JOURNALISME ET GLOUBI-BOULGA

« Les faits sont sacrés, les commentaires sont libres ».
Si le propos de Beaumarchais est bien connu, son application reste souvent à démontrer : de nos jours, le journaliste se fait de plus en plus politique, surtout quand il interviewe avec familiarité et mauvaise foi un élu ou un ministre de la République, oubliant que l’autre bénéficie d’une légitimité à laquelle même sa notoriété ne saurait lui permettre de prétendre.
Mettant par ailleurs ses choix éditoriaux au service constant d’une idéologie sous-jacente, et sur le même plan des non-évènements insignifiants et des informations majeures, il contribue à déstructurer l’échelle des valeurs dans l’esprit des gens, rendant souvent l’inutile incontournable et le nécessaire superflu : des droits et des libertés, certes, mais des devoirs, du respect et de l’éthique, tout autant.

Je ne suis pas si vieux, pourtant
Et j’aime que les choses changent
Mais je regrette l’ancien temps
Tant me dérange
Ce dont tu es propagandiste
Toi journaliste
Aux faits, tu ne peux rien changer
Le net assure vigilance
Sur les infos de l’étranger
Voire de France
Parmi eux, ton choix est bien triste
Toi journaliste
Tu donnes parole à des cons
Qui franchement n’ont rien à dire
En place d’une information
Propre à instruire
Et tu t’en prétends spécialiste,
Toi journaliste
Tu viens nous montrer des horreurs,
Choisissant tes champs de batailles
Visant nos esprits et nos coeurs
Homme de paille,
Sans nous dire quelle est ta liste,
Toi journaliste
Tu ne parles jamais de toi,
T’affirmant « neutre », on ne sait guère
Pour qui tu mènes tes combats
Tu veux le taire
Nous prendrais-tu pour des plagistes
Toi journaliste
Tu donnes parole à des cons
Choisis par ligne éditoriale
À l’attention d’un public qu’on
Par voie vénale
Rabaisse au rang de sarkozyste
Toi journaliste
Si c’était fait avec talent,
Bien moindre serait la marrade
Mais il ne fait pas tout, l’argent,
Tu restes en rade
Mais tapant sur les socialistes,
Toi journaliste
Car la plus grande escroquerie
Est de te faire croire de gauche
Quand les copains de Sarkozy
T’ont dans leur poche
Tous tes patrons capitalistes
Toi journaliste

Chanson : « Toi, journaliste » (2013)
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Parachutiste » ( 1971)
Paroles et musique : Maxime Le Forestier

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel / Camille Gomès, chansonniers

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