LE PRÉSIDENT ATTILA

« Là où passe le président Attila Sarkozy, l’herbe ne repousse pas. » Tel est le constat des Bisons des Eyzies, privés de terrain depuis la visite présidentielle du 12 septembre 2010. Décidément, le barnum présidentiel se sent chez lui partout chez nous… quant aux éventuels dommages collatéraux : circulez, y a rien à voir ! En 2012, les footeux ne devraient pas voter avec leurs pieds…

 

J’suis l’président Attila
Là où je passe, l’herbe ne repouss’ pas
Je pose mon hélicoptère
Partout, pépère
Même au milieu d’un terrain d’ foot
Les bouseux, j’en ai rien à fout’
Dans mon contrat y a écrit
Que je peux faire tout ce dont j’ai envie
Si ma troupe fait des ravages
T’inscris : « Dommage !  »
Je n’ai même pas à m’excuser
J’ suis l’ proprio de l’Élysée
J’fais des trous, des gros trous, encor des gros trous
Des gros trous, des gros trous, toujours des gros trous
Des trous, des crevasses
Des trous qui fracassent
J’fais des trous, des gros trous, encor des gros trous
Des gros trous, des gros trous, toujours des gros trous
De si gros trous, de si gros trous
De si gros trous, de si gros trous
J’suis l’président Attila
Mêm’ quand j’ déconne, les gens ne mouftent pas
Pour moi, jamais d’prise de tête
Mon Dieu, qu’ c’est chouette
Et vous les Bisons des Eyzies
Z’avez l’ bonjour de Sarkozy
Pour vous, sous le ciel de France
Voici venu le temps d’la transhumance
Tant pis pour les gars du foot
Tous ils s’en foutent
Vous n’avez qu’à jouer ailleurs
Vous serez d’éternels visiteurs
Pour sortir de ce trou où il fit des trous
Des gros trous, des gros trous, toujours des gros trous
Des trous, des crevasses
Des trous qui fracassent
Vous resterez dans votr’ trou à boucher ses trous
Ses gros trous, ses gros trous, toujours ses gros trous
Oui, ses gros trous, oui, ses gros trous
Oui, ses gros trous, oui, ses gros trous
J’suis l’président Attila
Là où je passe, l’herbe ne repouss’ pas
Je ne fais jamais d’excuses
Je m’y refuse
Faudrait quand même pas déconner
Je suis l’taulier de l’Elysée
Quand je me déplace en France
Pour y développer ma « culturance »
Rien n’est trop beau pour ma pomme
J’ suis l’roi en somme
Et partout, si je m’écoutais,
Où je me pose, je ferais
Des gros trous, des gros trous, encore des gros trous
Des gros trous, des gros trous, toujours des gros trous
Tant pis si quand j’ passe
Des Bisons trépassent
Dans un trou, un gros trou, un dernier gros trou
Un gros trou, un gros trou, un dernier gros trou
On les laissera dans leur p’tit trou
On n’entendra plus parler d’trous plus jamais d’trous
De ces gros trous de ces gros trous de ces gros trous

Chanson : « Le président Attila » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le poinçonneur des Lilas » (1958)
Paroles et musique : Serge Gainsbourg

Publicités

LE LAPSUSTHON

À LA MÊME CHOSE QUE VOUS, DÉGOÛTANT !
.
À quoi pensent les ministres de Nicolas Sarkozy ?
 
Voici la mo-
de de ces mots
Qui viennent soulager nos maux
Quand Rachida
Dati, oui-da
Confond tout dans son agenda
S’trompant par-là
S’trompant par-ci
S’trompant pour un terme précis
Comme si dans son cervelet
Quelque chose se dévoilait
Car l’inflation, qui quête élection,
A suscité de bien curieuses fouilles
Ainsi, pardon, que des émotions
Dans les pantalons
Tous les non-dits, tous les interdits
Sur son vélo, Tati, nom d’une pipe !
Aussi, pardi, pour tous les zizis
De la Sarkozie
Sans oublier que d’ pauvres garçons
Trop timides ou bien trop laids de la bouille
Dans leur culotte, ah cré nom de nom
N’en finissent pas de secouer les nouilles
Tous les pucieux
Tous les trop sérieux
Qui sont encore au stad’ de la branlette
Ainsi, pardieu, que les cons studieux
Et avaricieux
Brice Hortefeux
Le pauvre vieux
De son côté ne fait pas mieux
Le « génitales »
A marqué « mâle »
Au lieu d’empreintes digitales
D’un Rom, il traque l’origine
Arrivé à pied par la Chine
Ah, cassé par le roi de Pruss’
Tant pis pour le Bruce de l’anus
Car l’inflation, qui quête élection,
A suscité de bien curieuses fouilles
Ainsi, pardon, que des émotions
Dans les pantalons
Tous les non-dits, tous les interdits
Sur son vélo, Tati, nom d’une pipe !
Aussi, pardi, pour tous les zizis
De la Sarkozie
Sans oublier que d’ pauvres garçons
Trop timides ou bien trop laids de la bouille
Dans leur culotte, ah cré nom de nom
N’en finissent pas de secouer les nouilles
Tous les pucieux
Tous les trop sérieux
Qui sont encore au stad’ de la branlette
Ainsi, pardieu, que les cons studieux
Et avaricieux

Chanson : « Le lapsusthon » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La ronde des jurons » (1958)
Paroles et musique : Georges Brassens

QUAND IL EST MORT GEORGES FRÊCHE

Georges Frêche a rendu son dernier soupir : on respire au PS…

Quand il est mort, Georges Frêche
Quand il est mort, Georges Frêche
Tous les harkis,
Tous les harkis,
Tous les harkis pleuraient.

Quand il est mort, Georges Frêche
Quand il est mort, Georges Frêche
Tout Montpellier,
Tout Montpellier,
Tout Montpellier pleurait.

On l’enterra et sans voiles,
On l’enterra et sans voiles,
Dans un grand trou,
Dans un grand trou,
Dans un grand trou tout noir.

Et c’est pour ça que l’on trouve,
Et c’est pour ça que l’on trouve,
Près du grand trou,
Près du grand trou,
Près du grand trou, des gênés.

La, la, la…

Chanson : « Quand il est mort Georges Frêche » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Quand il est mort le poète » (1965)
Paroles : Louis Amade

Musique : Gilbert Bécaud

LA PERMISSION DE SARKOZY

« Désormais… quand y a une grève en France… personne ne s’en aperçoit… » Serait-ce une preuve de plus que nous vivons tous en Sarkozie ?

Le « sauveur de la maternelle de Neuilly » semble avoir pris goût à libérer des otages avec détermination : est-ce cependant une raison pour considérer des travailleurs exerçant le droit de grève comme des « human bombs » ? A vous de juger… bientôt 2012 !

Y a pas de saison pour que se lèvent les triques, au fond
Pas de saison pour que frappent les com-
Pagnies de CRS lancées par Nicolas
Tu la sens la trique au bout de tes doigts.
Tu dis que si l’on t’l’a donnée elle est faite pour ça
Tant de bosses grâce à elle tu donneras
Ton corps est là pour jouer son rôle
On a trouvé des trac’s de sang dans ton alcool
(Refrain)
Et tu fonces, fonces, fonces, sur les mecs du piquet
Et tu tapes, tapes, tapes, sur les non-syndiqués
Z’avaient qu’à pas fair’ grève dans la raffinerie
Toi, tu t’en fous, t’as la permission de Sarkozy
Et tu fonces, fonces, fonces, sur les mecs du piquet
Et tu tapes, tapes, tapes, sur les non-syndiqués
Z’avaient qu’à pas fair’ grève dans la raffinerie
Toi, tu t’en fous, t’as la permission de Sarkozy
Tu tapes le monde à la trique et sans haine
L’activité cerveau d’un travail à la chaîne
Tu brûles des calories, tu joues des biscotos
T’es casqué, mais n’veux pas qu’on te prenne en photo
(Au refrain)
Toi la machine devant la raffin’rie
Tu écris une mélodie
Où l’on entend surtout le batteur
Et les coups résonnent en choeur
Si tu déranges dans ces moments là,
Laiss’ dans ton car tes idées noires,
Bientôt tu vas pouvoir foncer
Et tu vas pouvoir matraquer
Dès que l’ordre est tombé
C’est que tu peux tout renverser
C’en est fini de ces journées
De ce frein à ronger
Du car, tu rêvais de casser
La juste grève de ces hommes
Et là, en somme
Tu es libéré
La matraque est ton seul plaisir
Et t’as le droit de t’en servir
Même mieux, le devoir, c’est dire
Les mecs vont souffrir
Le petit brun va déguster
C’lui-là, tu l’as déjà r’péré
Un basané
De la taille d’un jockey
Et tu tapes tapes jusqu’au bout de l’ennui
Tu flashballes, merci Sarkozy
Y a ton copain qui frappe, les mecs font dans leur froc
Et y a les arcades qui éclatent et personn’ que ça choque
(Au refrain)

Chanson : « La permission de Sarkozy » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Nuit de folie » (1988)
Paroles et musique : William Picard / Claude Mainguy-Sauveur Pichot

AH QUELLE INFLATION !

 
La psychanalyse affirme que le lapsus linguæ ne saurait être innocent. Du coup, quand on a l’inflation en tête, les langues se délient, sans que les bons esprits ne pipent mot...
 
Et voilà le lapsus qui tombe
Qui réjouit la nation’
On a l’avis d’une bombe
Sur l’inflation’
Toi l’ex-Garde des sceaux
Racontant des salades
Toi folle de ton corps
Si tu n’as plus vingt ans
Tu as quelle catastrophe
Et cela est dommage
Dit à quoi tu pensais tout le temps
Ah quelle inflation’
Ah mon Dieu qué c’est bon’
Ah quelle inflation’
Au dessus des bonbons’
Aye quelle inflation’
Cela vaut bien de l’or
Excepté quand on mord car alors
Qué dolor
Quand on a l’inflation’ en tête
Les boules tombent sur les yeux
On ne voit plus rien, que c’est bête
Mais y a pas mieux
Faire taire Minouche
C’est un bel avantage
L’inflation, à la bouche
Si elle n’a que ce mot
Faisons-lui ce plaisir
Que nos bourses si sages
La contentent par un beau dépôt
Ah quelle inflation’
Ah mon Dieu qué c’est bon’
Ah quelle inflation’
Au dessus des bonbons’
Aye quelle inflation’
Cela vaut bien de l’or
Excepté quand on mord car alors
Qué dolor
La Madame elle est là svp ?
Oui, ma elle ne peut pas vous parler
La Madame elle s’occupe de l’inflation avec deux mossieurs
Elle est très occupée
Les élections’ sont difficiles
Devant un saucisson’
Réfléchit Blanche-neige
France Gall, que c’est bon,
Contemple sa chupa
A la télévision
Rachida innocente
Ne sent pas qu’elle a fait une grosse
Couille !
Ah quelle inflation’
Ah mon Dieu qué c’est bon’
Ah quelle inflation’
Au dessus des bonbons’
Aye quelle inflation’
Cela vaut bien de l’or
Excepté quand on mord car alors
Qué dolor
Ah quelle inflation’
Ah mon Dieu qué c’est bon’
Ah quelle inflation’
Au dessus des bonbons’
Aye quelle inflation’
Cela vaut bien de l’or
Excepté quand on mord car alors
Qué dolor
etc…

Chanson : « Ah quelle inflation » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Señor météo » (1974)
Paroles et musique : Joe Dassin – Claude Lemesle

REGARDEZ LES FRANÇAIS DÉFILER

REGARDEZ LES FRANÇAIS DÉFILER

Au Chili, les mineurs sont sortis de leur trou. En France, les mineurs sortent de leur silence, et l’UMP sort des conneries : ils seraient « bien trop jeunes pour pouvoir penser, avoir des idées »… et surtout défiler dans la rue.
Allez, au charbon, les godillots !

Regardez les Français défiler
Ils se font un souci fou pour leur retraite
Des plus jeunes jusqu’aux plus âgés
La révolte gronde dans leur tête.
Et puis hop , la contestation,
Et puis hop, manifestation

Dans notre pays, c’est la coutume
De nous voir arpenter le bitume
Le pouvoir n’écoute pas nos paroles ?
On lui répond avec nos guiboles !
Sarkozy ne tient pas ses promesses
Toutes nos retraites sont à la baisse
Et pour tous les plus jeunes qui bossent
Soixante-deux ou soixante-sept, c’est rosse

{au Refrain}

Aller faire certains métiers pénibles
Dont personne ne veut, c’est horrible
Soixante ans, c’était déjà limite
Cadeau de retraite : cercueil en kit
Pour l’gouvernement, tout bénéfice
Tu n’ finiras pas tes jours à Nice
Pas de thalasso ni de piscine
Mais des pissenlits par la racine

{au Refrain}

La solution est pourtant facile
Faisons donc payer les inutiles
Tous ces spéculateurs de cache-maille
Il n’y a que leur argent qui travaille
D’habitude, mon gars, quand on engraisse
Un canard, une oie, un poulet d’Bresse
C’est pour le mettre dans sa casserole
Pas pour que de plus riches nous le volent

{au Refrain}

Chanson : « Regardez les Français défiler » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie
Percussions : JM’s family

Chanson originale : « Les majorettes » (1974)
Paroles et musique : Pierre Perret

LE VOISIN

LE VOISIN .
« Nous en avons assez des parasites, nous n’osons mêmeplus sortir dans la rue » : c’est ainsi que se conclut une publicité politique du Jobbik, le parti d’extrême droite hongrois, en parlant des Roms, pour les élections municipales. Décidément, la caque sentira toujours le hareng…
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/pages-europe/d000537-hongrie.-la-tentation-de-l-extreme-droite-par-sebastien-gobert/article
C’est moi, c’est le voisin
Méprisé par chacun
Dénigré par chacune
Je peux être Roumain,
Hongrois ou Bohémien
Ou venir de la lune
Je n’ suis pas Auvergnat je sais
Ici, quel handicap, c’est vrai
Et je n’ai pas de maisonnette
Pour m’y faire une vie douillette
Mais je vous envoie ce message
Au nom des gens du voyage
Fermez pas, fermez pas la porte
On est des humains comme vous
Ce pouvoir, le diable l’emporte,
Ne veut pas des gens comme nous
Je traîne ma roulotte
Je fais tous les métiers
Voleur comme un ministre
Expert en camelote
Rempailleur, chiffonnier
Bien trop longue est la liste
L’a raison, la foule, oui mais
J’ai volé des poules, tu sais
Du temps qu’elles couraient dehors
Qu’importe, l’on en parle encore
Cela doit faire trente années
Que la dernière est digérée
Fermez pas, fermez pas la porte
On est des humains comme vous
Ce pouvoir, le diable l’emporte,
Ne veut pas des gens comme nous
C’est moi, c’est le voisin
On veut m’envoyer loin
Des campagnes françaises
Et tant pis si après
Vous pourrez vous brosser
Pour réparer vos chaises
C’est clair, Nicolas, je sais
Je ne suis pas gaga, tu sais
Il ne te reste qu’une chance
Pour bien faire voter la France
C’est d’ faire choisir par les crétins
Du FN ton bulletin
Fermez pas, fermez pas la porte
On est des humains comme vous
Ce pouvoir, le diable l’emporte,
Ne veut pas des gens comme nous

Chanson : « Le voisin » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « L’Italien » (1971)
Paroles : Jean-Loup Dabadie
Musique : François Bernheim

LE BOUC ÉMISSAIRE

LE BOUC ÉMISSAIRE

Le candidat Nicolas Sarkozy l’avait pourtant solennellement déclaré  « Je serai le président de tous les Français. »
Au delà du bling-bling, de la vulgarité, de l’inculture et de la volonté de tout régenter au mépris de la Constitution, c’est sans doute sur ce point qu’il diffère le plus de tous ses prédécesseurs : il n’est en effet le président que d’un nombre de Français qui rétrécit à vue d’oeil, telle peau de chagrin. Chacune de ses sorties vise essentiellement à les opposer entre eux, en désignant à la vindicte des cons irréfléchis certains boucs émissaires, croyant détourner l’attention des responsables irresponsables vraies sources de nos malheurs. Pour Noël Mamère devant l’Assemblée, la France pue ; pour Sarkozy, c’est le bouc !

Quand j’ai voulu évaluer mes chances
A l’évidence, c’était pas gros
D’être réélu en 2012
C’était la loose, et j’en crève, j’en crève
J’en ai discuté avec les unes, avec les autres, pour des prunes
Je ne me fie qu’à, qu’à moi Nicolas
Pour changer tout cela

Je cherche un beau bouc émissaire
Cela fait quelques millénaires
Que le coup marche tant les gens
Pensent à tort être intelligents
La haine du bouc émissaire
Réveille leurs instincts grégaires
Ou leur envie d’être un salaud
C’est si facile d’être un facho

C’est un poil dégueu, je le confesse,
Viv’nt la richesse et le pouvoir
Qui depuis toujours hélas attisent
Ma convoitise
Et j’en rêve, j’en rêve
Car mes amis sont tous aux commandes
De notre France, et leurs demandes
D’ n’avoir de compte à
Rendre sur leur compta
C’est mon affaire à moi

Donc je trouve un bouc émissaire
Cela fait quelques millénaires
Que le coup marche tant les gens
Pensent à tort être intelligents
La haine du bouc émissaire
Réveille leurs instincts grégaires
Ou leur envie d’être un salaud
C’est si facile d’être un facho

Oui, je trouve un bouc émissaire
Je l’fais reconduire aux frontières
Et si vous trouvez que c’est beau
En 2012, votez Sarko

Chanson : « Le bouc émissaire » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Dans ma garçonnière » (1975)
Paroles : Alice Dona
Musique : Serge Lama