IL BRACONNE

IL BRACONNE

La stratégie de Nicolas Sarkozy n’est pas sans risque pour la démocratie, mais a au moins le mérite de la clarté. Dans l’optique de la présidentielle de 2012, notre président en campagne permanente tient déjà à bétonner son aile droite, afin de solidifier le socle de 30 % formé par ses inconditionnels, histoire d’arriver en tête au premier tour.
Oui, mais à quel prix…

Bohémiens, tziganes ou bien Roms
Quel que soit le nom qu’on leur donne
Qu’ils soient jeun’s ou vieux, teint clair ou basané
J’ai tous envie de les expulser
Et donc que le Pen me pardonne
La droite n’appartient à personne
Hortefeux du coup chez les cons, chez les connes, il braco-o-o-onne
J’ai le respect des plus fidèles
Des piliers de ma clientèle
Les cons et les riches, cumul autorisé
Je me dois de les favoriser
Or, pour eux, les gens du voyage
Dénaturent leur paysage
Oublions donc Woerth et le cas Bettencourt
Et allons leur faire un brin de cour
Bohémiens, tziganes ou bien Roms
Quel que soit le nom qu’on leur donne
Qu’ils soient jeun’s ou vieux, teint clair ou basané
J’ai tous envie de les expulser
Et donc que le Pen me pardonne
La droite n’appartient à personne
Hortefeux du coup chez les cons, chez les connes, il braco-o-o-onne
C’est pas une vie pour un Rom
D’être traité comme un sous-homme
Surtout quand on sait de quel endroit il vient
De l’Inde du nord des bons aryens
Mais tant qu’il y a des cons sur Terre
J’ n’ai aucun souci à me faire
On parle bien moins de cette affaire en cours
On l’enterrera bien, Bettencourt…
Bohémiens, tziganes ou bien Roms
Quel que soit le nom qu’on vous donne
Les jeun’s et les vieux, teint clair ou basané
J’ai tous envie de vous expulser
Et donc que le Pen me pardonne
La droite n’appartient à personne
Hortefeux du coup chez les cons, chez les connes, il braco-o-o-onne
{Chœur:}
Bohémiens, tziganes ou bien Roms
Quel que soit le nom qu’il nous donne
Qu’on soit jeune ou vieux, teint clair ou basané
Il meurt d’envie de nous expulser
Et que saint le Pen lui pardonne
La droite n’appartient à personne
Hortefeux du coup chez les cons, chez les connes, il braco-o-o-onne

Chanson : « Il braconne » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La braconne » (1974)
Paroles : Serge Lama
Musique : Alice Dona, E. Marouani

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VOIR L’ PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

VOIR L’ PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.

Ugh ! Que de  beau monde dans la grotte de la Squaw il y a peu… Pocahontas, Little big man et quelques Coppens d’abord se sont fait flasher pour excès de pouvoir dans la grotte la plus photosensible de France, sans même la charlotte obligatoire préalablement coupable de possible lèse-brushing.
La scène n’a pas échappé au renne, suivez le guide !

Moi le p’tit renne de Lascaux
Gravé par les préhistoriques
J’attendais hélas beaucoup trop
De cette visite historique
On m’avait promis une renne
J’ n’ai vu qu’une femme magnifique
Elle n’était pas pour moi, la reine
Du président d’ la République
Moi qui depuis quelques semaines
Avait des élans érotiques
Faut dire que je suis le seul renne
De cet endroit, c’est pathétique
Quinze ou vingt siècles d’abstinence
Croyez-moi, vous aurez la trique
Au moins comme celle, je pense,
Du président d’ la République
Je ne vois depuis des années
Tant la pollution me consume
Que quelques savants égarés
Rarement de grosses légumes
Je préfère l’ombre à la lumière
Même si je suis photogénique
Je suis en fait tout le contraire
Du président d’ la République
Je suis grand, fort, je suis très fier
De ces bois qui ornent ma tête
Mais je ne reste pas de pierre
Quand ici la beauté s’arrête
C’est pour ça que je fus charmé
Même en étant conscient du risque
De voir les traits de la mousmé
Du président d’ la République
Je sens que je vais trépasser
Franchement, je n’ai pas de veine
Mon trait commence à s’effacer
Mais au moins, j’aurai eu ma reine
Peut-on rêver plus beau départ
Quand on vient du néolithique
Que de se faire le brancard
Du président d’ la République
J’ai eu beau graver dans mon cœur
Les traits délicats de ma muse
Sachant bien qu’était venue l’heure
Et que même le rocher s’use
La mort, la mort, la mort m’a pris
Dans un éclair photographique
Cela pour le seul bon plaisir
Du président d’ la République

Chanson : « Voir l’président de la République » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le nombril des femmes d’agents » (1956)
Paroles et musique : Georges Brassens

LA MAUVAISE CALCULATION

LA MAUVAISE CALCULATION

Quelles sont les méthodes utilisées par les renseignements généraux pour évaluer le nombre de manifestants de façon aussi pingre que ridicule ? En voici quelques-unes, en attendant qu’elle n’utilise les services d’un autiste savant du haut d’un hélicoptère…

A chaque manifestation
On se repose la question
A savoir : « Ils étaient combien ?  »
Et chaque fois, on n’en sait rien
On ne peut pour ça s’fier à personne
Faut compter soi-même, sans en faire des tonnes
Mais les agents n’aiment pas que
L’on compt’ d’une autre façon qu’eux,
Non les agents n’aiment pas que
L’on compt’ d’une autre façon qu’eux
L’Etat les paie en fin de mois,
Ce n’est pas l’cas des syndicats

Quand tu manifestes l’hiver
Le plus souvent, tu sors couvert
Donc les agents comptent les doigts
Puis divisent par dix, ma foi
Et les cons qui gardent les mains dans leurs poches
Ne rapportent pas de voix à la gauche
Car les agents n’aiment pas que
L’on compt’ d’une autre façon qu’eux,
Non les agents n’aiment pas que
L’on compt’ d’une autre façon qu’eux
La paire de moufles vaut deux doigts
Et tant pis pour les syndicats

Les unijambistes défilent
Avec les culs-de-jatte, facile
C’est sûr qu’on va compter les pieds
Et n’en garder que la moitié
Il ne sert à rien d’compter les personnes
Les chiffres, au départ, le pouvoir les donne
Et les agents n’aiment pas que
L’on compt’ d’une autre façon qu’eux,
Non les agents n’aiment pas que
L’on compt’ d’une autre façon qu’eux
Moins d’un million pour cette fois
Plus de trois pour les syndicats

Ne pensez pas qu’il faut compter
Jusqu’à cent et recommencer
Ce serait extraordinaire
D’avoir autant de commissaires
Un simple compteur caché dans la poche
Pour chaque rangée plein’ de droite à gauche
Mais les agents n’aiment pas que
L’on compt’ d’une autre façon qu’eux,
Non les agents n’aiment pas que
L’on compt’ d’une autre façon qu’eux
S’il y a un seul trou, c’est foutu

Les syndicats l’auront dans le cul

Chanson : « La mauvaise calculation » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La mauvaise réputation » (1952)
Paroles et musique : Georges Brassens

SI SEULEMENT ILS ÉTAIENT MOINS BÊTES

SI SEULEMENT ILS ÉTAIENT MOINS BÊTES.

Caïn-KO, gouvernement et UMP qui lui doivent tant suivent Nicolas… 

perinde ac cadaver ?

Si seulement ils étaient moins bêtes
On dirait : « Tout n’est pas perdu
On les garde, c’est entendu »
Tant ils en auraient dans la tête
Ils sont hélas sots à faire peur
Presque autant que leurs électeurs
Presque autant que leurs électeurs
Si seulement ils étaient honnêtes,
On dirait : « Tout n’est pas perdu
C’est la crise, c’est entendu,
On partagera la disette. »
Malheureusement, c’est désolant,
Eux se tapent des ortolans
Eux se tapent des ortolans.
Si seulement z’étaient sympathiques
On dirait : « Tout n’est pas perdu
On nous baise, c’est entendu,
Mais au fond, viv’ les politiques »
Malheureusement sont pas bien beaux
Peu ragoûtants, disons le mot
Peu ragoûtants, disons le mot
Si seulement ils étaient aimables
On dirait : « Tout n’est pas perdu
Vache enragée, c’est entendu,
Mais on les aurait bien à table. »
Malheureusement sans amitié
Et jurant comme charretiers
Et jurant comme charretiers
Si seulement z’aimaient moins la braise,
On dirait : « Tout n’est pas perdu
Ils sont vénaux, c’est entendu,
Mais ce sont les riches qu’on lèse »
Malheureusement c’ n’est pas le cas
Les pauvres sont près du trépas
Les pauvres sont près du trépas
Si seulement ils étaient fidèles,
On dirait : « Tout n’est pas perdu
Ils se plantent, c’est entendu,
Mais au moins, ils ont un modèle. »
Malheureusement le Nicolas
La trahison, il connaît ça
La trahison, il connaît ça
Si seulement z’étaient périssables
On dirait : « Tout n’est pas perdu
Ils sont pourris, c’est entendu,
Poubelle pour ces non-consommables »
Malheureusement ils restent là
Groupés autour de Nicolas
Groupés autour de Nicolas

Chanson : « Si seulement ils étaient moins bêtes » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Si seulement elle était jolie » (1985)
Paroles et musique : Georges Brassens (posthume, exhumée par Jean Bertola)

« LA GAUCHE N’A QU’UN DROIT, C’EST CELUI DE SE TAIRE »

LE PLAISANTIN DE L’ÉTÉ.

En ces temps bienheureux où le ridicule ne tue plus, le Condor 2010 revient sans
conteste au plaisantin de l’été, Benjamin Lancar, jeune UMP qui après la réalisation du lip-dub, s’attaque à l’envahissante gauchosphère qui ose trouver à redire à l’action du gouvernement et de son guide éclairé.

Voir l’article du Figaro à cette adresse:
http://www.lefigaro.fr/politique/2010/08/31/01002-20100831ARTFIG00341-benjamin-lancar-veut-taper-sur-la-gauche.php

Traditionnellement, les étés de la France
Respectent la chaleur, le repos, les vacances
Tout le monde est parti, si l’on feint d’être là
Le pouvoir est présent, oui, foi de Nicolas !
Journalistes hélas, vraie bande de faux-frères,
Qui jamais ne chômez, vous sortez des affaires
De celles que l’État jour après jour dément
C’est fou jusqu’au moment où l’on prouve qu’il ment
Et le gouvernement d’user de la recette
Qui fonctionne si bien avec des gens si bêtes
Dépêcher un pompier, chargé du contre-feu
Le volontaire fut cette fois Hortefeux
Pour que Woerth-Bettencourt deviennent secondaires
Il fallait vivement un bon bouc émissaire
C’est la faute aux gitans, aux tziganes et aux Roms
Qui polluent le pays de l’Alsace à la Drôme
« La gauche n’a qu’un droit, c’est celui de se taire »
Tant Sarko réussit ses plans sécuritaires
Depuis deux-mille deux, où il en fut chargé
N’importe qui peut voir que les choses ont changé
C’est là ce que prétend un jeune triste sire
Jeune de l’UMP , est-ce utile de dire
Que si de tels propos sentent le caniveau
C’est pour que les amis de le Pen crient  » bravo ! « 
Et vouloir par ailleurs le parti socialiste
Sur la sécurité absent, irréaliste
Socialiste muet, cela n’existe pas
Jospin l’avait promis et il est toujours là
Et puisque l’on y est, l’abracadabrantesque
Ressurgit du passé, pitoyable et grotesque
Un accord est trouvé, à grands coups de millions
Paraît que l’UMP lance une souscription
« La gauche n’a qu’un droit, c’est celui de se taire »
Quand elle dénonçait les dérives du maire
De la vill’ de Paris, un certain Jacques Chirac
Le RPR disait qu’elle racontait des craques
Il aura bien fallu trente-cinq ans à ces plaintes
Pour qu’elles soient traitées échappant aux contraintes
De stupides décrets offrant l’immunité
Pour tout ce qu’a pu faire le roi de l’Elysée
Et la légion d’honneur rend Eric Woerth morose
Si vous n’en savez rien, je vous conte la chose
Il avait affirmé qu’il n’y était pour rien
Mais on trouve son nom au bas d’un parchemin
Il suffisait pourtant concernant la médaille
De bien dire le vrai, ce n’était pas duraille
Et ce, dès le début, mais dire la vérité
Dans ce gouvernement n’a plus droit de cité.
Car le mensonge est roi et la haine est sa reine
Reprenant en cela les idées du FN
La politique échoue, aucun bon résultat
On fait peur aux Français, ça marche à chaque fois
Ne voyez-vous donc pas qu’on vous prend pour des bêtes
Spéculant qu’Alzheimer régit déjà vos têtes
Vous avez oublié, vous oublierez encore
Ne venez pas plus tard râler sur votre sort
« La gauche n’a qu’un droit, c’est celui de se taire »
Moi, pauvre chansonnier, j’affirme le contraire
Et jusqu’en 2012, avide de dures luttes
Cela sera mon but, mon but, mon but, mon but

 

Chanson : « Le plaisantin de l’été » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le bulletin de santé » (1966)
Paroles et musique : Georges Brassens

ABRACADABRANTESQUE

ABRACADABRANTESQUE.

 Le plus fictif de nos présidents, qui depuis trente ans ne cessait de clamer haut et fort son innocence sur certains emplois  à la mairie de Paris et l’irréprochable transparence de financement du RPR, puis de l’UMP… ce président, dis-je, devrait après accord amiable rembourser un demi-million d’euros à la mairie de Paris à titre personnel, et l’UMP environ quatre fois plus… : combien devaient-ils donc en réalité ? Le saura-t-on un jour ?

Pour ma part, ce n’est pas tant l’énormité de la somme qui me dérange, c’est le fait qu’il puisse être capable de la rembourser… Me revient en tête la rumeur des comptes bancaires secrets au Japon…
qui a dit : « Là où y a du yen, y a pas de plaisir ? »

Il y a peu, notre France avait comme président
Le grand Jacques Chirac, à moins qu’il n’y ait gourrance
Un mètr’ quatre-vingt dix, c’est un’ sacrée différence
Qui devant ses « affaires », niait tout en s’exclamant
A
Bracadabrantesque
Je suis calomnié
Faudrait faire psychanalyser
Tous ces malades et tous ces obsédés
Qui toujours accusent l’UMP
D’emplois fictifs, c’est à prouver
Les médias ont bien montré, et même prouvé souvent
Qu’on dépense l’argent public pour se faire bien voir
Pour amis recevoir, c’est la fête à l’UMP
Paris est libéré des complexes financiers
A
Bracadabrantesque
Pourquoi se gêner ?
Il n’y a rien à redouter
Il y a vingt ans que cela s’est passé
Un accord sera vite trouvé
Pour un p’tit peu en rembourser
Il a menti si souvent alors même que les faits
De tous étaient connus, il n’avait rien à branler
De ces accusations, il avait l’immunité
Et pour être tranquille, il a r’filé l’UMP
A
Un autre grotesque
Et rien n’a changé
Car il suffira, pauvre vieux
D’les aligner pour 500 000 au mieux
Pour un innocent, ça fait cher
Tout ça, c’est pas vraiment casher
A
Bracadabrantesque
Sans aucun complexe
Pas d’mise à l’index
Tout est arrangé

Chanson : Abracadabrantesque » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Guitare, tambourin et interprétation : Jean-Marie

Coda exceptionnelle : Boris Vian, dit également Baron Visi, Honoré Balzac, Bison Ravi, Boriso Viana, Brisavion, Bison Duravi, Andy Blackshick, Agénor Bouillon, Xavier Clarke, S. Culape, Aimé Damour, Charles de Casanove, Amélie de Lambineuse, Gédéon d’Éon, Michel Delaroche, Joëlle du Beausset, Gérard Dunoyer, Jules Dupont , Fanaton, Hugo Hachebuisson, Hugo Hachebouisson, Zéphirin Hanvélo, Onuphre, Hirondelle, Odile Legrillon, Otto Link, Gédéon Mauve, Eugène Minoux, Gédéon Molle, Dr G. Molle, Professeur Gédéon Molle, Jacques K. Netty, Josèfe Pignerole, Adolphe Schmürz, Vernon Sinclair, Lydio Sincrazi, Vernon Sullivan, Anna Tof, Anna Tof de Raspail, Claude Varnier…

Chanson originale : « Bourrée de complexes » (1955)
Paroles : Boris Vian
Musique: Alain Goraguer