VALSE TRAGIQUE À MATIGNON : TROIS MORTS…

Le mercato politique, contrairement à celui du futchebol, est permanent, tout comme le cinéma. Certains s’en vont, d’autres arrivent, et les suppositions vont bon train, à cette heure encore.
Les uns auraient bien voulu, mais avec le niveau Ligue 2, pas facile de s’imposer… d’autres étaient manifestement trop chers, ou trop exigeants. Bref, la team de Matignon fera comme toutes les précédentes : de son mieux avec ce qu’elle a… et c’est déjà pas mal.

Quand Valls à Matignon
Voit monter la contestation
Il vire tous les fier-à-bras
Pour pouvoir dire : « L’État, c’est moi ! »
C’est sûr, s’il ne fait rien
Lorsque critiquent les copains
Il n’est pas tendre, ce milieu
Nul ne le prendra au sérieux
Car Sarkozy, l’héritier d’Chichi
A laissé en France un sacré gâchis
Plus endetté, c’est dur à trouver
Ça risque d’être long pour s’en relever
Du coup, les gars
Pas question de chacun-pour-soi
Quand Valls à Matignon
Voit monter la contestation
Il vire tous les fier-à-bras
Pour pouvoir dire : « L’État, c’est moi ! »
Les gens comme Raffarin
Quand ils te causent, ils parlent bien
Que fit donc l’homme du Poitou
Sinon rater quasiment tout
Les journalistes, ces intellectuels
Jouent depuis lundi à madame Soleil
Qui va rester, qui va s’en aller
Chacun se prenant pour le président
Mais là, les gars
C´est pas du tout, du tout mon cas à moi
Quand Valls à Matignon
Voit monter la contestation
Il vire tous les fier-à-bras
Pour pouvoir dire : « L’État, c’est moi ! »
Y a des petits malins
Que ça réjouit, on le sait bien
Aux aguets de tout incident
Avec la haine entre les dents
En France, ici, y a certaines gens
Qui s’passeraient bien du gouvernement
Hollande, là, beaucoup ne l’aiment pas
Valls à Matignon a bien du tracas
Alors, les gars
Faudrait arrêter les dégâts
Si Valls à Matignon
Ne voit plus de contestation
Il sera le seul fier-à-bras
Et pourra dire : « L’État, c’est moi ! »

Chanson : « Quand Valls à Matignon » SACEM ©2014
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Quand Jules est au violon »(1963)
Paroles : Maurice Vidalin
Musique : Gilbert Bécaud

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

MA LIBERTÉ D’EXPLOITER

Dans « Le Bon, la Brute et le Truand », le réalisateur Sergio Leone fait dire à Clint Eastwood/Blondin :
« Tu vois, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses.  »
N’est-ce pas une définition assez imagée de certains aspects du capitalisme, finalement ?

Vous pouvez en penser tout ce que vous voulez
Stigmatiser les actionnaires, les patrons, ça c’est déjà fait,
Maudire les PDG bancaires qui vous mettent sur le pavé
Au chômage et dans la misère
Et de l’espoir vous ont privés
Comptes toujours à découvert,
Je suis à la fois Dieu et Diable,
Je fais semblant de négocier,
Lorsque je m’assieds à la table, mais vous n’aurez pas
Ma liberté d’exploiter.
Même si je prétends vouloir votre bonheur
Tout comme hier, aujourd’hui, et demain d’ailleurs
Sachez-le, j’en ai rien à faire, faut me comprendre, n´oubliez pas,
Je dois des comptes aux actionnaires,
Les profits seuls comptent pour moi,
Rien à voir avec l´Abbé Pierre,
Gattaz dirige tant la France
Qu’il est le premier à aider
Me fous d’avoir mauvaise conscience, mais vous n’aurez pas
Ma liberté d’exploiter
Ma liberté d’exploiter
Droite, FN, gauche, tous incapables
Ça fait longtemps qu´ils sont floués
Pouvoirs en toc, c’est formidable, et vous n’aurez pas
Ma liberté d’exploiter
J’ai seul liberté d’embaucher
Pour que votre chômage s´arrange
J´ai les moyens de vous faire chanter
Pour faire croire que cela s’arrange
Alors vous me subventionnez
Votre fric, j’en ai rien à faire
J’imposerai mes volontés
Et vous ne pourrez rien y faire
Déjà vendu mon âme au diable
Les pauvres, j’en ai rien à secouer
Vos subventions inénarrables, mais vous n’aurez pas
Non vous n´aurez pas
Ma liberté d’exploiter
Ma liberté d’exploiter

Chanson : « Ma liberté d’exploiter » SACEM ©2014
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Ma liberté de penser  » (2003)
Paroles et musique : Florent Pagny

Crédits images : http://www.aht.li/2451626/CREDITS_IMAGES_LIBERTE_EXPLOITER.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

UNE GRÈVE DE LA FIN ?

Et le fossé sans cesse s’accroît… certes, le niveau de vie du Français moyen a progressé au fil du temps, assez pour lui donner l’envie de consommer et quelques moyens pour ce faire. Mais les riches sont toujours plus nombreux et plus riches, alors qu’on prend toujours dans la poche des moins bien nantis, ce qui permet à la minorité de mener grand-train, pendant que les autres attendent le métro ou se déplacent pedibus cum jambis.
Jules Renard en son temps parlait ainsi des banquiers et des puissants ; « J’en ai connus de ruinés, je n’en ai jamais connus de pauvres »… comme il avait raison.
Et combien Jupiter avait-il donc de cuisses ?

Le puissant a toujours raison
Qui se gave à donf de pognon
Et notre monde est son royaume
Il serait bien temps, nom de nom
Qu’ensemble, se dressent les « cons »
La grève est l’avenir de l’homme
Certains réduits aux pâtes à l’eau
D’autres au caviar à gogo
Moi, je trouve cela risible
Car ils sont tous sortis, ma foi
D’un même orifice, je crois
Contraire serait peu crédible
Le puissant a toujours raison
Lui qui reçoit des subventions
Pour exploiter les pauvres pommes
Les médias, la télévision
N’empêcheront pas contagion
La grève est l’avenir de l’homme
Nous avons fait de notre France
Un pays faisant référence,
Aux idées révolutionnaires
Hélas, il est passé, cet âge
À l’argent, nous faisons servage
La ceinture est bien prolétaire
Le puissant a toujours raison
Et toujours sa lamentation
Tend à le faire être un pauvre homme
Lui qui dépense à l’occasion
L’année de salaire d’un « con »
La grève est l’avenir de l’homme
Lorsque tant peinent à survivre
N’ayant pas le choix de leurs vivres
Top-budget étant seul possible
Je suis sûr qu’en leur cabinet
Le bruit dont ils sont soulagé
Riches ou pauvres, est autant audible
Le puissant a toujours raison
Qui se gave à donf de pognon
Et notre monde est son royaume
Il serait bien temps, nom de nom
Qu’ensemble, se dressent les « cons »
La grève est l’avenir de l’homme

Chanson : « La grève est l’avenir de l’homme » SACEM ©2014
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La femme est l’avenir de l’homme » (1975)
Paroles et musique : Jean Ferratv

QUI M’A BOUFFE MES NOISETTES ? (Taux du Livret A à 1% ! )

Le livret A, depuis sa création, est la valeur-refuge des petites gens, l’écureuil gardant sous sa papatte les noisettes du pauvre en lui promettant de les faire fructifier, peu, mais un peu quand même (ce qui, entre nous, démontre l’incroyable naïveté du populo face à l’imagerie populaire : qui irait confier son agneau à un loup ou à une chèvre, son chou ? ).
N’empêche que 1%, c’est quand même peu, et qu’en songeant à nos noisettes disparues, on peut se sentir un peu… chocolat !

TAUX CACA, OH !

Taux, taux, taux caca, oh
Taux, taux, taux caca, oh
Taux, taux, taux caca, oh
Taux, taux, taux !
L’argent au soleil
S’multiplie, merveille
Pour tous les dealers (oui, oui ! )
Et boursicoteurs ( si, si !)
Mais pendant ce temps
Loin d’ leurs dix-pour-cent
Quand toi tu donnes tes sous
Mon coco, t’auras pas ce taux-là
Un pour toi
Taux caca, oh
Taux choc, holà
Si je te donne, c’est au plus haut
Si tu me donnes, c’est au plus bas
Taux caca, oh
Taux taux taux choc, holà
Rikiki tes petits bonis (…)
Et à moi la vie de nabab (…)
Taux caca, oh
Taux choc, holà
Taux, taux, taux caca, oh
Taux, taux, taux caca, oh
Taux, taux, taux caca, oh
Taux, taux, taux !
Pour moi, c’est la plage
Pour toi, vie en cage
Moi aux Caïmans ( Maman!)
Toi cité des Glands ( Oh non ! )
Et à Saint-Martin ( Tintin!)
J’ai plein de copains (Copains!)
Le 1% d’ l’ écureuil
Ils le laissent pour ta gueule
C’est pour les traîne-patins
T’en es un :
Taux caca, oh
Taux choc, holà
Si je te donne, c’est au plus haut
Si tu me donnes, c’est au plus bas
Taux caca, oh
Taux taux taux choc, holà
Rikiki tes petits bonis (…)
Et à moi la vie de nabab (…)
Taux caca, oh
Taux choc, holà
Taux, taux, taux caca, oh
Taux, taux, taux caca, oh
Taux, taux, taux caca, oh
Taux, taux, taux !
Dans vingt ans ou pas
Un jour, on saura
On battra tambour (Boum, boum ! )
En levant les bras (Ah, ah ! )
Trouvant dégoûtant (Non, non ! )
Maintenant que ça pète ( Pouët, pouët!)
Que des voyous, des gourous
Vous aient piqué vos sous
Au seul profit de nous
Nous, sans cœur :
Taux caca, oh
Taux choc, holà
Si je te donne, c’est au plus haut
Si tu me donnes, c’est au plus bas
Taux caca, oh
Taux taux taux choc, holà
Rikiki tes petits bonis (…)
Et à moi la vie de nabab (…)
Taux caca, oh
Taux choc, holà
Taux caca, oh
Taux choc, holà
Taux caca, oh
Taux choc, holà

Chanson : « Taux caca, oh ! » Sacem © 2014
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : «Cho Ka Ka O» (1985)
Paroles et Musique: V.Vallay, P.Bousquet, P.Carrel

Crédits images : http://www.aht.li/2438385/CREDITS_IMAGES_TAUX_CACA_OH.doc

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers