POLITICIEN ? ET POURQUOI PAS !

On m’a souvent demandé d’entrer en politique : on a eu hélas le malheur de me dire que j’avais apparemment toutes les qualités requises.
Me sentant insulté, et gravement, j’ai décliné poliment l’invitation par quelques sophismes adroits en jouant au parfait imbécile, ce qui a fait dire ensuite que, décidément, j’aurais pu faire un homme politique de grande valeur.

NOMBRILISME POLITIQUE

On m’a demandé bien souvent
Pourquoi, avec tous mes diplômes
J’avais choisi d’être enseignant
Ce qui nourrit fort peu son homme
Je vous le dis, en vérité,
Parce que vous m’êtes sympathiques
Si l’argent m’avait attiré
J’aurais fait de la politique
Sensible au charme féminin
Même beaucoup, je le confesse
Je n’ai jamais posé la main
Sans permission sur une fesse
Je sais souvent me contenter
De quelque amitié platonique
Si les partouzes m’avaient tenté
J’aurais fait de la politique
Si je n’aime pas commander
Pas plus que l’on ne me commande
C’est bien parce que j’ai haute idée
Du respect que chacun demande
Je plains ceux qui ont le devoir
D’obéissance hiérarchique
Si j’avais voulu du pouvoir
J’aurais fait de la politique
Et lorsque je vois quelque argent
Qui tombe du sac d’une vieille
Je lui cours après, c’est urgent
Même si je manque d’oseille
Je crois encore à des sornettes
Comme la probité publique
Si je n’étais pas si honnête
J’aurais fait de la politique
On me dit souvent dur et droit
Moralement je le précise
Il ne repasse pas cent fois
Le temps si charmant des cerises
J’ai toujours mis au premier rang
Les lois de notre République
Si j’étais moins intransigeant
J’aurais fait de la politique
Moralité : si comme moi
Vous êtes sensibles à l’éthique
Si vous bouclez vos fins de mois
Êtes quelque peu romantiques
Même en ayant de ces valeurs
Qu’aucune Bourse ne pratique
Surtout ne faites pas l’erreur
De vous lancer en politique

Chanson : « Nombrilisme politique » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le nombril des femmes d’agent » (1956)
Paroles et musique : Georges Brassens

QUEL CANDIDAT POUR LE P.S. ?

La disparition politique de DSK relance la lutte pour la candidature socialiste. Des bases de programme communes étant « naturellement » agréées de tous, le combat des chefs va bientôt pouvoir commencer au grand jour, gare à la patrouille des éléphants.
« Et pendant ce temps-là, seul sur l’île de Ré
On ne sait pas pourquoi, Jospin va se marrer… »

QUI DES SOCIALISTES

Tant nous l’attendions, le temps des cerises
Guettant dès fin mai les chères primeurs
Et leur faisant fête
Las, est bien finie la rouge amourette
Nature est vaincue, et « progrès » vainqueur
Nous n’attendons plus le temps des cerises
Le cours des saisons n’est plus, Coffe en pleure
Il en est ainsi chez les socialistes
Quel que soit le temps, par trop impatients
De candidatures
Pour eux trop longue est l’attente qui dure
Le calendrier respecté pourtant
Ils voudraient savoir, tous les socialistes,
Bien avant l’été, le nom des partants
On croyait savoir, sans grande surprise
Qui serait l’élu, bien sûr DSK
Mais vint le tonnerre
Pour sortir la France de la misère
Où l’aura laissée en fin de mandat
Celui qui disait maîtriser la crise
Contre Sarkozy, un autre viendra
Que gagnerait-il, en ces temps de crise,
À participer aux pauvres débats
De la pré-campagne
Que le président qui promit cocagne
Montre aux électeurs s’il le fit ou pas
Quand arrivera le temps des cerises
Il sera temps des comptes, Nicolas

Chanson : « Qui des socialistes » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le temps des cerises » (1867)
Paroles : Jean-Baptiste Clément
Musique : Antoine Renard

 

 

ESPAGNE : UN VIL CONCOMBRE DÉMASQUÉ

 HAPPY BIRTHDAY, CAMILLE !


En raison de l’anniversaire de Camille et d’une urgence sanitaire, deux chansons en ligne ce jour.
Certains concombres espagnols seraient contaminés par une bactérie fécale toxique… Jean-Marie propose une explication « fausse », à purin. Je penche plus trivialement vers une autre chaude piste, plus dans l’air du temps. Libre à vous de vous déterminer, au regard de votre expérience propre…

Qu’il est rafraîchissant, le turgescent concombre
Aimé par ces temps chauds où l’on recherche l’ombre
Hélas, par l’Espingouin, la presse le discrédite
Et il ne faudrait plus que l’on se cucurbite
L’ Escherichia coli certes n’est pas banale
Mais mérite-t-elle d’entrer dans les annales
Cette bactérie tue, parfois, je le confesse
L’origine est connue : c’est une affaire de fesses.
Assez, par Mandryka ! Que cesse la panique !
Démasquons le concombre à la forme impudique
Qui tenta ramasseuses, ramasseurs sur le coup
Dans le dernier des cas, mon Dieu, que de jaloux !
Qui parmi vous messieurs dans un rêve lubrique
N’a pas imaginé une pareille trique
Vous amenant farauds jusqu’au septième ciel
Juste avant que madame ne la coupe en rondelles
Et parmi vous, mesdames, vous qui êtes si prudes
Qui n’a jamais songé à pareille amplitude
Surtout quand vos maris pavanent au réveil
Parce que la nuit gonfla leur petit vermicelle
Et l’on prétend encore qu’il y aurait des femmes
Usant de ces légumes à des moyens infâmes
Lassées de leurs maris, voire de leurs amants
C’est un bruit qui circulerait dans le couvent
Je ne suis pour ma part pas tenté par Sodome
Et n’ai jamais cherché le commerce des hommes
Si j’en achète tant, que mon seul commentaire
Soit donc, mon cher Watson, que c’est alimentaire
Ceinture faudra-t-il, j’avoue, ce serait drôle
De chasteté pour ces ouvriers agricoles
Imaginez un peu ces filles et ces gars
Portant toujours culottes fermées par cadenas
Le plus simple serait, louez donc ma logique,
Que si la tentation pareille à Dominique
Les saisissait soudain, dans un accès hâtif
Ils le recouvrent vite d’un préservatif
Se poserait bien sûr la question de la taille
De ma proposition, c’est hélas une faille
Car lorsque l’on voit celle de certains spécimens
Il n’en faut pas beaucoup pour faire la douzaine
Je vais conclure ici cette leçon de choses
Remerciant très fort sœur Amélie-des-roses
Elle dont les conseils, pieusement éclairés,
M’ont appris ces pratiques jusqu’ici ignorées
Lavez donc avec soin ces vertes friandises
Épluchez largement, et ce, quoi qu’on en dise
Soyez donc raisonnables, et n’oubliez pas que
Notre ami le concombre est un légume aqueux
Voilà, j’en ai fini, cette fois je le jure
De concombre, bientôt, promis, je fais la cure
Je lirai l’étiquette, pour savoir d’où il vient,
J’achèterai français, cela j’en suis certain.

Chanson : « Cucurbite, assez ! » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitares et interprétation :Jean-Marie

Chanson originale : « Le bulletin de santé » (1966)
Paroles et musique: Georges Brassens

J’AI DEUX ENFANTS

Procréation in electio ! Merci benoît, merci, bouddha !

On en rêvait, Carla l’a fait ! Quoi de plus beau que de faire un enfant par amour?De plus, le hasard fait bien les choses, puisque l’accouchement devrait se passer en
pleine période électorale, de quoi attirer les unes des magazines people et le vote des midinettes au tendre cœur au delà des partis, avec la bénédiction de Bouddha et celle du Souverain Pontife…
Un serait déjà magnifique, alors, vous pensez… deux !

J’AI DEUX ENFANTS

 

Faire un enfant, quand on est vieux
Cela manque un peu de sérieux
À moins bien sûr qu’on en ait deux
Mon Dieu, mais c’est tout bête en somme
Pour refaire élire mon homme
Avais-je d’autre choix
Pas vraiment simple quand il veut
De plus pour cette année l’évènement heureux
Mais ma foi
Il l’aura
Il l’aura, grâce à Dieu
Maintenant c’est pratique en somme, en somme, en somme
Et mon Dieu
Que c’est simple un môme, un môme, un môme
Mon Dieu que c’est simple un môme !
Alors vous pensez… deux !
Un seul enfant c’est ennuyeux
Car il ne vient que quand il veut
Tandis que deux c’est vraiment mieux.
Mon Dieu pour Chouchou quelle fête
Lui qui n’avait plus de recette
Miracle cette fois
Mais les malheurs de DSK
A ce moment précis tombent fort bien ma foi
Et lui vont
Et lui font faire un bond bienheureux
Maintenant c’est pratique en somme, en somme, en somme
Et mon Dieu
Que c’est simple un môme, un môme, un môme
Mon Dieu que c’est simple un môme !
Alors vous pensez… deux !

Chanson : « J’ai deux enfants » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « J’ai deux amants » (1923)
Grand air extrait de « L’amour masqué » créé par Yvonne Printemps
Comédie musicale d’André Messager sur les textes de Sacha Guitry.

LE PETIT BIDE DU G8 : « QU’IL EST CHARMANT, CE VENTRE ROND »

De quoi parlent-ils au G8, les puissants de ce monde ? D’habitude, de pas grand-chose. Cette fort coûteuse récréation n’est jamais qu’une sorte de club anglais où
les conjoints seraient admis, et l’on y papote joyeusement entre deux repas gastronomiques. Mais là, la nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre ! Carla Bruni-Sarkozy attendrait un bébé… 

Bouleversant, non ?

Qu’il est charmant, ce ventre rond
Juste un an avant l’élection
Il fait déjà pas mal d’effet dans les sondages
Comme si la venue d’un chiard
Pouvait chasser de nos mémoires
Le bilan d’un triste mandat sur son passage
Les mamies comptent les semaines
Se sont abonnées à Voici
Enceintes par procuration de Sarkozy
Et les voilà qui se palpent le ventre
Ont des envies quand moi j’ai la nausée
Et que la France, des extrêmes au centre
Surveillera, fantasmera, accouchera
Qu’il tombe à pic, ce ventre rond
Juste un an avant l’élection
Décidément, le corps des femmes a ses mystères
Lors que d’autres rêvent d’avoir
Un gosse aussi sans le pouvoir
Il y en a qui ont chance sur cette Terre
Mais ce n’est pas là mon domaine
Je ne suis qu’humble chansonnier
Cela ne nous regarde pas en vérité
Nous verrons donc grossir ce petit ventre
Et avec lui, Sarkozy remonter
Gagnant des voix à l’extrême et au centre
Par les lecteurs de Paris-Match ou de Gala
Dégonflera le ventre rond
Nous aurons droit aux biberons
À un président souriant changeant les couches
Et la gauche perdra l’espoir
L’élection, même sa mémoire
Pour bêtifier « Areuh ! Areuh ! » d’une seul’ bouche
N’y avait pas songé, Le Pen
Pour un’ fois grillée par Sarko
Ne manquera pas un âne près du berceau
Si l’élection tient vraiment à un ventre
C’est que la France, elle est tombée bien bas
Ce n’est pour sûr que l’avis d’un vieux chantre
Au fond d’un bois, dans la forêt
Là-bas, là-bas
Pour Nicolas, je n’voterai pas

Chanson : « Qu’il est charmant, ce ventre rond » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Du ventre plat au ventre rond » (1978)
Paroles : Serge Lama
Musique : Alice Dona

 

 

APRES DSK, LAGARDE AU TAPIE ! : « A LA SAINT-NANARD »

Entre la France et le FMI, rien ne va plus, DSK KO (chaud chocolat) et Christine Lagarde se prenant les pieds dans un vieux Tapie, auquel nous avions prodigué quelques conseils pour sa fête et son possible rachat du Club Med.

A la Saint-Nanard mon Dieu qu’il a plu
Des tonnes de milliards, vrai, du jamais vu.
A la Saint-Nanard mon Dieu qu’il a plu
Et de l’or en barre, pitié, n’en jetez plus
A la Saint-Nanard mon Dieu qu’il m’a plu
Tapie dans le noir m’a soudain émue
Il avait une barre, comme on n’en fait plus
Avec des dollars, c’est ça qui m’a plu.
Quand on s’aime le jour de la Saint-Nanard
Pendant quarante jours on prend son panard.
Les marchands d’viagra et d’préservatifs
Ont fait des affaires tant il est actif
En parlant d’actif, je dois préciser
Que pour son passif, vous repasserez
Que même s’il n’est pas un perdreau d’l’année
Y a peu d’autres gars aussi bien burnés
Pour tout arranger il m’a encor plu
Quand il m’a montré son string en zébu
Il était franchement beau comme Crésus
Avec ses diamants, moi, j’étais Vénus
Vénus pas pour rien, toujours il m’plaisait
Et dans tous les coins, partout on s’aimait.
Au bout d’quarante jours quand il n’eut plus rien
J’lui dis : « Ciao, Nanard, t’es vraiment un saint ! »

Chanson :  » A la Saint-Nanard  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » A la Saint-Médard  » (1953)
Paroles : Rudi Révil
Musique : M. Vaucaire

LES ABSENTES

Dieu…

Que le corps solitaire est triste au fond des draps !

C’est ce constat dramatique (ils le sont souvent, les bougres ! )
qui m’amène à me pencher sur la question plutôt que sur vos lèvres,
belle Andalouse au sein bruni…

Pour l’amant amoureux sans carte (bleue) ni estampes (japonaises),
il faut en effet pour s’approcher des dames fréquenter des lieux où
l’on ne souhaiterait pas y trouver celle de sa vie, ni même d’un
moment… que ce soit dans des établissements en général ad hoc
(belle promotion) ou sur des sites internet où les biaiseuses pour
faquins côtoient les refoulées estampillées « vierge et grand-mère »
ou « je viens ici pour régler mes comptes avec les hommes ».

Bref, carpe diem quam minimum credula postero, certes, mais bon…
guère plus !

Je veux dédier ce message
A celles et ceux de mon âge
Qui crèvent de ne pas aimer
Je ne parle pas de mariage
Le temps nous a rendu si sage
Mais de tendre complicité
La vie d’aujourd’hui est bien rude
L’accroître par la solitude
Je trouve cela bien navrant
Souvenirs de nos amours mortes
Veuillez donc rester à la porte
Je vis au pays des vivants
Dans ce monde où l’on communique
Aujourd’hui, bravo la technique,
Paraît-il, cent fois mieux qu’avant
Les rencontres sont virtuelles
Loin des enveloppes charnelles
Sûr, on ne fera pas d’enfants
Avant, c’était bien dans la rue
Qu’on pouvait rencontrer l’élue
Voire lui faire un bout de cour
On usait de toutes nos armes
Les yeux, la parole, le charme
Et parfois on trouvait l’amour
Mais aujourd’hui les gens se terrent
Préférant garder leurs mystères
Cachés derrière l’ordinateur
Les vieilles jouent aux jouvencelles
Avec des photos de pucelles
Piquées dans leurs journaux du cœur
Pour un homme tel que moi-même
Qui voudrait tant dire « Je t’aime »
Hélas, il n’y a pas de choix
Car maintenant les solitaires
A ces sites confient leurs affaires
Cupidon leur vend son carquois
Alors aux soirs de solitude
Où le silence est l’habitude
Où je ne ressens plus d’émois
Je pense à ma moitié d’orange
Que son manque d’amour dérange
Et qui languit près de chez moi

Chanson : « Les absentes » SACEM ©2009
Paroles: Camille
Guitare et interprétation: Jean-Marie

Chanson originale: « Les passantes » (1972)
Paroles : Antoine POL
Musique : Georges BRASSENS

 

 

ISLANDE 2 – AVIONS 0 :  » LA PEUR VOLCAN « 

Sera-t-il encore possible de voler demain ? La question peut se poser, tant la toux du moindre volcan islandais crée apparemment de problèmes majeurs aux voies
aériennes habituelles et aux compagnies qui les empruntent. Sera-ce le début d’un retour à la nature inévitable si de nouvelles sources d’énergie non polluantes ne sont pas découvertes ET communiquées à la planète ?

On reparle des volcans vieux
D’islande aux noms imprononçables
Qui jusques au plus haut des cieux
Nous enfument, désagréables
Dépassant du monde le toit
Au point que les avions refusent
De reprendre l’air sans ciel bleu
Et seuls les anges s’en amusent
La Bourse en est bouleversifiée
Les cotations sont à la baisse
Et si soudain tout s’arrêtait
Qui jouirait donc de mes richesses
La Bourse en est bouleversifiée
Les cotations sont à la baisse
Et si soudain tout s’arrêtait
Qui jouirait donc de mes richesses
Comme une manne qui s’éteint
Comme une extinction de Jouvence
Comme un privilège qui meurt
Comme des pauvres la souffrance
Les revoilà ces volcans vieux
D’islande aux noms imprononçables
Qui jusques au plus haut des cieux
Nous enfument, désagréables
Si demain nous ne volons plus
Et que seul l’océan nous reste
Avec tous nos rêves perdus
Arche de Noé, je te leste
En maudissant ces volcans vieux
D’islande aux noms imprononçables
Qui jusqu’au dernier jour des cieux
Nous survivront, imperturbables
…/…
Si demain nous ne volons plus
Et que seul l’océan nous reste
Avec tous nos rêves perdus
Arche de Noé, je te leste
En maudissant ces volcans vieux
D’islande aux noms imprononçables
Qui jusqu’au dernier jour des cieux
Nous survivront, imperturbables

Chanson : « La peur volcan » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le coeur volcan » (1970)
Paroles : Etienne Roda-Gil
Musique : Julien Clerc

« POURQUOI TUER L’AMI STRAUSS-KAHN ? »

AFFAIRE DSK : INTERVIEW EXCLUSIVE DU PRÉSIDENT SARKOZY

Comme en l’état actuel des choses, tout est encore possible et le sera, voici pour changer un autre point de vue sur « l’affaire DSK ».

Comment tuer l’ami Strauss-Kahn
Quand on a été comme moi formé
Aux machinations ?
Comment tuer l’ami Strauss-Kahn
Quand on a été comme moi formé
À la trahison ?
Il me faudrait du temps
Or du temps j’en ai pas.
Contre moi, il travaille, le temps
J’ai beau être Sarkozy
Mon bilan est bien lourd
J’ai tout à craindre de DSK
Et même si c’est bien lâche
Il faut provoquer un clash
Qui salisse sa réputation.
Bien sûr, je truque les sondages
Bien sûr tant pis pour qui les lit
Bien sûr que je les aménage.
Mais c’est moi que j’suis Sarkozy
Comment tuer l’ami Strauss-Kahn
Quand on a été comme moi formé
Aux machinations ?
Il y a l’FMI ouais
Mais c’est trop long.
Il y a Dallas
Mais c’est trop lourd.
Il y a l’acheter
Mais c’est trop cher.
Il y a les femmes
Autant j’en fais
Comment tuer l’ami Strauss-Kahn
Quand on a reçu comme moi
La formation
De Charles Pasqua
Comment tuer l’ami Strauss-Kahn
Quand on fut témoin comme moi
D’l’affaire de la grotte d’Ouvéa
Je garde les otages
Pour le meilleur moment
C’est moi qui dis quand on relâche
Et s’ils prennent de l’âge
Ce n’est pas important
Pour m’faire élire, quel argument
J’amuse le peuple en attendant
Mes sarklones font du verbiage
Je redeviendrai président
Bien sûr ce n’est que d’la cuisine
Électorale comme on dit
J’ai mes propres affaires de pine
Mais qui n’a pas ses p’tits soucis?
Pourquoi tuer l’ami Strauss-Kahn
Puisque c’est à cause de moi
Qu’il est chouïa discrédité ?
Pourquoi tuer l’ami Strauss-Kahn
Puisque c’est à cause de moi
Qu’il ne rêve plus de l’Élysée ? ….

Chanson : « Pourquoi tuer l’ami Strauss-Kahn » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Comment tuer l’amant de sa femme quand on a été comme moi élevé dans la tradition » (1968)
Paroles : Jacques Brel
Musique : Gérard Jouannest

LA BONNE DE L’HÔTEL


RICET BARRIER CHANTE L'AFFAIRE DSK 

Ricet Barrier (l’illustre cousin de Suzy, que j’embrasse) nous a quittés.
Un demi-siècle plus tard, la servante du château bosse au Sofitel de la Grosse Pomme, que DSK aurait croquée se fermant ainsi le paradis socialiste à jamais.

C’est moi qu’j’ménage au Sofitel
Je change les draps, vide les poubelles
Je revigore les polochons
J’aspire à fond tous les moutons
Et tout ça dans la discrétion
Je bosse quand l’client est parti
Ça s’passe comme ça au Sofifi
Qui c’est-y qui gagne sa vie… c’est moué
Les clients, c’est pas des fauchés
Le mini-bar, ils l’ont vidé
C’est moi qu’je ramasse les bouchons
Les vides de Moët et Chandon
Et puis tout’s les quilles de Bourbon
Mourir de soif, ils risquent rien
Y a aucun mal à s’faire du bien
Qui c’est qui fait toujours tintin… c’est moué
Faudrait pas croire qu’ je sois un’ souillon
C’est pas le genre de la maison
Et quand je mets mon uniforme
Qui met bien en valeur mes formes
Pas de risque qu’un homme s’endorme
Paraît qu’j’excite tous ces vauriens
Qui bossent comme moi à l’entretien
Alors qui c’est qui a du chien… c’est moué.
Si vous saviez c’que j’peux trouver
Au fond des draps ou sous l’sommier
Il y a des fois, j’ trouve des biftons
Des strings avec des cabochons
Mais l’ plus souvent, des trucs cochons
Des traces de pneu sur l’oreiller
À croir’ qu’les riches, ça sait péter
Qui c’est qui fait leur propreté… c’est moué.
Paraîtrait qu’y aurait des donzelles
Qui n’ont jamais été pucelles
Qui viennent dans l’hôtel faire la fête
En écartant bien les gambettes
Pour pas que les messieurs s’embêtent
Quand j’arrive avec ma p’tit’ pelle
Ça sent le foutre et le Chanel
Qui c’est-y qui nettoie l’ bordel… c’est moué.
L’aut’jour, ça a été féroce
V’là-t-y pas que j’tombe sur un os
J’croyais que la chambre était vide
Il s’est jeté sur moi, avide
Un gros machin pendant du bide
Du coup, j’ai pas pu résister
Les clients, faut les chouchouter
Et qui c’est qui s’est fait baiser… c’est moué.
Pas née d’hier, je s’rai plus bonne
Et je vais faire un beau procès
On verra bien combien y m’donne
Pour sûr, ma vie va bien changer
Qui va racheter la Guinée… c’est moué !

Chanson : « La bonne de l’hôtel » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La servante du château » (1958)
Paroles : Bernard Lelou
Musique : Ricet Barrier