CHANSONNIER : PROFESSION SINISTREE, SOLIDARITE

On le sentait venir de loin. De très loin. La droite a menti une fois de plus.
Avant l’élection, elle nous disait, à nous, humoristes : « Ne vous en faites pas… ayez confiance… la droite n’a pas le monopole de la connerie, de l’impudeur, de l’incompétence et du cynisme. Vous verrez, sous la gauche, vous allez vous régaler, vous en mettre jusque là, ça va être le bordel, les promesses électorales vont voler en éclats, le gouvernement fera comme nous, passera à toute heure à la télé au lieu de bosser et ira se faire dorer la pilule au soleil avec les marchands d’armes, comme les copains… vous allez vous gaver ».
Et bien je leur dis : « Mon cul ! Mon cuuuuuuuuuul ! ». Rien quasiment à se foutre sous la dalle, pas le plus petit morceau de couche ou de Morano… figurez-vous que ces abrutis se sont mis en tête de respecter leurs engagements : c’est à vous dégoûter de la politique et de l’humour…
Chers amis, venez nombreux manifester en notre faveur au défilé du 14 juillet (nous devrions défiler entre les saint-cyriens et les polytechniciens, tous revêtus d’une salopette à la Coluche avec une plume d’autruche dans le fion, nous nous reconnaîtrons entre nous, je pense).
Notre mot d’ordre sera :
CHAN-SON-NIERS SI-NIS-TRES SO-LI-DA-RI-TE
CHAN-SON-NIERS SI-NIS-TRES SO-LI-DA-RI-TE
CHAN-SON-NIERS SI-NIS-TRES SO-LI-DA-RI-TE
CHAN-SON-NIERS…

Ce soir, et que le diable l’emporte
Mon esprit reste à la porte
L’inspiration s’éteint
Ce soir c’est une actu monotone
Qui nous laisse tous atones
Et je crois dans le pétrin
Que reste-t-il pour notre humour
Que reste-t-il de ces discours
Pleins de Sarko, de Morano
Ou de Pécresse
Que reste-t-il de ces Guéant
De ces Lefebvre, de ce néant
La nostalgie qui nous poursuit
Sans cesse
Billevesées du président
De Balkany, de Devedjian
Que reste-t-il de ce bla-bla
Dites-le-moi
Un grand chômage, un bouclier
Un SDF si bien caché
Et dans une image le beau bronzage
De mon Copé
Les maux les maux pénibles qui durent
L’héritage qu’on endure
Grand merci à Nicolas
L’erreur qu’on retrouve dans le livre
De la dette qui rend ivre
Nous font la gueule de bois
Que reste-t-il pour notre humour
Que reste-t-il de ces discours
Pleins de Sarko, de Morano
Ou de Pécresse
Que reste-t-il de ces Guéant
De ces Lefebvre, de ce néant
La nostalgie qui nous poursuit
Sans cesse
Billevesées du président
De Balkany, de Devedjian
Que reste-t-il de ce bla-bla
Dites-le-moi
Un grand chômage, un bouclier
Un SDF si bien caché
Et dans une image le beau bronzage
De mon Copé
De mon Copé

Chanson : « Que reste-t-il pour notre humour ? » SACEM ©2012
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Que reste-t-il de nos amours ? » (1942)
Paroles et musique: Léo Chauliac et Charles Trenet

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

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