LES GENS-LÀ

Le 13 juin 2009, nous mettions en ligne une chanson, dont l’écoute avait disparu du net, mais non le souvenir. Venant à point pour illustrer un propos sur FB, nous la ressuscitons donc pour votre plaisir , espérons-le, et le nôtre. Même l’introduction d’alors n’a pas vieilli, enfin j’ai la faiblesse de le croire… d’ailleurs, la voici, jugez-en :
« La tactique est usée jusqu’à la trame, tant tous les barons ou petits marquis de l’UMP l’utilisent et en abusent : des « gens » leur parlent ! Mais oui, il paraît qu’il y en a !
Même la mésaventure de Jérôme Bourreau-Guggenheim ne les en a pas dissuadés, les « gens » leur parlent et donc ils ont la bonté de leur répondre, à ces « gens » qui leur posent les bonnes questions qu’ils veulent entendre. Par contre, ils paraissent fort surpris quand un journaliste ou un opposant leur en pose d’autres : il est vrai qu’ils ne font pas partie du parti des « gens ». »

D’abord, d’abord, y a Xavier
Lui qui a le melon
Lui qui de l’UMP
Est secrétaire de nom
Monsieur tellement qu’y croit
Tellement qu’il a cru
Qui dit comme Nicolas
Comme un vrai con vaincu
Lui qui est complètement lui
Et qui parle pour le roi
Qui nous saoule toutes les nuits
Avec tout son venin
Mais qu’on retrouve matin
Sur les chaînes qui houspille
Raide comme un nervi
Blanc comme un insomniaque
Et puis qui toujours crie
Et toujours fait des vagues
Faut vous dire, Monsieur
Que pour ces gens-là
On ne pense pas, Monsieur
On ne pense pas, nenni
Et puis, y a l’autre
Une tignasse dans les cheveux
Qu’a jamais vu un peigne
Qu’est méchant comme une teigne
Même qu’il filerait la crise
A tous les mal heureux
Qui a pris pour devise
Ou pour orientation
Le choix d’être le plus con
Et que c’est pas fini
Qui nous joue la rosière
Avec son p’tit pipeau
Avec son p’tit Sarko
Avec ses p’tits gros mots
Qui craint d’en avoir l’air
Mais qui a l’air partout
Faut pas jouer les vices
Quand on n’vaut pas un clou
Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On n’s’fixe pas, Monsieur
On n’s’fixe pas, on glisse
Et puis, il y a les autres
Le Fillon qui ne dit rien
Ou bien n’importe quoi
Et puis tous les matins
Sous sa belle gueule d’un autre
Avec sa gueule de bois
Il y a le vieil imper
Mon Dieu, quelle marrade
De Jean-Louis Colombo
Et sa sangria froide
Et ça fait des grands flchss
Et ça fait des grands flchss
Et puis il y a le Pen
Qu’en finit pas d’vibrer
Et qu’on attend qu’il crève
Vu qu’les voix du FN
Sont bonnes pour Nicolas
C’est du moins c’qu’on raconte
Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On n’pense pas, Monsieur
On n’pense pas, on compte
Et puis et puis
Et puis y a Nicolas
Qui est beau comme un soleil
Et qui m’aime pareil
Que moi j’aime Nicolas
Même que je dis souvent
Qu’y aura des élections
Et qu’il y aura des traîtres
Avec presque pas de sûrs
Qu’on le mettra dedans
Et qu’il fera bon y être
Et que si c’est pas sûr
C’est quand même peut-être
Parce que les cons veulent pas
Parce que les cons veulent pas
Les cons ils disent comme ça
Trop fort, le Nicolas
La gauche, c’est juste bon
A la grève sur le tas
J’me suis jamais fait d’tas
Ou alors y a longtemps
Ou bien j’ai oublié
Ou il sentait pas bon
Enfin ils ne veulent pas
Et pourtant ça se voit
Même sans faire exprès
Que notre président
Un jour il partira
Un jour, on le pouss’ra
Alors pour un instant
Pour un instant seulement
Alors moi je le crois, Monsieur
Pour un instant
Pour un instant seulement
Parce que chez ces gens-là
Monsieur, on ne s’en va pas
On ne s’en va pas, Monsieur
On ne s’en va pas
Mais il est tard, Monsieur
Une grosse bise à Carla.

Chanson : « Les gens-là ! » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Ces gens-là  » (1965)
Paroles et musique : Jacques Brel

Les archives de 2Cdab : « PAUV’ SOCIALISTES »

Une parodie de 2009 au lendemain du Congrès de Reims. Voici ce que nous
écrivions à  l’époque : « La malédiction de Toutanthonton continuerait-elle à frapper le PS, et plus particulièrement Ségolène, celle qu’il préférerait pourtant sans doute aujourd’hui pour son modernisme ?

Faut-il souhaiter le retour de la momie ou un appel aux forces de l’esprit ?
Raymond Poulidor serait-il le sponsor caché de Ségolène ?
Décidément, pauv’socialistes ! « 

Elle aimait bien Miterrand
Du coup elle n’avait pas de copine
Car au PS maintenant
Parler de Tonton t’élimine
Pour devenir Président
Elle croyait avoir la combine
Mais quand ce fut le moment
Elle se retrouva orpheline
Mon candidat, c’est Royal,
Elle fait toujours second
Est-ce son destin national
Que de finir second ?
Elle disait aux gens d’l’usine :
« Pensez aux élections ! »
Mais r’connaissant l’orpheline,
Ils disaient toujours non
Aux socialistes.
C’est triste quand même de n’pas reconnaître le bon candidat,
Il faut pas être sorti de Polytechnique !
Il m’semble que si j’avais un bon candidat, moi je le reconnaîtrais !
A condition qu’il me ressemble, naturellement !
C’était rue d’Solferino
Qu’elle étalait ses p’tites idées.
Pour attirer les bobos,
Ell’ remuait un peu ses idées,
Mais un jour, la fille Delors
Qui passait auprès d’ses idées
Lui a dit « C’est moi d’abord »,
Alors, ell’ s’est mise à crier :
« Voulez-vous voter Royal ?
Pas Aubry ni Hamon. »,
Mais les gens, chose banale,
N’voulaient plus d’ses motions.
Quand elle criait à l’usine,
« Voulez-vous d’mes motions ?  »
Ils r’connaissaient l’orpheline,
Et disaient toujours non.
Les socialistes.
C’est triste quand même, elle avait plus d’idées.
Forcément, elle s’baladait avec ses idées à découvert, n’est-ce pas ?
Alors le Hamon, lui, il passait à côté d’ses idées, n’est-ce pas ?
Alors avec sa main, alors … heu … hop !
Il lui a pris toutes ses idées, comme ça elle n’en avait plus.
C’est vrai qu’elle n’en avait pas besoin puisqu’elle n’en vendait jamais !
Mais quand même !
Un mystérieux homme en noir
Lui apparut pendant une nuit,
Lui dit : « Je vais te faire voir,
Et si tu m’écoutes, ils sont cuits. »
Ce fut un drôle de marché,
Car c’était un drôle d’Président,
C’est sûr, ça pourrait marcher,
Si elle écoutait Mitterrand.
C’est tard ça quand même pour faire une apparition comme ça !
C’est vrai qu’elle a été crédule aussi !
C’est pas parce qu’il disait qu’il avait un… qu’il était…
Enfin, elle suivait Mitterrand quoi, avec les forces de l’esprit !
Si seulement elle avait eu la force de dire non !
Mais non, mais c’est l’esprit qui la troublait !
Alors il l’a conseillée, Mitterrand,
Et qu’est-ce qu’elle a fait en 2012, Ségolène, hein ?
Mon candidat, c’est Royal,
Elle fait toujours second
Est-ce son destin national
Que de finir second ?
Elle disait aux gens d’l’usine :
« Pensez aux élections ! »
Mais r’connaissant l’orpheline,
Ils disaient toujours non.
Pauv’ socialistes.

Chanson : »Pauv’ socialistes » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les crayons » (1946) Du film « La ferme du pendu »
Paroles : Bourvil
Musique : Etienne Lorin

OTAGES, Ô DÉSESPOIR, Ô VIEUX CHÈCHE ENNEMI…

Ceux qui prétendaient que Marine et sa vague bleu marine avaient des idées « différentes » de celles du menhir paternel et du FN originel ont bonne mine. Ses remarques lors de l’accueil fait aux otages sur leurs vêtements, barbes et chèches en disent long, prétendant parler « au nom de beaucoup de Français », qu’elle ne doit pas rencontrer souvent par ailleurs, tant sa protection rapprochée est vigoureuse et intimidante, ne laissant intervenir de près que des interlocuteurs choisis (Nicolas Sarkozy a toujours fait de même, on connaît la chanson).
Bref…

Dites-moi où, n’en quel pays,
L’on peut voir fleurir tant de haine
Par idées sombres que véhi-
culent Marine et le FN
Il ne se passe de semaine
Sans qu’un candidat président
Ne tolère l’énergumène
Mais où sont les valeurs d’antan ?
De la Bretagne jusqu’à Nice
Nombre de listes en témoignent
L’on ne voit que buveurs d’anis
Le doigt dans l’oeil jusque dans l’oigne.
Sous la bannière de Marine
De droite extrême se dressant
Roulant les sots dans la farine
Mais où sont les valeurs d’antan ?
Nul n’ignore que notre Ulysse
Tenté par les voix des sirènes
Lia son corps à mât propice
Échappant ainsi à géhenne
Alors, au lieu de dire « Amen »
À tant de propos fascisants
France, bats-toi en souveraine
Mais où sont les valeurs d’antan ?
On ouïrait déjà dans la plaine
Croasser corbeaux et milans
En attente de chair humaine
Mais où sont les valeurs d’antan ?

Chanson : « Ballade des chèches d’otages en vie  » SACEM ©2013
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Ballade des damesdu temps jadis  » (1954)
Paroles et musique : Georges Brassens