DRAME À LA MAISON DE RETRAITE

De notre correspondant spécial Amédée PAN , en exclusivité pour 2Cdab. TV :

Hier, dans la petite maison de retraite de Mézidon, s’est déroulé un drame d’une intensité telle que la France entière en est émue. Voici les faits : monsieur Rocco S., quatre-vingt sept ans, acteur à la retraite, coulait une vieillesse heureuse et sans histoire dans l’ambiance paisible et chaleureuse de l’établissement dirigé avec compétence et humanité par madame Claude X., . L’ensemble des pensionnaires, personnes du sexe dans leur grande majorité, décrivaient monsieur S. comme « une personne très discrète, ne mettant jamais son nez dans les affaires des autres » et qu’un Alzheimer précoce laissait effacé et apparemment inoffensif. Hélas, une pensionnaire, dont l’identité ne fut pas dévoilée, souhaita que la direction leur propose la diffusion d’un film où il jouait, ce qui fut aussitôt mis en œuvre. Hélas, dans le même temps, l’infirmière en charge des traitements journaliers, se trompa de pilule et fit donc ingurgiter à monsieur Rocco S. un comprimé de viagra, ce qui eut entre autres effets celui de lui redonner aussitôt la mémoire et de retrouver un mode d’emploi apparemment oublié.
La suite serait délectable, malheureusement, je ne peux pas la dire, et c’est regrettable, ça vous aurait fait rire un peu… disons sans déflorer le sujet que le forcené est retranché avec l’ensemble du personnel et des pensionnaires, qui refusent de le laisser partir, et se relaient pour ses bons soins.
La mairie a aussitôt réagi en organisant un service de cars (demi-tarif pour les religieuses), et un avis général à la copulation : bienvenue à Mézidon, mesdames ! Et messieurs, me souffle monsieur le maire, qui semble s’être renseigné sur place.

Comme un Giscard devenu vieux
Je ne chasse plus la pintade
Malgré tous mes comprimés bleus
Je l’avoue c’est la débandade
Je pense si souvent à ça
Que mon vieux coeur en soupire
Je suis resté beau à mes yeux
Mêm’ si plus rien en moi n’attire
Un’ libido déraisonnée
Dans un corps de chair dérisoire
Même mon vit s’est arrêté
Qu’elle est loin ma dernière histoire
Un’ libido déraisonnée
Dans un corps de chair dérisoire
Même mon vit s’est arrêté
Qu’elle est loin ma dernière histoire
Comme un Siffredi qui s’éteint
Comme un Rocco en décadence
Comme un étalon qui se meurt
Comme la fin des appas rances
Comme un Giscard devenu vieux
Je ne chasse plus la pintade
Malgré tous mes comprimés bleus
Je l’avoue c’est la débandade
Devant l’armée des cons vaincus
Il ne me reste que la geste
De tous mes souvenirs émus
Dans le peu de temps qui me reste
Comme un Giscard devenu vieux
Je ne chasse plus la pintade
Malgré tous mes comprimés bleus
Je l’avoue c’est la débandade
Instrumental
Devant l’armée des cons vaincus
Il ne me reste que la geste
De tous mes souvenirs émus
Dans le peu de temps qui me reste
Comme un Giscard devenu vieux
Je ne chasse plus la pintade
Malgré tous mes comprimés bleus
Je l’avoue c’est la débandade

Chanson : « Le Président » SACEM ©2009
Paroles :Camille
Interprétation: Jean-Marie

Chanson originale : « Le coeur volcan » (1970)
Paroles :Etienne Roda-Gil
Musique : Julien Clerc

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s