CÉLIBATAIRE ET FEMME LIBÉRÉE (« Les yeux de Trierweiler »)

La rupture élyséenne, digne d’un Walter Closer, tire la chasse sur une histoire d’amour officiellement inédite en République. Si le précédent président a certes eu une romance quasi officielle avec une journaliste alors qu’il était également célibataire à l’Élysée, il ne l’y avait pas installée…
Les choses sont donc clarifiées, et chacun est libre d’en penser ce qu’il veut.

Hollande « normal », il est célibataire
Après Royal, ce fut Trierweiler
C’est comme ça
L’est pas marié, donc rien n’est défendu
Se faire des bombes, comme de bien entendu
N’pense qu’à ça
Tell’ment si belle quand il sort
Tell’ment si belle, François tell’ment si fort
Les yeux de Trierweiler, elle a le regard qui tue
Elle qui était la première , Première Dame, c’est foutu
Les yeux de Trierweiler, elle a le regard qui tue
Elle qui était la première , dame de l’État, c’est foutu
Il l’a larguée, pauvre Trierweiler
Il l’a trompée, on l’a su par Closer
Pas Gala
À faire l’amour dans des endroits connus
D’une press’ qui ne vit que par et pour le cul
Et voilà
Tell’ment si drame quand elle sort
Tell’ment si drame, irresponsable encore
Les yeux de Trierweiler, elle a le regard qui tue
Elle qui était la première , Première Dame, c’est foutu
Les yeux de Trierweiler, elle a le regard qui tue
Elle qui était la première , dame de l’État, c’est foutu
Le montant de ce scoop me reste indifférent
Et je me fous pas mal de sortir de ces rangs
Du bla-bla
Vouloir gloser sur les célibataires
Alors que d’autres consommaient l’adultère
On sait ça
Plus de leçons, c’est d’accord
Plus de leçons, sinon je l’crie très fort
Plus rien sur Trierweiler, car j’ai les dossiers qui tuent
Sur vos anciennes premières, journalistes, c’est foutu
Plus rien sur Trierweiler, car j’ai les dossiers qui tuent
Sur vos anciennes premières, journalistes, c’est foutu

Chanson : « Les yeux de Trierweiler » Sacem © 2014
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Elle a les yeux revolver » (1985)
Paroles : Marc Lavoine
Musique : Fabrice Chapuis

Photo : http://www.info2tele.com/wp-content/uploads//2012/02/valerie_trierweiler_reference.jpg

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

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NEURONES EN VACANCES (« Les médias sont futiles »)

Si les médias nous proposent à jet continu du superficiel, du futile et du sombre, ne serait-ce pas parce c’est ce beaucoup d’entre nous attendent d’eux ? L’information donnant matière à penser a manifestement cédé la place à un voyeurisme complaisant, dans une société clivante où l’on se doit d’avoir un avis immédiat sur tout sans avoir réfléchi à rien, se contentant de dire comme Untel ou Machinetruc, ce qui fatigue beaucoup moins les neurones.
Vous avez dit : « neurones » ?

Quelle femme pour notre Président
C’est bien la question du moment
Certains apprennent que c’est un homme
À leur grande surprise en somme
Les médias sont futiles
Julie c´est oui, Valou c´est non
Entre un obus et un canon
C’est pas pareil quand le coup part
Pourquoi tant d’bruit pour ce départ ?
Les médias sont futiles
Il est quand même curieux qu’un fait
Fasse autant d’effet qu’un décret
Les journalistes ont plus d’oreille
Apparemment que de cervelle
Les médias sont futiles
Car bien vaine est la vérité
Pour ceux qui passent à la télé
Oublié, l’ passé d’Sarkozy
Sans conteste le roi du zizi
Les médias sont futiles
En Syrie ou en Centre-Afrique
Ça meurt de façon dramatique
Chez nous, en France, on fait débat
Sur la Lanterne, ah, ça ira
Les médias sont futiles
Quand on cite un mort aujourd’hui
Va donc savoir qui l’a choisi
Alors qu’il en meurt tant et tant
En silence et loin des écrans
Les médias sont futiles
Leur but est de faire un tabac
Faisant fumer la France d’en-bas
Suscitant en elle la peur
Qu’est-ce qu’ils sont cons, ces électeurs
Les médias sont futiles
Sébastien Patoche, par sa bouche
Prétend balancer des cartouches
En espérant des hip hip hip
Chaque fois qu’il dit trouer son slip
Les médias sont futiles
A Rome, on vit notre François
Rencontrer le pape, c’est son choix
Les v’là tous deux célibataires
Depuis qu’y a plus Trierweiler
Les médias sont futiles
Le monde marche sur la tête
Je vous l’ dis en Camille honnête
Sans intention de vous rouler
D’ailleurs, je suis un pneu crevé
Les médias sont futiles
Toi, l’UMP, conspue l’ PS
Mais faudrait faire gare à tes fesses
Et te soucier d’leur propreté
Montant cul nu au cocotier
D’en bas, on voit des choses
Que d’affaires vous ont rattrapés
C’est amusant de voir Juppé
Jouer le parangon de vertu
Faut-il que vous soyez foutus
Ça ne sent pas la rose

Chanson : « Les médias sont futiles » Sacem © 2014
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les temps difficiles » (1961)
Paroles et musique : Léo Ferré

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

SAFARI-PHOTO À FRIC SUR LA TROMPE DE L’ÉLÉPHANT (« Le roi du papier »)

Le monde que nous connaissons, depuis que l’homme est homme, a toujours généré des excréments.
Certains y trouvent une utilité en fertilisant la terre, d’autres en s’en servant de combustible ou en aidant à la construction de leur habitation : les derniers (des derniers) font vendre du papier, avec ceux des riches, des puissants ou des connus.
Saint Coluche, dans une de ses dernières homélies, l’avait bien précisé :
« Si un jour la merde valait quelque chose, les pauvres naîtraient sans trou du cul. »
Nous ne manquons ni de l’une, ni des autres apparemment.

Sans délais bien trop longs
Pour l’opinion
Mes photos pour le grand
BigBrother-thon
Un président dont les relous
Rêvent de le suivre un peu partout
De le suivre un peu partout
Sur la piste des scandales
Je ne suis pas le dernier
Paparazzi organisé
Sur la piste des scandales
Je ne suis pas le dernier
Paparazzi organisé
Le respect dû qui fond
Fait sensation
Mon seul travail de fond
L’indiscrétion
Tout content de mélanger tout
Semant la merde un peu partout
La merde un peu partout
Sur la piste des scandales
Je ne suis pas le dernier
Paparazzi organisé
Sur la piste des scandales
Je ne suis pas le dernier
Paparazzi organisé
D´un voyeurisme organisé
Prémédité, illimité
Toute morale transgressée
Sur la piste des scandales
Prix du scoop, illimité
Toute morale transgressée
Sur la piste des scandales
Prix du scoop, illimité
Toute morale transgressée, transgressée
Un safari-photo à chier, à chier
Qui tue pour vendre du papier

Chanson : « Le roi du papier » SACEM ©2014
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le caravanier » (1970)
Paroles : Étienne Roda-Gil
Musique : Julien Clerc

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès,chansonniers

DIEUDO EN BANLIEUE ? LE FN REPREND DÉGOÛT ET DES COULEURS (« Libertés…Attention… Danger !  » )

 

Penser ou croire que les déclarations, actions ou pensées de la famille Le Pen, relayées à des fins électoralistes par Dieudonné dans les banlieues, puissent être motivées intellectuellement, par des faits ou une quelconque raison, ressort de l’absurde.
Sous des arguments pseudo-idéologiques ne reposant que sur ce que les rumeurs urbaines ont depuis longtemps de plus bas, nous subissons tous les conséquences du péché d’orgueil initial de Nicolas Sarkozy :
« Les faits ne comptent pas, ou ne sont que prétextes, interprétés sitôt, et ce
dans un seul but : diviser les Français, montés l’un contre l’autre, les poussant à  la lutte. »

Péché d’orgueil pensant réduire le FN à la portion congrue, mais apprenti
sorcier inconscient de l’instant suscitant les quenelles…

Je ne suis qu’un humble petit chansonnier
Qui sur le net s’amuse à vous amuser
Des mots d’humour dits en confiance et soudain
Une histoire qui ne me dit rien
Deux-mille-neuf, j’aurai cinquante-dix ans
J’en aurai vu passer bien des changements
Mais là, je ne peux m’empêcher de chanter
Libertés… Attention… Danger !

Là-bas, c’était l’Allemagne en trente-trois
Là-bas, un petit homme levait le bras
Là-bas, le vert-de-gris était couleur de haine
Là-bas, la crise aiguisait les passions
Là-bas, on ne posait plus de questions
Là-bas, il n’était plus question d’opposition

Les procédés sont démontés aujourd’hui
De ceux qui ont tué des démocraties
Demandez-le à vos amis historiens
Ces processus, on connaît bien.
Le passé nous fournit des indicateurs
A surveiller de très près quelle que soit l’heure
Et aujourd’hui, bien trop restent allumés
Libertés… Attention… Danger !

Là-bas, on réduisait l’éducation
Là-bas, les parlements étaient croupions
Là-bas, la justice et le droit étaient en berne
Là-bas, on modifiait certaines lois
Là-bas, d’autres, on ne les appliquait pas
Là-bas, c’est un seul homme qui imposait sa loi

Quand dans un grand pays les informations
Fournies ne sont que propagande maison
Que d’autisme les dirigeants sont atteints
En répétant que tout est bien
Quand on demande trop aux petites gens
Qu’on favorise le pouvoir de l’argent
Que le monde entier on souhaite dominer
Libertés… Attention… Danger !

Là-bas, on opposait Hans à Joseph
Là-bas, y avait pas encore de Youssef
Là-bas, c’était facile d’exciter les haines
Là-bas, Obama Owens s’appelait
Là-bas, le chef voulait tout contrôler
Là-bas, ce n’est que l’Allemagne du passé

Dans ma culture j’ai puisé les notions
Qui m’ont aidé à composer ma chanson
Désormais vous serez aussi aux aguets
Libertés… Attention… Danger !

Chanson : « Libertés, attention, danger  » SACEM ©2014
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Souvenirs, attention, danger » (1980)
Paroles: Serge Lama
Musique: Tony Stefanidis

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

LA QUE N’HEIL DE DIEUDO ? BRAS DE DÉSHONNEUR… (« On l’appelle quenelle »)

Si je pense que la liberté de penser est universelle et respectable, je pense tout autant que la liberté d’expression se doit d’être en accord avec les lois de votre pays et d’universelles valeurs morales (surtout quand on est libre d’en changer lorsqu’il ne vous convient pas, ce qui est un luxe).
À ce titre, Dieudonné interpelle, forcément, et ne semble pas être un cadeau (de qui ? Les voies de Dieu sont impénétrables…).
S’il prétend avoir inventé la quenelle (qui peut lui contester d’avoir des œufs pour ce faire?), sa farine semble hélas contaminée, à l’ergot de sig heil.

On l´appelle quenelle
Ce Heil Hitler déguisé
On l´appelle quenelle
Le geste de Dieudonné
On l´appelle quenelle
Chez les abrutis nazés
Curieux de voir un noir
Se kukluxkahner
Pour chercher à se caser
Les pensées qui le hantent
En susurrant des Heil
Les pensées qui le hantent
Accompagnées de quenelles
Les pensées qui le hantent
Faurisson les connaît
Tous les camps et tous les ghettos
Y a que pour lui qu’ c’est du pipeau
Allez
Nananana zi dada
Nazi fraise tagada
Nananana zi Mbala
Nazi Dieudonné, ma foi
Nananana zi dada
Tous les cons, il emballa
Nananana, Mbala Mblabla
Des fachos, t’es bien le roi
On voit bien des quenelles
Sur les écrans du moment
On discute quenelles
Comme si c’était important
On parle de quenelles
Périmées depuis longtemps
Si l’on parle de ça, c’est bien évident
C´est tout sauf un accident
On l´appelle quenelle
Ce Heil Hitler déguisé
On l´appelle quenelle
Ce geste de Dieudonné
On l´appelle quenelle
Chez les abrutis nazés
Si vous voulez savoir
Pourquoi c’est raté
C’est qu’on en est dégoûtés

Chanson : « On l’appelle quenelle » SACEM ©2014

Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Je l’appelle Canelle » (1967)
Paroles et Musique : Antoine

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

Crédits images : http://www.aht.li/2255097/CREDITS_IMAGS_ON_L_APPELLE_QUENELLE.odt