PARVENU, OUI, MAIS DANS QUEL ÉTAT ? (  » Un de ces parvenus qu’on élit quelque part  » )

Alors même qu’en tentant de nous culpabiliser, on nous serine que nous n’avons plus les moyens de vivre aussi bien, et qu’il faut se mettre drastiquement au régime, que voyons-nous par ailleurs ? Une classe dominante, qui préfère se goberger aux frais de la République plutôt que de donner l’exemple, qui dépense sans compter l’argent de tous en parades de campagne de non-candidat, affrétant les transports de ses courtisans, mobilisant plus de personnels de sécurité que de spectateurs…
Le Train de Grande Vie du pouvoir affole les compteurs, la dette se creuse, les amis sont de plus en plus riches, les Qataris exempts d’impôts en France (comme les Français, là-bas, sans doute, puisque monsieur Guéant ne conçoit que les réciprocités :  des noms ! des noms ! … ).
Bref, à Sarkocity, tout baigne…

Qui n’a jamais rêvé de vivre en milliardaire
Je suis prêt au pari : personne assurément
Mais il y a, hélas, un point non secondaire
Pour être milliardaire, il vous faut de l’argent
Si ne l’avez gagné, ou reçu d’héritage
Il vous faudra, mon cher, être politicard
Devenir un de ceux qui se servent au passage
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Ne pensez surtout pas qu’il soit indispensable
D’avoir fait des études ou d’être intelligent
Il suffit simplement, le sait tout bon notable,
De faire un peu de droit en se servant des gens
Puis courtisant les uns et trahissant les autres
En tâchant d’éviter les années de placard
Devenir d’un Jésus coquin et bon apôtre
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Ruse et patience aidant, et le talent peut-être
On monte l’escalier qui conduit au pouvoir
Il arrive un moment où simplement promettre
Si l’on est soutenu, convainc dans l’isoloir
Le président Beaufort de Verneuil est exemple
Celui que joue Gabin doit un jour partir car
Il est bientôt trahi par un marchand du temple
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Vous accédez enfin à la magnificence
Que notre République accorde à peu d’élus
Vous vous croyez en droit, de sa munificence,
D’attendre le couvert, le gîte et même plus
L’appétit de certains, hélas, n’a pas de bornes
Moins ils sont éduqués, plus ils sont revanchards
Vous êtes tout comme eux de ceux qui nous écornent
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Rien n’est trop beau pour vous, chaque jour à la table
Vins fins, mets délicats, fleurs vous sont proposés
Pendant que de ce temps, nombre de misérables
Ne peinent qu’à survivre et j’en ai la nausée
Cette utilisation de l’argent de la France
Les privilèges honteux accordés aux richards
Plus jamais ne serez, cette fois j’ai confiance
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part
Un de ces parvenus qu’on élit quelque part

Chanson :  » Un de ces parvenus qu’on élit quelque part » SACEM ©2011
Paroles : Camille
Guitares et interprétation: Jean-Marie
Chanson originale :  » La ballade des gens qui sont nés quelque part » (1972)
Paroles et musique : Georges Brassens

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers
Crédits images : http://www.archive-host.com/files/1362209/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007dd
5ef680ac/CREDITS_IMAGES_UN_DE_CES_PARVENUS.doc

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