LES COPAINS IRRÉPROCHABLES… (  » LE GRAND SCANDALE AMBIANT « )

Le Médiapart d’Edwy Plenel avait levé le lièvre Takieddine, ignoré ou tu par ses confrères et le pouvoir. Nous commençons à en voir pointer les oreilles, les amis du premier cercle de notre président visitant l’un après l’autre les cabinets des juges… « Abracadabrantesque » eut dit l’autre. Ou « Pschiiiiiiiiiiiiiiiiittttttttttt ! ». Mais franchement, qui peut croire à une fable pareille… qui peut croire à une fable pareille ?

Attendue par les foules
La vérité déboule
Faut dire qu’il était temps
Qu’les gens, qu’les gens
Faut dire qu’il était temps
Qu’les gens sachent vraiment
C’est un premier qui cause
Un seul c’est peu de chose
Mais le Domino day
Ça donne des idées
Voyez, Français, Françaises
Comme ils sont mal à l’aise
Entendez le silence
Des maîtres de la France
Ils parlent de cabales
Les rois de la morale
En priant à genoux
(Nicolas Sarkozy parle de « Fable » à propos de l’affaire Karachi)
Veau d’or , protége-nous
Bientôt la débandade
Les fuites aux Barbades
De ce gouvernement
Qu’les gens, qu’les gens
De ce gouvernement
Qu’les gens voient maintenant
Tel qu’il est, quelle honte
Ce roi, ces ducs, ces comtes
Tous ces grands qui naguère
Tuaient nos fils à la guerre
Qui sur nous s’enrichissent
Et de l’argent blanchissent
Partageant le pognon
Liquide à Matignon
À venir est le pire
Je l’affirme sans rire
Ils f’ront comme Chirac
(Le célèbre « Pschitt » de Jacques Chirac)
Même la main dans le sac
Espérant être crus
Par tous les trous du cru
Qui planquent de l’argent
D’l’argent, d’l’argent
Qui planquent de l’argent
Obtenu salement
Ils tremblent pour leurs miches
Les salauds et les riches
Bichon dans le manchon
Quand on crie Mélanchon
Mains propres, tête haute
Ils ont donné leur vote
Pour élire leur roi
Ça n’ recommencera pas
À moins que l’on soit bête
Que l’on n’ait pas de tête
Que l’on croie ces menteurs
(présidents, conseillers, ministres, députés, sénateurs)
Ces damnés profiteurs
Disant servir la France
Mais se servant d’avance
Plombant nos lendemains
(2015, 2020, 2030, 2040, 2050)
Et ceux de nos gamins
La la la la la la
la la la la la la
Plombant nos lendemains
(2015, 2020, 2030, 2040, 2050)
Et ceux de nos gamins

Chanson : « Le grand scandale ambiant » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le grand chambardement » (1969)
Paroles et musique : Guy Béart

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VIE PRIVÉE ? ATTENTION, DANGER ! ( « GAZETTES SUR LA VIE PRIVÉE » )

Quand nos dirigeants n’ont pas d’idées, pas de propositions, pas de programme, que le président gouverne à vue et au doigt mouillé vers son île au trésor pendant que nous, pauvres soutiers, ramons à fond de cale au pain sec et à l’eau, on distrait notre attention par les bonnes feuilles de la vie privée des puissants. Ça en fait rêver certains, gerber d’autres, mais tout le monde en parle…

Les people, je l’avoue, je n’en ai rien à faire
Du coup, leur vie privée ne m’intéresse guère
Savoir qui baise qui, ou qui mord l’oreiller
Je ne sais que penser des cons émerveillés
Qu’Untel l’ex-de Machin couche avec Unetelle
Ou bien qu’à soixante ans, telle autre soit pucelle
Que l’une soit lady, qu’une autre soit gaga
Ou bien qu’une troisième soit les deux à la fois
Gazettes
Sur la vie privée,
Vous n’êtes
Que bonnes à torcher !
Je vois chez le docteur, dans la salle d’attente
Souvent, tout un chacun, choisir ce qui le tente
Dans le fatras de ces magazines-photos
Consacrés à la mode, aux parents, aux auto-
Mobiles de standing, bien trop chères, peuchère
Pour l’humble cheminot, le simple fonctionnaire
Qui trop injustement gagnent trop peu d’écus
Et n’ont pour plaisir que les histoires de cul
Gazettes
Sur la vie privée,
Vous n’êtes
Que bonnes à torcher !
Si au moins ces torchons sentaient un peu la rose
Et un peu moins l’épine dans de si tristes proses
Que je plains souvent ceux s’en disant rédacteurs
N’ayant, pour leur bagage, nul besoin de porteur
Pour vendre, tout est bon, certes, je veux le croire
Comme dans le cochon, mais tant d’ostentatoire
Mène tous leurs lecteurs droit dans le caniveau
De Gaulle avait raison : les Français sont des veaux
Gazettes
Sur la vie privée,
Vous n’êtes
Que bonnes à torcher !
Ne vous méprenez pas, surtout, ce qui me gêne
C’est de voir à quel point, semaine après semaine
La moindre des rumeurs, le moindre fait-divers
Détournent l’attention des débats nécessaires
Les titres racoleurs, les vraies-fausses nouvelles
Patrick a tout perdu, Monaco se rebelle
Jacques Brel est vivant, et Giscard n’est pas mort
Tonton Georges non plus, d’ailleurs il bande encore
Gazettes
Sur la vie privée,
Vous n’êtes
Que bonnes à torcher !
Si l’on en restait là, ce ne serait pas grave
Pas méchant l’escargot, Dieu sait pourtant s’il bave
Vous le savez très bien, l’humain est ainsi fait
Qu’il a moins d’intérêt pour le beau que le laid
Comment donc s’étonner de trouver dans la presse
Tous les petits secrets des histoires de fesses,
Ce qui fait oublier, pendant un court moment,
Les dettes impayées et les emmerdements.
Gazettes
Sur la vie privée,
Vous n’êtes
Que bonnes à torcher !
Cela se gâte quand le sort des politiques
Dépend d’une élection, et que l’on sort les triques
Les flingues de concours, les couteaux-papillon
Chaque parti chargé autant qu’un porte-avions
Vive la guérilla, on envoie des lampistes
Tout seuls, en éclaireurs, pour déblayer la piste
Pour tester l’opinion, certaines positions,
Et chez les délateurs susciter vocations
Gazettes
Sur la vie privée,
Vous n’êtes
Que bonnes à torcher !
L’air est empuanti, tant on lance de boules
D’abord un peu partout, sans épargner la foule
Puis plus précisément, une fois repérés
Les obstacles à venir, même chez ses alliés
On attend le gros coup, la torpille, la bombe,
Qui un chef ennemi enverra dans la tombe
Cela tout en cachant ses propres vilenies
Jusqu’après l’élection, qui mal y pense honni
Gazettes
Sur la vie privée,
Vous n’êtes
Que bonnes à torcher !
Comme la vie privée de bien des politiques
N’est pas à leur honneur, souffrez que je critique
Ce début de campagne, et le climat malsain
Voulu par un parti comptant si peu de saints
Ils devraient réfléchir, car de leurs casseroles
Le son s’entend de loin, ils n’ont pas le beau rôle
Concernant la justice, les fesses ou l’argent
C’est la propreté qui fera le président !
Gazettes
Sur la vie privée,
Vous n’êtes
Que bonnes à torcher !

Chanson : « Gazettes sur la vie privée » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Trompettes de la renommée » (1962)
Paroles et musique : Georges Brassens

OUVRONS DONC LA BOÎTE DE PANDORE, QU’ON RIGOLE UN PEU ! (  » LA BOITE AUX RAGOTS  » )

L’UMP joue actuellement un jeu fort dangereux, qui démontre qu’elle est prête à tout pour conserver le pouvoir, quitte à y sacrifier la France et les Français…
Sortir par le biais de médias complaisants des affaires ? C’est à la portée du premier venu… qu’elles ne visent que de possibles obstacles à la réélection de Nicolas Sarkozy désigne du doigt ses amis ou ses obligés.
Faudra-t-il lui proposer un duel en caleçon pour que cela cesse ? En direct du théâtre de l’Empire, sous vos applaudissements…

Ouvrez ouvrez la boîte aux ragots
Regardez-les prospérer c’est beau
Les enfants si vous trouvez
DSK bien emmerdé
Dites-vous qu’c’est moins pire qu’s’il était sans papiers
Un p’tit coup vite fait
Comme pour lui c’est courant
Un bonjour-bonsoir
Patatras l’accident
Et son petit piaf triste qu’on met en prison
Ça fait des vacances dans le caleçon
C’est pas c’que diront
Quelques gens furibards
Quelques pudibonds
Qui l’envient d’être
Queutard
Eux qui de leur vie
N’attendent, c’est peu
Qu’le samedi qui les rendra heureux
Ouvrez ouvrez la boîte aux ragots
Regardez-les prospérer c’est beau
Les enfants si vous trouvez
DSK bien emmerdé
Dites-vous qu’c’est moins pire qu’s’il était sans papiers
On a vu tout d’suite les cocus au balcon
Et puis l’UMP qui tirait au canon
Sur cet infidèle, ce violeur fini
Pour la présidence, l’était cuit-cuit
Malheureusement les vieux cons de mon âge
Se souviennent de quelques libertinages
Peu glorieux certes, qu’ont pas empêché
D’autres de crêcher à l’Élysée
Ouvrez ouvrez la boîte aux ragots
Regardez-les prospérer c’est beau
Les enfants si vous trouvez
DSK bien emmerdé
Dites-vous qu’c’est moins pire qu’s’il était sans papiers
Ouvrez ouvrez la boîte aux ragots
Regardez-les prospérer c’est beau
Les enfants si vous trouvez
DSK bien emmerdé
Dites-vous qu’c’est moins pire qu’s’il était sans papiers

Chanson : « La boîte aux ragots » SACEM ©2011
Paroles : Camille
interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La cage aux oiseaux » (1971)
Paroles et musique : Pierre Perret

2012 ANNÉE DES RICHES ? ( « LE TEMPS DES CADEAUX  » )

2012 devrait être l’année d’un grand cru et celle du petit cuit. Les cadeaux, à la niche fiscale, c’est fini, mon kiki ! Redressons la République et partageons tous la galette des rois avec fraternitude !

Moi je suis du temps des cadeaux
Que le pouvoir n’faisait qu’aux gros
Qui soutenaient sa politique
Il fallait voir quelle énergie
Les ministres de Sarkozy
Dépensaient dans cette pratique
Une fois montrée patte blanche
Rien n’était jamais assez beau
Du lundi jusques au dimanche
Et ils tombaient en avalanche
Tous les avantages fiscaux
Toujours du côté où ça penche
Vers les bons amis de Sarko
Le pognon, y avait qu’à s’baisser
La chose qu’intéresse les Français
C’est seulement leur bas de laine
En 2007, il suffisait
De s’appuyer sur l’UMP
Pour balayer la Ségolène
Dire que ça serait mieux qu’hier
Ouvrait la porte du coffiot
Mon dieu, qu’il avait l’air sincère
Les promesses qu’il a pu faire
Font qu’il emporta le morceau
Si l’temps pouvait faire marche arrière
Pour ceux qu’ont pris cinq ans d’Sarko !
Des cadeaux, j’en compte des tas
Trop souvent aux frais de l’État
Par le biais des lois de finances
Ça va du bouclier fiscal
À cet avantage anormal
Pour quelques heures sup en France
Et ce n’est pas dans les usines
Qu’on a profité du gâteau
C’est plutôt dans les magazines
Qu’on voit défiler les copines
De ceux qui profitent du magot
Et au Fouquet’s ont leur cantine
Je parle des amis d’Sarko !
On en apprend plus chaque jour
Sur les voyages et détours
De liasses d’argent ou de gemmes
Mais c’était du temps des anciens
On ne mange plus de ce pain
Même si les gens sont les mêmes
On entend Bourgi qui claironne
« Pour ma conscience, c’en est trop »
Et l’on voit le mal qu’il se donne
Pour en balancer quelques tonnes
Sur Chirac et sur le seul dos
D’un Villepin qui l’empoisonne
C’était bath, le temps des cadeaux !

Chanson : « Le temps des cadeaux » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le temps du tango » (1958)
Paroles : Jean-Roger Caussimon
Musique : Léo Ferré

Interprétée ici par Carlos Rodriguez et son
orchestre

DÉBAT PS : SARKOZY GRAND PERDANT (  » C’EST LA LIESSE  » )

Ce devait être l’étalage de la division du PS. Ce débat, avec comme petit diviseur des détails sur le nucléaire, a divisé Nicolas Sarkozy, l’UMP et leur bilan en petits morceaux, le quotient a donné 2012 : je vous laisse imaginer le reste…

« Ils semblent désunis, pour une fois encor’
Préférant le naufrage et se battant à mort »
C’est là ce qu’annonçait la bande à Sarkozy
Qui jusqu’au dernier jour crut à la zizanie
Au PS, c’est la liesse !
De Lefebvre inutile à Morano biliaire
Tous les petits soldats nous annonçaient la guerre
Entre éléphants miteux et jeunes loups ardents
Pour savoir qui d’entre eux la jouerait président
Au PS, c’est la liesse !
Ils n’avaient pas de noms, ils n’avaient pas de mots
Pour dire que la gauche est le pire des maux
Que lui faire confiance en ces temps incertains
Reviendrait à confier la France à des gamins
Au PS, c’est la liesse !
Traiter d’irresponsables ceux de l’opposition
Quand on voit où ces gens ont conduit la Nation
Avec tous les pouvoirs, depuis bientôt dix ans
Qui n’ont jamais rien fait que protéger l’argent
Au PS, c’est la liesse !
L’UMP ne peut plus que balancer partout
Des histoires sorties droit du tout-à-l’égoût
Croyant désamorcer les vraies qu’à son endroit
Sortiront sûrement les défenseurs des lois
Au PS, c’est la liesse !
À la télévision, au lieu de s’étriper
Ils ont montré comment, sur de grandes idées
Un parti responsable et des gens compétents
Remplaceraient fort bien l’actuel président
Au PS, c’est la liesse !

Chanson : « C’est la liesse » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La traîtresse » (1960)
Paroles et musique : Georges Brassens

COCUS DU SARKOZISME ( « LÈCHE-SARKU » )

On a tant parlé naguère des déçus du socialisme que nul ne m’en voudra de chanter ici les cocus du sarkozisme et des innombrables promesses non tenues de 2007.

Comme il a voté Sarkozy,
Qu’il le trouvait parfait, pardi
Et qu’il en pinçait pour sa femme,
Il a tant de cornes au cul,
Qu’il se retrouve un peu cocu
Oyez son histoire et son drame.
Quand Sarkozy du bouclier
Fit cadeau à ceux du Fouquet’s
Notre homme glorifia la chose
Tous les jours devant ses voisins
Qui le traitèrent de crétin
En le renvoyant sur les roses
Quand Sarkozy presqu’aussitôt
Des riches baissa les impôts
Son contentement fut immense
Lui qui gagnait bon an mal an
De quoi se payer un cure-dents,
Il en fut content pour la France
Quand Sarkozy en oublia
D’augmenter le pouvoir d’achat
La chose lui parut futile
Tranche de jambon coquillettes
Pour des puissants payer la fête
Il se sentit vraiment utile
Quand Sarkozy à l’Élysée
Reçut Kadhafi le rusé
Avec les honneurs de la France
Le fait qu’il soit un dictateur
Ne déclencha pas sa clameur
En Nicolas garda confiance
Quand le président Sarkozy
Tout seul, libéra la Libye
Du joug du tortionnaire infâme
La Marseillaise à l’hélicon
Joua, faut dire qu’il était con
À son de trompe, le proclame

Chanson : « Lèche-Sarku » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Lèche-cocu » (1976)
Paroles et musique : Georges Brassens

HALTE AUX PÉDOPHOBES ! (  » EN VOTANT JE M’EXPRIMERAI. » )


Que dire d’un gouvernement qui semble ne pas aimer la jeunesse du pays qu’il « dirige » ? Qui, en tout cas, néglige son éducation, en en confiant le sort aux purs politiques que sont Luc Chatel, Nadine Morano ou Laurent Wauquiez ? Une grande majorité de Français reste attachée à l’école publique de la République : les urnes le démontreront.

Lorsqu’on élit un président
Pour un mandat de cinq années
Il faut penser à ses enfants
Au futur qu’on veut leur donner
Faire confiance à Luc Chatel
Qui s’obstine au régime sec
C’est les sacrifier sur l’autel
D’un pouvoir qui veut leur échec
Faut-il supporter ces délires ?
Cela peut-il encore durer ?
Ce n’est pas l’heure de le dire
En votant, je m’exprimerai
Voici le temps des sacrifices
Nous le répètent les puissants
Pour qu’on le redise à nos fils
Et qu’on l’impose à nos parents
Ces gens qui donnent ordre ou conseil
Au lieu de serrer leur ceinture
Vont spéculer à la corbeille
Profitant de la conjoncture
Faut-il supporter ces délires ?
Cela peut-il encore durer ?
Ce n’est pas l’heure de le dire
En votant, je m’exprimerai
Et se succèdent les dimanches
Tristement devant la télé
À l’eau de rose pour oies blanches
Et karaté pour les fêlés
Alors on s’en prend à l’école
Aux maîtres et aux professeurs
Qui face à quarante mongols
N’en font pas quarante ingénieurs
Faut-il supporter ces délires ?
Cela peut-il encore durer ?
Ce n’est pas l’heure de le dire
En votant, je m’exprimerai

Chanson : « En votant, je m’exprimerai » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « On ne voit pas le temps passer » (1965)
Paroles et musique : Jean Ferrat

BOURGI : APRÈS DSK, NICO LANCE UN SECOND COUTEAU (  » LES COMMISSIONS  » )

Les accusations de Robert Bourgi, ne reposant que sur sa seule parole, tombent vraiment à pic… Jacques Chirac étant désormais définitivement irresponsable, et les témoins étant morts, ne restent dans la ligne de mire que Nicolas de Villepin et la famille Le Pen, seuls rivaux crédibles à droite de notre président.
Robert Bourgi a par ailleurs oublié de répondre à quelques questions (peut-être ne les lui a-t-on pas posées…) :
– combien ses magouilles lui ont-elles rapporté à l’époque ?
– proche de Nicolas Sarkozy depuis 1983 et conseiller d’un président propre au dessus de ce genre de soupçons, de quoi vit-il « depuis qu’il est devenu honnête » ?

J’ai bien touché des commissions
Mêm’ si ça semble méprisable
Les commissions, c’est tellement bon
Que je me fous d’être honorable
Tant que je prends ma commission
J’ai bien touché des commissions
J’espère que ça va continuer
Que la presse encore ne dira rien
Et si elle balance un machin
Comme d’hab, je démentirai
Sans preuves, j’emmerde la délation
J’ai bien touché des commissions
J’continuerai à faire le fier
Tant qu’ceux qui savent ne mouftent pas
S’ils causent, je leur promets l’enfer
Ils plongeront tous derrière moi
J’leur ferai bouffer leurs bonbons
J’ai bien touché des commissions
Oh oui la morale je m’en fous
Oh oui j’la laisse à Luc Chatel
C’est vrai que la morale c’est pour vous
C’est vrai que la morale elle est belle
Et mêm’ s’il a mille fois raison
J’ai bien touché des commissions
On met l’affaire sur la grand-place
Les journaux jouent aux charognards
Pensez-vous que c’est pur hasard
Si ça sort avant l’élection
Pour flinguer le pouvoir en place
Qui a touché des commissions
Mais v’là qu’c’est moi qui suis en scène
J’ai bien touché des commissions
Mêm’ si ça semble méprisable
Les commissions, c’est tellement bon
Que je me fous d’être honorable
Tant que je prends ma commission
J’ai bien touché des commissions

Chanson : « Les commissions » SACEM (c) 2011
Paroles : Camille

Interprétation : Jean-Marie
Chanson originale :  » Les bonbons » (1964)
Paroles et musique : Jacques Brel

JASON BOURNE CHIRAC (  » L’ENFARINEUR « )

La Justice et l’État français n’en sont plus à une jurisprudence honteuse près…
Prévenus, soyez-le doublement et vive l’anosognosie !
Sans même demander une contre-expertise, les juges ont dispensé Jacques Chirac de participer au procès, en rendant malaisé, voire insoutenable, d’en continuer les facettes mettant en cause d’autres prévenus.

Pour ceux qui se sont vu, lors de procédures judiciaires et malgré expertises légales et certificat médical, refuser un simple report sans même que leur demande ne figure dans le jugement les condamnant, non comparant, et « absent sans justification », cette mesure sonne le glas d’un État de droit devenant progressivement un État de droite…

Y a p’us d’justice, ma brave dame !

Dans une ville où je pensais
Assister enfin au procès
De Jacqu’s Chirac, bien des années
Les affaires qu’on lui reprochait
Mais le deal était évident
Passé avec le président
Celui venu de la Hongrie,
Pour diriger notre pays
C’était un Corrézien bizarre
Qui avait des trous de mémoire
Et il y tombait chaque soir,
Pour ne plus penser à Édouard…
Il patinait, il patinait
Dans la choucroute, il patinait.
Au procès, il n’est pas allé
Il a bien fallu l’annuler
Puisqu’il ne pouvait témoigner
Le spectacle était terminé.
Une vieille femme aux cheveux blonds
Est venue vers lui, l’air ronchon
Pendant que d’un regard coquin
Il louchait sur un’ paire de seins.
C’était un Corrézien bizarre
Qui avait des trous de mémoire
Et il y tombait chaque soir,
Pour ne plus penser à Édouard…
Il patinait, il patinait…
Dans la choucroute il patinait.
Dans une ville où je pensais
Assister enfin au procès
De Jacqu’s Chirac, je pense qu’on
Nous a encore pris pour des cons
Qu’on a roulés, qu’on a roulés…
Dans la semoule qu’on a roulés…

Chanson : « L’enfarineur » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le patineur » (1972)
Paroles : Étienne Roda-Gil
Musique : Julien Clerc

VOUS LA SENTEZ BIEN, VOUS AUSSI ? (« Les baisés »)

Pour être « mal baisé(e) » en ces temps, il faudrait être anachorète et vivre de la nature loin des hommes, tant la société nous oppresse et sans même que nous en ayons conscience, nous « baise » en long, en large et en travers. Quand aux politiques… nous sommes tous des Nafissatou Diallo

Y a dans mon vieux cerveau usé
La définition du baisé
Comme je l’ai été un peu trop
Je m’en vais vous en dire deux mots
On s’fait baiser, la nuit le jour
On n’ s’en aperçoit pas toujours
Ou alors le lendemain soir
Notr’ cerveau lent s’envole trop tard
Y a le baisé, le baisé cocu mais content
Qui n’imagin’ pas l’adultère
Et qui vit tout en le cornant
Le baisé meilleur ami de l’amant
Le baisé qui est son confident
Qui a sur ça la comprenette
D’un renne ou bien d’un élan
Y a aussi l’ baisé politique qui est certainement le plus rigolo
Qui croit tout c’ que lui racontent, à longueur de temps, télés et radios
Y a le baisé au sel de mer façon facho
Qui trouv’ qu’il y a trop d’étrangers
Lui qui vient juste d’arriver
Le baisé compétition écolo
Qui aurait préféré Hulot
Qui parle si bien sur TF1 et qui va voter Borloo
Et puis y a l’ baisé Sarkozette
Le plus zinzin le plus zozo c’est le plus bête
Il suffit qu’il n’aime pas les Roms
Pour aussitôt que le Sarkozy soit son homme
Il l’aime
Il l’aime
Y a le baisé, le baisé qui croit que mardi
Il aura du boulot, pardi
Parce que Bertrand l’aurait dit
Y a aussi le baisé qui bosse aux champs
Et qui voit vendre chez Auchan
Ses produits au prix décuplant
Le kilo du paysan
Y a aussi le baisé fumeur dont l’addiction fait une vache à lait
Qui regarde s’envoler les prix du tabac, cigares et roulées
Y a le maroquin de tous ces prétendus ministres
Qui au bout d’affaires sinistres
Se font lâcher le lendemain
Pis y a les baisés mythiques et gluants
Ces vieux bons amis de trente ans
Que l’on souhaite voir à genoux
Avec une corde au cou
Et puis y a l’ baisé Sarkozette
Le plus zinzin le plus zozo c’est le plus bête
Suffit qu’il ait un mobil home
Pour aussitôt que le Sarkozy soit son homme
Il l’aime
Il l’aime
Y a le baisé, le baisé enfin que j’aime bien
Celui qui ne voit rien venir
Même pas un coup de menhir
Y a le baisé un peu niais qui me plait
Qui en 2002 s’est planté
En 2007, a cru faire bien
Baisé sacré bon à rien
Et puis y a l’ baisé Sarkozette
Le plus zinzin le plus zozo c’est le plus bête
Il suffit d’un beur à la gomme
Pour aussitôt que le Sarkozy soit son homme
Il l’aime
Il l’aime

Chanson : « Les baisés » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les baisers » (1968)
Paroles et musique : Pierre Perret