SAUF SI LE DROIT FINIT PAR L’EMPORTER… ( « Paul Bismuth, le Proc et les menottes » )

Les anciens présidents de la Vème République ont tous eu droit des surnoms :
– De Gaulle, c’était : « Mongénéral »
– Pompidou n’était « qu’un fumeur de Gitanes, issu de la banque Rotschild »
– Valéry fut « l’Ex », inaugurant la finale en X
– Mitterrand fut « Tonton m’écoute » (déjà)
– Chirac fut « Tex-mex », Corona oblige (oublions Super-menteur, on a fait mieux depuis)
– Sarkozy, c’est manifestement Lex (dura lex, sed lex)… et tant pis pour ce prétendu Rûtor à talonnettes… Lex Rutôr ? Ose me dire que ce n’est pas super, man !

Sûrs de ne pas pouvoir être inquiétés
Sauf si le droit finit par l’emporter,
Leurs avocats contestant les poursuites
Certains puissants, ne valant pas trois sous
Achetant des magistrats par dessous
Ce jour, comme des lapins, pris au gîte
La fine fleur, l’élite de l’UMP
Par écoutes judiciaires attrapés
Un président, ses sponsors et ses proches
Ne trouvant rien de mieux à répliquer
Par Copé que ce ne peut s’expliquer
Que par l’indigne complot de la gauche
Hier encore, a parlé Sarkozy
À la une d’un journal « ennemi »
Le groupe Hersant, neutre, a bien de noblesse
Ouvrant de même parole aux socialos
À Mélenchon et à tous les cocos
Vrai garant de l’équité de la presse
Sarkoméro par lui s’adresse à nous
C’est la Stasi, lui l’innocent, renoue
Avec certains procédés sophistiques
En enfumant, présomption d’innocent
Près d’élections à perdre forcément
Dans un seul but, un sursaut politique
Sarko, pitié, arrête un peu ton char,
À qui crois-tu faire croire à tes charr’s
Sinon à quelques groupies hystériques ?
Quand la Justice exige des écoutes
C’est que pour elle, il y a plus qu’un doute
Et nos parquets ne font pas d’ politique
Tu t’es déjà distingué par ailleurs
Depuis trente ans, je le dis sans rancœur
Les archives de l’INA le confirment
Le parquet, tes dents déjà le rayaient
Et la parole aux justes tu coupais
T’étais déjà repéré, je l’affirme
Je te dois bien des peines, cher Sarko
Toi qui régnas sur tant de tribunaux
Tes ministres refusant l’CSM
Car tu nommas tant de gardes des sots
Dati, et MAM, et Mercier, ah, quels Sceaux
Comment, bon dieu, voudrais-tu que l’on t’aime ?

Chanson : « Paul Bismuth, le Proc et les menottes » SACEM © 2014
Paroles : Camille
Chant : Jean-Marie

Chanson originale : “ La Princesse et le Croque-Notes ” (1972)
Paroles et musique : Georges Brassens

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

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