LAGARDE SOUS DAMOCLÈS : TOUJOURS DU SEXE AU FMI ( » REMUE MÉNAGE AU FMI « )

Un immense cocorico a retenti dans le clan UMP dès l’annonce officielle de la nomination de Christine Lagarde au FMI, acquise depuis bien longtemps.

L’affaire Tapie serait-elle également pliée depuis longtemps ? Cela serait un scandale sans équivalent dans notre République, mais bon, nous ne sommes plus à ça près…

Attendons (d’Achille) le prochain cocoricouac, au son des chaises musicales ministérielles.

Remue-ménage au FMI, remue-ménage au FMI
La protégée de Sarkozy, la protégée de Sarkozy
Qui l’eut cru il y a quatre ans, la suite de DSK prend
Cela pose grande question, cela pose grande question
Si en France, on était si bons, si en France, on était si bons
Depuis le temps, ça se saurait, aux résultats ça se verrait
À moins qu’ils ne soient excellents, à moins qu’ils ne soient excellents
Mais pour d’autres évidemment, mais pour d’autres évidemment
Si c’était pour ces raisons-là, je comprendrais bien mieux son choix
D’autant qu’elle n’a même pas peur, d’autant qu’elle n’a même pas peur
Qu’on puisse crier « Au voleur », qu’on puisse crier « Au voleur  »
Pour l’arbitrage de Tapie, lors qu’elle régnait à Bercy
Grand risque a pris le président, grand risque a pris le président
À moins d’être certain (comment ?), à moins d’être certain (comment ?)
Que l’affaire sera classée, discréditant les Assemblées
Et c’est en attendant cela, et c’est en attendant cela
Que certains rient en tapinois, que certains rient en tapinois
Au premier rang desquels Strauss-Kahn, le prévenu de Manhattan

Chanson : « Remue-ménage au FMI » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « A l’ombre du coeur de ma mie » (1958)
Paroles et musique : Georges Brassens

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MARTINE ELLE EST PARTANTE

Enfin ! L’éditeur a respecté au jour près le calendrier annoncé : après « Martine fille à papa », « Martine à l’école », « Martine et les 35 heures », « Martine devient maire » « Martine et Ségo sont inséparables », « Martine boude », « Martine secrétaire », voici enfin l’opus tant attendu « Martine elle est partante ».
Au PS ou ailleurs, personne ne va la rater !

Martine elle est partante (bis)
Direction l’Élysée, digue don da dondaine
Direction l’Élysée, digue don da dondé.
Elle s’est fait attendre (bis)
Mais elle s’est décidée, digue…
Ceux qui doutaient d’la chose (bis)
En paraissent navrés, digue…
François, ô mon Hollande (bis)
Ça va se compliquer, digue…
Royal, ma Ségolène (bis)
Joue donc sur ta beauté, digue…
Pour gagner ces primaires (bis)
Il faudra rassembler, digue…
La tâche sera rude (bis)
La gauche est divisée, digue…
Mitterrand, ton fantôme (bis)
Devrait venir aider, digue…
Lançons pèlerinage (bis)
De Jarnac à Latché, digue…
Que Tonton les inspire (bis)
Qui seul fit l’unité, digue…
Barcelone en exemple (bis)
Faut Messi pour gagner, digue…
Sera-ce la Martine (bis)
Al’ fonce, en vérité, digue…
François ou bien Martine (bis)
Qu’importe le ticket, digue…

Chanson : « Martine elle est partante » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitare et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Perrine était servante »
Folklore traditionnel français

BACTÉRIE, BAC TERRIBLE : UN ÉTÉ MEURTRIER

BACTÉRIE, BAC TERRIBLE  : UN ÉTÉ MEURTRIER

Psychose, ça cause, ça cause…
Si Nungesser est toujours porté disparu, on signale E. coli un peu partout : la bacterrible n’en a pas fini de nous faire chier apparemment, et de nous démontrer la fragilité de nos équilibres économiques, les agriculteurs espagnols, voire français, sortant exsangues de cette crise, de confiance avant tout, même si
l’Europe, c’est-à-dire nous, paiera au bout du compte.
Payer pour des légumes qu’on n’a pas mangés, il fallait l’inventer…

Selles
Du coup, chacun s’intéresse enfin à elles
Depuis qu’elles sont un symptôme mortel
L’Europe n’a pas pu empêcher le bordel
On se demande à quoi servent les prix Nobel
Certains y ont vu du péché originel
Les justes suites à nos actes criminels
Celle
Qu’on prenait pour une bactérie de peu, de rien
Semblait soudain sonner le glas du genre humain
Ô fin du monde !
Oh ! Laisse-moi rien qu’une fois
M’faire un concombre sans rien risquer d’Escherichia
Celle
Désormais qu’Escherichia tout le monde appelle
Ou bien E. coli un peu moins culturel
Pourrait être au départ de réflexions nouvelles
Et faire enfin que désormais on se rebelle
Contre les décisions qui font une poubelle
De notre Terre qui avant était si belle
Elle
Pour qui l’Homme est devenu un virus mortel
Qui tue la vie dans son délire excrémentiel
Apocalypse
Qui un de ces jours viendra
En ne laissant du seul Homme qu’Escherichia
Acquittés les concombre, tomate et salade
Qui n’avaient nulle part dans toutes ces cagades
Quel
Est l’Allemand qui fit vivre l’Enfer sur Terre
Aux producteurs espagnols, ça reste un mystère
Le laissez-faire
Les mensonges vont coûter un bras
Et à certains, la vie, victimes d’Escherichia
Escherichia

Chanson : « Escherichia » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Belle » extraite de la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » (1998)
Paroles: Luc Plamondon
Musique : Richard Cocciante

 

60 000 000 DE CANDIDATS POUR 2012 ? (« TOUS LES 5 ANS EN FRANCE » )

Jean-Michel Aphatie le faisait remarquer hier à juste titre au Grand Journal de Canal+ : les modalités actuelles de l’élection présidentielle française prêteraient à rire, si elles ne la faussaient de fait.
Jusqu’à quand tolèrera-t-on cette indigne mascarade ? Que quasiment tous aient le droit de se présenter veut-il dire n’importe qui, même si beaucoup de nos dirigeants font actuellement n’importe quoi ? Un élève de CM2 peut-il prétendre à l’obtention d’un doctorat ? Halte aux pantalonnades ! la République mérite mieux !

Il y a désormais tous les cinq ans en France
Une bonne occasion de pimenter sa vie
Sortir de sa routine, avec l’âme ravie
Comme au pied d’un sapin au beau temps de l’enfance
Il suffit pour cela de n’avoir pas la trouille
De parler haut et fort, en étant sûr de soi
D’avoir un peu d’argent, cela ne gâte pas
Et se dire un matin, en se grattant la nouille
Si j’étais président
Que de candidats pour une place unique
Celle de président de notre République
Il suffit pour ça de cinq cents signatures
Avec du culot
Voici un couillon et une apicultrice
Un représentant et une institutrice
Voici un patron, un vieux syndicaliste
Et un bonze allumé
Un nageur de combat, un jeune spécialiste
Ils sont tous sur la liste, cell’ qui n’en finit pas
Mais c’est là désormais, tous les cinq ans en France
Qu’on se passe l’envie, qu’on se passe l’envie
D’aller à la télé une fois dans sa vie
Dire ses conneries en ayant une audience
Mais les grands candidats en ont pourtant la trouille
Des ringards, des blaireaux qui rognent sur leurs voix
Sûr qu’ils auraient souhaité qu’ils ne s’inscrivent pas
Tous ceux qui se sont dit, en se grattant les bouilles
Si j’étais président
Que de candidats pour une place unique
Celle de président de notre République
Il suffit pour ça de cinq cents signatures
Avec du culot
Voici un couillon et une apicultrice
Un représentant et une institutrice
Voici un patron, un vieux syndicaliste
Et un bonze allumé
Un nageur de combat, un jeune spécialiste
Ils sont tous sur la liste, cell’ qui n’en finit pas

Chanson : « Tous les cinq ans en France » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les marchés de Provence » (1957)
Paroles : Louis Amade
Musique : Gilbert Bécaud

ÉDUCATION ? PRIVÉE, DE RIEN ! ( « LE NON-ÉDUCATIONNAGE » )


Nicolas Sarkozy et ses ministres multiplient les provocations indignes dans le domaine de l’éducation, faisant la part belle au privé confessionnel au détriment du public, dans le mépris le plus absolu des lois de la République.
Cela ne saurait durer.
Aux responsables des partis non-UMP de saisir les Hauts-Conseils de la République de cet état de fait, sous peine de complicité passive, voire active !

Amis, de grâce, ne laissons
Périr ainsi l’Éducation
Tant l’heure est grave
Certains à force d’insister
Étranglent la laïcité
Qui les entrave
En l’honneur de la France de nos fils demain,
Ne laissons pas ces gens tracer un tel chemin
Pas de champ libre pour Sarko
Lui qui renie nos idéaux
La République
À Latran, il a préféré
À l’instit laïc, le curé
Pas catholique
En l’honneur de la France de nos fils demain,
Ne laissons pas ces gens tracer un tel chemin
Le progrès pour le président
N’est qu’un retour à l’ancien temps
D’avant Commune
Séparer l’Église et l’État
Depuis 1905, ma foi
Vaut pour des prunes
En l’honneur de la France de nos fils demain,
Ne laissons pas ces gens tracer un tel chemin
Le plus étonnant est bien que
Cela se passe sous les yeux
Des bœufs dociles
Qui résignés à l’abattoir
Subissant tous son bon vouloir
Jamais ne cillent
En l’honneur de la France de nos fils demain,
Ne laissons pas ces gens tracer un tel chemin
La France est vendue à l’encan
Vous vous demandez jusqu’à quand ?
Tant qu’il en reste
Brader le service public
Ce n’est que voler votre fric
C’est manifeste
En l’honneur de la France de nos fils demain,
Ne laissons pas ces gens tracer un tel chemin
Pour vos enfants, quel avenir
Il faut envisager le pire
Ah, les ordures !
Que l’Éducation Nationale
Et ses valeurs originales
Toujours perdurent
En l’honneur de la France de nos fils demain,
Ne laissons pas ces gens tracer un tel chemin

Chanson : « Le non-éducationnage » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La non-demande en mariage » (1966)
Paroles et musique : Georges Brassens

JUILLET : LE TRAIN DES HAUSSES ET DES DÉCRETS ENTRANT, GARE ! (  » LE SEÑOR SARKO » )

Comme chaque année, et le vacancier ne le découvrira qu’à la rentrée, bien des choses vont changer.
Une fois de plus, nos dirigeants (qui vivent toujours aussi bien à nos frais) vont nous ponctionner au nom de contraintes économiques qu’ils ne subissent pas eux-mêmes.
Vous n’allez pas à la mer cette année ? Vous finirez pourtant sur le sable, comme les copains…

Et voilà l’été qui arrive
En juillet c’est la saison
Qui permet toutes les dérives
De Matignon
On va l’avoir dans l’os
Allongés sur le sable
Les pauvres vacanciers
Apprendront au retour
La nature des hausses
Et dans quelle panade
Les a mis l’ futur ex-président (ouille !)
Monseñor Sarko
Quand partout il fait chaud
Monseñor Sarko
Tu fais du sale boulot
Monseñor Sarko
Le vacancier s’endort, tu lui voles son or Sans effort
Que malor
Car l’été c’est bien plus facile
Il n’y a plus de sessions
D’un Parlement pourtant docile
Comme un mouton
Tu augmentes le fuel
L’été pas de chauffage
Emporté par la foule
Le touriste s’en fout
Sur la plage, les moules
S’ouvrent toutes au passage
Du soleil qui fait fondre le beurre (noir!)
Monseñor Sarko
Quand partout il fait chaud
Monseñor Sarko
Tu fais du sale boulot
Monseñor Sarko
Le vacancier s’endort, tu lui voles son or Sans effort
Que malor
Les ministres sont là s.v.p ?
Oh non mé qué ministres
Señor Sarko
C’est loui señor Sarko
C’est les ministres
À la télévision
Je vois bien ton manège
Mais j’entends les glaçons
C’est l’heure du pastaga
Et j’envoie le bouchon
Les Parisiens vont perdre
De Fanny devront baiser le cul rouge
Monseñor Sarko
Quand partout il fait chaud
Monseñor Sarko
Tu fais du sale boulot
Monseñor Sarko
Le vacancier s’endort, tu lui voles son or Sans effort
Que malor
Monseñor Sarko
Quand partout il fait chaud
Monseñor Sarko
Tu fais du sale boulot
Monseñor Sarko
Le vacancier s’endort, tu lui voles son or Sans effort
Que malor
Monseñor Sarko
Quand partout il fait chaud
Monseñor Sarko
Tu fais du sale boulot
Monseñor Sarko
Le vacancier s’endort, tu lui voles son or Sans effort
Que malor

Chanson :  » Le señor Sarko  » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Señor météo » (1974)
Paroles et musique : Joe Dassin – Claude Lemesle

PRIMAIRES VERTES : EVA FLANQUE HULOT (« CAR L’EVA DES COUPS BAS »)

PRIMAIRES VERTES : EVA FLANQUE HULOT !

Sur le plan de la dignité et quel que soit le parti concerné, les primaires sont rarement décevantes. Celles d’Europe-Écologie les Verts n’y ont point manqué, marqué par le désormais fameux hulotisme de quartier :
« l’écologie de combat, ce n’est pas l’écologie des coups bas ».

Elle est née dans le pays des neiges
Cette belle enfant de la Norvège
Son passé de miss, c’est bien fini
À côté d’Angelina Jolie
Elle a conseillé un peu partout
De l’Islande jusqu’à Tombouctou
Pour sauver la France, elle parle des vacances
De monsieur Hulot, lui refusant confiance
Car l’Eva des coups bas
Elle n’est bonne qu’à ça
Elle lutte, elle éructe
À grands coups de langue de bois
Car l’Eva des coups bas
Elle n’est bonne qu’à ça
Elle rame, c’est son drame
Et ça se voit
Je ne sais pourquoi quand je l’entends
Sœur de papa Schultz, ou sa maman
J’ai tendance à la morosité
Comme si je ne recevais qu’Arte
Parfois réveillé par son culot
Ou quand elle raille Nicolas Hulot
Sous l’écran vitré, presque sous-titrée
Tout ce qu’elle dit ne donne pas envie
Car l’Eva des coups bas
Elle n’est bonne qu’à ça
Elle lutte, elle éructe
À grands coups de langue de bois
Car l’Eva des coups bas
Elle n’est bonne qu’à ça
Elle rame, c’est son drame
Et ça se voit
Vous pouvez l’élire si vous voulez
Mais n’ la voyez pas à l’Élysée
Votes malhabiles, Sarkozy jubile
Il va y gagner à chacun’ de ses voix
Car l’Eva des coups bas
Elle n’est bonne qu’à ça
Elle lutte, elle éructe
À grands coups de langue de bois
Car l’Eva des coups bas
Elle n’est bonne qu’à ça
Elle rame, c’est son drame
Et ça se voit

Chanson : « Car l’Eva des coups bas » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La chica de Cuba » (1989)
Paroles : Brice Homs, Philippe Lavil
Musique : Patrick Lemaitre

QUI RAILLE QUI ?  » HONTE A QUI PEUT RAILLER « 

Il est des chanteurs qui vous accompagnent toute une vie, et dont la voix ne s’éteindra jamais. Hommage donc à Georges Brassens, ainsi qu’aux politiquement
incorrects qui nous ont souvent inspirés (de Brel à Ferré, de Ferrat à Boris Vian, de Renaud à… Mireille Mathieu, la passionaria de l’innovant féminisme sarkoziste).

Honte à ces chansonniers
Qui raillent pendant que la France coule,
Elle coule tout l’ temps…
Honte à ces dérangés jouant la dérision,
Les Yann Barthès ou les Guillon
En mil neuf cent soixante que faisiez-vous mon cher ?
Je rentrais en cinquième A2 au lycée Thiers
Pendant que mes copains s’en allaient communiant
Je chantais, dans mon coin, déjà « Le mécréant »
Et en mai 68 mon cher que faisiez-vous
Lors que les lycéens défiaient Pompidou ?
Revenant de sana, en taupe, je souffrais
En potassant en douce « le bulletin de santé »
A l’heure de d’Estaing, à l’heure de Babarre,
Que faisiez-vous mon cher lorsque régnait Giscard ?
Écoutant Font et Val, j’ai Johnny Halliday
Que l’on puisse mourir pour certaines idées
Mon cher, un peu plus tard, lorsque arriva la gauche
Avez-vous ressorti les mouchoirs de vos poches ?
J’ai perdu un ami, j’ai pleuré un Tonton
Qui pour tromper la mort s’en prit à Cupidon
Que faisiez-vous mon cher au bon temps de Chichi
Quand les emplois fictifs fleurissaient à Paris ?
Je suis entré en parodie comme en combat
En découvrant bien tard l’ami Jean Bertola
Tonton Georges, pour nous, tu restes éternel
Souffre mes parodies, là, sur tes ritournelles.
Qu’elles fassent sourire un brin le populo
Qui ne le fait plus guère, lors que règne Sarko

Chanson : « Honte à qui peut railler » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitare et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Honte à qui peut chanter » (1981)
Paroles et musique : Georges Brassens

L’ETOILE DE LA PAIX EST EN MARCHE… ( » ET LA MAJORITÉ, MA FOI  » )


L’étoile de la paix est en marche…Les Rois Mages seraient déjà en route, suivant des yeux l’étoile de la Paix.
Tout le monde en convient, un miracle était nécessaire pour mettre fin au conflit israélo-palestinien. Dieu, dans sa grande bonté, va y pourvoir bientôt (octobre ou novembre) et à Paris.
La madone accouchera dans sa crèche de l’Élysée, entourée du bœuf israélien et de l’âne palestinien, et des richesses de ce monde : l’or, le mini-Mir et l’essence.
Les nombreux invités seront ensuite conviés au grand repas de la Réconciliation :

Salades de l’ONU
Colombe de la Paix rôtie sur canapé, avec sa roquette
Grenades au miel de Canaan
Bombe glacée de Gaza

Nicolas conclura en distribuant des dragées à la ronde… et nous en serons tous « ravis » !

Penser, c’est fatigant, certains n’en ont pas l’habitude
Dès lors qu’un argument vient bousculer leurs certitudes
Ils prennent cela de bon pour affront personnel
Ces tristes balourds qui ne sont jamais forts qu’en gueule
Et la majorité, ma foi
Ils se piquent de lire ne conservant de leurs lectures
Que ce qu’ils y cherchaient pour mieux justifier leur posture
Enfin, quand je dis « leur », c’est une façon de parler
Ces tristes balourds qui ne sont jamais forts qu’en gueule
Et la majorité, ma foi
Car pour ces beaux cerveaux, les faits n’ont aucune importance
S’ils leur plaisent, bien sûr, vous pouvez leur faire confiance,
Pour les diffuser sans même savoir s’ils sont vrais
Ces tristes balourds qui ne sont jamais forts qu’en gueule
Et la majorité, ma foi
S’ils ne leur plaisent pas, alors changement de musique
Ils n’ont jamais eu lieu, à croire qu’ils sont amnésiques
Ils font si souvent disparaître les vérités
Ces tristes balourds qui ne sont jamais forts qu’en gueule
Et la majorité, ma foi
Certains sujets, bien sûr, sont pour eux la manne céleste
Ils restent là, tapis, dans l’attente du moindre geste
Car ils sont sionistes ou alors pro-palestiniens
Ces tristes balourds qui ne sont jamais forts qu’en gueule
Et la majorité, ma foi
Si vous citez un fait, ce qui n’a pas d’appartenance
Vous êtes agressé par les deux partis en présence
D’un conflit auquel chacun d’eux est bien étranger
Ces tristes balourds qui ne sont jamais forts qu’en gueule
Et la majorité, ma foi
L’un qui n’a que l’oeil droit compte sur les marchés les bombes
Celui qui a l’autre œil compte sur les pavés les tombes
Et tout cela réjouit bien notre borgne français
Ces tristes balourds qui ne sont jamais forts qu’en gueule
Et la majorité, ma foi
Qui a tort ou raison n’intéresse qu’énergumènes
Qui dit vouloir la paix doit cesser d’exciter les haines
Ils sont devenus cons et racistes en vérité
Ces tristes balourds qui ne sont jamais forts qu’en gueule
Et la majorité, ma foi

Chanson : « Et la majorité, ma foi » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Sauf le respect que je vous dois » (1972)
Paroles et musique : Georges Brassens

QUEL EXEMPLE ?

À force de regarder des cons à la télé, on finit par leur ressembler.
À force d’écouter les politiques à la télé, on finit par devenir malhonnête.
À force de parler jusqu’à ce qu’on ait quelque chose à dire, on finit par devenir con.
Basta cosi…

Lorsque j’étais enfant, c’était sur l’exemplaire
Que notre société formait ses rejetons
Le jeune ou l’ignorant commençaient par se taire
Et tentaient d’imiter des meilleurs les façons
Et tentaient d’imiter des meilleurs les façons
Cela présupposait qu’on nous montre l’exemple
Et pas que des leçons faciles à donner
Du haut de sa statue, celui qui nous contemple
Laisse voir s’il a de la morve dans son nez
Laisse voir s’il a de la morve dans son nez
À la télévision, TF1 me pardonne
On n’aurait jamais vu tel abrutissement
On n’aurait jamais vu de tels cons, de telles connes
Sidérer de leur vide nos petits écrans
Sidérer de leur vide nos petits écrans
Les jeux télévisés étaient fort difficiles
Mais on n’y gagnait guère que notoriété
On entendait parfois : « Mon Dieu, qu’il est habile ! »
On n’entendait jamais : « Ah, putain, l’enculé ! »
On n’entendait jamais : « Ah, putain, l’enculé ! »
L’exemple, il nous venait de nos chers père et mère
Qui seraient morts d’avoir honte de leurs enfants
Parler correctement était bien nécessaire
Au plus riche banquier comme à l’humble mendiant
Au plus riche banquier comme à l’humble mendiant
Il nous venait aussi un peu de tout un monde
D’où le mal éduqué se voyait rejeté
On respectait les vieux, les femmes à la ronde
C’étaient là des valeurs de notre société
C’étaient là des valeurs de notre société
Que voit-on aujourd’hui, sinon tout le contraire
Facile à démontrer, allumons la télé
Au lieu de voir du beau, du bon utilitaire
Ce n’est que catastrophe ou bien insanité
Ce n’est que catastrophe ou bien insanité
On ne parle que peu, souvent pour n’en rien dire,
De ceux auxquels peut-être on voudrait ressembler
On n’a qu’en triste choix le médiocre ou le pire
Visant à désunir plutôt qu’à rassembler
Visant à désunir plutôt qu’à rassembler
On ne respecte plus médecins, infirmières
Policiers, professeurs, facteurs ou bien pompiers
Par contre, on s’extasie sur un chanteur vulgaire
Parce qu’il a montré son cul à la télé
Parce qu’il a montré son cul à la télé
L’exemple vient d’en haut, et c’est bien regrettable,
Qui se permet encore de donner des leçons
Éloignons nos enfants de ces mœurs détestables,
Et de tous ces cerveaux réduits au caleçon
Et de tous ces cerveaux réduits au caleçon
On ne respecte plus médecins, infirmières
Policiers, professeurs, facteurs ou bien pompiers
Par contre, on s’extasie sur un chanteur vulgaire
Parce qu’il a montré son cul à la télé
Parce qu’il a montré son cul à la télé
L’exemple vient d’en haut, et c’est bien regrettable,
Qui se permet encore de donner des leçons
Éloignons nos enfants de ces mœurs détestables,
Et de tous ces cerveaux réduits au caleçon
Et de tous ces cerveaux réduits au caleçon

Chanson : « L’exemple » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le cocu » (1958)
Paroles et musique : Georges Brassens