MERCAPTAN : FUITE À LA FIFA (« Qatarien à foot »)

L’affaire fait grand bruit, et ne sent pas la rose. Un dossier de France-Football confirmerait ce que beaucoup subodoraient déjà, à savoir que la désignation du Qatar comme pays hôte de la Coupe du monde de football 2022 avait un parfum de pétrodollars bien senti par certains. Nous en saurons plus très vite, l’inspecteur Derrick mène l’enquête (à suivre…).

C’était un Qa, tait un Qa, un Qata,
Un Qatari puissant, Qatari plein d’argent
Qui sou-sou, qui sou-sou, plein d’sous-sous souhaita
Qu’au Qa-Qa, qu’au Qa-Qa, qu’au Qatar on donnât
La fiifi, la fina, la finale d’la FIFA
Le Qatar, Qatari y mit bien des dollars
Des pé-pé, des pé-pé, des pétroles il était trop blindé…
Car son rêve…
C’était d’voir fouler l’gazon…
Par tous les Drogba…
Les Messi en fin d’saison…
Mais chaque fois qu’il pan pan, qu’il cessait, qu’il pensait
Avoir trouvé le coup, le bon coup pour trouver
Le poupou, le riri, les ripoux, les pourris
S’enfuyaient aussitôt.
Et les sous les sous-sous, les sous-sous s’empilaient
Refusaient les zozos, les zozos,les nénettes, les z’honnêtes
Qui teuteu, qui naient-naient, qui tenaient à garder leur raie nette
Car son rêve…
C’était d’voir fouler l’gazon…
Par tous les Drogba…
Les Messi en fin d’saison…
Mais il trou-trou, il trou-trou, il trouva
Sur le champ, sur les Champs-z’Élysée Nicolas
Sarkozy qui causa très cosy lui disant
Ami-mi, à mi-voix : « C’est moi le président
Sans zinzin, sans impôts, grâce à moi tu pourras
Dans notre beau pays faire ce que tu voudras
Te payer l’PSG, la télé, et du foot l’PDG
Car son rêve…
C’était d’voir fouler l’gazon…
Par tous les Drogba…
Les Messi en fin d’saison…
Alors pas con, pas con-con, combinard,
Il s’installa chez nous, car chez nous les richards
S’raient plutôt, plutôt trop, trop gaga, trop tété, trop gâtés
C’était un Qa, tait un Qa, un Qata,
Un Qatari puissant, Qatari plein d’argent
Qui souhaitait qu’au Qa-Qa, qu’au Qatar on donnât
La fifi, la nana, la finale d’la FIFA
Les tété l’étalon, du football ici-bas
Talonnett’s malhonnêt’s, ah sacré Nicolas
Et co-co et co-co et comme lui Sarko fut exhaussé
Car son rêve…
C’était d’voir fouler l’gazon…
Par les Drogba…
Les Messi en fin d’saison

Chanson : « Qatari » SACEM ©2013
Paroles : Camille Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Shah Shah Persan  » (1958)
Paroles : Michèle Persane
Musique : Jean Constantin

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

Crédits images :http://www.archive-host.com/files/1912748/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007dd5ef680ac/CREDITS_IMAGES_QATARI.odt

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MALI MA LIBERTÉ

Que dire de ce qui se passe au Mali, sinon que François Hollande a pris la décision courageuse de venir aussitôt en aide à ce pays ami ? L’opposition (en France du moins) en fut désarmée…

Au Mali, pense, un jour
Se tairont les tambours
Je te dirai, mon gars
Rappelle-toi
Rappelle-toi comment
On vit le président
Vite envoyer l’armée
Pour vous aider.
Au Mali, pense
Qu’la France a déjà ses tracas
Qu’c’est pas simple d’entrer en combat
Au Mali, pense
Qu’Hollande a souhaité le retour
De l’Afghanistan, faisant mécontents
Au sein de l’OTAN
Sans détour.
Au Mali, pense, un jour
Se tairont les tambours
Je te dirai, mon gars
Rappelle-toi
Rappelle-toi comment
On vit le président
Vite envoyer l’armée
Pour vous aider.
Au Mali, pense
C’est sûr qu’y mourront des Français
Cela a d’ailleurs commencé
Au Mali, pense
Que c’est l’amitié de toujours
Et tu le sais bien, qui créa ce lien
Mais la paix reviendra un jour

Chanson : « Au Mali, pense » SACEM ©2013
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « À Malypense » (1963)
Paroles : Lény Escudéro
Musique : Léo Missir

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

FILLON-COPÉ : LE DUO DES DINDONS…

L’élection censée remettre l’UMP sur les rails n’a pas encore commencé que déjà nous en connaissons nombre de perdants, trois pour le moins : Jean-François Copé, François Fillon et… l’UMP. Le récit en farce en fut fait : on l’appela Fillon-Copé.
« C’est la danse des dindons, qui se refilent des gnons ou s’les gèlent dans l’igloo, glou, glou, glou, glou… »

– Je sens quand j’te vois, Jean-François
Comme un tremblement qui m’habite
– Et toi, Fillon, quand je te vois
Je n’aime pas ce que tu débites
– Lorsque tu me parles, j’ai la
Triste impression qu’tu cherches l’embrouille
– Moi quand tu me regardes, voilà
Qu’à chaque fois tu m’ casses les couilles
(Refrain)
J’t’aime pas, mon Fillon
– J’t’aime pas, mon Couillon
– Quand tu fais tes coups, coups, coups, coups
– Quand tu fais tes méfaits
– Mais… J’t’aime pas, mon Fillon
– J’t’aime pas, mon Couillon
– Quand tu fais tes coups, coups, coups, coups
– Quand tu fais tes méfaits
– coups, coups, coups
– mé…
– coups, coups, coups
– faits
– coups, coups, coups
– tes méfaits
– Lorsque tu dis qu’t’aurais fait mieux
C’est juste pour abuser la foule
– Faudrait pas me chercher, le vieux
Sinon, t’auras droit au coup d’boule
– Si tu t’approches de moi soudain
C’est sûr, je te refile une mandale
– Si sur moi tu lèves la main
Je t’accouche sans péridurale
(Au refrain)

Chanson : « Le duo des gnomes » SACEM ©2013
Paroles : Camille
Guitare et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Duetto des dindons »
extrait de l’opérette « La mascotte » (1880)
Livret : Alfred Duru, Henri Chivot.
Musique : Edmond Audran

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers
Crédits images : http://www.archive-host.com/files/1901948/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007dd5ef68
0ac/CREDITS_IMAGES_LE_DUO_DES_GNOMES.odt

COPÉ-FILLON : L’AMOUR AVEC UN GRAND TAS… (« Tant ils s’aiment »)

Après la guerre, place à l’amour ! Oui, l’UMP est uni ! Oui, l’UMP est pacifié ! Oui ! Faut pas s’y fier !On nous prend pour des cons et le bureau de l’UMP doublé à chaque poste en est un signe fort, il suffit pour l’apprécier d’avoir contemplé le frais minois de Valérie Pécresse debout à la gauche de JFC pendant son discours de présentation de « l’équipe » : bonjour le masque ! Bref, on a rangé les couteaux et on les aiguise en silence… jusqu’au prochain vote interne. Mais jusque-là :
« C’est l’amour qui flotte dans l’air à la ronde
C’est l’amour qui console le pauvre monde
C’est l’amour qui rend chaque jour la gaîté
C’est l’amour qui nous rendra la liberté ! »

Copé, Fillon, ennemis
Ce ne se peut, je le dis
Faut voir comme ils sont unis
Tant ils s´aiment.
On vous balance des craques
Sur leurs injures, leurs claques
L’idée encore qu’ils se traquent
Tant ils s´aiment.
À lui qui les croit amers
L’UMP dit « Nique ta mère »
Car il combat le vulgaire
L’ex-RPR
Tant ils s´aiment
Tant ils s´aiment
Écoute, écoute, le temps
Des chicayas, où l’on ment
Est bien fini, jusqu’à quand
Au prochain vote, évidemment
Fillon, Copé, tout pareil, tous pareils, urne on bourre
Tant ils s´aiment
Oui, tant ils s´aiment
Copé, Fillon, ennemis
Ce ne se peut, je le dis
Faut voir comme ils sont unis
Tant ils s´aiment.
On vous balance des craques
Sur leurs injures, leurs claques
L’idée encore qu’ils se traquent
Tant ils s´aiment.
On vous balance des craques
(on médit)
Sur leurs injures, leurs claques
(on mentit)
L’idée encore qu’ils se traquent
(c’est fini)
Tant ils s´aiment.
À lui qui les croit amers
(Pleins d’rancoeur !)
L’UMP dit « Nique ta mère »
(Et ta sœur ?)
Car ils sont comme des frères
(Elle bat l’beurre .)
Tant ils s´aiment
Sha ba di dou di daï daï daï etc ….
Écoute, écoute, écoute le temps
Des chicayas, où l’on ment
Est bien fini, jusqu’à quand
Au prochain vote, évidemment
Fillon, Copé, tout pareil, tous pareils, urne on bourre
Tant ils s´aiment
À lui qui les croit amers
L’UMP dit « Nique ta mère »
Car il combat tous les jours le vulgaire
L’ex-RPR
Tant ils s´aiment
Oui, tant ils s´aiment

Chanson : « Tant ils s’aiment » SACEM ©2013
Paroles : Camille Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Quand on s’aime » (1965)
Paroles: Michel Legrand. Musique: Eddy Marnay

Photos incluses: http://www.ledevoir.com/images_galerie/d_131878_101550/image.jpg

http://www.ledauphine.com/fr/images/AE768731-B51D-480C-AF35-
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Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

L’EST-CE BIEN RAISONNABLE…

Grand-messe permanente sur les chaînes d’infos, prières publiques, incantations collectives, comptage « à la burette marseillaise », les remugles de ce dimanche 13 janvier flottaient encore ce matin dans les rues de Paris…
Ah, l’intolérance… ils n’en mouraient pas tous, mais tous étaient frappés… aucun suspect de la moindre homophobie dans leurs rangs (tous affirment avoir au moins « un ami qui en est » … mais pour le respect de la famille, la seule, la vraie, avec le père géniteur et la mère porteuse, soudés au chalumeau pour l’éternité.
Et tant pis pour les enfants naturels, les orphelins, les abandonnés, les fils de divorcés, les enfants de Pétain et autres anomalies sociétales… « Dans la rue, aujourd’hui, monsieur, il n’y avait que de vrais Français ! » « Aujourd’hui, si les gens se marient, c’est pour avoir des enfants… sinon, ça sert à rien… »
Bref, vade retro, Civitas !

Quand très jeune, il perdit sa mère
Tout le monde se demanda
Quand il aurait une belle-mère
Son père voulut un beau-papa
C´était un brav´ gars
Qui s´appelait Clément
L’avait deux papas
L’avait pas d´maman
Beau-papa avait du courage
Cela toujours ne suffit pas
Quand il dégrafait son corsage
La gougoutte ne venait pas
C´était un brav´ gars
Qui s´appelait Clément
L’avait deux papas
L’avait pas d´maman
Recherchant les bras d’une mère
Dans ses amours d’adolescent
Il engrossa la Marie-Pierre
Brave fille qu’avait deux mamans
C´était un brav´ gars
Qui s´appelait Clément
L’avait deux papas
L’avait pas d´maman
Quand on unit les deux familles
La fête fut un grand succès
Le p’tit Armand, les yeux qui brillent
Avait deux pépés, deux mémés
C´était un brav´ gars
Qui s´appelait Clément
L’avait deux papas
L’avait pas d´maman
Pass’-moi l’volant, tu seras un ange
Marie-Pierre sitôt exaucée
Car le feu était plus qu’orange
Et l’ camion les a compressés
C´était un pauv´ gars
Qui s´appelait Armand
N´avait pas d´papa
N´avait pas d´maman
C´était un pauv´ gars
Qui s´appelait Armand
N´avait pas d´papa
N´avait pas d´maman

Chanson : « Clément » SACEM é©2013
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Armand » (1963)
Paroles et Musique : Pierre & Muriel Vassiliu

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

 

ADULTES CONS, BAMBINS PAYEURS… (« Les aventures de Hicham Ouachin »)

Cela n’en finira donc jamais, de ces affaires : Ustaritz, Angers, Floirac et tant d’autres…
Policiers ou policiers municipaux embarquent des gamins à la cantine, devant leur école, dans un jardin, sans en prévenir les parents : nous l’avions chanté en 2009 avec l’histoire du petit Hicham Ouachin, convaincu d’un vol de vélo vert, coupable d’en avoir « un qui ressemble » et sans doute surtout « d’avoir une apparence musulmane », comme le dit un jour au sujet de Toulouse un président récent.
Certains s’en offusquent, mais « obéissent » quand même (ici, à Ustaritz, le Snpm-FO, syndicat national des policiers municipaux, par la voix de son secrétaire général, a indiqué que « la policière avait reçu un ordre direct de la mairie » et a « ensuite rédigé une main courante et un rapport selon lesquels elle a agi sur instruction », a ajouté Frédéric Foncel, selon lequel « on est tenus de dénoncer un ordre illégal »). D’autres le font sans état d’âme…

Le 19 mai 2009
Dans la banlieue où il grandit
En récitant la table de neuf
Hicham Ouachin rentre chez lui
Monté sur sa vieille bicyclette
Toute pourrie…
Ca y’est j’ai par quelques paroles
Créé l’ climat de ma chanson
Ca sent le beur, donc ça sent l’vol
J’aime pas c’t’ambiance et vous ? ah bon…
Voici l’histoire proprement dite
Voici l’intrigue de ce bouzin
Hicham Ouachin ne roule pas vite
Il doit aller prendre son frangin
A la maternelle toute proche
Comme un grand …
Lorsque soudain survient le drame
Juste à la sortie de l’école
Il y a six policiers en armes
Hicham Ouachin, t’as pas de bol !
T’aurais pas dû Hicham Ouachin
Aller ce jour-là à l’école
T’aurais dû dire : « J’ai une angine
Ou la rougeole »
On le fait descendre du vélo
On le fait s’asseoir à l’arrière
De l’une de ces deux belles autos
Les flics guettent encore la sortie
Y a le cousin qui sort de même
Et il est pris
Pendant ce temps-là, bordel de dieu
Y a le petit frère qui attend
A la maternelle du lieu
Les maîtresses sont embêtées:
Elles préviennent alors la mère
Qui vient le chercher, affolée
Là elle apprend que le grand frère
Par les flics s’est fait embarquer
Elle se pointe au commissariat
Pour s’renseigner
Cela dure pendant deux heures
Hicham Ouachin est ressorti
Mais il ne plus veut rien savoir
De l’école, maint’nant il a peur
T’aurais pas dû Hicham Ouachin
Aller ce jour-là à l’école
T’aurais dû dire : « J’ai une angine
Ou la rougeole »
Ainsi il a fallu deux heures
Passées dans ce commissariat
Pour deux gamins crevant de peur
En leur tenant des propos rudes
N’appliquant pas la procédure
Comme d’habitude …
Car il faut savoir que la loi
Faite par des mecs biens encadre
Ce genre d’intervention-là
Le problème dans ces histoires
C’est que maintenant, même les honnêtes
Détournent la tête pour ne pas voir
Comme à l’Est, les polices secrètes
Mais c’est encore une autre histoire
Désormais y’s’passe plus rien
Du moins il me semble…
Il reprit donc sa bicyclette
Pour enfin goûter, le gamin
Hicham Ouachin , si t’es pas bête
Ecoute mon conseil enfin
S’ils reviennent, Hicham Ouachin
Reste dans l’école, tu s’ras bien
C’est la morale de ma chanson
Moi j’la trouve chouette
Pas vous ? ah bon…

Chanson : « Les aventures de Hicham Ouachin » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Les aventures de Gérard Lambert  » (1980)
Paroles et musique : Renaud Séchan

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

Crédits images : http://www.archive-
host.com/files/1887339/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007dd5
ef680ac/CREDITS_IMAGES_HICHAM_OUACHIN.odt

PAUVRES RICHES, ON VOUS PLAINT…

À l’heure des bilans financiers annuels, dirigeants et actionnaires ont le sourire devant des bénéfices records ; les travailleurs moins, dont les usines sont arrêtées, les magasins fermés, un avenir douloureux à l’horizon. Bref, rien ne change… produire, encore, plus, toujours, pour que les plus nantis aient plus encore. Les pauvres sont interchangeables, les riches non.
En tout cas, question bonheur, j’espère qu’ils en ont pour notre argent.

Il y en a qui font des manières
Quand leur foie gras n’est pas assez truffé
Qui mangent du caviar à la petite cuillère
Se plaignant qu’le Champagne n’est pas assez frais
Il paraîtrait que d’autres déplorent
Qu’on ne trouve plus de bonnes gens de maison
Nourris, logés, faudrait les payer encore
Le populo manque cruellement de raison
Tandis que moi lorsque j’ai faim
Je me régale d’un sandwich au pain
Ou mieux encore de nouilles au gratin
Sans beurre ni fromage, pas les moyens
Ils disent trop payer d’impôts en France
Que l’héritage serait bien trop taxé
Ils annoncent qu’en cas de désespérance
Avec des pays étrangers vont se pacser
Leurs raisonnements sont bien étranges
Et j’avoue qu’ils ne m’ont pas convaincu
Car seraient-ils beaux et forts comme mille anges
Comme moi, ils n’auront jamais qu’un trou du cul
Tandis que moi qui n’possède rien
Je dors tranquille et je suis serein
Je transmettrai à mes enfants
La joie de vivre loin de l’argent
Sarkozy est parti
À ses amis il ne sert plus de bouclier
Car hormis l’Qatari
Chacun d’entre eux enfin l’impôt devra payer
Tandis que moi qui ne gagne rien
Je n’ paie pas d’impôt, c’est dans mes moyens
Je suis l’cancer, disent certains
D’une société qui n’veut que mon bien
Quant aux héritiers des grandes familles
Nés cousus d’or sans jamais travailler
J’aimerais comprendre en quoi l’État les pille
Serait-ce immoral qu’un voleur se fasse voler ?
Tandis que moi qui ne suis rien
Qu’un simple enfant de Français moyens
Avec un nom sans prétention
Loin de votre or, je me sens si bien
Tandis que moi qui ne suis rien
Qu’un simple enfant de Français moyens
Je dis, crénom, sans prétention
La vie est simple quand on n’a rien

Chanson : « Simple enfant de Français moyens »SACEM ©2013
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Petite fille de Français moyen » (1969)
Paroles et Musique: Georges Aber, J.Monty, Claude Carrère

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

PLANQUER SON OR CHEZ LES SOVIETS… (« Aller voir Poutine en Russie »)

Et dire qu’en 1981, les riches avaient peur de voir débarquer les chars russes à Paris, de se voir confisquer leurs biens et de devoir se contenter de vulgaires œufs de lump, voire de tarama à la mie de pain, arrosés d’un mousseux ou d’un simple blanc limé.
Il a suffi que François Hollande parle de leur en prendre un peu plus pour qu’une levée de boucliers (fiscaux) et de fonds les pousse à l’exil vers un pays de libertés (fiscales) inattendu : la Russie jadis abhorrée, pays éminemment démocratique et parangon du respect des droits de l’homme…
Kamarad Marchais, reviens ! Ils sont devenus fous…

Quand je repense à mon enfance
À ce qu’on disait des cocos
Des communistes de la France,
Waldeck-Rochet, Marchais, Duclos
De bons Français, tous nés ici,
La droite souhaitait leur retour
Vers leur mère-patrie Russie
Loin du pays qui leur donna le jour.
Maintenant mieux que l’Helvétie,
La Belgique ou bien Monaco
Les plus riches refont leur vie
De Kazan à Balakovo
Leur argent n’a pas de patrie,
Aux cris des gens, ils restent sourds
Pays des libertés, Russie ?
C’est mon pays qui leur donna le jour.
Il est des moments dans la vie
Où chacun se doit d’accomplir
Sa part dans notre symphonie
Fidèle au poste, sans partir
Que la France très vite oublie
Ceux qui demain, et pour toujours
Iront voir Poutine en Russie
Loin du pays qui leur donna le jour.

Chanson : « Aller voir Poutine en Russie »SACEM ©2013
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Ma Normandie » (1836)
Paroles et musique : Frédéric Bérat

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

COPIE PRIVEE ( « J’ai payé déjà ! »)

Connaissez-vous la CCP : la Commission pour la Copie Privée ? Cette instance est chargée de calculer le montant de la redevance sur les supports d’enregistrements ( Cassettes, CD, DVD, disques durs, clés USB, tablettes, ordinateurs, téléphones et même GPS).
Créée en 1985, cette redevance ne cesse d’augmenter de façon totalement anarchique car les représentants des fabricants et des revendeurs de matériel ainsi que les représentant des consommateurs ( vous et moi) ont démissionné en novembre 2012, laissant toute latitude aux « ayants droit » pour décider du montant de cette redevance. On assiste donc en ce début 2013 à une augmentation anarchique : pour l’achat d’un disque dur de 500 Go on devait payer en 2012 une redevance de 10€ mais c’est maintenant 45€ ! Pourquoi ? La commission ne le dit pas et va pouvoir encaisser de substantiels profits. ( l’argent récolté par cette redevance est passé de 95 millions d’euros en 2001 à 192 millions d’euros en 2011 ( derniers chiffres connus) ) . Pour un DVD vierge (en pack de 5) que vous payez environ 1,90€ l’unité, la redevance est de 90 centimes . Et si vous les achetez en Spindles de 50 ou 100, le montant de la redevance représente environ 75% du prix que vous payez.
Mais même si vous copiez vos films super 8 personnels sur DVD, vous devez payer le même prix ( alors que vous ne lésez pas les « ayants droit ») , et même deux fois comme il est raconté dans cette parodie ( totalement autobiographique) écrite en 2009. Il serait temps que l’on revoie le mode de calcul totalement arbitraire de cette redevance, non ?

Pour savoir combien vous allez payer en 2013 : http://www.numerama.com/magazine/24528-copie-privee-publication-officielle-des-nouveaux-baremes.html

En 2001 j’achète un lot d’cassettes
Des VHS afin de conserver
Mes Super-8, car déjà ils s’émiettent
Sur la cassette ils seront préservés.
Toutes ces bobines, l’histoire de ma famille,
Ca prend d’la place : il m’en a fallu vingt
Arrivé à la caisse, je suis bien étonné
Faut qu’j’paie la taxe sur les copies privées
Tous ces films pourtant , j’les ai faits moi-même
Celui d’notr’ mariage, notr’voyage de noces, notr’premier appart
Ensuite les naissances, première et deuxième
Puis les premiers pas : faut voir leur angoisse juste avant qu’ils partent
La première entrée à la maternelle
Vélo à deux roues, naissance du troisième, achat d’la maison
Balade en forêt, fête de Noël
Une fête au collège, un anniversaire, l’île d’Oléron
Les films ont vieilli bien sûr en prenant de l’âge
Mais j’ai l’logiciel qui permet de raviver les couleurs
Je n’y connais pas grand chose et parfois j’enrage
Mais je persévère, j’essaie à nouveau, j’y passe des heures
Et finalement je sauve toutes les scènes
De revoir tout ça sur une cassette , j’trouve ça épatant
Mais payer une taxe, je trouve ça obscène
Car ce sont mes films, je n’vois pas pourquoi je dois payer tant.
Six ans plus tard, mes cassettes sont bien tristes
Et les couleurs ont presque disparu
Sur mon PC je transcode les pistes
Car l’VHS ça ne court plus les rues
Je choisis donc un support plus commode
Le DVD c’est c’qu’on fait d’mieux maintenant
J’en achète trois dizaines mais quand j’passe à la caisse
Imaginez un peu mon étonnement
Il faut que je paie encore une taxe
De copie privée pour des vidéos qui sont bien à moi
Pour les VHS, j’ai payé un max
Et faut que je paie pour les DVD une deuxième fois
J’ai comme l’impression qu’on s’sert dans mes poches
L’Etat taxe tout pour rémunérer les plus grands « majors »
Qui n’redistribuent, mon Dieu que c’est moche,
Qu’une infime partie de ces revenus encaissés à tort
Seuls quelques très « grands chanteurs » font partie du nombre
De ceux qui perçoivent un salaire décent de leur producteur
Car pour la répartition, on reste dans l’ombre
On aimerait voir clair et juger tout ça sous les projecteurs
Y a pas qu’pour mes films qu’les « majors » encaissent
CD de photos, DVD d’données sont aussi taxés
Lors de chaque achat, on passe à la caisse
Oui je crois vraiment qu’les auteurs d’ces lois sont des désaxés.

Chanson : « J’ai payé déjà » SACEM ©2009
Paroles et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Je m’voyais déjà » (1960)
Paroles et musique : Charles Aznavour

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

Crédits images : http://www.archive-host.com/files/1878883/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007
dd5ef680ac/CREDITS_IMAGES_J_AI_PAYE_DEJA.odt

DONNEZ-NOUS, DONNEZ-NOUS DES TURBINS… (« IL ME SUFFIRAIT D’UN TURBIN »)

Même si le modèle économique de la France semble, et depuis longtemps, nécessiter un large volant de chômeurs et de travailleurs au noir, la crise de l’emploi, cruelle et qui empire, n’épargne que peu de familles et de secteurs d’activité.
Cela pourrait s’améliorer si certaines grandes sociétés, moins avides de lucre et de profits toujours croissants, sacrifiaient moins à l’appétit de leur actionnariat, je pense.

Il me suffirait d’un turbin
Qui serait payé plus ou moins
Pour que ma triste vie reprenne
Que je la tienne dans mes mains
Sans qu’elle s’écoule soudain
Comme du sable de Marennes
J’ai beau dormir au Pôle Emploi
Il n’y a pas de travail pour moi
Pas plus que pour ceux qui réparent
Pour faire marcher l’industrie
Il faut racheter, quel gâchis
Ce qui encombre nos armoires
J’habite dans les courants d’air
Aux restos du cœur, j’ai couvert
C’est bien joli, combien de temps encore, mon frère
Vas-tu m’oublier dans l’hiver ?
Il me suffirait d’un turbin
Je suis vaillant, tu le sais bien
Mêm’ si j’ai perdu la jeunesse
Il manque tant à tant de gens
Qui j’en suis sûr seraient contents
que l’objet tordu je redresse
Je peux redonner le sourire
Au micro-ondes qui chavire
Ou au magnétoscope en rade
Je suis adroit de mes deux mains
Et je n’ai rien d’un plaisantin
Si j’aime bien la rigolade
J’habite dans les courants d’air
Aux restos du cœur, j’ai couvert
C’est bien joli, combien de temps encore, mon frère
Vas-tu m’oublier dans l’hiver ?
Il me suffirait d’un turbin
Qui serait payé plus ou moins
Pour que ma triste vie reprenne
Que je la tienne dans mes mains
Sans qu’elle s’écoule soudain
Comme du sable de Marennes

Chanson : « Il me suffirait d’un turbin » SACEM ©2012
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Il suffirait de presque rien » (1968)
Paroles: Gérard Bourgeois
Musique: Jean-Max Rivière

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers