DEUX PAR DEUX : QUAT’ TOI, RICHE CON ! (« LE BUTIN DE GÉGÉ »)


http://www.madeinfoot.com/img/photos/ligue-1/2012/zoom/leonardo—nasser-al-khelaifi—nicolas-sarkozy-16-12-2012-psg—lyon-18eme-journee-de-ligue-1—20121217095045-1908.jpg
Certains pensent qu’un talent, qu’un don, voire un travail anormal peut justifier en échange une quantité d’argent hors normes : ce n’est pas mon cas.
Si un boulanger s’avère meilleur qu’un autre, par la qualité de ses matières premières ou son savoir-faire, je veux bien payer quelques centimes de plus, mais pas plus.
Pour avoir croisé des « célébrités » avant leur heure de gloire, je peux vous assurer qu’elles sont comme vous et moi, souvent très connes, même si elles comptent bien plus de millions d’euros aujourd’hui que
vous d’années de travail.
Nous vivons dans un monde absurde, fait d’apparences, à destination des plus crédules, où les Qataris ne paient pas d’impôts en France et investissent en masse donc…

 

J’ai gardé mes bajoues, j’ai gardé ma bedaine,
Si ma villégiature devient outre-Quiévraine,
C’est que je porte un mal qui ne pardonne pas,
Je gagne plus d’argent qu’n’en a Ali-Baba.
Mes films, mes restaurants me font tant de recettes
Mon vin n’est pas vendu au prix de la piquette
J’engrange le pognon, je disparais dessous
Ma seule occupation est d’amasser des sous
Or, lassé que l’impôt sans cesse me massacre,
J’ai décidé de mettre fin aux simulacres
En Belgique demain, j’irai donc habiter
Le bouclier fiscal ne sachant me porter
Pour me porter, messieurs, il faudrait quinze Hercule
Lorsque j’ai sur le dos le poids de mon pécule
Le petit Nicolas était l’ami des riches
Avec lui, pas question qu’on nous pique l’artiche
Prospéraient donc les gros, d’or cousus, les obèses,
Aux tas de braise, tas de braise, tas de braise
Les soirées au Champagne, caviar, cigare et pute
C’était le but, le but, le but, le but
Car ne pensez pas que je m’habille de bure
Je tiens à profiter à donf de mon carbure
J’ai déjà acheté ma place au Paradis
Au nom du pèze, du fric et de mon saint-Grisbi
Vous ne pouvez savoir tous les soucis que donne
La gestion de milliards, allez, je vous pardonne
Il me faudrait des vies pour compter mes biftons
Et que quelques minutes vos pauvres picaillons
Alors je dis à ceux qui trouv’nt illégitime
Que je pense en millions au lieu de leurs centimes,
Que s’ils sont si petits et qu’ils manquent d’oseille
Tombant dans la marmite, ils auraient fait pareil
Car le pognon rend fou, on en veut plus encore
Le veau d’or est debout, et toujours on l’adore
Le trouver, le gagner, rien que de très banal
Mais devoir en lâcher à l’État anormal
Cher Gérard, ton argent, il est un peu le nôtre
Car l’argent que l’on a, c’est qu’on le prend à d’autres
Tu t’es beaucoup donné, on t’a donné aussi
On t’a crié bravo, toi tu pars sans merci

Chanson : « Le butin de Gégé » SACEM ©2012
Paroles : Camille
Guitares et interprétation :Jean-Marie

Chanson originale : « Le bulletin de santé » (1966)
Paroles et musique: Georges Brassens

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonnier

 

 

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