SI JE MEDIATOR

Mediator, et le tort tue, et là tu meurs… Sous la pression des médias et des consommateurs, et suite à de nombreux scandales, l’UMP lâche peu à peu (en apparence du moins) ses amis de toujours.
C’est le tour des grands laboratoires pharmaceutiques, et de certaines de leurs productions, coûteuses et inutiles, parfois nocives, voire mortelles, comme le Mediator. Autant de morts à retrancher d’autres statistiques (du tabac ?)…

Si je médis à tort de certains pharmaciens
C’est que le Mediator passa entre leurs mains
Sans la moindre remarque
Alors que les experts et leur communauté
S’intéressaient encore à son innocuité
N’en déplaise à la marque
Mediator, on en meurt, ou l’on en reste idiot
Je le sais, j’en ai pris, en temps immémoriaux
Alzheimer me pardonne
Je n’ai pas souvenir d’avoir un jour minci
Ni de quelconque creux visant ma glycémie
Y aurait-il maldonne ?
Par contre, je dois vous remercier, Servier
Et vous banques, du coup, qui intérêts serviez
De mes actions du groupe
Vous avez fait très fort, mes comptes sont d’aplomb
Et Dieu sait si pourtant j’avais touché le fond
Qu’elle est bonne, la soupe !
Dans les médicaments, il faudrait investir
De l’argent seulement, en prendre c’est mourir
Et c’est bon pour les pauvres
« On garde la Sécu dans ce seul intérêt
Pour nous, les co-labos, c’est une vache à lait
Et mes propos sont sobres
Si l’on ne fabriquait que les médicaments
Vraiment utiles aux gens, de plus à prix coûtant
Ce serait dramatique
Les machines seraient aussitôt syndiquées
Et tous les containers bien vides sur les quais
Ce serait la panique
Mon chauffeur revendrait ses deux Masérati
Bien forcé de garder sa seule Ferrari
La Daimler est en panne
Je me retrancherais sitôt dans la masure
D’un hectare et demi sur la côte d’Azur
Dans les hauteurs de Cannes
Si vous tombez
malade, ne comptez plus sur moi
Je n’aurais plus affaire à vous, bande d’ingrats
Que le diable vous perde
Comme l’on dit ici, ce même sans accent
Fais du bien à Bertrand, te répond en caguant
Mes labos vous emmerdent
Mes labos vous emmerdent »

Chanson : « Si je Mediator » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Misogynie à part » (1966)
Paroles et musique : Georges Brassens

 

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BOUAZIZI YALIL! Un si grand sacrifice

Il est des actes individuels désespérés qui redonnent vie collectivement à un  peuple : la mort tragique de Mohamed Bouazizi est de ceux-là, ne l’oublions jamais… Yalil, yalil, Bouazizi, yalil…

Alors que se dévoilent
Les secrets de Tunis
Brille au ciel une étoile
Celle d’un de ses fils
Qui donna le signal
Réveilla les soumis
Par son grand sacrifice
Informé par la toile
Le monde sait ton drame
Et la noirceur du voile
Des femmes de Tunis
Le peuple tunisien
Te couvre de jasmin
Pour ton grand sacrifice
Yalil Yalil Bouazizi Yalil
Yalil Yalil Bouazizi Yalil…
Les souvenirs se voilent
Et tout Sidi Bouzid
Repense à ton étal
Aux légumes et fruits
Qu’aux gens avec amour
Tu proposais toujours
On t’a volé ta vie
Et charrette et balance
Tu n’as pas accepté
De subir l’injustice
Et celle qu’on t’a faite
Restera dans nos têtes
Et le cœur d’Hammamet
Yalil Yalil Bouazizi Yalil
Yalil Yalil Bouazizi Yalil…
Les secrets se dévoilent
On lit dans les journaux
Qui suçait l’os à moelle
Et qui rongeait les os
Qui bouffait les arêtes
De nouveaux jours commencent
C’est sans doute une chance
Yalil Yalil Tu n’oublieras pas
Les martyrs d’autrefois
Yalil Yalil Tu n’oublieras pas
Yalil Yalil Et tu sauras pourquoi
Yalil Yalil Bouazizi Yalil
Yalil Yalil Bouazizi Yalil…
Brille au ciel une étoile
Celle d’un de tes fils
Qui donna le signal
Réveilla les soumis
Informé par la toile
Le monde sait ta vie
Le peuple tunisien
Te couvre de jasmin
Pour ton grand sacrifice
Yalil Yalil Bouazizi Yalil

Chanson : « Un si grand sacrifice » SACEM ©2011
Paroles : Camille Gomès
Interprétation : Jean-Marie Quesnel

Chanson originale : « Au café des délices » (1999)
Paroles et musique : Félix Gray

PRENDRE OPTION SARKOZY

Les élèves de Terminale vont bientôt prononcer leurs voeux ! Ils doivent en effet impérativement se pré-inscrire en faculté ou autres voies du supérieur avant le 20 mars 2011 sur internet ou le 1er avril par dossier papier.
Beaucoup hélas, et c’est bien naturel, n’ont pas la moindre idée de ce qu’ils feront plus tard, sachant seulement que ça doit être relax et très bien payé.
Le conseil du jour : prendre option Sarkozy.

On demande à nos terminales
Qui n’ont encore que dix-huit ans
De choisir, chose peu banale,
Pour l’an prochain l’enseignement
Qui plus tard fixera leur paye
Et conditionnera leur vie
Moi, les enfants, c’que j’vous conseille
C’est de prendre option Sarkozy
Moi, les enfants, c’que j’vous conseille
C’est de prendre option Sarkozy

Au lieu de vous casser la tête
À vouloir faire maths ou philo
Sciences sociales ou bien trompette
Sciences de la terre ou véto
Il serait temps qu’on vous réveille
Que le système soit compris
Moi, les enfants, c’que j’vous conseille
C’est de prendre option Sarkozy
Moi, les enfants, c’que j’vous conseille
C’est de prendre option Sarkozy

Le temps béni des bacs plus cinq
Qui trouvaient sitôt un emploi
Si vous écoutez Alain Minc
Vous saurez qu’il est loin déjà
Et de Roubaix jusqu’à Marseille
De Bordeaux jusqu’à Annecy
Moi, les enfants, c’que j’vous conseille
C’est de prendre option Sarkozy
Moi, les enfants, c’que j’vous conseille
C’est de prendre option Sarkozy

Point n’est besoin de faire études
Juste pour y passer son temps
La concurrence sera rude
Sur le carreau vous serez tant
Et diplômes ou non, c’est pareil
Si vous croyez que ça suffit
Moi, les enfants, c’que j’vous conseille
C’est de prendre option Sarkozy
Moi, les enfants, c’que j’vous conseille
C’est de prendre option Sarkozy

Il fut un temps où présidence
Supposait un certain niveau
Puisqu’on représentait la France
Bien qu’elle soit peuplée de veaux
De Gaulle disait des merveilles
Mitterrand était érudit
Moi, les enfants, c’que j’vous conseille
C’est de prendre option Sarkozy
Moi, les enfants, c’que j’vous conseille
C’est de prendre option Sarkozy

Car quand il lit, c’est sans critique
Mais quand il parle, quel malheur
Faites donc de la politique
Que vous soyez black, blanc ou beur
Vous allez vous faire de l’oseille
Placer vos enfants, vos amis
Je pense que c’est rationnel
De choisir l’option Sarkozy
Moi, les enfants, c’que j’vous conseille
C’est de prendre option Sarkozy

Chanson : « Prendre option Sarkozy » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitare et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La guerre de 14-18 » (1962)
Paroles et musique : Georges Brassens

PAIX A LEURS CENDRES

La gauche montre la bonne direction quand la droite avait perdu le Nord !

http://www.rue89.com/2011/01/19/tabac-la-fin-de-la-chasse-a-la-cigarette-dans-les-affiches-186481?page=0%2C0#

Merci, monsieur Didier Mathus,  député  de  la  quatrième circonscription de Saône-et-Loire ! Le ridicule tuant plus que le tabac, vous venez de sauver la France et son patrimoine culturel d’une mort certaine, faisant partir en fumée les diktats staliniens d’un lobby liberticide niant notre passé et notre culture. D’autant que les puissants de notre Sarkofrance se foutent comme de leur première P4 du respect des lois qu’ils imposent à tous, sans les respecter eux-mêmes.
La loi, c’est pour les cons, dirait-on (selon le qu’en-dira-t-on !)
Bref, vous méritez un tabac ! Pour vous, donc : Pipe pipe pipe hourrah !

Certains dépouillent les cadavres
Et ce, en toute impunité
Je le déplore et ça me navre
Au nom de la moralité
Le pire est que pour ces sal’s types
Cela serait pour notre bien
Je les conchie, nom d’une pipe
Ces gens qui ne respectent rien
Je les conchie, nom d’une pipe
Ces gens qui ne respectent rien
Voler des morts, pour moi, en somme
C’est un peu les tuer encore
C’est toute leur vie que l’on gomme
Ce sont leurs restes qu’on dévore
Mais les fantômes ont la vie dure
Et combattent de l’au-delà
Pour que ce qu’ils étaient perdure
Pour nous, nom d’une pipe en bois
Pour que ce qu’ils étaient perdure
Pour nous, nom d’une pipe en bois
Pauvres faussaires de l’Histoire
Arracheurs de dents patentés
Staliniens voulant faire croire
À votre seule vérité
Vous avez truqué des images
De notre inconscient collectif
En vandalisant l’héritage
D’artistes bien trop créatifs
En vandalisant l’héritage
D’artistes bien trop créatifs
Laissez les morts dormir tranquille
Laissez-les donc vivre leur vie
Ils n’ont pas besoin d’imbéciles
Venant faire charivari
Si leurs manières vous défrisent
Évitez-les de votre mieux
Ils sont nés avant vous, Marquise
Leur fumée monte jusqu’aux cieux
Ils sont nés avant vous, Marquise
Leur fumée monte jusqu’aux cieux
C’est au nom de la République,
Que vous volâtes mes tontons
Au nom d’une santé publique
S’érigeant en Inquisition
À Tati vous prîtes sa pipe
Et son cigare à Columbo
De Brassens bien nue est la lippe
Où sont les lèvres de Castro ?
De Brassens bien nue est la lippe
Où sont les lèvres de Castro ?
À l’Assemblée, c’est une chance
Certains députés sont moins cons
Que d’autres élus de la France
Bien sûr, bientôt des élections
Ils ont voté, c’est chose sûre,
Sur ce sujet enfin la loi
Qui met fin à vos impostures
Le passé restera de bois
Qui met fin à vos impostures
Le passé restera de bois
La pipe à Tati que l’on croyait perdue
Ce sont les censeurs qui l’auront dans le cul

Chanson : « Paix à leurs cendres » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le testament » (1956)
Paroles et musique : Georges Brassens

LE CHIC MAINTENANT

La vie moderne exige sans arrêt que vous gagniez du temps. Certes, mais pour en faire quoi ? Le plus souvent rien… ou pire, moins que rien : chat sans intérêt, télé-réalité, fesse-bouc, portable bientôt disponible en greffe prénatale…
Réduire la durée des moments où vous êtes en situation de responsabilité, tel est le but ! Surtout, ne pensez pas ! Ou alors seulement à votre petite personne ! Fatalitas, eut dit Chéri-Bibi…

Le chic, maintenant
C’est d’gagner du temps
C’est d’gagner du temps
Pour le perdre connement
Le chic, maintenant
C’est d’gagner du temps
C’est d’gagner du temps
Pour le perdre connement
L’élève bâcle ses devoirs
En cinq minutes chaque soir
Pour sortir avec ses copains
Ou fesse-bouquer dans un coin
Le chic, maintenant
C’est d’gagner du temps
C’est d’gagner du temps
Pour le perdre connement
Y a plus d’ cuisine à la maison
Sa mère cherche un net-compagnon
Qui saura réjouir son anus
Heureusement, il y a Findus
Le chic, maintenant
C’est d’gagner du temps
C’est d’gagner du temps
Pour le perdre connement
L’élève bâcle ses devoirs
En cinq minutes chaque soir
Lui qui tait sa vie à sa mère
Il l’étale dans la blogosphère
Le chic, maintenant
C’est d’gagner du temps
C’est d’gagner du temps
Pour le perdre connement
Y a plus d’ cuisine à la maison
Sa mère cherche un net-compagnon
Qui saura réjouir son anus
Heureusement, il y a Findus
C’n’est pas que je devienne amer
Mais y a peut-être mieux à faire.
C’n’est pas que je devienne amer
Mais là je ne peux pas me taire.
C’n’est pas que je devienne amer
Mais y a peut-être mieux à faire.
C’n’est pas que je devienne amer
Mais là je ne peux pas me taire.
C’n’est pas que je devienne amer
Mais y a peut-être mieux à faire.
C’n’est pas que je devienne amer
Mais là je ne peux pas me taire.
Y a plus d’ cuisine à la maison
Sa mère cherche …

Chanson : « Le chic maintenant » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le bon temps, c’est quand ? » (1974)
Paroles : Michel Sardou /Pierre Delanoë
Musique : Jacques Revaux
Bande-orchestre : Harmonic Orchestra of Saint-Pol sur Mer plays Michel Sardou


visible sur
http://www.clubsardou.com/clubms.php?page=inedit&y=5&lang=en

 

BEN ALI AUSSI

Du jasmin sur la gueule de Ben Ali ? Un vieux rêve qui se réalise enfin, au grand bonheur des Tunisiens et de ceux qui aiment ses habitants, le pays et sa culture. Capri, c’est fini ? Ben Ali… aussi !

C’est en Arabie Saoudite
Que s’est réfugié Ben Ali
Il avait dû partir très vite
Croyant s’envoler vers Paris
Mais Sarkozy lui a dit « Non »
À Djeddah se posa l’avion
Pris dans un vol d’hirondelles
Il avait un coup dans l’aile
Ben Ali aussi
Des oiseaux sur le bitume
Venaient d’y laisser des plumes
Ben Ali aussi
De fait, sans que l’on médise
Ça sentait un peu la mouise
Ben Ali aussi
Donc pour des questions d’hygiène
On jeta tout dans la benne
Ben Ali aussi
C’est en destituant Bourguiba
Qu’avait pris l’pouvoir Ben Ali
Il l’avait dit bien trop gaga
Pour diriger la Tunisie
On est puni, n’pas l’oublier
Souvent par où l’on a péché
Tunisie, pays de rêve
Certains souhaitaient que tu crèves
Ben Ali aussi
Certains faisaient carambouilles
Pour s’en mettre plein les fouilles
Ben Ali aussi
Pour l’argent dissimulé
Certains, de vrais enculés
Ben Ali aussi
On sait pour l’avoir vécu
Que vous êt’s des trous du cul
Ben Ali aussi
Pas question de perdre la tête
La révolution, c’est très bien
Il y a des moments pour la fête
Sans démocratie, ce n’est rien
Bonne chance à la Tunisie
Là, où Ben Ali, tu nuisis
En Tunisie, l’atmosphère
Était bien trop délétère
Ben Ali aussi
Les exactions des milices
Méritent qu’on les compisse
Ben Ali aussi
Et plus question que l’on triche
Car la Tunisie est riche
Ben Ali aussi
Mais hélas dans trop de douars
Il existe bien des couards
Ben Ali aussi
Et pour bien me faire comprendre
Les profiteurs, faut les pendre
Ben Ali aussi

Chanson : « Ben Ali aussi » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprète : Jean-Marie

Chanson originale : « Félicie aussi » (1939)
Paroles : Albert Willemetz
Musique : Casimir Oberfeld

L’DÉPART DE BEN ALI

Le soleil se lève enfin pour le peuple tunisien, après une longue éclipse. Ses justes
revendications pour les libertés et son courage pacifique dans la rue ont eu raison du dictateur qui a choisi une fuite peu glorieuse, en abandonnant le pouvoir.

Vive la paix et le retour de la démocratie en Tunisie.

صدر ابتهاج  تونس !

Ay qu’il est joli, l’départ de Ben Ali
Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai
Oui qu’il est joli, l’départ de Ben Ali
Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai
Cela faisait bien trop longtemps
Que ça durait
Et la Tunisie souffrait tant
C’était à pleurer
Les gens dans la rue
Qui n’en pouvaient plus
Y sont arrivés
Car tous motivés
Ay qu’il est joli, l’départ de Ben Ali
Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai
Oui qu’il est joli, l’départ de Ben Ali
Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai
Quand on touche à la liberté
En Tunisie
Le peuple garde sa fierté
Et sans les fusils
Il attend son heure
Et le dictateur
Finit par tomber
Toujours dans la paix
Car qu’est-ce qu’il est joli, l’départ de Ben Ali
Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai
Oui qu’il est joli, l’départ de Ben Ali
Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai
Ne reste plus qu’à espérer
Qu’les militaires
Joueront la carte du progrès
Avec crosse en l’air
Car en Tunisie
Vivre un aujourd’hui
Sans toi, Ben Ali
Sera paradis
Ay qu’il est joli, l’départ de Ben Ali
Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai
Oui qu’il est joli, l’départ de Ben Ali
Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai

Chanson : « L’départ de Ben Ali » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les filles de mon pays » (1965)
Paroles et musique : Enrico Macias

LA DÉMOCRATIE

    Amis africains ou français qui souffrez par ces temps difficiles et vous demandez si nous sommes encore en démocratie, méditez  donc  ce  joli  mot de Georges Bernanos : « Les démocraties ne peuvent pas plus se passer d’être hypocrites que les dictatures d’être cyniques. »

C’que c’est beau la démocratie
Même s’il faut parfois nuancer
Pas d’raison pour qu’on les oublie
Les beaux jours, les beaux jours passés
C’que c’est beau la démocratie
Qui respecte nos libertés
Pas d’raison pour qu’on les oublie
Les fondements de notre société
Les présidents de la Vème
Jadis respectaient l’électeur
Et c’est pas rare qu’on s’en souvienne
En repensant aux jours meilleurs
C’que c’est beau la démocratie
Président de tous les Français
Y a pas d’raison pour qu’on oublie
Qu’aujourd’hui, c’est bien dépassé
Remuons-nous !
C’que c’est beau la démocratie
Sur Voici ou bien sur Gala
Pas de raison pour qu’on les oublie
Les belles tenues de Rachida
C’que c’est beau la démocratie
Quels que soient l’instant et l’endroit
Pas d’raison pour qu’on les oublie
Les femmes fatales en falbalas
Tout cet argent, on voit pas comme
Ça fait d’l’effet sur l’électeur,
Mais lorsqu’on n’est qu’un bien pauvre homme
Ça fait oublier son malheur
C’que c’est beau la démocratie
Remuons-nous ! Va falloir voter
En 2012 contre Sarkozy
Si on veut encore exister
Remuons-nous !
Attention 2012, mamie !
Dernière chance pour les libertés.

Chanson :  » C’que c’est beau la démocratie  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale:  » C’que c’est beau la photographie  » (1968)
Paroles : Jean Cosmos
Musique : Hubert Degex

T’INQUIÈTE, LA ROUE DU PROGRÈS TOURNE SANS JAMAIS S’ARRÊTER

La forme même des pyramides d’Égypte montre que déjà les ouvriers avaient tendance à en faire de moins en moins, affirmait Will Cuppy. La diminution du temps de travail est une constante historique associée au progrès et à l’évolution inéluctable de la société des hommes. Dans notre belle France, il fallut attendre une loi de 1841 pour limiter le temps de travail des enfants à 12 heures par jour de douze à seize ans, et à 8 heures par jour de huit à douze ans.  Prétendre aller dans le sens opposé est à la fois révélateur et insignifiant…

Quand l’homme primitif recherchait sa pitance
Pêchant, chassant, cueillant dans l’but d’remplir sa panse
C’était évidemment un travail à plein temps
Il n’comptait pas ses heures dans les bois et les champs
Il était sans patron, mêm’ si sa Cromignonne
Lui reprochait souvent son goût pour la braconne
Et d’aller trop traîner, au bord de la rivière
Avec quelques luronnes, disant « J’n’ai pris qu’un ver »
T’inquiète, la roue du progrès
Tourne sans jamais s’arrêter
Et puis il y eut des chefs, qui n’en foutaient pas une
Profiteurs patentés, qui promettaient la lune
À qui tout était dû, cuissages et cuissots,
Qui se servaient d’abord, et les meilleurs morceaux.
Si longtemps on troqua, fut inventée la thune
Permettant aisément d’amasser des fortunes
Et la part du lion grossit, vaille que vaille
C’est à ce moment-là que naquit le travail
T’inquiète, la roue du progrès
Tourne sans jamais s’arrêter
On fit donc des esclaves, au sortir des batailles
Avec pour seul contrat : « Tu crèves ou tu travailles !
Si tu veux sous un toit assurer protection
D’ta femme et d’tes enfants, faudra faire attention
Si tu veux leur survie, ne compte pas tes heures
Pendant que ton patron sur toi fera son beurre. »
Tu apparus alors, race des fainéants,
Toi qui mis au travail les pauvres, les manants
T’inquiète, la roue du progrès
Tourne sans jamais s’arrêter
La journée de douze heures devint une habitude
Pour les petits enfants, non, pas question d’études
Il fallait travailler, ce dès son plus jeune âge
Amasser quelques sous en vue d’un mariage
Les seigneurs, les bourgeois et les gens de l’Église
Avaient des serviteurs, des laquais, des commises
Auxquels ils assuraient d’être logés, nourris
Contre être corvéables et taillables à merci
T’inquiète, la roue du progrès
Tourne sans jamais s’arrêter
Un jour fut décidé que ce serait huit heures
Il fallait éviter quand même que trop meurent
Ce n’était pas rentable et les révolutions
Finissaient par donner de l’imagination
Aux peuples, aux ouvriers et aux gens de la terre
Qui ne supportaient plus l’côté héréditaire
De cette transmission presque de droit divin
Laissant aux travailleurs les miettes du festin
T’inquiète, la roue du progrès
Tourne sans jamais s’arrêter
Et puis la gauche vint, avec les quarante heures
Le Front Popu l’osa, la réforme majeure
Celle qui délivra du bagne les Français
Et leur permit un peu enfin de respirer
Car ouvrir un bouquin, faire une promenade
Prendre un peu de repos, boire une limonade
Excepté le dimanche pour les non-baptisés
Faisait partie d’un vœu jamais réalisé
T’inquiète, la roue du progrès
Tourne sans jamais s’arrêter
Avec une heur’ de moins, Tonton tint ses promesses
La durée du travail fut soumise à la baisse
Les gens avaient le temps de lire, de penser
D’aller au cinéma, de rire, de danser
Déjà certains patrons, pressentant la menace
Inquiets pour leur argent, en faisaient la grimace
Martine Aubry faisant voter les trente-cinq heur’s
A réduit les profits des quarante voleurs
T’inquiète, la roue du progrès
Tourne sans jamais s’arrêter
Cela ne peut durer, il faut que l’on comprenne
Que si Sarko est roi, la finance est la reine
Que les fonds de pensions n’ont aucun sens moral
Et que si Dieu existe, il a nom Capital
Pour sauver le Veau d’or, des milliards à la pelle
Pendant que des milliards cherchent dans les poubelles
Si l’on veut contrarier le courant de l’Histoire
Le peuple votera, maître des isoloirs
T’inquiète, la roue du progrès
Tu n’ l’empêch’ras pas de tourner

Chanson : « La roue du progrès » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les trompettes de la renommée » (1962)
Paroles et musique : Georges Brassens

CELUI QUI AURAIT BIEN TOURNÉ

« C’est un grand agrément que la diversité :
Nous sommes bien comme nous sommes.
Donnez le même esprit aux hommes,
Vous ôtez tout le sel de la société.
L’ennui naquit un jour de l’uniformité. « 

Les amis trop d’accord (Antoine Houdar de La Motte)

On m’a dit : « Faudrait t’arrêter
De fumer, c’est pour ta santé
D’ailleurs partout c’est interdit
Notre État pense à toi, pardi ! »
J’étais un mauvais citoyen
Qui creusait le trou d’la Sécu
Sarkozy me voulait du bien
Comme il le souhaitait j’ai vécu
On m’a dit : « Faudrait que tu cesses
De boire, c’est très important
Car même si tu en renverses
Tu n’atteindras jamais cent ans »
J’étais un mauvais citoyen
Qui creusait le trou d’la Sécu
Sarkozy me voulait du bien
Comme il le souhaitait j’ai vécu
On m’a dit : « Plus de galipettes
A ton âge, tu sais, le coeur…
Pas question non plus que tu pètes
Couche d’ozone, gross malheur ! »
J’étais un mauvais citoyen
Qui creusait le trou d’la Sécu
Sarkozy me voulait du bien
Comme il le souhaitait j’ai vécu
On m’a dit : « Il faut que tu manges
Ni gras, ni sucré, ni salé ! »
Du coup, j’ai racheté des langes
Et ne boirai plus que du lait
J’étais un mauvais citoyen
Qui creusait le trou d’la Sécu
Sarkozy me voulait du bien
Comme il le souhaitait j’ai vécu
Et j’ai fait tout ce qu’on m’a dit
En malin, prenant de l’avance
Puisque tout va être interdit
Bientôt dans notre douce France
Je suis un citoyen modèle
D’autant que je ne pense pas
On m’a permis le vermicelle
En remerciement pour tout ça
On m’a dit hier que j’ai cent ans
Normal dans cette société
Quand on s’emmerde, on vit longtemps
Et l’on crève en bonne santé
Y a même plus de citoyens
De fous, de bagnards, de cocus
En Sarkozie, il n’y a plus rien
Et c’est pour rien qu’on a vécu

Chanson : « Celui qui aurait bien tourné » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Celui qui a mal tourné » (1957)
Paroles et musique : Georges Brassens