mort des retraites
L’État manque de thunes, mais la Bourse ça va
C’est le bonheur, pour les traders
Des promesses en l’air, un réveil bien amer
Qu’on soit mec ou nana, on l’a dans le baba
Et le Pen qui se pâme devant tout ce ramdam
Un petit Rom en moins, un petit rhum en plus
Pour fêter le même président
Je prévoyais tout ça
J’ai pas voté pour toi
Et trois années après
La France est bien morose
Et c’est à toi qu’on doit
Cette Sarkoverdose
A toi, oui, toi
Mon p’tit Sarko menteur

Chanson : « Inventaire 2010 » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Inventaire 66 » (1966)
Paroles : Michel Delpech
Musique : R. Vincent

MA FANETTE

MA FANETTE

« A la mi-août, c’est tell’ment plus romantique !A la mi-août, on fera les quat’ cents coups ! « 

Une petite minette nous a rejoints tout récemment (pure européenne, elle ne risque pas l’expulsion). C’était donc le jour idéal pour vous la présenter et honorer par son prénom la cousine préférée de mon pauvre père. J’entends… c’est la Fanette !

C’était presque minuit et Fanette miaulait
Et ma page était vierge et blanche immaculée
Si elles s’en souviennent les mouches vous diront
Combien j’avais l’air sot contemplant le plafond
Faut dire
Faut dire la demoiselle
S’exprime à tout propos
Faut dire la demoiselle
N’a jamais de repos
Faut dire
Faut dire qu’elle n’est là
Que depuis peu de temps
Vous connaissez les chats
Et moi j’en ai eus tant
Faut dire
Faut dire que c’est minou
Qui commande ici-bas
Je nous croyais chez nous
Je me croyais chez moi
Faut dire
Qu’on ne nous apprend pas
A devenir matou
C’était presque minuit et Fanette miaulait
Ma page toujours vierge à s’en désespérer
Si elles s’en souviennent les mouches vous diront
Combien j’avais l’air con contemplant le plafond
Faut dire
Faut dire qu’en sortant
De sous une couvrante
Je la vis recherchant
Ma main tendre et aimante
Faut dire
Faut dire que j’ai ri
Quand je l’ai vue glisser
Faut dire qu’elle a griffé
La main que je tendis
Faut dire
Que c’est bien ce jour-là
Que dans ma salle de bain
J’ai recherché des soins
Il ne m’en restait pas
Faut dire
Qu’on ne nous apprend pas
Mais ma main s’ankylose
Il est plus de minuit et Fanette est couchée
Ma page est restée vide et je n’ai pas d’idée
C’est un soir du mois d’août
Mais les crapauds s’arrêtent
J’entends comme un miaou
J’entends… c’est ma Fanette

Chanson : « Ma Fanette » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La Fanette » (1963)
Paroles et musique : Jacques Brel

CHANGEZ VOTRE OR EN ARGENT

FI !  L’OR !.

Pendant toutes les périodes de crise ou de guerre, le cours de l’or s’emballe… Or (sic), les
pauvres ont peu d’or mais ils sont si nombreux. 
Spéculons donc avec leur or acheté au cours d’aujourd’hui sachant qu’il va monter. Dans les années 50-60, de nombreux paysans ont de même échangé avec profit leur mobilier en bois massif et d’époque contre du formica, si facile à entretenir. En payant un bonus de surcroit, sinon ils n’auraient pas eu l’impression de conclure une bonne affaire ! Dieu, que le con du pauvre est triste au fond des bois…

Allez, viens, donne ton or
J’ai posé sur la table
Ton argent, c’est d’accord
Tu vois, c’est équitable
Tes vieilleries en or
Cell’s de tatie Thérèse
Moches à faire peur
Contre un paquet de pèze
Ces quelques grammes d’or
Et ce n’est qu’un début
Vends-les sans un remords
Claque-les, c’est le but…
Je voulais spéculer
Au vu des cours d’hier
Comme une montgolfière
Celui de l’or montait
Il allait donc de soi
Pour y jouer mon rôle
Que je spécule en Gaule
Sur le métal des rois
Exploiter le malheur
Des pauvres et pauvresses
Croyant à la richesse
Grâce à leur bienfaiteur…
Allez, viens, donne ton or
J’ai posé sur la table
Ton argent, c’est d’accord
Tu vois, c’est équitable
Tes vieilleries en or
Cell’s de tatie Thérèse
Moches à faire peur
Contre un paquet de pèze
Ces quelques grammes d’or
Et ce n’est qu’un début
Vends-les sans un remords
Claque-les, c’est le but…
Dire qu’il suffit parfois
De passer une annonce
Pour qu’un beau gogo fonce
Vers sa perte tout droit
Amenant ébloui
Sans vraiment bien comprendre
Des traces d’amours tendres
Bien trop riches pour lui
L’argent immérité
Dégage une attirance
Sans efforts, sans souffrance
Si facile à gagner
Allez, viens, donne ton or
J’ai posé sur la table
Ton argent, c’est d’accord
Tu vois, c’est équitable
Tes vieilleries en or
Cell’s de tatie Thérèse
Moches à faire peur
Contre un paquet de pèze
Ces quelques grammes d’or
Et ce n’est qu’un début
Vends-les sans un remords
Claque-les, c’est le but…
Eh! bien voyons cet or
Il n’est pas lourd, cet or
Mieux que ça, un p’tit effort…
Voilà, c’est ça!
Allez pose cet or
Allez donne ton or
Ta da da da…
Mais oui, vends-le ton or
Ta da da da…
Bravo pour l’or ! …
Encore de l’or ! …
Ta da da da…

Chanson : « Fi ! L’or !  » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Milord » (1959)
Paroles : Georges Moustaki
Musique : Marguerite Monnot

JE ME SUIS SOUVENT FAIT SONDER

Le dernier sondage du Figaro sur l’opinion qu’auraient les Français des nouvelles mesures envisagées par Nicolas Sarkozy au sujet de l’insécurité pose à nouveau un certain nombre de questions  (voir lien).

Nous avons essayé d’y répondre en chanson et en sondant les lecteurs masculins sur une seule question…

QUESTION : Ne battez-vous votre compagne que quand vous êtes saoul ?

RÉPONSES PROPOSÉES :

1- Oui

2- Non

3- Je ne sais plus

4- Je refuse de répondre

JE ME SUIS SOUVENT FAIT  SONDER

Je me suis souvent fait sonder
Avec cette interrogation
Mais qui rédige les questions ?
Je me suis souvent fait sonder
Et souvent je ne comprends pas
Pourquoi les poser comme ça
Je me suis souvent fait sonder
Sur des questions sans intérêt
Où seule une réponse était
Envisagée
Je me suis souvent fait sonder
Par des gens laissant de côté
Ce qui problèm’ pouvait poser
Dans cette idée
Avouez, ça donne à penser
Je me suis souvent fait sonder
Jusqu’ici, jamais en été
Faut croire que la France a changé
Sur la question sécurité
Sarko depuis bien des années
A promis de nous protéger
Je me suis souvent fait sonder
Mais on ne m’a pas questionné
Sur ce que vraiment je pensais
En vérité
Pourquoi il fallait supprimer
La polic’ de proximité
Cell’ qui tous les jours patrouillait
Dans les cités
C’est à croire que c’est fait exprès !
Je me suis souvent fait sonder
Chaque fois qu’un pouvoir inquiet
Voulait un peu se rassurer
Je me suis souvent fait sonder
Quand un pouvoir désemparé
Cherchait à ne plus perdre pied
Je me suis souvent fait sonder
Quand d’autres sondages montraient
Que les Français n’en pouvaient plus de supporter
De nos dirigeants les excès
Tout cet argent qu’ils gaspillaient
Une diversion il fallait
Pour nous cacher
Ce qu’un jour il faudra payer
Si un jour ça pouvait changer…

Chanson : « Je me suis souvent fait
sonder » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Je me suis souvent demandé » (1965)
Paroles : Richard Anthony, Fernand Bonifay
Musique : Bobby Jan Schoepen

NOTRE FRANCE REBELLE

NOTRE FRANCE REBELLE

S’il semble normal à ce gouvernement d’évaluer les élèves de CM2 en milieu d’année sur des connaissances portant sur ce qu’ils n’ont pu matériellement apprendre, Nicolas Sarkozy refuse à mi-mandat de l’être alors qu’il est maître de ses actions…

Cherchez l’erreur, une fois de plus !

Notre France rebelle, poings fermés sur la table
Notre France rebelle au nom de son passé
Qui ne peut supporter son sort fort détestable
Depuis bien des années
Qu’a-t-il fait, Sarkozy
Maître de ce pays
Sinon nous diviser pour nous contrôler mieux
Et les moins avisés de rentrer dans son jeu
Ô notre France sans vertu
Quel président te choisis-tu ?
Qu’a-t-il fait, Sarkozy
Maître de ce pays
Sinon privilégier ceux qui l’étaient déjà
A eux château Margaux et à nous le jaja
O notre France égalitaire
Tu as du souci à te faire
Notre France rebelle, poings fermés sur la table
Notre France rebelle au nom de son passé
Qui ne peut supporter son sort fort détestable
Depuis bien des années
Qu’a-t-il fait, Sarkozy
Maître de ce pays
Quel espoir donne-t-il aux jeunes diplômés
Excepté de partir ou bien d’aller chômer
Ô notre France népotique
Où sont les fils des politiques ?
Qu’a-t-il fait, Sarkozy
Maître de ce pays
Quelle éternelle nuit se lève pour les vieux
Qui travailleront plus et puis iront aux cieux
Ô notre France retraitée
Tu ne seras que pis-à-lait
Notre France rebelle, poings fermés sur la table
Notre France rebelle au nom de son passé
Qui ne peut supporter son sort fort détestable
Depuis bien des années

Chanson : « Notre France rebelle » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Synthé et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Mon enfance m’appelle » (1978)
Paroles : Serge Lama
Musique : Yves Gilbert

LE FARNIENTE DU FINANCIER ou LÉZARD MÉNAGÉ

LE FARNIENTE DU FINANCIER ou LÉZARD MÉNAGÉ

BANDE DE CONS-SOMMATEURS SURTAXÉS

Les pauvres ont peu d’argent, mais ils sont si nombreux

De la droite, donnons ! Reprenons de la gauche !

Vous êtes augmentés… ah ! que vous êtes heureux !

Vous avez plus d’argent, qui vient de votre poche…

Autrefois les gens de Cour
Profitaient tout court
En exploitant le malheur
De leurs travailleurs
Aujourd’hui, c’est plus pareil
Les pauvres ont des ronds
Et faut trouver des façons
De piquer cette oseille
Majuscule
Va travailler
Et je te taxerai
Sur ton salaire
Sur tes découverts
Le prix de la bière
Et sur celui de l’eau
Ta gazinière
Tes heures supplémentaires
Tout ce qui est vert
Et tout ce qui est bio
Et puis ta retraite
Passe dans la moulinette
Et puis ton moteur
Enrichit les pollueurs
Ta cigarette
Au prix de l’or, pauvrette
Tout c’qui est mignon
Rapportant du pognon
Autrefois l’on soupçonnait
Qu’c’était le bordel
Sans pour autant glorifier
La mère maquerelle
Aujourd’hui, l’information
Rend tout ça public
On voit où va notre fric
Et l’on est vraiment cons
Ridicules
Mais malgré ça
L’Etat nous taxera
Nos petits verres
L’essence du scooter
L’accès à la mer
Et ce que ça coût’ra
La chansonnette
Le prix de la baguette
Des salopettes
Et le kamasoutra
Et l’Etat projette
L’impôt sur les braguettes
L’impôt sur la taille
L’impôt sur la racaille
Sur les semelles
Sur les lave-vaisselle
Sur nos décors
Mais surtout pas sur l’or
De ses notaires
Des grands propriétaires
Des actionnaires
De tous les conseillers
Des richissimes
Des puissantissimes
Et de tous ces intimes
Proches de l’Elysée
Alors très vite
Amis je vous invite
A vous servir d’une p’tite
Réflexion d’électeur
En 2012
Va falloir que ça bouge
Si l’on vit comme ça
Vous n’y survivrez pas

Chanson : « Le farniente du financier, ou Lézard ménagé » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La complainte du progrès, ou Les arts ménagers » (1955)
Paroles : Boris Vian
Musique : Alain Goraguer