EN DIRECT DE L’ÉLYSÉE… (  » CETTE FOIS C’EST NON  » )

Au menu du Réveillon présidentiel ? Un magnifique poisson !

Françaises, Français, cette fois c’est non
Beaucoup diront ça regrettable
Je n’irai pas à l’élection
Bien que tous les présidentiables
Soient assurément nuls et cons
Françaises, Français, cette fois c’est non
Ils causent pendant qu’il faut mener
La lutte pour vos lendemains
En cinq ans, qu’ont-ils donc fait ? rien
Leur bilan, c’est : zéro pointé
Mais moi, j’ai d’autres ambitions
Françaises, Français, cette fois c’est non
Pour sauver votre monde hier
J’ai dû me farcir Angela
Je dois avoir des goûts pervers
C’est ce que suggère Carla
Quand je change de position
Françaises, Français, cette fois c’est non
Oh oui ! Les François, c’est des mous
Oh oui ! Eva, elle est pas belle
C’est vrai qu’Marine crée du dégoût
C’est vrai qu’Jean-Luc, il est rebelle
Mais croyez-moi, j’ai mes raisons
Françaises, Français, cette fois c’est non
Chers amis de la populace
Je suis le plus grand des farceurs
Le plus habile des menteurs
Vous avez cru à mon poisson
D’avril, je sais, c’est dégueulasse
Mais pourquoi cette pancarte « non » ?
(parlé) : Ah ! on est le premier… janvier ?… pas avril ?… merde…
Françaises, Français, pour l’élection
C’est bien pour vous être agréable
Je vais retourner au charbon
Tant les autres présidentiables
Sont assurément nuls et cons
Allez ! Moi je leur dis casse-toi, pauv’ con

Chanson : « Cette fois c’est non »  SACEM (c)2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Les bonbons » (1964)
Paroles et musique : Jacques Brel

À NOS SOUHAITS, SARKOZY ! (  » TES VŒUX, PRÉSIDENT  » )

Que nous souhaitera notre président ? Comme d’habitude, on peut le supposer aisément.
Que lui souhaiterons-nous ? La retraite, et au plus vite !

Voici venu le temps des vœux, président
Celui où tu prends
Tous les gens pour des enfants
C’est la journée des vieux quasiment gâteux
Qui croient que tu dis
La vérité, pardi
L’élection n’est pas loin
Et Sarkozy, t’as tant d’imagination
Pauvre roi, toi qui crois
Que tout va mieux depuis qu’ t’es en fonction
(au Refrain)
Si seulement, président
Tu savais notre vie si difficile
Tu te fous bien de nous
Que l’on soit de la campagne ou des villes
(au Refrain)
Désespoir, chaque soir
T’es bien au chaud, pendant que d’autres gèlent
Tes promesses, tiens, mes fesses
Et si tu pars, quelle bonne nouvelle
(au Refrain)
La lala lala
Lala lalala …

Chanson : « Tes vœux, Président » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie et Solène
Chanson originale : « L’île aux enfants » (1974)
Paroles : Christophe Isard
Musique : Roger Pouly
Création et réalisation :Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers
Crédits images : http://www.archive-host.com/files/1384459/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007dd5ef680ac/CREDITS_IMAGES_TES_VOEUX_PRESIDENTS.odt

LA VOIX DE CARLA

Tel Athalie, j’ai fait un songe, bizarre autant qu’étrange : Carla Bruni, dans un grand théâtre parisien à l’acoustique remarquable, donnait un concert de charité pour des aveugles. Non convié mais ne pouvant résister à l’invite, je resquillai avec quelques borgnes bigleux, mes lunettes fumées et un manche à balai blanc faisant illusion.
Je m’assis et voici ce que je fus un des seuls à entendre ET à voir…
Chuuuuuut, ça commence…

Les aveugles étaient concentrés
L’assistance voulait écouter
C’était le concert de l’année
Soudain une mouche a éternué
C’n’est pas la Carla de Nicolas
Qui vous électrise
C’n’est pas la Carla de Nicolas
Qui a fait c’bruit-là
Non Bruni n’est pas encore là
La scène est bien vide
Reprenons le silence, là
Que la mouche gâcha.
Puis un bruit étrange et fluet
Fut entendu par les plus doués
L’assistance se mit à vibrer
Un borgne myope a déclaré
C’n’est pas la Carla de Nicolas
Qui vous électrise
C’n’est pas la Carla de Nicolas
Qui a fait c’bruit-là
Non Bruni n’est pas encore là
La scène est bien vide
Reprenons le silence, là
Que la mouche gâcha.
Alors l’assistance s’assoupit
En attendant en vain Bruni
C’est alors qu’une petite voix dit
Que le concert était fini
C’était la Carla de Nicolas
Qui piquait sa crise
C’était la Carla de Nicolas
Qui faisait c’bruit-là
Car la Bruni était bien là
De bravos avide
Consternée, ne comprenant pas
Qu’on n’l’applaudisse pas
Une voix dit : « Bravo, Carlita
C’que tu fus exquise ! »
Car Sarkozy était bien là
Juste à côté… juste à côté… juste à côté de Carla.

Chanson : « La voix de Carla » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La queue du chat » (1948)
Paroles et musique : Robert Marcy

NÉ QUELQUE PART… (  » IL EST NÉ LE PETIT ENFANT  » )

 » – Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.
– Tu parles !  »

Il est né le petit enfant,
Dans ce pays crevant de disette
Il est né le petit enfant,
Peu de chances qu’il atteigne un an
Sans eau et sans médicaments
Pendant qu’en France on fait la fête
Sans eau et sans médicaments
Sans abri comme il en est tant
Il est né le petit enfant,
Dans ce pays crevant de disette
Il est né le petit enfant,
Peu de chances qu’il atteigne un an
Sur le sol glisse sa maman
Et la sœur aînée qu’elle allaite
Sur le sol glisse sa maman
Epuisée par l’enfantement
Il est né le petit enfant,
Dans ce pays crevant de disette
Il est né le petit enfant,
Peu de chances qu’il atteigne un an
Du pays le gouvernement
De son sol pourtant fait recette
Du pays le gouvernement
Dépense tout en armement
Il est né le petit enfant,
Dans ce pays crevant de disette
Il est né le petit enfant,
Peu de chances qu’il atteigne un an
On envoie des médicaments
Confisqués par les mitraillettes
On envoie des médicaments
Que l’on réserve aux combattants
Il est né le petit enfant,
Dans ce pays crevant de disette
Il est né le petit enfant,
Peu de chances qu’il atteigne un an
L’enfant tête le sein pendant
Y recherchant la gouttelette
L’enfant tête le sein pendant
Du pauvre corps vidé à blanc
Il est né le petit enfant,
Dans ce pays crevant de disette
Il est né le petit enfant,
Peu de chances qu’il atteigne un an
Qu’ont donc fait les rois, les puissants
Pour qu’un jour, ces drames s’arrêtent
Qu’ont donc fait les rois, les puissants
Il eut suffi d’un peu d’argent
Il est mort, le petit enfant
Il ne fera jamais risette
Il est mort, le petit enfant
Sous le regard de l’Occident

Chanson :  » Il est né le petit enfant  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Il est né le divin enfant » (Traditionnel)

Création et réalisation :
Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers
Crédits images : http://www.archive-
host.com/files/1366223/4e672b95c889adfa81edbc6a
9b6007dd5ef680ac/CREDITS_IL_EST_NE.odt

DRAGUE 2012 : MINORITY APPORT… ( « SARKOZY » )

L’existence du génocide arménien et sa reconnaissance par la communauté internationale ne laissent place à aucun doute (anecdotiquement, j’ai bien connu Nazareth, l’amnésique marseillais dont parle Verneuil dans ses romans, au camp incertain, d’ailleurs : martyr au sens premier dans tous les cas, portant la trace du sabre et de la honte des tueurs).
De là à rechercher un effet électoraliste en faisant voter une loi mémorielle de plus, dont le Conseil constitutionnel aura forcément à connaître, il y a une marge. Même les plus ardents sarkozistes de la communauté arménienne trouveront la ficelle un peu grosse, voire quasiment insultante à leur intelligence et à leur discernement.
Ne reconduisons pas le petit Mamamouchi Sarkozy par haine du Turc.

Sarkozy a dû jurer un jour
D’être prêt à tout pour être au second tour
Quels que soient nos maux
Il n’a que des mots
Pour mentir aux femmes et aux hommes
Sarkozy, pour rester président
Parcourt le pays, flattant et divisant
Pour lui, tout est bon
Merveilles et monts
Et tant pis, nous paierons l’addition
Tant de lois faire voter
Des élections si près
Visant minorités
Prendrait-il les Arméniens
Pour de sombres crétins
Il se tromperait bien
Sarkozy, c’est sans classe et sans chic
Que tu te fous de-dans pour quelques batchiks
Tu te sens perdu
On ne t’aime plus
Même tes soutiens sont fort déçus
Sarkozy, génocide alibi,
Haïssant les Turcs en bon fils de Hongrie
Indigne souvent
Toujours nous clivant
Génocide, la Terre le connaît
Sarkozy
Pari
C’est pas gagné

Chanson : « Sarkozy » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Sur ma vie » (1955)
Paroles et musique : Charles Aznavour

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

Crédits images : http://www.archive-host.com/files/1377349/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007dd5ef680ac/Credits_images_Sarkozy.odt

CRISE : ON NE PRÊTE QU’AUX TRÈS RICHES… (  » Bank bank  » )

Pourquoi prêter aux banksters ? Ben parce qu’on est sûr qu’ils sont assez voleurs pour rembourser, tiens, et sans se faire prendre…

Tout le monde est à la peine
Nos problèmes sont les mêmes
Mais la BCE a cœur
De soutenir les voleurs
Bank bank, faut les aider
Bank bank, faut leur prêter
Bank bank, faut les sauver
Bank bank, on ne l’oubliera pas
Chez nous chaque ministère
Suit les avis des banksters
Et prend chaque décision
Pour garder sa notation
Bank bank, faut écouter
Bank bank, faut s’aligner
Bank bank, faut se coucher
Bank bank, on ne l’oubliera pas
Qu’est-ce que cinq cents milliards
D’euros pour tous ces richards
Avec pour espoir bien bête
Qu’ils rachètent un peu de dette
Tout cet argent de côté
D’où vient-il, moi je le sais
On l’a pris aux travailleurs
Pour pouvoir dans le malheur
Bank bank, te renflouer
Bank bank, te recharger
Bank bank, te requinquer
Bank bank, on ne l’oubliera pas
Quand on voit des présidents
Ou des chanceliers allemands
Faire semblant à la télé
Pour nous ensemble d’œuvrer
Bank bank, on va gerber
Bank bank, on va voter
Bank bank, et ce jour-là
Bank bank, tu ne l’oublieras pas

Chanson : « Bank-bank » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Bang-bang (My baby shot me down)  » (1966)
Paroles et musique : Sonny Bono

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

Crédits images : http://www.archive-host.com/files/1374552/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007dd5ef680ac/CREDITS_IMAGES_bank_bank.odt

MEILLEURS VŒUX ET BANANÉS ! (  » LÉZARD MÉNAGÉ  » )

Bientôt, le 1er janvier 2012 et le début des longs cortèges.
Des vœux, certes, mais aussi des augmentations et taxes en tous genres, la trêve des confiseurs passée : ami mouton, la laine va se porter très court cet hiver.

Autrefois les gens de Cour
Profitaient tout court
En exploitant le malheur
De leurs travailleurs
Aujourd’hui, c’est plus pareil
Les pauvres ont des ronds
Et faut trouver des façons
De piquer cette oseille
Majuscule
Va travailler
Et je te taxerai
Sur ton salaire
Sur tes découverts
Le prix de la bière
Et sur celui de l’eau
Ta gazinière
Tes heures supplémentaires
Tout ce qui est vert
Et tout ce qui est bio
Et puis ta retraite
Passe dans la moulinette
Et puis ton moteur
Enrichit les pollueurs
Ta cigarette
Au prix de l’or, pauvrette
Tout c’qui est mignon
Rapportant du pognon
Autrefois l’on soupçonnait
Qu’c’était le bordel
Sans pour autant glorifier
La mère maquerelle
Aujourd’hui, l’information
Rend tout ça public
On voit où va notre fric
Et l’on est vraiment cons
Ridicules
Mais malgré ça
L’Etat nous taxera
Nos petits verres
L’essence du scooter
L’accès à la mer
Et ce que ça coût’ra
La chansonnette
Le prix de la baguette
Des salopettes
Et le kamasoutra
Et l’Etat projette
L’impôt sur les braguettes
L’impôt sur la taille
L’impôt sur la racaille
Sur les semelles
Sur les lave-vaisselle
Sur nos décors
Mais surtout pas sur l’or
De ses notaires
Des grands propriétaires
Des actionnaires
De tous les conseillers
Des richissimes
Des puissantissimes
Et de tous ces intimes
Proches de l’Elysée
Alors très vite
Amis je vous invite
A vous servir d’une p’tite
Réflexion d’électeur
En 2012
Va falloir que ça bouge
Si l’on vit comme ça
Vous n’y survivrez pas

Chanson : « Le farniente du financier, ou Lézard ménagé » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La complainte du progrès, ou Les arts ménagers » (1955)
Paroles : Boris Vian
Musique : Alain Goraguer

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

Crédits images : http://www.archive-host.com/files/1367914/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007dd5ef680ac/CREDITS_IMAGES_LEZARD_MENAGE.doc

GAUCHE : DANS L’UNION OU DANS L’OIGNON ? (  » HEUREUX QUI COMMUNISTE  » )

Alors qu’au bal des menteurs, la plupart n’auraient que « la vérité » à la bouche, la multiplicité des candidatures et des affaires recouvre de brouillard la morne plaine de la campagne. Au loin, à la limite de la terre et des nuages, d’aucuns auraient cru apercevoir un combat titanesque entre le spectre de 2002 et un curieux ectoplasme, coiffé de noir et écharpé de rouge…

Heureux qui communiste a fait mélenchonnage
Heureux qui socialiste a vaincu les orages
Et se sont retrouvés après maintes traversées du désert prêts à gouverner
Sarkozy nous a endettés, et ses ministres sont menteurs
Qu’elle est belle la vérité, la vérité
Nous avons les mêmes valeurs, que visent bien les tirailleurs
Qu’elle est belle la vérité, la vérité
Avec le bruit et la fureur, avec le sérieux, la rigueur, avec en vue le bonheur
Des devoirs, et justice et droits, des devoirs, et justice et droits
Heureux qui communiste a fait mélenchonnage
Heureux qui socialiste a vaincu les orages
Et se sont retrouvés après maintes traversées du désert prêts à gouverner
Sarkozy nous a endettés, et ses ministres sont menteurs
Qu’elle est belle la vérité, la vérité
Quand on s’attaque à nos malheurs, quand on chassera les voleurs
Qu’elle est belle la vérité, la vérité
Avec le bruit et la fureur, avec le sérieux, la rigueur, avec en vue le bonheur
Des devoirs, et justice et droits, des devoirs, et justice et droits

Chanson : « Heureux qui communiste » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Heureux qui comme Ulysse » (1970)
Paroles : Henri Colpi
Musique : Georges Delerue

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers
Crédits images : http://www.archive- host.com/files/1364696/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007dd

PARVENU, OUI, MAIS DANS QUEL ÉTAT ? (  » Un de ces parvenus qu’on élit quelque part  » )

Alors même qu’en tentant de nous culpabiliser, on nous serine que nous n’avons plus les moyens de vivre aussi bien, et qu’il faut se mettre drastiquement au régime, que voyons-nous par ailleurs ? Une classe dominante, qui préfère se goberger aux frais de la République plutôt que de donner l’exemple, qui dépense sans compter l’argent de tous en parades de campagne de non-candidat, affrétant les transports de ses courtisans, mobilisant plus de personnels de sécurité que de spectateurs…
Le Train de Grande Vie du pouvoir affole les compteurs, la dette se creuse, les amis sont de plus en plus riches, les Qataris exempts d’impôts en France (comme les Français, là-bas, sans doute, puisque monsieur Guéant ne conçoit que les réciprocités :  des noms ! des noms ! … ).
Bref, à Sarkocity, tout baigne…

Qui n’a jamais rêvé de vivre en milliardaire
Je suis prêt au pari : personne assurément
Mais il y a, hélas, un point non secondaire
Pour être milliardaire, il vous faut de l’argent
Si ne l’avez gagné, ou reçu d’héritage
Il vous faudra, mon cher, être politicard
Devenir un de ceux qui se servent au passage
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Ne pensez surtout pas qu’il soit indispensable
D’avoir fait des études ou d’être intelligent
Il suffit simplement, le sait tout bon notable,
De faire un peu de droit en se servant des gens
Puis courtisant les uns et trahissant les autres
En tâchant d’éviter les années de placard
Devenir d’un Jésus coquin et bon apôtre
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Ruse et patience aidant, et le talent peut-être
On monte l’escalier qui conduit au pouvoir
Il arrive un moment où simplement promettre
Si l’on est soutenu, convainc dans l’isoloir
Le président Beaufort de Verneuil est exemple
Celui que joue Gabin doit un jour partir car
Il est bientôt trahi par un marchand du temple
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Vous accédez enfin à la magnificence
Que notre République accorde à peu d’élus
Vous vous croyez en droit, de sa munificence,
D’attendre le couvert, le gîte et même plus
L’appétit de certains, hélas, n’a pas de bornes
Moins ils sont éduqués, plus ils sont revanchards
Vous êtes tout comme eux de ceux qui nous écornent
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Rien n’est trop beau pour vous, chaque jour à la table
Vins fins, mets délicats, fleurs vous sont proposés
Pendant que de ce temps, nombre de misérables
Ne peinent qu’à survivre et j’en ai la nausée
Cette utilisation de l’argent de la France
Les privilèges honteux accordés aux richards
Plus jamais ne serez, cette fois j’ai confiance
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part

Chanson :  » Un de ces parvenus qu’on élit quelque part » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitares et interprétation: Jean-Marie
Chanson originale :  » La ballade des gens qui sont nés quelque part » (1972)
Paroles et musique : Georges Brassens

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers
Crédits images : http://www.archive-host.com/files/1362209/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007dd
5ef680ac/CREDITS_IMAGES_UN_DE_CES_PARVENUS.doc

C’EST LÀ LE SORT DE LA MARINE (  » VOTER MARINE EN 2012 ?  » )

Certains voudraient à toute force faire taire le Front national et l’empêcher d’accéder à la moindre responsabilité : ne serait-ce pas injuste, irréaliste et surtout contreproductif ?
Le scrutin majoritaire à deux tours de nos législatives n’empêche-t-il pas une représentativité du choix de la majorité des Français ?
N’est-ce pas là bêtement une affaire de gros sous, la manne publique attribuée aux partis politiques l’étant au prorata de leur nombre d’élus ? D’autant que les débats ou les « expériences locales » dont il est acteur sont autrement plus parlants que les diatribes d’exclusion dont il fait l’objet.
Bref, cette démocratie pourra-t-elle encore longtemps se passer de la proportionnelle ?

De bon matin me suis levé c’était dimanche
Je commençais à peine à retrousser mes manches
Quand mon fils m’a rappelé
Qu’il fallait aller voter
Que le Front national allait surprendre
Je ne fais pas partie de ceux que l’actu branche
Mais on voit si souvent Marine aux dents si blanches
L’UMP, c’est des moldus
L’PS, j’ l’adore pas non plus
J’ai donc voté FN et pour Lulu
N’avoir rien fait est certes un terrible avantage
Mais encore ne faudrait-il pas en abuser
C’était un mec d’un certain âge
Je dirais même un poil usé
Mais il avait l’air plus con que rusé
Quand j’ai le choix parmi plusieurs candidatures
Je préfèr’ toujours le plus con, ça me rassure
Lulu du Front national
Me niquer, t’auras du mal
Je détecterai bien tes impostures
A la maison on m’ fit des réflexions amères
« T’aurais pu voter pour le cousin de grand-mère »
Mais il est bien trop malin
Alors qu’avec l’autre, au moins
S’il veut m’ baiser, je le verrai de loin
Et puis alors je me suis remis à ma tâche
En attendant que le scrutin soit dépouillé
On a appris dans la soirée
Que l’Lulu s’était qualifié
Pour le s’cond tour et qu’on revoterait
Il est passé me voir avec son beau costume
J’eus de la chance car il avait un gros rhume
Comme veritas in vino
Je lui fis six grogs costauds
Qu’il avala comme si c’était de l’eau
Il m’avoua alors qu’il avait été
Front national d’Le Pen l’homme de paille
Ce dès le début, se mit à conter
En quelques secrets ses batailles
Il me parla bien de Salon
Où il avait pris du galon
Et de la mairie de Vitrolles
Où il fit longtemps le mariole
Et puis de la mairie d’Orange
Où il fut tout, tout sauf un ange
Et puis de celle de Toulon
Où il fit valser le pognon
Et de celle de Marignane
Où l’on avait élu des ânes
Du Front national le début
De ses racines, de ses buts
De Le Pen et de l’OAS
De la torture et d’Aussaresses
De ces nombreux négationnistes
Enfants de Pétain et racistes
Du Front national jusqu’au p’tit matin
Déroula le fil de la navrante histoire
Puis il s’endormit beurré comme coing
Le p’tit Lulu
Fatigué de boire
Il est reparti au matin guéri d’son rhume
En engueulant les deux blackos qui de bitume
En recouvrant la chaussée
Sa bagnole avaient frôlé
Moi je leur aurais bien r’filé des plumes
Le lendemain, il a tenu un beau meetin-ge
Y avait tous les pieds-noirs du coin, tout le beau lin-ge
Y avait des gros d’ l’UMP
Des ex-paras, des skins et
Des Allemands et des chiens policiers
Le mercredi, un salopard d’ colleur d’affiche
Patibulaire mais pas loin, devant l’Eden
Prit une balle dans les miches
Un Arabe, la barbe vilaine
Dans le noir, presque Ben Laden
Lulu pensant que j’adhérais à sa posture
Il me fallut participer à ses bitures
Front national-UMP
J’ai fini par dégueuler
Je n’boirai plus jamais d’Vichy nature
Je n’aurais plus que des idées républicaines
Mon foie ne supporte pas le poids de la haine
Mêm’ si Marine dans l’ journal
Appuyait où ça fait mal
Oh ne votez jamais Front national !

Chanson : « Oh ne votez jamais Front national !  » SACEM ©2011
Paroles : Camille, qui s’est mis en quatre
Chant : les quatre Jean-Marie

Chanson originale :  » Général à vendre » (1954)
Paroles : Francis Blanche
Musique : Pierre Philippe

Création et réalisation :
Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers
Crédits images : http://www.archive-host.com/files/1360176/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007dd5ef680ac/CREDITS_IMAGES_FRONT_NATIONAL.doc