PARLER SANS RIME NI RAISON

Le petit écran est « occupé », comme dirait l’autre… Par qui ? Mais par tous
ces cons (politiques, professionnels de l’audiovisuel, « spécialistes auto-proclamés », …) persuadés que seul leur avis compte et que donc tous les avis autres, ne valant pas tripette, ne devraient même pas être entendus.
Alors ils parlent, parlent, jusqu’à ce qu’ils pensent avoir quelque chose à dire, allant même jusqu’à contester les fondements de leur propre opinion s’ils sont énoncés par d’autres, quitte à mieux les  reprendre plus tard, « purifiés » par leur saint-esprit personnel…
« Ah s’ils pouvaient la fermer leur gueule, ça nous f’rait des vacances… »

Parler sans rime ni raison
Parler en n’ayant rien à dire
Parler pour émettre des sons
Se voulant donneur de leçons
Alors qu’on ne fait que mentir
Parler sans rime ni raison
On les connaît bien les promesses
De ceux qui cherchent à baiser
Femme, électeur, lecteur de presse
Prises dans un moment d’ivresse
Celles qu’ils renient dégrisés
Parler sans rime ni raison
Parler en n’ayant rien à dire
Parler pour émettre des sons
Se voulant donneur de leçons
Alors qu’on ne fait que mentir
Parler sans rime ni raison
Leur seul désir, c’est qu’on les croie
Les plus intelligents du monde
Puisque ce sont les seuls qu’on voit
Les seuls que l’on entend ma foi
A la télé et sur les ondes
Parler sans rime ni raison
Parler en n’ayant rien à dire
Parler pour émettre des sons
Se voulant donneur de leçons
Alors qu’on ne fait que mentir
Parler sans rime ni raison

Chanson : « Parler sans rime ni raison » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Aimer à perdre la raison » (1971)
Paroles et musique : Jean Ferrat

LE POSSÉDÉ D’NICOLAS

Même quand « il » est en  vacances, je le vois partout… jamais vu autant de fois Louis de Funès, Laurent Gerra, Stéphane Guillon, les zappings ou rétrospectives : bref, il est partout, le grand manitou ! Vivement qu’il revienne…

J’suis possédé d’Nicolas
Même si du premier coup, ça ne se voit pas
Il me hante sur toute la terre
Pauvre misère
Même quand je vais dans les toilettes
J’ai son image dans les mirettes
Dès que j’allume la télé
C’est toujours lui qui vient me saluer
L’matin dans l’Golfe persique
L’soir au Mexique
Il a le don d’ubiquité
Je ne m’ suis pourtant pas cuité
L’est partout, l’est partout, le grand manie-tout
L’est partout, l’est partout, et ça me rend fou
Ma raison se casse
Je suis dans la nasse
L’est partout, l’est partout, l’est toujours partout
L’est partout, l’est partout, et ça me rend fou
Il est partout, il est partout,
Il est partout, il est partout,
J’suis possédé d’Nicolas
J’le vois partout même quand il n’y est pas
Il fait partie d’ma planète
J’ l’ai dans ma tête
Je l’ramène jusque dans mon lit
Je préférerais Carla Bruni
Et sous mon beau ciel de France
Je me vois comme lui à la présidence
Parfois je rêve je chancelle
J’crois qu’il m’appelle
Pour que Camille et Jean-Marie
Deviennent ministres de la connerie
Pour m’sortir de ce flou où il est partout
L’est partout, l’est partout, le grand manie-tout
Mon esprit se taille
Et j’vois qu’je déraille
Et je reste dans mon flou où il est partout
L’est partout, l’est partout, et ça me rend fou
Il est partout, il est partout,
Il est partout, il est partout,
J’suis possédé d’Nicolas
J’le vois partout même quand il n’y est pas
J’en ai marre j’en ai ma claque
Pire que Chirac
Je voudrais jouer la fille de l’air
Laisser Sarkozy au vestiaire
Un jour viendra j’en suis sûr
Où avant la fin d’la législature
Dans la rue et sans mitraille
Vaille que vaille
Les Français qui n’sont pas si cons
Auront une cohabitation
De partout, de partout, sortiront d’leurs trous
De leurs trous, de leurs trous, avant qu’on d’vienne fous
A toute berzingue
Avant de d’venir dingue
De partout, de partout, sortiront d’leurs trous
De partout, de partout, sortiront d’leurs trous
Et je n’serai plus jamais fou
Et je n’le verrai plus partout, le manie-tout
Le manie-tout, le manie-tout, le manie-tout

Chanson : « Le possédé d’Nicolas  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le poinçonneur des lilas » (1958)
Paroles et musique : Serge Gainsbourg

SCOOP Elections 2012 Paul le poulpe nous a tout dit

Alors que se présentent déjà des candidats à des éliminatoires pas encore de saison, l’éternelle question est déjà sur toutes les lèvres : qui sera élu président en 2012, Truc ou Machin ?
Comme toujours prévoyants, nous l’avions posée quelques jours avant sa fin à Paul le poulpe, Neptune et feu Barnard aient ses trois coeurs en leur sainte garde, qu’il repose en paix et à la Gallicienne…
Jean-Marie s’est, lui, coupé en quatre frères Jacques pour vous chanter sa réponse, claire et sans la moindre ambiguïté.

A la fin d’la législature
Tous les cinq ans on va voter
Il reste deux candidatures
Pour la finale de l’Elysée
Y a pour la droite un nommé Truc
Y a pour la gauche monsieur Machin
Y en a qui ont compris le Truc
Et d’autres qui n’jurent que par Machin
L’programme de Truc, c’est un machin
Qui penche à gauch’ sur certains trucs
Y en a qui s’ disent : « J’ai compris l’ truc
Ça m’ donne envie de voter Machin ! »
Seul’ment Machin qui connaît l’ truc
Va leur proposer un machin
Qui démontrera que Truc truque
Les magazines contre Machin
Ma voisine qui aimait bien Truc
Mais dont l’mari est pour Machin
S’disait : « Faudrait qu’je trouve un truc
Pour lui fair’ croire qu’je vote Machin »
Mais son amant qui était pour Truc
A dévoilé tout le machin
Ainsi que tout un tas d’autres trucs
Au pauvre cocu, l’cousin de Machin
Un bon sondage c’est là qu’est l’truc
Pour savoir qui d’Truc ou d’Machin
Va enfin résoudre tous nos trucs
Sans s’endormir sur le machin
Cinquante-cinquante l’Machin et l’Truc
Ça va être serré comme scrutin
Dans les églises on préfère Truc
Au bistrot c’est plutôt Machin
Pour ceux qui n’ont pas pigé l’truc
Et qui s’ demandent si Machin
Ne serait pas bien mieux que Truc
On ressort tous les vieux machins
Certains auraient piqué des trucs
D’autres organisé des machins
Où se passaient de drôles de trucs
Y aurait même eu madame Machin
La veille, on a vu monsieur Truc
Dire qu’il allait battre Machin
C’était avant que madame Truc
Ne dise : « Je vais voter Machin !  »
Vous imaginez bien qu’ce truc
N’a pas réjoui madame Machin
Qui ignorait que madame Truc
Faisait des trucs avec Machin
Les électeurs devant ce truc
En ont eu marre de tout c’ machin
Personne n’a voté pour ce truc
Quatre électeurs, et puis plus rien
La Machin a voté pour Truc
La Truc a voté pour Machin
Bien sûr Truc a voté pour Truc
Et Machin pour monsieur Machin
L’problèm’ qui y avait avec ce truc
C’était d’ savoir qui de Machin
Ou de l’autre candidat Truc
Etait désigné par le scrutin
Alors y z’ont trouvé un truc
Qui montre qu’ils n’sont pas si crétins
C’est lui l’vainqueur de c’machin-truc
Il a pas l’trac, monsieur Muchin !

Chanson : « Truc ou Machin » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La ceinture » (1975)
Paroles : Martial Carré
Musique : Hubert Degex

PAS D’PROBLÈME, TU N’FINIRAS PAS À L’USINE

La politique serait-elle  une alternative au chômage ?
Allez, les sans-travail, faites-vous élire !
(note de l’auteur : cette chanson est une oeuvre de pure fiction, et selon la formule consacrée, toute ressemblance avec…)

Pas d’problème, dans cette chanson sympathique
Pas d’problème, sur la recherche d’un emploi
Pas d’problème, mêm’ si c’est parfois pathétique
Pas d’problème, il y a toujours plus con que soi
 Quand il allait à l’école
Et qu’il se levait matin
Il collectionnait les colles
Et les mauvais bulletins
Ses père et mère avaient honte
D’avoir un fils si crétin
Mais la suite au bout du compte
Montra qu’il était malin
Pas d’problème, il avait une gueule sympathique
Pas d’problème, du baratin, c’était le roi
Pas d’problème, mentir, c’était systématique
Pas d’problème, il allait vite trouver sa voie
Il arriva vite à l’âge
Où l’on doit aller bosser
Fit donc riche mariage
Avec la fille d’un banquier
Il alla voir son beau-père
Plein de franchise, il lui dit
« Voilà, je ne sais rien faire »
Le banquier lui répondit
Pas d’problème, lancez-vous dans la politique
Pas d’problème, personne ne s’en apercevra
Pas d’problème, vous avez une gueule sympathique
Pas d’problème, un bon brushing et ça ira
Il commença sur la liste
D’obligés de beau-papa
Qui se disaient tous gaullistes
Fallait le dire vite, ma foi
Aussitôt adjoint au maire
Il avait tous les talents
Celui surtout de se taire
Sur les affaires d’argent
Pas d’problème, c’est comme ça dans la politique
Pas d’problème, bien plus souvent que ce qu’on croit
Pas d’problème, il suffit d’être sympathique
Pas d’problème, il y a toujours plus nul que soi
Si grand était son mérite
Qu’il fut maire et député
Ce, plusieurs mandats de suite
Même en n’étant pas futé
Et puis il devint ministre
Le fut même plusieurs fois
Tant était grand le registre
De ce qu’il ne savait pas
Pas d’problème, c’est comme ça dans la politique
Pas d’problème, bien plus souvent que ce qu’on croit
Pas d’problème, il suffit d’être sympathique
Pas d’problème, il y a toujours plus nul que soi
Car quand on voit le même homme
Changer de destination
C’est d’ses compétences en somme
Qu’alors il est bien question
Des Pic de la Mirandole
Je n’en compte pas autant
A vous le dire, c’est drôle
Dans tous nos gouvernements
Pas d’problème, c’est comme ça dans la politique
Pas d’problème, bien plus souvent que ce qu’on croit
Pas d’problème, il suffit d’être sympathique
Pas d’problème, il y a toujours plus nul que soi
Il manquait la présidence
Pour achever son parcours
Pour enfin sauver la France
Des chacals et des vautours
Acte de candidature
Dans quelques jours il fera
Car c’est bien dans sa nature
De faire ce qu’il ne peut pas

Chanson : « Pas d’problèmes, tu n’finiras pas à l’usine » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine » (1936)
Paroles : André Hornez
Musique : Paul Misraki

TOUJOURS LA NEIGE

L‘avantage avec la neige et le manteau blanc qu’elle dépose, c’est que le vert-de-gris se voit mieux, et les manœuvres politiciennes aussi, visant les vrais en laissant froids les flocons…

Tombe la neige
Quand y a qu’un flocon, ça va
Tombe la neige
Y a un problème dès qu’y en a trois
Un joyeux cortège
De voitures blanches
Plus lent qu’un dimanche
Se meurt dans la neige
Et Hortefeux broie du noir
Car pour les charters bonsoir
Mais tombe la neige
Impossible manège
Tombe la neige
Ça commence à tomber dru
Tombe la neige
Les flocons occup’nt la rue
Avec promptitude
Marine est en transe
Et tente sa chance
Comme d’habitude
Et Marine crie ce soir
Sa haine et son désespoir
Hortefeux stratège
D’un bien triste manège

Chanson : « Toujours la neige » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Tombe la neige » (1963)
Paroles et musique : Salvatore Adamo

Y A TOUJOURS UN DE TROP

La politique, c’est souvent comme Highlander : à la fin, il ne peut en rester qu’un,
d’où la nécessité du katana pour couper caboche. Tout en restant amis pour la vie, bien sûr… jusqu’à la prochaine.

 Y a des combats pas très marrants
Dès qu’on dit le mot « président »
Au PS ou en Côte d’Ivoire
C’est la bagarre !
Chez les Verts, c’est Joly, Hulot
Qui montent tous deux au créneau wow wow
Chacun ne parle que pour sa paroisse
Et tout cela m’angoisse
Y a toujours un de trop, o, o, o, o
Qu’il faut virer, é, é, é, é,
Lui faire la peau, eau, eau, eau, eau
Crève, crève, crève
Parfois ça se fait aux pétards
Ailleurs ça se fait en dollars
Y a des Gbabgbo, des Ouattara
Rien n’arrêt’ra
La folie des hommes pour le pouvoir
Et qu’ils soient blancs ou qu’ils soient noirs
Le sang coul’ra dans nos ruelles
Monde cruel
{au Refrain}
Plus jamais ça, j’en rêve
Crève, crève, crève {chœurs}
Mais partout c’est pareil
Crève, crève, crève {chœurs}
Ils sont bêtes
Crève, crève, crève {chœurs}
Sur ma planète
Crève, crève, crève {chœurs}
Des mecs qui ne pensent qu’à
Crève, crève, crève {chœurs}
Chez eux devenir roi
Crève, crève, crève {chœurs}
Quitte à s’qu’on crève en tas
Crève, crève, crève {chœurs}
Sur ma terre à moi
Crève, crève, crève {chœurs}
{au Refrain, ad lib}

Chanson : « Y a toujours un de trop » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « T’as beau pas être beau » (1978)
Paroles et musique : Louis Chedid

NI SABRE, NI GOUPILLON

Nicolas n’aime pas la Laïque : là est le hic !
Pour lui, l’Education nationale est un repaire de gauchistes, coûte cher, et pourrait rapporter gros. Après le démantèlement des IUFM, la formation des maîtres pourrait se faire désormais en uniforme militaire
http://www.rue89.com/2010/12/15/des-militaires-pour-former-les-profs-stagiaires-180932
ou en soutane, tant l’enseignement privé est actuellement arrosé de subventions aux montants illégaux.
L-enseignement-prive-arrose-par-des-financements-publics_a200566.html
Chantons-le donc assez fort pour être entendus : « Ni sabre, ni goupillon ! « 

Monsieur le président de notre République
Je l’apprends aujourd’hui sans vraie stupéfaction
Vous avez décidé, c’est dans votre logique,
De mettre encore à mal toute l’Éducation
Par le sabre et le goupillon
L’Histoire nous l’apprend, ce genre de pratiques
Ne fut jamais ailleurs que le fruit d’obsessions
Et ce, dans des États fort peu démocratiques,
Soumettant les esprits à la génuflexion
Devant l’ sabre ou le goupillon
L’école obligatoire, gratuite, la « laïque »
Qui fit de notre France une grande nation
Vous ne la voulez plus dans la chose publique
Et prétendez choisir qu’elle fasse soumission
Au sabre et au goupillon
Le discours de Latran, il y a trois ans à peine
Vous disait préférer, quelle consternation,
A l’enseignant laïc celui qui dit « Amen »
Alors que dans nos lois, il est hors de question
Du sabre et du goupillon
Et voici qu’aujourd’hui, ce sont les militaires
Auxquels vous confiez missions de formation
Les enseignants seraient-ils par trop libertaires
Ou alors peu enclins à subir la pression
Du sabre et du goupillon
Vouloir pour nos enfants cette seule musique
Qui fait marcher au pas, tous bien en rang d’oignon,
L’esprit tourné vers Dieu, le regard vers la trique
Louchant pour conserver dans son champ de vision
Le sabre et le goupillon
Ne vous étonnez pas si la France se lève
Pour protéger de vous cette génération
D’étudiants, d’enseignants et de tous ces élèves
Que vous souhaitez soumettre à la domination
Du sabre et du goupillon
Pas question de clairon, pas plus que d’harmonium
Les Français se battront pour que la tradition
Qui depuis si longtemps a su former des hommes
Continue malgré vous, à refuser, crénom
Le sabre et le goupillon

Chanson : « Ni sabre, ni goupillon » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le sabre et le goupillon » (1965)
Paroles et musique : Jean Ferrat

POUVOIR D’ACHAT

.Imaginez avec moi ce dialogue entre un papet lointain cousin de Jean Gabin et un collaborateur de l’UMP en tournée…

« – Ah, mon René, toi qu’es intelligent, viens-y voir, mon gars… c’est t’y quoi le pouvoir d’achat dont tout le monde y cause dans la télé ?
– Ben, l’père Auguste, comment dire ? … c’est ce que vous pouvez acheter avec la même quantité de travail.
– T’es ben gentil, mon gars, mais si tu travailles pô ?
– Et bien, avec votre argent !
– Et si d’l’argent t’en a pas non plus ?
– Ben alors, vous ne pouvez pas acheter, vous n’avez pas de pouvoir d’achat !
– Aaaaaaaaah ! Cré bon gu ! Aaaaaaaaah, la crapule ! Mais ça va pas s’passer comme ça ! Il va me le rembourser, mon vote, t’entends ça, dis, salopiot ! « Je serai l’président du pouvoir d’achat » qu’y disait, ton bonhomme, là ! Escroc ! Voyou ! l’Président d’mes
fesses, oui ! et encore, t’as pas vu ma République ! Aaaaaaah, bon gu !… »

Chers socialos
Amis de mon cœur
J’ai quitté l’rang de vos électeurs
Toujours ces rixes assassines
Toujours ces mêmes petites combines
Et les copains-copines
Qui souvent se débinent
Franchement ça me mine
J’ai visité Sarkoland
C’était mieux qu’ l’ex de Hollande
T’en as rêvé du pouvoir d’achat
On t’l’a promis le pouvoir d’achat
Toi, t’as voté pour l’pouvoir d’achat
Et oukilé ton pouvoir d’achat….
On n’est vraiment que des pauvres types
Chaque fois on se fait avoir
Par tous ces hommes politiques
Dès qu’ils désirent le pouvoir
T’en as rêvé du pouvoir d’achat
On t’l’a promis le pouvoir d’achat
Toi, t’as voté pour l’pouvoir d’achat
Et oukilé ton pouvoir d’achat….
Ils nous promettent la Lune
On devrait pourtant le savoir
Pouvoir d’achat et fortune
Tu votes pour eux et puis bonsoir
T’en as rêvé du pouvoir d’achat
On t’l’a promis le pouvoir d’achat
Toi, t’as voté pour l’pouvoir d’achat
Et oukilé ton pouvoir d’achat…
Orchestre
T’en as rêvé du pouvoir d’achat
On t’l’a promis le pouvoir d’achat
Toi, t’as voté pour l’pouvoir d’achat
Et oukilé ton pouvoir d’achat…
J’avais pas un mince pécule
Il aurait dû faire des petits
Avec tous ces gens qui spéculent
Il est dev’nu tout riquiqui
T’en as rêvé du pouvoir d’achat
On t’l’a promis le pouvoir d’achat
Toi, t’as voté pour l’pouvoir d’achat
Et oukilé ton pouvoir d’achat…
Orchestre
T’en as rêvé du pouvoir d’achat
On t’l’a promis le pouvoir d’achat
Toi, t’as voté pour l’pouvoir d’achat
Et oukilé ton pouvoir d’achat…
Le Président n’a pas eu peur
De nous promettre un grand panard
Moralité : j’ai même pas d’beurre
Pas grave, j’ai même pas d’épinards
T’en as rêvé du pouvoir d’achat
On t’l’a promis le pouvoir d’achat
Toi, t’as voté pour l’pouvoir d’achat
Et oukilé ton pouvoir d’achat…

Chanson : « Pouvoir d’achat » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprète : Jean-Marie

Chanson originale : « America » (1957)
Paroles : Stephen Sondheim
Musique : Leonard Bernstein

À PRÉSENT FAUDRAIT T’EN ALLER

On a toujours besoin de plus petits que soi : c’est sans doute la raison pour laquelle une
délégation malgache aurait été reçue en catimini à l’Élysée par le chef de l’État. 
Hélas pour lui, c’étaient les Surfs, reformés pour l’occasion, qui lui ont donné ce conseil…

Si seulement tu avais dit la vérité
Tu n’en serais pas là, pas plus que l’UMP
Pour te faire élire, toi Nicolas
Tu nous as promis tout, et puis n’importe quoi
Pour toi, on a voté
Depuis tu en as profité
Tu nous avais promis d’être le président
Qui changerait la France, en bien, c’est évident
Faut dire, pour les riches, c’est réussi
Mais il n’y a pas qu’eux qu’ont voté Sarkozy
Eux, tu les as baisés
À présent, faudrait t’en aller
Tu veux chercher encore à reprendre ta chance
Mais il est trop tard mon p’tit vieux
Tu n’ baiseras plus la France
On t’avait dit que le pouvoir c’était sérieux
Tu n’avais pas le droit de nous rendr’ malheureux
Et tous tes mensonges ne pourront pas
Nous rendre la confiance de certains pour toi
On ne peut plus t’aimer
Ça s’rait mieux si tu t’en allais
Et il n’est pas question de t’ redonner ta chance
Besson, Lefebvre et Hortefeux
Ont dégoûté la France
On t’avait dit que le pouvoir c’était sérieux
Tu n’avais pas le droit de nous rendr’ malheureux
Et tous tes mensonges ne pourront pas
Nous rendre la confiance de certains pour toi
On ne peut plus t’aimer
Ça s’rait mieux si tu t’en allais
On ne peut plus t’aimer
Ça s’rait mieux si tu t’en allais

Chanson : « A présent faudrait t’en aller » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie, grand Surfeur devant l’Eternel

Chanson originale : « A présent tu peux t’en aller » (1964)
Paroles et musique : J.M. Rivière, G. Bourgeois / I. Raymonde, M. Hawker

ASSERMENTÉ

« Comment trouves-tu ma daube ?
– Excellente, ma chérie, excellente ! »
Il peut arriver à tout le monde de mentir, quand cela n’engage que soi et comme ici, peut avoir des conséquences plutôt positives.
La République, dans sa grande sagesse, a prévu que la parole de certains pour les choses sérieuses puisse valoir plus que celle du commun des mortels, et en a confié droits et devoirs à certains, qu’elle a distingués : les assermentés.
La condamnation à ce titre par le tribunal de Bobigny de quelques policiers qui en ont abusé est exemplaire.
L’est encore plus la réaction de notre ministre de l’Intérieur, qui a cru bon de commenter vigoureusement cette décision de justice en s’affichant du côté de ceux qui ont trahi le serment les habilitant au profit de leur seul intérêt personnel, soutenu par des policiers en tenue (pendant leurs heures de service ?) …

As-ser-men-té té té té té
C’est un beau métier
Un beau turbin bin-bin-bin-bin
Je ne risque rien
Je dis quelque chose
Et personne n’ose
Ou n’peut contester
C’est la vérité
J’suis assermenté
Vous vous garez comme il faut
Avec c’ qu’il faut dans l’horo
Comme vous êtes un mec prudent
Vous ajoutez même une pièce dedans
Vous revenez juste à l’heure
Pour témoin l’horodateur
« Dommage, fallait vous presser ! »
Qu’il vous dit l’agent qui dresse un PV
On m’ charge d’une assignation
Je suis huissier, attention
Mêm’ si je n’ passe pas chez vous
Du moment qu’je l’dis, c’est tant pis pour vous
Vous aurez beau protester
Le contraire démontrer
Même devant un tribunal
Il n’ m’arriv’ra rien
Et c’est bien normal
Magistrat des tribunaux
Je peux me permettr’ des faux
C’est tant pis pour l’prévenu
D’ailleurs, quoi qu’il fasse, il l’aura dans l’cul
S’il s’ pourvoit en cassation
Pour entamer une action
Je peux compter sur Paris
Je sais que sa plainte s’ra traitée ici
Ne parlons pas des agents
Parce que chez eux, c’est courant
Comme ils sont souvent bourrés
En cas d’accident, un autr’ doit trinquer
Ça retombe sur vous ou moi
Le tribunal moufte pas
Et si ça arrive par chance
On voit Hortefeux contre la sentence

Chanson : « Assermenté » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le plombier » (1974)
Paroles et musique : Pierre Perret