UNE BIEN TRISTE NOUVELLE… ( « Le faire-part » )

– Ça y est ! C’est fini.
– Ah bon ? Comme c’est triste…
– On ne sait pas de quoi il est mort.
– On ne savait pas de quoi il vivait non plus.
– On est peu de chose, allez !

Vigognes décorées, zibelines en pleurs
Suivant le de cujus enfoui sous les fleurs
Tous ils lui devaient tant, et en tant d’occasions
Que son décès subit semait désolation
La fanfare avait fait les choses comme il faut
Elle jouait ses morceaux préférés. Bravo!
On vantait sa santé juste avant son trépas
La mort avait surpris en ne prévenant pas
Il revenait gaillard de thalasso marine
Les parfums ne font plus frissonner sa narine
Le hasard avait fait les choses comme il faut
Le cadavre sentait encore la mer. Bravo !
Certains bruits ont couru, nombreux s’interrogeant
Sur les causes du mal, le pourquoi du comment
Si j’en crois le docteur, ce fut une érection
Sortant de la normale par trop d’excitation
Le lascar avait fait les choses comme il faut
De Viagra gobant six comprimés. Bravo !
Pour fermer le cercueil, phallus un certain temps
Et le concours musclé de quelques assistants
Ayant abandonné l’idée fort à la mode
D’un trou dans le cercueil aux cris de « Oh, my gode ! »
Les buzzards avaient fait les choses comme il faut
La bière fut enfin bien capsulée. Bravo !
Qui donc était ce mort, qui donc étaient ces gens
Soutenant le cercueil paré d’or et d’argent
Admirable défunt, que tant de gens pleuraient
En murmurant « Si jeune » et « Jamais remplacé »
Le faire-part avait fait les choses comme il faut
Seuls, quelques-uns savaient qui était mort. Bravo !
Premiers rangs protégés par nombre d’argousins
En civil, en tenue, en uniforme enfin
Qui se prenaient les pieds dans les câbles à terre
Des médias, des télés de notre Terre entière
Les canards avaient fait les choses comme il faut
Pas un n’échapperait à leur regard. Bravo !
Quelques vieux députés, quelques vieux sénateurs
Vieux chevaux de retour dormaient debout, malheur
Et lorsqu’à l’assemblée, bénédiction fut dite
Piquaient un goupillon à la Borloo bénite
Les briscards avait fait les choses comme il faut
Sur leurs paupières closes, des yeux peints. Bravo !
Je crus apercevoir trois anciens présidents
Dont deux étaient hilares, l’autre serrant les dents
La vengeance est un plat qui se déguste froid
L’UMP en est mort et ne fait plus les rois
Mêm’ Giscard avait fait les choses comme il faut
L’était venu sans son accordéon. Bravo !
Raffarin attristé, au bras, Nadine en pleurs
De l’UMP défunt, toute la fine fleur
Lorsque la barque coule, on se doit d’écoper
Scandaient-ils en colère à Fillon et Copé
Nous n’irons plus dîner au Fouquet’s de caviar
Ou bien, pépère, enfin, faudra payer sa part
Nous n’irons plus dîner au Fouquet’s de caviar
Ou bien, pépère, enfin, faudra payer sa part

Chanson : « Le faire-part » SACEM ©2012
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les 4 z’arts » (1965)
Paroles et musique : Geoges Brassens

« Musique de fin extraite du film « Live and Let Die  » réalisé par Guy Hamilton, musique de George Martin, « Just A Closer Walk with Thee », suivi de « Second Line ».

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

Crédits images : http://www.archive-
host.com/files/1839016/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007dd5ef680ac/CREDITS_IMAGES_FAIRE-PART.odt

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