À PART PEUT-ÊTRE FRIGITE BOUDIN…

Non, décidément, non, la droite ne se fera jamais à la défaite. Souvenez-vous, déjà, quand vous jouiez, enfant : celui qui vous narguait quand il gagnait, mais qui vous insultait quand il perdait vous accusant d’avoir triché et vous promettant une raclée pour la fois suivante, « d’ailleurs, on rejoue tout de suite si tu veux, comme ça, tu verras »… eh bien, il était de droite !
Mais les temps changent : la droite redécouvre avec jouissance l’opposition, se met à descendre dans la rue, à se plaindre de violences policières, à vouloir imposer son point de vue au mépris des lois, à vouloir faire le coup de poing elle-même et non par nervis interposés.
Il ne lui reste qu’à partager son argent pour devenir presque aussi sympathique que Yves Thréard.

Certains jours, l’actu qui déconne
Met sur le devant de la scène
Un certain nombre de grosses connes
Y tenant des propos obscènes
On voit des rues pleines de gens
Marchant, on ne sait pas pourquoi
Alors qu’il est tant d’indigents
Qui pour bouffer tendent le bras
Elle tourne pas rond, cette planète
Si elle dit merde au genre humain
Sur les écrans, me prennent la tête
Thatcher, Barjot, Christine Boutin
Pour défendre des libertés
Je peux comprendre la démarche
Pour certaines, vouloir les ôter
Je pense qu’y a que des cons qui marchent
Ces fanatiques, ces furieux
Au nom d’un Dieu qui n’est qu’Amour
Ont des comportements odieux
Qui en banalisent Zemmour
Elles envahissent les plateaux
De la télé de leurs copains
Tristes cerises sur le catho
Frigide Barjot, Christine Boutin
Le pire étant qu’à l’Assemblée
Toutes ces connes font des émules
Et tous les défenseurs du blé
Sont aussi têtus que des mules
Veulent pas que la gauche ait gagné
Ne pouvant être légitime
Y en a qui sont prêts à cogner
À l’Assemblée, près de l’abîme
La République est en danger
Quand on voit ces enfants d’Pétain,
Pourtant des élus, déroger
Pour soutenir Barjot, Boutin
Perso, je n’suis pas un « pédé »
Jeune je fus limite homophobe
Fort heureusement j’ai changé
Dans mon cerveau, y avait des lobes
Penser qu’ les autres sont différents
C’est déjà se croire supérieur
Que l’on soit rouge, noir, jaune ou blanc
C’est notre égo qui fait erreur
De ces cons, j’en ai vu beaucoup
Et j’en verrai encore demain
Mais rarement des trus du coup
Comme la Barjot et la Boutin
C’ qui me dérange dans cette histoire
N’est pas le vrai fond du problème
Casse pas trois pattes à un canard
Le droit de savoir qui on aime
Disserter du mariage pour tous
Les cathos me semblent mal placés
Allô, tonton, pourquoi tu tousses
Remember, ton concile, Nicée
Car quand l’Église devint riche
Fallut écarter du butin
Ses enfants qui sortaient des miches
D’ancêtres de Barjot et Boutin
Si parler de procréation
Par ces nénettes imbaisables
Donnait envie d’la moindre action
Ce ne serait pas racontable
Elles n’excitent que les députés
Qui doivent se les taper en douce
Je ne vais pas vous raconter
Moi qui suis plutôt pampre et mousse
Si y avait plus qu’ces deux greluches
Et que du monde ça soit la fin
J’aimerais encore mieux ma paluche
Plutôt qu’d’me faire Frigite Boudin

Chanson : « Frigite Boudin » SACEM ©2013
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Miss Maggie »(1985)
Paroles : Renaud Séchan
Musique : Jean-Pierre Bucolo

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

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Une réflexion sur “À PART PEUT-ÊTRE FRIGITE BOUDIN…

  1. Excellent! Bravo! Un bijou! Il faut reconnaître que ça a vachement plus d’allure que « Tiens! Voilà du Boutin »! =)))))))))))
    Je vous afis la bise.

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