LES CRAMPONS DORÉS

LE COQ A PERDU SES COULEURS…

« Les voilà donc ces raies
Plus du tout tricolores
Le bleu y est resté
Le rouge manque encore »

Ni Laurent Blanc, ni un curieux changement de maillot n’y changeront rien : le coq gaulois aura du mal à sortir de sa poule…

On suit Barcelone-Arsenal
Et puis on voit Croatie-France
Et la seule vraie ressemblance
C’est le rituel général
Quelques arbitres et des joueurs
Qu’on siffle ou bien qu’on applaudit
Ce fut un bien triste mardi
Le coq a perdu ses couleurs
En chaussures à crampons dorés
En comptes bancaires dorés
Au long des soirées TF1
Voyez sombrer nos beaux marins.
C’est pas souvent qu’ils ont gagné
En produisant quelque spectacle
Au point que c’est un pro du tacle
Qui dut tenter un retourné
Blessé, il met dans le malheur
Son club poursuivi par l’OM
Et vous voudriez que l’on aime
Ce maillot rayé sans couleurs
En chaussures à crampons dorés
En comptes bancaires dorés
Au long des soirées TF1
Voyez sombrer nos beaux marins.
C’est dommage pour Laurent Blanc
Qui croit toujours et qui espère
Le début d’une nouvelle ère
Poussant les Bleus au firmament
Sans des artistes et des buteurs
Je crois qu’ c’est pas demain la veille
Qu’on verra jouer à merveille
Ces gars sans goût et sans couleurs
En chaussures à crampons dorés
En comptes bancaires dorés
Au long des soirées TF1
Voyez sombrer nos beaux marins.
L’idée née d’un cerveau malin
N’était pas si mauvaise en somme
Et tant pis pour ces pauvres mômes
Que l’on revêt d’habits marins
Bientôt d’autres souffre-douleur
Ministres de la République
Auront des rayures identiques
Au pied, un boulet de couleur
En chaussures à crampons dorés
Dans leurs tristes maillots rayés
En chaussures à crampons dorés
Dans leurs tristes maillots rayés

Chanson : « Les crampons dorés » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Chant : Jean-Marie

Chanson originale : « Les boutons dorés » (1959)
Paroles et musique : Jean-Jacques Debout

FILLON TOUCHÉ, COPÉ COULÉ

FILLON TOUCHÉ, COPÉ COULÉ

L’UMP tombe enfin le masque. La fracture entre les excités du sécuritaire façon Sarkozy et les républicains traditionnels qui l’ont jusqu’ici suivi par pur intérêt électoral apparaît ouverte, tant notre président semble aujourd’hui « un cadavre qui marche », selon l’expression anglo-saxonne.
Les attaques de Jean-François Copé contre François Fillon en sont une démonstration évidente, mais n’a pas été coulé celui qui en rêvait…

Lorsque Jean-François Copé
Devant un café
Me dit ce qu’il fait
Très souvent pour lui j’ai honte
Tout ce qu’il peut dégoiser
D’un air assuré
Contrevérités
Prenant les gens pour des comtes
T’es repéré
Mon pauvre Jean-François Copé
Faut quand même être gonflé
Merci Vahiné
Pour nous balancer
Des énormités pareilles
Mais qui peut te supporter
Même à l’UMP
Même à l’Assemblée
Sans te tirer par l’oreille
T’es repéré
Mon pauvre Jean-François Copé
Quand tu passes à la télé
C’est pour marteler
Une ou deux idées
Tentant de sauver la face
Faussant vite les données
Qui t’accablent mais
Si t’es contesté
La discussion tu déplaces
T’es repéré
Mon pauvre Jean-François Copé

Chanson : « Qu’a fait Copé » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Chant : Jean-Marie

Chanson originale : « Couleur café » (1964)
Paroles et musique : Serge Gainsbourg

rg

LA PART FN

SARKOZY : LES CANTONALES LE PEINENT…

Les fins stratèges de l’UMP auraient-ils perdu l’esprit ? Ils pensaient phagocyter le Front national : de fait, ils ont fait imploser le lien républicain assurant la fragile cohérence purement électoraliste des composantes si disparates de leur mouvement.
Du coup, au lieu du traditionnel duel droite-gauche (2002 étant un concours de circonstances inouï aboutissant à une incongruité politique), Nicolas Sarkozy ouvre la porte à un premier tour à quatre candidats pouvant se qualifier, voire plus, à l’issue incertaine…
Bref, chapeau, les gars « de la Marine » !

Lorsqu’il a compté les voix du Front national
Même s’il ne s’agissait que de cantonales
La tête à Nicolas, il est resté baba
Longtemps sans aucun réflexe
Fixant d’façon anormale sa Rolex
Que la France vire FN
Ça le gêne {x2}
Ça n’a pas marché, son plan
C’est navrant {x2}
Pas en tête, Sarkozy
Ça l’ennuie {x2}
Pour la qualification
Même pas sûr d’être second
À force de prêcher la haine
Les Le Pen {x2}
Ont ratissé trop de voix
Ça le met dans l’embarras
Du coup, certains se défilent
Pas débiles {x2}
En abandonnant le chef
Et il leur en fait grief
En fait grief
On parle de plus en plus de ces bons amis
Pouvant être candidat d’un autre parti
La tête à Nicolas, il est resté baba
Longtemps sans aucun réflexe
Car le coup devient vraiment très complexe
Que des lâcheurs, ces centristes
Que c’est triste {x2}
Des traîtres, ces libéraux
Au poteau {x2}
Les désunions socialistes
J’ai la liste {x2}
À côté, cela n’est rien
Se réjouit Giscard d’Estaing
L’UMP se désagrège
Comme neige {x2}
Comme on dit en politique
Ça s’complique {x2}
De Marine on voit le père
Qui espère (X2)/
Encore bien debout, pervers (X2)
Debout, pervers
Même si, rue d’Solférino, c’est encourageant
Surtout le plus rigolo, Sarkozy rageant
La tête à Nicolas, il est resté baba
Longtemps sans aucun réflexe
Mais là, la moindre allusion, ça le vexe
Depuis au château il traîne
Quelle déveine {x2}
Pour y noyer son chagrin
Dans du vin {x2}
Il a fallu qu’il se cuite
Tout de suite {x2}
Pour pouvoir supporter ça
Carla chante « Marinella »
C’est raté, el Presidente
Toi qui t’vantes {x2}
De toujours garder la main
C’est malin {x2}
De ton histoire, la morale
Bien banale {x2}
C’est qu’à vouloir faire le mac
T’as fait pire que Chirac
T’as fait monter le FN
Et la haine {x2}
Sans affaiblir le PS
Mis l’UMP en détresse
Voie royale pour Strauss-Kahn
Qui ricane {x2}
Et loin de la solution
T’as vraiment joué au con
Et loin de la solution
T’as vraiment joué au con
Et loin de la solution
T’as vraiment joué au con
Joué au con {x3}

Chanson : « La part FN » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Chant : Jean-Marie

Chanson originale : « La parisienne » (1976)
Paroles : Françoise Mallet-Joris ; Michel Grisolia
Musique : Marie-Paule Belle

SES COPAINS D’ALORS

(SARKOZY FAN TUTTE…)

À force de jouer les don Alfonso pensant séduire les électeurs du Front national en les flattant masqué dans le sens de la hure, Nicolas Sarkozy a non seulement respectabilisé dans certains milieux ce mouvement qui n’en méritait pas tant, mais fait imploser sa propre machine de guerre, l’UMP, où les divisions se multiplient et nombre « d’amis d’alors » se démarquent ou quittent le navire en
catastrophe…
Moralité djeuns: « T’as pécho la Marine ? Titanic ta mère, eh bouffon ! »

Ça devient vraiment le radeau
De la Méduse, ton bateau
Tout le monde en quitte le bord
En quitte le bord
Toi qui te pensais bien peinard
Ayant fait, de tous, des richards
Ils s’en vont les copains d’alors
Les copains d’alors
En vue d’la fin d’législature
Ils s’éparpillent dans la nature
Avant tout soucieux de leur sort
Soucieux de leur sort
Leur capitaine et roi Sarko
Coulera seul dans son bateau
De l’UMP, mille sabords
Des copains d’alors
Car tous ces grands amis du luxe
Quêtant un sucre à la Pollux
Ces gens que le pouvoir adore
Le pouvoir adore
N’étaient que des amis unis
Par la puissance et le profit
Sur la France ils se servaient fort
Les copains d’alors
Mais ils veulent être réélus
Donc faut pas déconner non plus
Et le Sarko y va trop fort
Il y va trop fort
Tant que ça roule, on reste unis
C’était leur seule litanie
Ainsi que « pour mon cul d’abord »
Aux copains d’alors
Là, pas besoin d’être un renard
Pour voir de loin le traquenard
Sarkozy s’est planté à mort
S’est planté à mort
Autour de lui, c’est la détresse
L’dernier carré serre les fesses
Qui pourrait bien y croire encore
Des copains d’alors
D’la République des copains
Il reste encore quelques coquins
Qui près de l’échelle de bord
Crient « Debout, les morts ! »
Oui mais jamais au grand complet
On ne reverra l’UMP
Car Sarkozy dans ses efforts
A perdu le Nord
Des présidents, j’en vis beaucoup
Mais le seul qui ait fait mieux comm’ coup
Que Chirac, ô coquin de sort
Ô coquin de sort
Ce fut Sarko s’ croyant peinard
Ayant fait, de tous, des richards
De tous ses bons copains d’accord
Ses copains d’alors

Chanson : « Ses Copains d’alors » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les Copains d’abord » (1964)
Paroles et musique : Georges Brassens

LA MAUVAISE FOI

LA MAUVAISE FOI DE L’UMP LA TUERA-T-ELLE ?

L’Union du Maintien du Pouvoir explose et implose à la fois.

Ce qu’une gauche trop longtemps passive, désunie dans ses courants et la gestion de ses egos, n’avait même pas envisagé, c’est Nicolas Sarkozy lui-même qui s’en charge… car à force de caresser la Bête dans le sens du poil, il a réveillé le xénophobe raciste qui sommeillait en tout homme… Car tout est bon dans le cochon, ne pas en manger est un manque de goût, et donc de respect au premier pilier de l’identité nationale : la bouffe cash… euh… pas chère !
On les voit donc tous, les Sarklones, sur nos écrans, défendre l’indéfendable, tentant de justifier l’injustifiable, dignes petits-neveux d’un Pasqua terrorisant les terroristes et désintégrant les intégristes… 

Rejetons tous le côté obscur de la farce et Sarkh Veaudor !

À la mauvaise foi
Je ne peux pas me faire
Et quand j’entends tout ça
Je ne peux pas me taire
Ah ! la mauvaise foi
De ces politiciens
Disant n’importe quoi
Sûrs de ne risquer rien
Et qu’importe qu’on voit
De promesse en promesse
Les gens de Sarkozy
Nous mentir à tout va
Certains, je le déplore
Pris en flagrant délire
Ne feront qu’en sourire
Ils mentiront encore
La montée du FN
Et celle de Marine
Donne droit de mentir
Pour grappiller des voix
Et comme Elvis est mort
Qu’ l’Enfer n’existe pas
Ils mentiront plus fort
Pour sauver Nicolas
Ah ! la mauvaise foi
De ceux qui font campagne
« Il était une fois
Blanche-Neige ou Peau d’âne »
Ah ! la mauvaise foi
D’ces drôles, de ces drôlesses
Mini-Moi de leur roi
Ou anciennes maîtresses
Désinforment la France
Par un argumentaire
Martelé sans mystère
Ensemble et en cadence
De leur chef marionnettes
Nées de la présidence
En faisant allégeance
Au Serpent à sornettes
La montée du FN
Et celle de Marine
C’est la nuit qui chemine
Au pas de leurs amen
Veau d’or debout encore
Le vrai patron est là
Ils mentent sans remords
Pour sauver Nicolas
Après la mauvaise foi
Bien souvent ça déraille
Et l’on voit la racaille
Qui impose sa loi
Après la mauvaise foi
Dans le pouvoir s’installe
L’ombre d’un vice-roi
En affront national
Comme moi, vous verrez
Se brunissant la France
Chassant les immigrés
Chassant la tolérance
Un État policier
Ayant perdu son âme
Ayant changé de traits
Ayant changé de flamme
Puis vous regarderez
La vague bleu marine
Au loin, qui se devine
Recouvrant l’UMP
À cause de ces menteurs
De leur mauvaise foi
La droite en crèvera
Sans sauver Nicolas

Chanson : « La mauvaise foi  » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Chant : Jean-Marie

Chanson originale : « Le dernier repas » (1964)
Paroles et musique : Jacques Brel

L’UMP FAIT BOUM !

À force de jouer avec le feu, on se brûle ! À force de tenter de présenter sous une
étiquette se voulant respectable les mêmes idées que le Front national en le niant de façon arrogante et grotesque, même le godillot le plus convaincu se lasse…
À moins que Nicolas Sarkozy n’ait l’intention de prendre la tête du FN en 2017 pour battre « son ami Copé »… allez savoir…

2012 fait tic tac tic tac
Le Pen Sarkozy tac tic tac tic
Rrou rrou rrou font tous les pigeons
Cela devient moche King Kleng Kong
Mais …
Boum
Quand l’UMP fait Boum
Toute la droite fait Boum
Et c’est l’extrême qui s’éveille.
Boum
À force de faire les clowns
L’action FN en Boum
Vise à son tour notre oseille
Tout a changé depuis ce premier tour
De banale élection cantonale
À moins bien sûr qu’Sarko ne veuille un jour
Représenter le Front national
Boum
Jean-Marie pète Boum
De joie d’entendre Boum
Quand L’UMP fait Boum Boum
Le triste Copé dit « Ni, ni, ni »
Républicain, Fillon dit PS
Non non non dit le Sarkozy
C’est tout l’UMP qu’est en détresse
Mais…
Boum
Quand l’UMP fait Boum
Toute la droite fait Boum
Sarko fait Boum, vert de rage
Boum
Grâce à monsieur Boum-Boum
La France fait Atchoum
Honte aussi à son image
Même l’action en Libye, c’est bien clair
N’avait visées que d’électorales
J’attends le Boum de ses parlementaires
S’ils ont encore un peu de morale
Boum
La Sarkozie fait Boum
Tout l’UMP fait Boum
Et mon p’tit cœur fait Boum Boum
Boum
La Sarkozie fait Boum
Tout l’UMP fait Boum
Et mon p’tit cœur fait Boum Boum
Boum
Écoutez bien Boum Boum
Ça va faire Boum Boum
Boum Boum Boum…

Chanson : « L’UMP fait boum ! » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Boum » (1938)
Paroles et musique : Charles Trenet

C’EST L’PEN QUAND ?

L’UMP AUX ABOIS ET LE FN PASSE

UMP k-o, Copénocchio ! JFC surfe sur la vague FN ! La fonte de la banquise UMP, à
l’origine pourtant du réchauffement lepénique, s’apparente à une débâcle, compromettant 2012 : de nombreuses « triangulaires virtuelles » PS, UMP, FN, d’inédits duels PS-FN, ne devant rien à une disciplinaire républicaine dont Jean-François Copé nous a hier  annoncé brutalement le décès soudain, à la stupéfaction de ses propres troupes.
Nous apprîmes ainsi hier soir de sa bouche que l’UMP et le FN n’ont pas du tout les mêmes valeurs, que les électeurs du FN étaient devenus enfin respectables et que les électeurs des candidats UMP battus ne recevraient pas de consignes de vote républicaines.
Nous voici donc revenus dans une posture comparable à celle de la période 1977-1992 : pour plus de détails
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliances_%C3%A9lectorales_du_Front_national

L’avenir qui chante promis par Nicolas Sarkozy ressemble une fois de plus à de tristes passés encore bien proches…

C’est L’Pen quand ?
C’est un jour de gloire du FN
Vous abstentionnistes que ça gêne
Priez dans la rue, pénitents
C’est L’Pen quand ?
Ceux que les racismes appâtent
En oublient de bouffer leurs pâtes
Et mang’nt un couscous en riant
C’est L’Pen quand ?
On feint d’oublier ses tortures
Même si c’est dans la nature
Humaine d’être Alzheimérant
C’est L’Pen quand ?
La fille de Jean-Marie s’ demande
Quand papa lâch’ra les commandes
Lui qui commande comme avant
C’est L’Pen quand ?
Jean-Marie attendait son heure
Visant les blackos et les beurs
Marine n’est qu’un paravent
C’est L’Pen quand ?
Marine n’est qu’une marionnette
Et ce, tant que vivra la bête
Qui traîne ailleurs qu’au Gévaudan
C’est L’Pen quand ?
Ses électeurs sont si bébêtes
Qu’ils n’ont que le mot haine en tête
Quand ils viennent vous visitant
C’est L’Pen quand ?
Ces idées pourries d’un autre âge
Ne souhaitant qu’exciter la rage
De xénophobes fascisants
C’est L’Pen quand ?
On voit de nombreux trous de balle
Toujours dénoncer des cabales
Indignes d’un jardin d’enfants
C’est L’Pen quand ?
Certains osent même prétendre
Qu’au sujet du 11 septembre
On manipule et on nous ment
C’est L’Pen quand ?
On l’voit bien lors d’ces campagnes
L’un perd tout ce que l’autre gagne
Bravo, monsieur le président
C’est L’Pen quand ?
On avait ri d’Chirac, le bougre
De le voir l’assemblée dissoudre
Vous c’est l’UMP, président
C’est L’Pen quand ?
Jean-François Copé capitule
De manière si ridicule
Qu’on voit qu’il nous prend pour des glands
C’est L’Pen quand ?
Il soutient qu’UMP-FN
Niveau valeurs, c’est pas les mêmes
Son nez est sorti d’mon écran
C’est L’Pen quand ?
Jamais, la fille pas plus qu’le père
La France et ceux qui l’aiment espèrent
Qu’on se demandera dans vingt ans
C’est L’Pen quand ?

Chanson : « C’est L’Pen quand » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Chant : Jean-Marie

Chanson originale : « C’est l’printemps » (1981)
Paroles et musique : Pierre Perret

CANTONALES : QUE L’HUMOUR…

CANTONALES : QUE L’HUMOUR…

 

Triste campagne que ces cantonales… Ce sont certes des élections locales, qui ne
concernent pas tout le monde, mais quand même. Et que dire des hypocrites ou des prudents qui n’ont pas souhaité revendiquer l’appartenance à leur parti sur leur affiche : en ont-ils si honte que cela ? Ce soir, le plus grand parti de France sera une fois de plus celui de l’abstention, ce qui « dans un grand pays donnant
volontiers des leçons de démocratie aux autres » est sidérant. Les plus mobilisés gagneront, les autres ne perdront pas… comme d’habitude… Les vainqueurs nationaliseront les explications du scrutin, les non-perdants l’abaisseront à des campagnes personnelles locales, sans aucun lien avec leur parti.
Bref, vivement 2012 !

Élue par les voix du FN
Promesses démago, jouant sur la peur
La bande à Nico prit les rênes
En trompant les espoirs de ses électeurs
Avec François Fillon et avec les « meilleurs »
Ayant pour seuls critères ses propres valeurs
Avec des députés jouant les godillots
C’était la bande à Nico
Les banques criaient « Admirable ! »
Au détriment patent des consommateurs
Négligeant les traders coupables
Jouant sur des milliards pour faire leur beurre
Comment de la Bourse, expliquer qu’ les gendarmes
N’aient pas réagi et aussitôt sonné l’alarme
Mais où était Pérol, le génie qu’il nous faut
C’était la bande à Nico
Mais Nico vivait en palace
Ou dans les beaux yachts de Monte-Carlo
En fait il voulait bien exploiter sa mandature
La France un matin que c’est triste
Montra son désaccord au pauvre Nico
Et à ses potiches de ministres
Qui prenaient tous les gens pour de vrais gogos
Paris manifesta à pied, métro et train
Et toute la province suivit avec entrain
Hurlant des « Démission ! » et des « Dehors Sarko ! »
C’était la fin de Nico
Et dissolution
Et adieu Fillon
Alors avant qu’la fin n’arrive
On mit dans les archives la bande à Nico

Chanson : « La bande à Nico  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Chant : Jean-Marie

Chanson originale : « La bande à Bonnot » (1968)
Paroles et musique : Joe Dassin

SARKOZY : LA LIBYE DES CANTONALES

SARKOZY : LA LIBYE DES CANTONALES

Après avoir refusé de monter dans le train des libertés tunisiennes, puis égyptiennes, le président de la République, à quelques jours des cantonales, loue
un train spécial vers la Libye. Saluons cette initiative humanitaire et désintéressée, faisant enfin honneur au passé de notre pays. Fasse que le sang libyen cesse enfin de couler sous les coups d’un fou dangereux, et que les dernières pompes que la France lui offrira soient funèbres…

L’ONU en pleine mutation
Prend de bonnes résolutions
Pour combien, ça je ne sais pas
L’avenir le dira, ma foi
Je ne fais pourtant de mal à personne
Clame Khadafi quand ses canons tonnent
Mais les pays n’aiment pas que
Les dictateurs se foutent d’eux,
Non les pays n’aiment pas que
Les dictateurs se foutent d’eux,
Tout le monde est d’accord sur ça
Sauf Mouammar, ça va de soi.
Un grand désir de liberté
Secoue le Maghreb tout entier
Ces peuples qui marchaient au pas,
Aujourd’hui ils ne marchent pas.
Je ne fais pourtant de mal à personne
Clame Khadafi qui en tue des tonnes
Mais les pays n’aiment pas que
Les dictateurs se foutent d’eux,
Non les pays n’aiment pas que
Les dictateurs se foutent d’eux,
Tout le monde veut la fin des combats
Sauf Mouammar, ça va de soi.
Grâce à Bernard-Henri Lévy
Et ses conseils à Sarkozy
La France fait dire à Juppé
Qu’elle veut très vite une paix
Je ne fais pourtant de mal à personne
Clame Khadafi qui la mort leur donne
Mais les pays n’aiment pas que
Les dictateurs se foutent d’eux,
Non les pays n’aiment pas que
Les dictateurs se foutent d’eux,
Tout le monde veut le mettre à bas
Sauf Mouammar, ça va de soi.
Pas besoin d’être Khadafi,
Pour d’viner l’sort de la Libye
Ce n’ sera qu’une question de coût,
Mais combien seront morts au bout ?
Khadafi qui dit n’faire d’mal à personne,
Voudra-t-il en plus qu’un jour on l’pardonne
Mais les pays n’aiment pas que
Les dictateurs se foutent d’eux,
Non les pays n’aiment pas que
Les dictateurs se foutent d’eux,
Tout le monde veut le voir pendu
Sauf Mouammar, bien entendu.

Chanson : « Que de bonnes résolutions !  » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La mauvaise réputation » (1957)
Paroles et musique : Georges Brassens

LES POLITICIENS

AVONS-NOUS BESOIN DES POLITICIENS ?

C’est certes ce dont ils nous ont, « dans notre intérêt », depuis toujours convaincus. Mais notre revanche est proche…

Sachez qu’en ce pays
Nombre de nos amis
S’en mettent plein les poches
Que parmi ces élus
On ne les compte plus
Ceux qui notre argent fauchent
Quand les plus maladroits
Rattrapés par la loi
Se défendent si gauches
C’est bien rare si l’on
Veut les mettre en prison
Ou leur faire reproche

Les politiciens
Tous on le sait bien
Que des gens de bien
Les politiciens

Ils vont à l’étranger
L’hiver se goberger
Aux frais de la princesse
Ils reviennent bronzés
Et l’esprit reposé
Nous faire des promesses
Demain ça ira mieux
Pour vous autres les vieux
Ou pour vous la jeunesse
Pour vous les travailleurs
Et pour tous les chômeurs
Les pauvres et pauvresses

Les politiciens
Tous on le sait bien
Que des gens de bien
Les politiciens

Quel courage il leur faut
Pour subir sans un mot
Les effets de la crise
Quand nos patates à l’eau
Déclenchent leurs sanglots
Dès la première prise
Les caméras parties
Revient leur appétit
L’envie de friandises
De canard un mi-cuit
Tournedos Rossini
Elle est de foie, leur crise

Les politiciens
Tous on le sait bien
Que des gens de bien
Les politiciens

Quand l’un d’entre eux s’en va
Le sort commun, ma foi
On voit couler leurs larmes
Soulagés et contents
Qu’il soit parti à temps
Pas entre deux gendarmes
On vient dans un soupir
Le mort complimentir
Lui qui laisse un grand vide
Qui, soyez rassurés,
Sera vite occupé
Par un nouvel avide

Les politiciens
Tous on le sait bien
Que des gens de bien
Les politiciens

Chanson : « Les politiciens » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Sacré Félicien » (1969)
Paroles et musique : Jean Ferrat