FESSÉE, POUR NE RIEN DIRE (« La main leste »)

Je suis né dans un temps où les parents étaient là, avec amour, patience et sagesse, prédominants de la naissance jusqu’à l’envol , « tuteurs jusqu’au sens jardinier inclus, et fiers de l’être », responsables, présents, soucieux de l’avenir de leurs enfants et de leur éducation, prêts à se sacrifier pour eux « pour de vrai » afin de leur donner toutes les chances d’avoir une vie meilleure, s’ils en avaient la capacité et le méritaient, par leur attitude, leur sérieux et leur travail … j’insiste… s’ils en avaient la capacité et le méritaient ensuite, sans forcément les voir autres qu’ils n’étaient, malgré les yeux de l’amour.

Je suis depuis toujours contre toute violence physique ou morale, contre la gifle ou la fessée, mais bon, la vertu éducative ou symbolique d’une tape au cul ne me dérange nullement : c’est même la première chose qui nous arrive en venant au monde !
On ne saurait éduquer sans repères, c’est le but constant de tout parent : le disque dur du jeune enfant (ou du jeune animal, nous en sommes) n’est empreint que de son patrimoine génétique, que son environnement et ses expériences vont enrichir, au fil de milliers d’étapes faisant appel à ses sens et à son développement.
Les processus en sont bien connus, scientifiques ou sus du cœur des mères, fussent-elles illettrées (navré, les gars ! fallait le porter vous-même !) : tout jeune être explore un monde s’élargissant au fil du temps en en apprenant les dangers et les codes, sous la surveillance et responsabilité parentale, et c’est bien là que nous, humains, péchons parfois, « contre nature » à mon sens.
Seul, l’humain pense (c’est faux) et donc est capable de pensées malsaines (c’est vrai, sans ressortir le bon sauvage cher à Rousseau, pour me dédouaner…). Viendrait-il à l’idée de quiconque de stigmatiser une chatte envoyant la patte sur son chaton ? L’a-t-elle blessé ? A-t-elle souhaité lui faire du mal ? Réfléchissez un instant…
A-t-elle comme vous des soucis avec : le conjoint qui ronfle ou qui révèle son infidélité parlant en dormant (ou pas… mdr), le compte bancaire, le stationnement, les cons, le froid, la chaleur, les politiques, les cons, les fins de mois, la bagnole, la télé, la solitude, l’école, les cons, les impôts, le voisinage, le découvert, les assurances, l’insécurité, le prix de l’énergie, le frigo qui vient de lâcher, le petit con qui sonne à deux heures du matin, le troisième courrier de rappel avec commandement de payer pour un truc qui ne te concerne pas, bref, ta vie de merde…
Et soudain, quand tu as réussi à gagner de quoi faire bouffer tes gosses ce soir-là (royal, c’est eux qui ont choisi le menu : McDo à domicile! ), un te sort : « Papa, connard ! Tu t’es raté sur le ketchup ! c’est pas mon mien ! Va te f…. …… !  »

De quoi en rester « affaissé »… ou se taper soi-même le cul ! Non ?

Combien de nos ancêtres eurent le pied ardent
Et la main leste aussi, se retroussant les manches,
Avant que d’apposer sur nos fesses d’enfant,
La trace d’un courroux qu’ils pensaient mérité.
On avait transgressé, c’était tant pis pour nous
De même à la laïque, on était à genoux,
Les bras en croix, tendus, mains portant dictionnaires
Sachant que s’ils tombaient, c’était la règle en fer (bis)
N’était pas né, Rufo ! Et respectant nos lois
Toute la fine fleur des tuteurs était là
Pour offrir aux gamins, signe d’éducation,
En guise bénéfique, des mains l’imposition. (bis)
Hélas pour eux, certains en furent fort déçus,
Voyant dans cette action des penchants délétères
Affirmant doctement que ces fessées reçues
Les traumatiseraient, tous ces petits, peuchère !
Certes, au pied de la lettre,
La main au cul leur mettre,
N’a rien qui nous grandisse, oh ! non,
Mais pour couper la chique
À un gosse hystérique
Y a rien de mieux, cré nom de nom ! (bis)
Précisons bien l’action, c’est nécessaire aussi,
Car il n’est pas question ici de barbarie
De traitements mauvais, qui visent à blesser
Physiquement j’entends, qui sont à condamner (bis)
Je parle de repères : « On ne va pas par là !
Si tu souhaites essayer, c’est tant pis pour tes doigts. »
Prévenir ses enfants, c’est signe d’affection,
Tape au cul symbolique valant bien mieux qu’un gnon. (bis)
Hélas pour eux, certains en furent fort déçus,
Voyant dans cette action des penchants trop austères
Affirmant doctement que ces fessées reçues
Les traumatiseraient, tous ces petits, peuchère !
Certes, au pied de la lettre,
La main au cul leur mettre,
N’a rien qui nous grandisse, oh ! non,
Mais pour couper la chique
À un gosse hystérique
Y a rien de mieux, cré nom de nom ! (bis)
On avait invité les instits du quartier
Voulant leur demander comment diantre ils faisaient
Pour obtenir d’enfants abandonnés pourtant
En classe, le respect et la moindre attention. (bis)
Depuis Julie Lescaut jusques à Nabilla
Toute la fine fleur TNT était là
Pour offrir à ces maîtres, en signe d’affliction,
En palme académique, une ultime votation. (bis)
Hélas ! les Sarkozyens ne les ont pas élus
Confondant enseignants et d’bureau fonctionnaires
Et sans instit, parents et élèves déçus
En voulurent à tort à Hollande, peuchère !
Faudrait-il donc permettre
L’ retour de « not’ bon maître,
Nicolas Sarkozy » ? oh ! Non !
Même s’il en fait des tonnes
Ma mémoire est trop bonne
Pour qu’on m’enfume, cré nom de nom ! (bis)

Chanson : « La main leste » SACEM ©2014
Paroles : Camille
Guitares et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « L’ancêtre » (1969)
Paroles et musique : Georges Brassens

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

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