SARKOZY-FN : DRAGUE LOURDINGUE ET DROITS D’ODEURS

Nicolas Sarkozy qui n’en finit pas d’étonner vient de nous en inventer une bonne : LA TELE EN ODORAMA.
Sans que nous ayons à débourser un centime, sans le moindre décodeur supplémentaire, chacun de ses passages ouvre une fenêtre sur sa campagne, dont aucunes diront qu’elle ne pouvait, certes, sentir la rose.
De là à ce que dès qu’il ouvre la bouche, une fétide haleine de poney envahisse la pièce et les esprits, les rabaissant au niveau de la tripaille ou du dégueulis…
Vite, le 6 mai, vivement, un peu d’air et bon vent !

Des goûts et des couleurs, on ne discute pas
Mais terrible est l’odeur de cette pêche aux voix
Des algues vert-de-gris aux fragrances marines
En Bretagne, il paraît parfois que cela tue
Par des émanations, les chevaux ne vont plus
Là où certains poneys recherchent la vermine
J’en vois un qui, promis tôt à l’équarrisseur
Parcourt ce lieu maudit aux funèbres senteurs
Tel un Orphée dément suppliant Proserpine
Remuant chaque tas du bout de son sabot
D’un geste machinal comme en ont les cabots
Quand plus rien se saurait offenser leur narine
Faut-il que l’animal soit tant désespéré
Qu’il ne cherche salut en lieu plus élevé
Tant on sait bien qu’au sol règne le délétère
Tout ce qu’il a trouvé pour en être exhaussé
C’est un double sabot, son vœu fut exaucé
Tout vient de Zalando, nul besoin de mystère
Pourquoi donc en est-il à ces extrémités ?
Ce triste sort, hélas, l’aurait-il mérité ?
Dans tant de picotins, il se servit d’office
Chef d’un petit troupeau, il commandait à tous
S’accaparant le grain bien avant qu’il ne pousse
Mais l’étalon nouveau contesta qu’il ne bisse
Il en fut donc réduit à chercher des soutiens
N’ayant plus d’autre choix que ces algues de rien
Dont même les poulains les plus naïfs s’éloignent
Absorber, passe encore, mais supporter l’odeur
Qui pénètre aussitôt des naseaux jusqu’au cœur
Qui vous marque à jamais, que Gaudin en témoigne.
La campagne du coup en est empuantie
Disant qu’il n’en est rien, le poney a menti
Accusant de ses pets tous les chevaux arabes
Et tous les noirs chevaux, ces tristes étrangers
Qui l’herbe des Français broutent sans se gêner
Nous jouant la chanson du tourteau et du crabe.
La terre retentit de ses hennissements
Appelant ses pareils à le suivre instamment
Hongres, naseaux bouchés, vers la plage se pressent
Pour imiter le chef, commencer le festin
Quitte à connaître aussi un bien triste destin
Quand l’un d’eux, tout à coup, s’y oppose et se dresse
Avez-vous remarqué à quel point cela pue ?
Et l’état dans lequel sont ceux qui sont repus
De cette verte offrande aux brunes origines ?
Sommes-nous de vils hommes ou bien de vrais poneys ?
Et qui donc nous permet de nous dire bien nés
Si nous nous abaissons, mangeant ce qu’il rumine ?
Je ne sus pas la fin de ce triste incident
Le brouillard recouvrant la scène en un instant
Mon masque à gaz de plus venant de rendre l’âme
J’espère cependant qu’au pays des poneys
Un grand souffle nouveau soulagera les nez,
Les esprits et les cœurs, y redonnant le calme.
J’espère cependant qu’au pays des poneys
Un grand souffle nouveau soulagera les nez,
Les esprits et les cœurs, y redonnant le calme.

Chanson : « Une haleine de poney » SACEM ©2012
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La fessée » (1966)
Paroles et musique : Georges Brassens

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

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LE MENTEUR SARKOZY : DU CULOT POUR TOUT BAGAGE…

Dans la cour de récréation, le clan des mauvais perdants du futchebol se déchaîne ; Marine et Jean-Luc sont déjà dans la deuxième mi-temps du prochain match, le dernier de la saison, pendant qu’une tribune rouge rose et l’autre brun réséda encouragent toujours ceux qui jouent la prolongation.
Se sachant battue, l’équipe de Nicolas multiplie les coups en douce, les simulations, les croche-pieds, les insultes, mais ceux de François gardent leur sang-froid et ne cèdent à aucune des nombreuses provocations, sous le regard attentif de Jean Defrance, qui arbitre ce match déséquilibré, au score que la charité chrétienne et le CSA m’interdisent de dévoiler ici.
L’entraîneuse italienne a beau expliquer à la blonde cheerleader Nadine que le match est plié, celle-ci face à une tribune déjà exsangue continue à brailler dans le vide : « On va ga-gner ! On va ga-gner ! On va… »…
Deux infirmiers et une ambulance étant prêts à intervenir, au cas où, je rends l’antenne : bonsoir, à vous les studios !

Mais quel culot extraordinaire
Capable de tout, il l’avait promis
Sarko dit tout et même son contraire
En léchant le cul de Marine et d’ses amis
Parmi ses promesses anciennes
Une me revient pour cette élection
« À néant, réduire le FN »
Y est-il arrivé oui ou non ?
Sarkozy, quel culot extraordinaire
Lui qui se gaussait d’Hollande en janvier
Quand il disait, devant la France entière,
Vouloir négocier à nouveau certains traités
Il fallait bien trouver, devant la dérobade
Des jeunes et des vieux le couvrant de brocards,
Un quelconque soutien dans sa dégringolade
Dans l’ambulance FN, il prit donc un brancard
Non non mais
Quel culot extraordinaire
Lui qui a restreint toutes nos libertés
Serait devenu l’premier contestataire
De l’ancien pouvoir et de sa majorité
Nous voit-il cons comme la lune
Pour ne pas capter ses contradictions
Lorsqu’il part danser la valse brune
Piétinant ses feintes convictions
Non non mais quel culot extraordinaire
Lui qui sur l’Europe était inflexible
Il change de cap, machine toute arrière
Revenant du coup sur Schengen, c’en est risible
Il fallait bien trouver malgré les controverses
Ailleurs de ces idées qu’il n’eut pas en cinq ans
Qui nous fassent oublier les réformes diverses
Que pour son bon plaisir
Il prit inutilement
Non non mais
Quel culot extraordinaire
Prônant le contraire de tout ce qu’il fit
Tout en jouant dans son argumentaire
Sur le fait qu’il puisse seul rassembler le pays
Il n’agit en fait qu’à sa tête
Bien naïf celui qui croit Nicolas
Les siens même s’enfuient à la sauvette
Loin de la Justice et de nos lois
Pour ceux qui veulent enfin te retrouver, France
Qui vivais heureuse au sein des nations
Mon amie, oublie donc ta désespérance
Il suffit pour ça d’bien choisir à l’élection
Il suffit pour ça d’bien choisir à l’élection
Il suffit pour ça d’bien choisir à l’élection !

Chanson : « Le culot extraordinaire » SACEM ©2012
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le jardin extraordinaire » (1957)
Paroles et musique : Charles Trenet

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

SOULAGEONS-NOUS ! VOTONS LE 6 MAI !

Se réveiller le 7 mai, l’esprit tranquille, après dix ans de souffrances… ne plus y songer… avec une pensée pour ceux qui jusqu’ici n’avaient connu que Chirac ou Sarkozy… pauvres djeuns…
Debout, la France du changement ! Place au peuple français et à ses légitimes aspirations, enfin…
Dehors, les clowns et les magouilleurs, et le dimanche 6 mai, même s’il fait beau, on le fait… tous ensemble !

Y a des présidents évidents
Les de Gaulle, les Mitterrand
Qui n’eurent que notre France en tête
C’était très chouette !
Le grand Chirac et le p’tit Sarko
Leurs Juppé et leurs Morano
Ne s’intéressent qu’à nos pécules
Et depuis, nous en… font
Bientôt bye bye Sarko, oh, oh, oh, oh
Enfin ça y est, hé, hé, hé, hé,
C’est pas trop tôt, oh, oh, oh, oh
Shame, shame, shame
Une fois parti le président
On n’verra plus Xavier Bertrand
Ni les brunâtres et les blondasses
Faudra bien qu’y s’cassent
Plus d’NKM, plus d’Rachida
Non, jamais plus de ces gens-là
À cell’ de l’État, faut des têtes
Pas des mazettes
Bientôt bye bye Sarko, oh, oh, oh, oh
Enfin ça y est, hé, hé, hé, hé,
C’est pas trop tôt, oh, oh, oh, oh
Shame, shame, shame
On n’verra plus de même
Shame, shame, shame
Ces proches et ces conseils
Shame, shame, shame
Malhonnêtes
Shame, shame, shame
Sans pincettes
Shame, shame, shame
Ces mecs qui pensent pas
Shame, shame, shame
Qu’il faut servir l’État
Shame, shame, shame
Non s’en servir pour soi
Shame, shame, shame
Dans ma France à moi
Shame, shame, shame
Bientôt bye bye Sarko, oh, oh, oh, oh
Enfin ça y est, hé, hé, hé, hé,
C’est pas trop tôt, oh, oh, oh, oh
Shame, shame, shame

Chanson : « Bientôt bye bye Sarko » SACEM ©2012
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « T’as beau pas être beau » (1978)
Paroles et musique : Louis Chedid

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

ALLO, SARKO ? POURQUOI TU TOUSSES… ?

Voici donc la fin d’une campagne insoutenable, où les candidats ont beaucoup parlé de tout, sans jamais débattre de rien, et pour cause : une blessure est si vite arrivée, gardons donc nos distances… tout cela sans surprise aucune, débouchant sur un classico droite-gauche attendu : les scores respectifs surprendront les seuls sarkozistes, et encore parmi les plus convaincus, d’autant que la participation fut forte.

Voici donc le choeur des perdants
Ceux qui n’seront pas président
Ils viennent tous s’féliciter
Qu’on n’les ai pas plébiscités
Perdant, c’est difficile
Leur campagne fut exemplaire
Mais on a souhaité les faire taire
Le pouvoir, les médias aussi
Il semble qu’ils aient réussi
Perdant, c’est difficile
Certains étaient sans illusion
Sur l’ résultat de l’élection
Même leur bonne femme leur avait dit
Je n’voterai pas pour toi, pardi
Perdant, c’est difficile
Pour les nénettes, c’était leur homm’
Qui leur disait : « Dis donc, pauvre pomm’ !
Direction, la cuisine, presto,
Et fais-moi donc un bon gâteau ! »
Perdant, c’est difficile
Mais hélas certains y croyaient
Dur comm’ le fer ou comm’ l’acier
Ils pensaient marquer les esprits
À coups d’idées d’chez Monoprix
Perdant, c’est difficile
Faut voir la vérité en face
Marcher à côté d’ ses godasses
Ça n’a jamais mené bien loin
Le pôle-emploi, « c’est ton des-tin »
Perdant, c’est difficile
Je pense à tout ce temps perdu
Par tous les gens qui ont merdu
Aux forêts d’arbres qui naguère
Touchaient au ciel, avant leur guerre
Perdant, c’est difficile
Je pense à tous ces partisans
Qui, leur boxeur encourageant,
Sont allés à tous ses meetings
Le pauvre, il est sorti du ring
Perdant, c’est difficile
Dire qu’il y en a qui vont voter
Non pour un homme ou des idées
Mais espérant toucher l’gagnant
Dans le Grand Prix du Président
Perdant, c’est difficile
C’est la moitié des cons plus un
Qui remportera le scrutin
Le pire est que beaucoup espèrent
En faire partie, triste misère
Perdant, c’est difficile
On l’a bien vu la dernière fois
Ségolène contre Nicolas
Certains grimpaient sur leurs poteaux
Pour êtr’ sûr d’être sur la photo
Perdant, c’est difficile
L’ami Coluche avait raison
Et voici venue la saison
Pour la gauche de récolter
C’que Sarkozy n’a pas semé
Perdant, c’est difficile
Cheminade et Poutou largués
Joly, Arthaud éliminées
Dupont-Aignan, François Bayrou
Marine et Mélenchon dans l’trou
Perdre, c’est si facile
Ne restent qu’Hollande et Sarkozy
Pour l’ultime concours de zizi
Ne restent que Sarko et Hollande
Pour séduire Marianne par la bande
Le 6 mai, vote utile.

Chanson : « Perdant c’est difficile » SACEM ©2012
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les temps difficiles » (1961)
Paroles et musique : Léo Ferré

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

Crédits images : http://www.archive-host.com/files/1563320/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007dd5ef680ac/CREDITS_IMAGES_PERDANT_CeEST_DIFFICILE.odt

ET LE CHEVAL DE BOIS DONNA UNE RUADE…

Ministères et palais de la République sont vides et sentent déjà le sapin administratif. Depuis bien des mois déjà, attachés et conseillers se recasent en catastrophe où ils le peuvent, et les pantoufles s’arrachent à coups d’ongles ou de poings.
La fin de règne est charognarde, décidément…

J’ai les boules depuis
Que sévit la tourmente
De la vox populi, vox, vox
À quoi bon que je mente
J’ai les boules depuis
Que j’entends près de moi
Cette voix qui me crie, vox, vox
Nicolas, casse-toi
Mes collaborateurs
Élysée, ministères
Savent bien qu’il est l’heure
De ranger leurs affaires
Car elle crie trop fort
Cette voix qui loin porte
Qui annonce mon sort, vox, vox
Que le diable m’emporte
J’ai les boules depuis
Que j’ai perdu la guerre
Je leur en ai trop fait, vox, vox
Et sans rien pour leur plaire
J’ai les boules depuis
Qu’on perçoit mes manèges
Tous mes chevaux de bois
Pataugeant dans la neige
Les Français en ont marre
De même la Nation
M’envoyant me faire voir
Moi leur ancien champion
J’ai les boules depuis
Que, grand écart oblige
Pour rechercher des voix
Je perds mes hommes-liges
J’en vole sur ma droite
J’en cherche vers le centre
En tentant de garder
Ceux que je tiens au ventre
Enfant j’avais rêvé
Président de la France
Être élu à jamais
Qu’on me garde confiance
Mais la tragique erreur
D’oublier les Français
Causera mon malheur
Me fermant l’Élysée
Car elles crient : « Dehors ! »
Ces voix sentant les planches
Alors qu’Obama lui, vox, vox
Reverra Maison blanche
Un pied flattant Bayrou
L’autre chez les Le Pen
Mon coccyx en a marre, vox, vox
J’ai les boules depuis
J’ai les boules depuis

Chanson : « J’ai les boules depuis » SACEM ©2012
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Quatre boules de cuir » (1968)
Paroles : Claude Nougaro
Musique : Frank Dallone et Claude Nougaro

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

Crédits images : http://www.archive-host.com/files/1558189/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007dd5ef680ac/CREDITS_IMAGES_BOULES.odt

LA GESTE DU QUINQUENNAT… (III)

Le répète à l’envi Nadine, sa commère : 
« Nicolas Sarkozy est noble et courageux !  » 

Ce n’est qu’un hobereau, et je l’entends se taire
Son courage discret qu’il n’écoute que peu.

PS : pour ceux prenant le train en marche, les premiers épisodes, à
écouter préalablement, se trouvent ici…

 

LA GESTE DU QUINQUENNAT… (I)

Alors que le premier tour approche, l’UMP ne parle toujours pas de son bilan, excepté bien sûr qu’il est « très bon », « forcément », « avec le
président qu’on a », « qui travaille (lui) », « qui est courageux
(relui) », « qui est le meilleur (brosse à reluire) ».

Nous vous invitons donc à revivre en plusieurs épisodes la geste
présidentielle, qui sera également illustrée par quelques archives
choisies.

Bonne écoute !


http://www.youtube.com/watch?v=RA6wbBlwpY8&feature=plcp&context=C4dc9018VAvjVQa1PpcFPFL5yoVdIkz8Hcy_tc7FJCZIifZscsu1U%3D


http://www.youtube.com/watch?v=7sqskui-5UY&feature=plcp&context=C4ff6725VAvjVQa1PpcFPFL5yoVdIkz-2kLUj75Yl8oenYIRnV-6I%3D


http://www.youtube.com/watch?v=76S_9j1bKgY&feature=plcp&context=C406be16VAvjVQa1PpcFPFL5yoVdIkz-qnSx7ROt745oLP0Vaq-SE%3D


http://www.youtube.com/watch?v=JiITzKZuo24&feature=plcp&context=C4e1e909VDvjVQa1PpcFPFL5yoVdIkz_-3PP2BaIuWF2emSiKNLUc%3D

 

LE BON BILAN DU DOCTEUR SARK-COUÉ…

Beaucoup s’interrogent sur les possibles occupations du futur ancien président Nicolas Sarkozy au lendemain de l’élection présidentielle. Il en est de fantaisistes comme celles qui parlent d’élevage de chanoines à Latran ou de fabrication d’échasses haut-landaises, mais cela ne saurait être le genre de la maison.
Non, très sérieusement, une magnifique carrière s’offre à lui : pêcheur de perles !
Des raisons et arguments ? En voici ! (Gala et Match, à la queue, merci)
1°) il sait plonger. Sa côte de popularité a atteint des fonds abyssaux, dont il remonte sans accident de décompression jusqu’ici…
2°) il ne manque pas d’air (en a-t-il jamais manqué d’ailleurs?). Arriver à présenter comme présentable, voire bon, le bilan le plus détestable de tous les présidents de la Vème, c’est fort !
3°) il sait nager. Depuis longtemps, sa carrière le prouve, et il est toujours bon de savoir nager quand on n’a pas pied, disait son maître Charles Pasqua.
4°) il peut coul…
Cette lettre anonyme signée Dominique de… s’arrête ici, l’écriture tremblante d’émotion, et le mystère régnera toujours sur ce dernier mot inachevé tel un espoir (coulisser, peut-être ?)

Le temps passe, bientôt c’est l’isoloir,
Là ousque j’exerce mon pouvoir
De citoyen pourvu de cervelle
C’est ce qu’ils me disent chaque soir
Ils disent me connaître, les candidats
Mais pas d’chance, moi je n’les connais pas
Y a guère en remontant ma poubelle
Qu’un que j’ remets : Nicolas
Méprisance envers personne,
Envie qu’le facteur re-sonne,
Il dit qu’il représente notre espoir
Tout en louchant sur nos avoirs
Si pour nous, il prête à rire,
Il est sa fierté de Sire
Avec-que son Fillon qu’est toujours bien coiffé,
C’est le bilan de c’qu’il a fait
De ses résultats, il est charmé
Même si le journal les trouve à chier
Même quand il boit dans notre verre
Il en laisse presque la moitié.
Personne n’aurait pu en faire autant
C’est du moins c’ qu’affirme le président
Que nous envierait la Terre entière,
C’est c’que dit l’gouvernement.
Méprisance envers personne,
Envie qu’le facteur re-sonne,
On a du mal certes à concevoir
Qu’il n’aime pas les fils des douars
Balladur aussi fit rire,
Mêm’ si le sien est « plus pire »
Avec-que son Fillon qu’est toujours bien coiffé,
Le beau bilan de c’qu’il a fait
À mesure que je deviens vieux
Me prendrait-on pour Alzheiméreux
Je ne suis pas encore si malade
Je ne suis pas encore si gâteux
Quand il dit la crise bientôt finie
Grâce à lui Nicolas Sarkozy
À mon nez remonte la moutarde
Et ses promesses aussi
Méprisance envers personne,
Envie qu’le facteur re-sonne,
J’ai cherché l’ programme du président
Inexistant pour le moment
Ses soutiens, de pire en pire
On dirait qu’il les attire
Avec-que son Fillon qu’est toujours bien coiffé,
Le beau bilan de c’qu’il a fait
Lui qui se moquait tant de Chichi
V’là-t-y pas que ressort Karachi
Par bonheur, Liliane reste coite,
Manquerait plus que cela sortit
Alors quand j’prendrai mes bulletins
J’essaierai d’voter un peu malin
On montrera la porte à la droite,
La gauche fera ça très bien
Il est temps d’changer la donne,
De ne plus voir certaines trognes
On le peut avec ces élections
Si l’on ne fait pas défection
Avançons sur les vrais thèmes
Sans Sarkozy quand bien même
On n’oubliera jamais son Fillon bien coiffé
Et le bilan d’ c’qu’ils nous ont fait

Chanson : « Le bilan d’c’qu’il nous a fait » SACEM ©2012
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La caissière du Grand Café» (1914)
Paroles de Louis Bousquet
Musique de Louis Izoird
Création et réalisation :

Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès,chansonniers

Crédits images : http://www.archive-host.com/files/1534773/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007dd5ef680ac/CREDITS_IMAGES_LE_BILAN.odt