LE PEN : AUX MOTS, LAVE PLUS BLANC…

Ah, Marine aux dents si blanches*… mais savez-vous pourquoi, mmmhhh ?
Sa brosse à faire reluire le light expulse tous les corps étrangers de couleurs, son denti-fric se prétend sans tache (blanc sur blanc, quel avantage!).
Vive l’haleine FN pour cerveaux anosmiques ! Vivent les casiers judiciaires se disant plus blanc que blanc pour le seul juge Al Zheimer ! Vive Faurisson ! Vive Aussarresses ! Vive Soral ! Vive Dieudonné ! Vive le blanc !
Et vivement qu’on nous montre tout !
* https://www.youtube.com/watch?v=3twEBK7EchU

Blanc, blanc, blanc, blanc, blanc…….
Blancs, blancs, blancs, les gens de France
Blancs, blancs, blancs, oui, tous les gens
Qui devraient vivre en France
Blanc, blanc, le retour du franc
Et dans mon clan
Que des suivants, blancs, blancs
On me prétend monochrome
Alors même que le blanc
Blanc, blanc, est couleur de l’homme
Toutes les couleurs font blanc
Blancs, blancs, blancs, les gens de France
Blancs, blancs, blancs, oui, tous les gens
Qui devraient vivre en France
Blanc, blanc, le retour du franc
Et dans mon clan
Que des suivants, blancs, blancs
Le Pen hisse tant ses voiles
Que cela devient troublant
Blanc, blanc comme une étoile
Ce que dit Marine ment
Blancs, blancs, blancs, les gens de France
Blancs, blancs, blancs, oui, tous les gens
Qui devraient vivre en France
Blanc, blanc, le retour du franc
Et dans mon clan
Que des suivants, blancs, blancs
Ses cheveux blancs, sur sa tête
Teints d’or pour vous abuser
Français, je crois, pas si bêtes
Peut-on ainsi vous blouser ?
Blancs, blancs, blancs, les gens de France
Blancs, blancs, blancs, oui, tous les gens
Qui devraient vivre en France
Blanc, blanc, le retour du franc
Et dans mon clan
Que des suivants, blancs, blancs…

Chanson : « Blancs, blancs, blancs » SACEM ©2014
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Bleu, blanc, blond » (1959)
Paroles : Jean Dréjac
Musique : Haal Greene, Dick Wolf

 

MARINE 2024 ? UCHRONIQUE TA MÈRE… (« Y avait Marine »)

I had a dream !
2022, réélection de Marine Le Pen à la présidence de la Gaule avec 99,7 % des voix sur les 9% votants des électeurs inscrits, triomphe de la démocratie. Depuis l’indispensable rétablissement de la proportionnelle, les accès aux urnes, militarisés, et ouverts aux seuls détenteurs de la carte d’adhésion à jour au parti « Marine est là », la France, tête haute, s’est redressée, mains propres et quenelle obligatoire (nature, à la volaille, au brochet, au choix)… sauce blanche, bien sûr.
Bon appétit à tous ! Oh, reste encore dans mes bras !

Que se passe-t-il?
J´n´y comprends rien
Y avait la France
Et y a plus rien
Je m´souviens que des Français
Des Français mécontents
L’ont montré clairement
Un sombre dimanche de mai
C´était il y a dix ans
Au cri de « Tous pourris »
Z’ont suivi la Marine
Sans trop savoir où elle allait
Où elle allait
Vers le pouvoir à pas pressés
2017, imaginait
Sa stratégie pour l´Élysée
Et puis voici
Que partout dans notre pays
De plus en plus fort j´entendis
Comme arrivant de l´infini
Ce drôle de bruit
Ce drôle de bruit
(foule )
Je pensais que les gens
Ne pourraient pas marcher
Tant c’était éhonté
Fallait croire que je me trompais
La quenelle magique
De Dieudo, leur ami
Devint du dernier chic
Et le symbole du parti
Sacrée Marine
Édifiant muraille de Chine
Renvoyant à leurs origines
Tous ces bons Français pas trop blancs
Puis brusquement
Un jour de charters- ramadan,
L’expulsion de ces musulmans
Prenant la place des Français
Que s´est-il passé?
J´n’y comprends rien
Ne restent en France
Qu’ des bons aryens
Avec des exceptions
Rares, pour ceux qu’elle aime :
A nommé Dieudonné
Comme consul à Jérusalem
parlé : « Je viens de m’éveiller
D’un cauchemar odieux »
En vrai Français honteux
D’un sombre dimanche de mai
Mon Dieu, mon Dieu
Délivrez-nous
D’ce mauvais rêve
Réveillez-nous
Réveillez-nous
Réveillez-nous

Chanson : « Y avait Marine » SACEM © 2014
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale: « Il y avait une ville » (1964)
Paroles : Claude Nougaro
Musique : J.Walter

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

TAUBIRA : MARINE À LA GROSSE CAISSE

La musique militaire et les hymnes guerriers, Marine connaît ça très bien et depuis longtemps. Son père ne créa-t-il pas en 1963 le SERP, maison d’édition consacrée à beaucoup de chants nazis. Cette société fut d’ailleurs condamnée, en 1968, pour « apologie de crime de guerre et complicité », après la diffusion de ce disque de chants du IIIe Reich, à cause de la pochette qui contenait un message valorisant la montée en puissance du parti d’Hitler en Allemagne.
La musique militaire ? Ah, pour ça, elle la connaît et elle la chante.

Allons enfants de la patrie
Patrie, notion tant oubliée
Soumise au bon gré des partis
S’en font juges FN et Copé
Les larmes de Taubira
Entendez-vous dans les campagnes
Électorales, à tour de bras
Venir éreinter Taubira
Faisant de rien une montagne
Les larmes de Taubira
Libre et égale, notre fratrie
Originelle, n’a pas l’heur
Même écrite aux fronts du pays
D’interpeller les électeurs
Les larmes de Taubira
En politique, faire carrière
Apparemment permettrait tout
Foulant aux pieds valeurs premières
De Vaugirard à Montretout
Les larmes de Taubira
Les larmes
Les larmes de Taubira

Chanson : « Les larmes de Taubira » SACEM © 2014
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Aux armes et cætera » (1979)
Paroles : Rouget de Lisle
Musique : Sticky Thompson, Sly Dunbar et Robbie Shakespeare (Sly & Robbie)

Création et réalisation :Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

 

L’AVIS DES SAINTS (« Le tempo funèbre »)

Il n’est pas dans nos habitudes de recommander une émission. Toute règle portant exception, cette parodie fut inspirée par un récent documentaire de LCP, intitulé « Les nouveaux chiens de garde », dont une partie était consacrée à la présentation sciemment catastrophiste de l’information, que nous dénonçons ici assez souvent par ailleurs.
Tout cela pour exister, vendre au mieux ses écrans de pub et faire consommer, attitude entrant dans le jeu de certains partis politiques, faisant de nous des voyeurs pervers, avides de sang, de mort et du malheur (des autres)…

Ah ! Tu es là déjà
Sainte Insécurité
Et ce n’est pas demain
Qu’on t’oubliera, ma foi
Dès le premier réveil
Dès le premier kawa,
Dès le premier journal,
On n’entend que ta voix
Pour certains, c’est à croire
Que du pays de France
La couleur, c’est le noir
Unique, en apparence
Qu’il n’y a jamais d’amour
Qu’il n’y a jamais de joie
Qu’on est tous des Zemmour
Ou des Brunet, ma foi
Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah!
Ah ! Tu es là déjà
Très Sainte Inquisition
Toujours dans le déni
Des autres religions
Voulant sauver les corps
Voulant sauver les âmes
De cet Enfer encore
Dont tu créas la flamme
Tu voudrais éduquer
Nos garçons et nos filles
Selon ta conception
Sacrée de la famille
Immaculée, sérieux ?
Voyant certains portraits
Je reste pour, navré,
Les capotes à prix bas
Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah!
Ah ! Tu es là déjà
Saint Macho de mes deux
Rivé à ton Pernault
Chaque jour que Dieu veut
Tu as tes opinions
Celles du Figaro
Trempant tes petits-beur’s
Dans ton cacao chaud
Dès que tu vois un cul
Tes yeux qui papillonnent
Susurrent à ton cerveau
Qu’elle doit être « bonne »
En espérant bien sûr
Qu’elle repasse aussi
Qu’elle sache la fermer
Et fasse couscous de roi
Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah!
Ah, tu es là déjà
Sainte Télévision
Avec tes chroniqueurs
Et tes informations
Niquant notre moral
Dépressive à tout va
Ils font bien leur boulot
Ils sont payés pour ça
Même si un beau jour,
La vie était parfaite,
Ils trouveraient, c’est sûr
En cherchant, la petite bête
Hier soir, à Tokyo
Une poule écrasée
Des fourmis au chômage
Ou la fin des petits pois
Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah!

Chanson : « Le tempo funèbre » SACEM ©2014
Paroles : Camille
Claviers et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le tango funèbre » (1964)
Paroles : Jacques Brel
Musique : Gérard Jouannest

LE PLUS BEAU MÉTIER DU MONDE (« Le lament d’un jour »)

Ben voyons !
Passer, abandonné de la société et de la famille, de « quarante-cinq élèves au niveau, motivés, homogènes, respectueux, avec assez d’heures pour leur enseigner » à des hordes souvent hélas de gamins inadaptés, non éduqués, ne ressentant aucun intérêt à l’école ; garderie obligatoire pour que les parents bénéficient des aides sociales ; sans passé, sans présent, sans avenir ; sans intérêt.
Plus de respect, en classe ni ailleurs… Violences verbales quotidiennes, physiques parfois, la hiérarchie restant à distance respectable des incidents le plus souvent, gérant pour niveler toute vague possible…
Allez-y, les champions et roulez, jeunesses !

Moi, j’ demande des vers
A mes écoliers
Juste quelques vers
Pour les faire rimer
Un simple poème
A me présenter
Exprimant d’eux-mêmes
La propre pensée
Il est arrivé
En tenant à la main
D’un air assuré
Un texte très bien
Ses copains pareils
Sur lui recopié
Conscience tranquille
De l’avoir piqué
Travail d’une fille
Du sensationnel
Sur le net volé
Et pas vu pas pris
C’était habituel
Pour eux d’faire ainsi
Et quand j’ai donné
Un zéro à ceux
Qui avaient triché
Gamins si odieux
Que ça m’a fait mal,
Que ça m’a fait mal…
Moi, j’ai pensé faire
Vraiment c’qu’il fallait
Mais hélas sa mère
N’avait pas c’t’ idée
Encore et encore
Elle est venue pleurer
Menacer encore
Si je n’l’enlevais
Elle est arrivée
Ne comprenant rien
L’esprit refermé
Et criant en vain
Remplie de son fiel
Elle a menacé
D’enlever son fils
De notre lycée
Moi l’esprit tranquille
Ce fut sans appel
Je l’ai invitée
Pour un autre jour
Qu’ça soit officiel
A voir dans la cour
Celui qui pouvait
En tant qu’proviseur
Lui confirmer qu’elle
Etait dans l’erreur
Et c’était normal
Et c’était normal
Moi, j’ suis fonctionnaire
Faut pas l’oublier
C’est pour ça que j’erre
Bien trop énervée
Je n’suis pas d’accord
Il a enlevé
Comme ça, d’autor
Le zéro pointé
Moi, j’ voulais des vers
De mes écoliers
Juste quelques vers
Pour les faire rimer

Chanson : « Les parents toujours » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les amants d’un jour » (1956)
Paroles : Claude Delécluse et Michèle Senlis
Musique : Marguerite Monnot

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT E.N. (« L’avenir bouché »)

La logique comptable de la réduction du nombre de fonctionnaires voulue par Nicolas Sarkozy, au lieu de se fonder sur une basique règle de trois (ignorée naguère par le ministre lui-même, un certain Xavier D., resté sec devant le tableau d’Ariane Massenet) sur tous les fronts uniformément, eut pu et dû respecter les piliers de la République que sont la sécurité publique, la justice, l’éducation et la santé.
Aujourd’hui plus encore qu’hier, l’Éducation nationale est sinistrée, c’est là sans doute un constat objectif et partagé. Les raisons en sont multiples, mais le combat d’idées et les arguments invoqués pour y faire des économies budgétaires apparaissent à la fois bassement politiciens et financiers, au détriment des élèves, des familles et de l’avenir du pays.
Pire, la difficulté du métier, le niveau d’études exigé (bac + 5, même en maternelle), sa pénibilité, les mutations exogènes, la rémunération insuffisante ne saurait attirer les diplômés, et sans doute pas forcément les plus à même d’exercer. Bref, les concours de recrutement ne remportent pas le succès espéré.
http://www.lexpress.fr/education/le-prof-une-espece-en-voie-de-disparition_1534314.html
La démarche visant à la privatisation, depuis longtemps en marche, se rapproche à grands pas, pour de juteux profits, voire des endoctrinements incontrôlables. Rappelons que Nicolas Sarkozy a largement préparé la manœuvre,
accordant au Vatican la possibilité de délivrer tout diplôme hors le contrôle habituel de l’État, ce que nous avions dénoncé déjà en juin 2009.
http://www.youtube.com/watch?v=JiITzKZuo24

Quand on n’a que privatisation en tête
Dans le seul but d’enrichir ses copains
On se fout bien des garçons, des fillettes,
De leur avenir, oubliant qu’il faut bien
Qu’on enseigne
Faut qu´ les riches puissent s’éclater
Faut qu´ les riches puissent se goinfrer
Faut qu´ les ânes restent bâtés
Qu’on enseigne
Faut qu´ le citoyen banal
Aux faits ne pigeant que dalle
Vote pour la pomme qu’son journal
Lui enseigne
Faut pas qu´ l’école lui apprenne
À réfléchir par lui-même
À approfondir les thèmes
Qu’on enseigne
Alors on méprise les profs
On les paie comme des Russkofs
On prépare la catastrophe
On les saigne
Bien fort
C´est bien Sarko qui Grenelle mit à terre
Réduisant le nombre des professeurs
Continuant à les payer misère
Qu’les derniers bons aillent se faire aimer ailleurs
Faut qu´t’enseignes
Si au concours, restent des places
C’est qu’la paie est dégueulasse
Pour prof de maths à Arras
Faut qu´t’enseignes
Faut oublier qu’ ton cousin
En travaillant de ses mains
Gagne deux fois plus au moins
Mais faut qu´ t’enseignes
Si c´est pas toi qui t’en charges
Laïc pour un public large
Les croix en feront des barges
Faut qu´t’enseignes
Faut qu’ demain ça soit ton tour
Pour que demain soit un jour
De vote citoyen toujours
Tiens ! Voilà ton bulletin ! Voilà ton bulletin ! Voilà ton bulletin !

Chanson : « L’avenir bouché » SACEM ©2014
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les joyeux bouchers » (1955)
Paroles et musique : Boris Vian

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers