SANS TORTURE, LES LE PEN AVOUENT…

Le « lieutenant Jean-Marie » ne s’en est jamais caché : il a « torturé des crouilles » pendant la guerre d’Algérie : supplice de la baignoire (un grand classique) ; « gégène » (la plupart du temps, une électrode étant placée sur une oreille et l’autre sur les parties génitales : la méthode est décrite dans « Le manuel de l’officier de renseignement » , écrit par un certain … Marcel Bigeard, qui fut son modèle).
La proportionnelle lui permet en 1956, porté par la vague du poujadisme (on revient toujours à ses premières amours, ou sur le lieu de son crime), d’être élu à 27 ans, un des plus jeunes députés de France alors, avec pourtant 37 748 voix sur 470 266 suffrages exprimés, ce qu’il ne se prive pas de faire :
« La France est gouvernée par des pédérastes : Sartre, Camus, Mauriac » (L’Express, 18 mars 1955).

Quant à la chanson ci-dessous, le texte en fut écrit en 2007, bien avant que la façade du FN n’ait été repeinte, sans en changer la nature profonde, ni ses abysses plus bruns soigneusement fardés, tout comme les prénoms : Jean-Marie naquit Jean, Marine naquit Marion…

J’ai l’inculture qui dégouline,
Qui coule du soir au matin
Ça sort par mes yeux, mes narines
Pourquoi y a tous ces trous, p…tain ?
Bien sûr, on peut jouer au beur :
« Toi t’es raciste, toi pas toucher »
Ça ne sert à rien, c’est un leurre
J’ sais pas comment, on m’ reconnaît
Faudrait qu’ je sorte de cette doctrine,
De l’extrême-droite qui me ment
Qui pète en douce dans les latrines
Ça puir irrémédiablement
Et ça défile le dimanche
Et ça vous lève haut le poing
Et l’avant-bras jusqu’à la manche
Quand ça ne monte pas plus loin
Et on a le torse qui bombe
Le Pen écrase encore des doigts
Nazi moche et Lucien Lacombe
Bottés, cloutés, ça va de soi
Au moment de s’ casser, ça ronge
Faut qu’on prenne un médicament
Plus on est cuit, plus on s’allonge
Plus on rote et plus ça s’entend
C’est pour ça qu’y en a qui préfèrent
Ranger pas loin leur ceinturon
L’alcool open, c’est sans mystère
On boit, on dégueule et c’est bon
On fait la taule buissonnière
De retour, on casse du négro
On viole une petite ménagère
Et on finit autour d’un pot
On prend d’ la braise à la rue Barbe
On en profite connement
Le fric, il faut qu’on le chaparde
Faudrait travailler autrement
Puis un jour, on est bien en place
Auprès du maître du château
De Montretout, c’est dégueulasse
Mais on choisit pas ses poteaux
Qui ont l’inculture qui dégouline
Qui coule du soir au matin
Ça sort par leurs yeux, leurs narines
Tant pis pour ces enfants d’ Pétain !

Chanson : « J’ai l’inculture (Version 2007) » SACEM ©2007
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La confiture » (1973)
Paroles et musique : Roger Marino

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

HOLLANDE BASHING (« J’suis conne ! »)

Qu’ont pensé les Français le jour de l’investiture de François Hollande dans sa nouvelle fonction ?
Il a beaucoup plu !
Et depuis ce jour, cela n’a pas cessé, le noyant par moment sous une pluie continue de critiques, de moqueries, d’insultes, d’exigences de résultats immédiats, d’accusations, de violation de sa vie privée, trop soudaine et violente pour être honnête… en un mot : organisée.
L’UMP y sacrifie de temps en temps quelques kamikazes, désignés d’office, présents sur tous les plateaux, omniprésents sur la twittosphère, les remplaçant par un autre petit soldat plus frais quand le premier est carbonisé, ce qui évite aux ténors de se mouiller…
Le FN voudrait bien, mais n’peut point, tant il a peu de figures visibles et ne peut se permettre d’en sacrifier : le net et le bouche-à-oreille quotidien sont donc ses moyens d’action préférés, plantant ses petites graines dans le terreau fertile de l’ignorance, de la peur, du racisme ambiant et de la bêtise.
Et Hollande, me direz-vous ? Il sert de paratonnerre… pendant que son gouvernement travaille et fait de son mieux… et c’est déjà pas mal.

J´suis conne… J´suis conne
Même pas sûre d’avoir deux neurones
Et comme dit mon copain Alain
Tu r’ssembles à ma sœur, mais de loin
N’empêche, je soutiens Nicolas
Qu’est-ce qu’il ferait sans moi
J´suis conne… Foutrement conne
Dans les bars, les dancings
J’ fais du Hollande-bashing
Je guette ce qu’il dit, je parcours les rues
Je prends à partie ceux que je n’ai pas convaincus
D’choisir Nicolas… c’est mon mec à moi
Depuis son départ, toute seule dans mon coin, j’broie du noir
J´fais mon cinéma d’vant les caméras
Et je tourne le dos puis j’balance des tweets à gogo
Je tape sur François, c’est mon bouc à moi
Bouc émissaire, quand tout va mal même moins qu’hier
J´suis con… J´suis con
J´ne comprends rien à rien, j’suis con
Mais je vote à chaque scrutin
Pour l’candidat de TF1
Je ne compte jamais mes neurones
J’sais même pas qui en donne
J´suis con… Excessivement con
Je suis contre ou bien pour
Et ça dépend des jours
J’entends les amis du grand Sarkozy
Leurs petits on-dit, pour faire des grandes bashing-parties
Le pauvre François, on n’l’épargne pas
On prierait, très cher, pour canoniser Trierweiler
Du côté du Front, on n’trouve rien de bon
Sous son polochon, pourtant tout est bon dans l’cochon
C’est certes un atout, de n’avoir rien fait
Mais là, voyez-vous…. faudrait pas exagérer
Tout, j’gobe… tout, j’gobe
Tous poussent à m’rendre hollandophobe
Tous ceux qui n’ont jamais rien fait
Ou pire tous ceux qui ont tout raté
C´est en croyant des gens comme ça
Que l´on d’vient con comme moi
J´suis con… Encor plus con que tout à l´heure
Et chaque fois qu’un con dort
Les vautours s’font de l’or

Chanson : « J’suis conne » SACEM © 2014
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « J’suis snob » (1954)
Paroles : Boris Vian
Musique: Jimmy Walter

Crédits images : http://www.aht.li/2534470/CREDITS_IMAGES_J_SUIS_CONNE.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers