MARINE : AIDE ALIMENTAIRE « À LA CHARTE » (« La charte à la Marine »)

Nous y voilà ! Après le deuxième tour, le troisième : certains départements sont logiquement en panne de gouvernance naturelle au vu des résultats, nous offrant quasiment tous les cas de figure. Le FN se plaçant non en arbitre des élégances, mais en faiseur de roi, Marine va une fois de plus mettre le Conseil politique de l’UMP et Nicolas Sarkozy à la torture (c’est de famille) en leur proposant un second rôle dans sa version de « House of chartes », histoire d’oublier sa déception de n’avoir conquis aucun département, malgré la chute de l’empire vallsien, stratégie forcément gagnante dans les esprits.
Un petit caillou de plus dans la talonnette d’un Nicolas Sarkozy faux triomphateur opportuniste et manquant manifestement de sincérité ou de mémoire depuis les régionales de 2010, sacrément cuisantes…
http://www.huffingtonpost.fr/2015/03/29/video-sarkozy-lecons-resultats-resultat-departementales_n_6965252.html?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001

Toi l’UMP, toi l’UMP , toi qui voulais signer , signer la charte à la Marine
La la la la la la la la, La la la la la la la la La la la la La la la
(Ad libitum avec variations)

Chanson : « La charte à la Marine » SACEM ©2015
Paroles : Camille Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :« La chatte à la voisine » 1976
Auteurs compositeurs : A.Weyman, R.Conrado

Credits images : http://www.aht.li/2626100/CREDITS_IMAGES_CHARTE_MARINE.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

BALKANY NIE TOUT NI-NI (« Compère Sarkozy »)

Patrick Balkany dément ! Non, il n’a pas négocié entre les deux tours avec les colistiers du Front national, voyons, ce n’est pas son genre du tout. Dans son propre parti, l’UMP, certains ne se cachent plus pour dénoncer le ni-ni, ou le ridicule illogisme du FNPS, si facile à démontrer, appelant souvent à voter pour le candidat républicain le mieux placé, tout en respectant la récente omerta sur l’expression « front républicain », mise de côté « pour après »… tout cela d’autant plus superfétatoire que les voix appartiennent aux seuls électeurs, ne l’oublions jamais.
Bref, dimanche soir, la vérité sortira des urnes et tous auront gagné, mais le ni-ni aura déjà scindé en deux cette droite qui raillait naguère les courants du PS et doit aujourd’hui découvrir en interne le fonctionnement d’une démocratie : allez, bon courage…I

Il était un petit homme
Qui s’appelait à c’qu’on dit, Sarkozy
Il s’en fut à la chasse
Aux voix d’autre partis, c’est petit
Titi pas joli, Nico c’est pas beau
Compère Sarkozy
Regretteras-tu, regretteras-tu
Regretteras-tu ton ni-ni ?
Il s’en fut à la chasse
Aux voix d’autres partis, Sarkozy
Tant de l’UMP l’arbre
Se trouvait rabougri, tout petit
Titi pas joli, Nico c’est pas beau
Compère Sarkozy
Regretteras-tu, regretteras-tu
Regretteras-tu ton ni-ni ?
Tant de l’UMP l’arbre
Se trouvait rabougri, Sarkozy
L’était tout près de rompre
2017, fini, mon petit
Titi pas joli, Nico c’est pas beau
Compère Sarkozy
Regretteras-tu, regretteras-tu
Regretteras-tu ton ni-ni ?
L’était tout près de rompre
2017, fini, Sarkozy
Il sortit de sa tombe
Et au travail se mit, le petit
Titi pas joli, Nico c’est pas beau
Compère Sarkozy
Regretteras-tu, regretteras-tu
Regretteras-tu ton ni-ni ?
Il sortit de sa tombe
Et au travail se mit, Sarkozy
Hélas, point de triomphe
Affaires faisant bruit, et quels bruits
Titi pas joli, Nico c’est pas beau
Compère Sarkozy
Regretteras-tu, regretteras-tu
Regretteras-tu ton ni-ni ?
Hélas, point de triomphe
Affaires faisant bruit, Sarkozy
Cria FNPS
Et prôna le ni-ni, quel génie
Titi pas joli, Nico c’est pas beau
Compère Sarkozy
Regretteras-tu, regretteras-tu
Regretteras-tu ton ni-ni ?
Cria FNPS
Et prôna le ni-ni, Sarkozy
Nous prenant pour des tanches
Ou des faibles d’esprit, pas gentil
Titi pas joli, Nico c’est pas beau
Compère Sarkozy
Regretteras-tu, regretteras-tu
Regretteras-tu ton ni-ni ?
Nous prenant pour des tanches
Ou des faibles d’esprit, Sarkozy
Ce ni-ni qu’on condamne
Pour Marine, pain bénit, sapristi
Titi pas joli, Nico c’est pas beau
Compère Sarkozy
Regretteras-tu, regretteras-tu
Regretteras-tu ton ni-ni ?

Chanson : « Compère Sarkozy » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation: Jean-Marie

Chanson originale : « Compère Guilleri »
Chanson enfantine française traditionnelle

Credits images : http://www.aht.li/2622004/CREDITS_IMAGES_COMPERE_SARKOZY.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

LES BLOUSES BLANCHES, ÇA SE SOIGNE (« Santé : les mesurettes »)

Et si nous parlions un peu des difficultés que rencontrent les professions de santé, qui nous font tant de bien ? Soignons-les à notre tour, mordious, et soutenons les actions de nos chères blouses blanches, qui ont bien du mérite !

Regardez les blouses blanches défiler
Quand la ministre à requêtes reste sourde
Du coup, faute d’être consultées,
Elles lui débouchent les esgourdes
Et puis hop, manifestation
Et puis hop, elle entend mieux, non ?
Dans la Santé, il n’est pas coutume
De descendre arpenter le bitume
On est plus souvent de permanence
Toujours disponible en cas d’urgence
Quel plaisir d’aller soigner des fesses
Pendant Télé-foot ou bien la messe
Quand pour ça, on s’est tapé vingt bornes
Le mourant va mieux et pète la forme
Regardez les blouses blanches défiler
Quand la ministre à requêtes reste sourde
Du coup, faute d’être consultées,
Elles lui débouchent les esgourdes
Et puis hop, manifestation
Et puis hop, elle entend mieux, non ?
Et puisque l’on parle de voiture
Les frais de déplacement, ceinture
Les indemnités kilométriques
Vu le temps passé, sont pathétiques
Moins que le plombier de votre ville
Pourtant à pied malgré sa béquille
À croire que c’est pas la même essence
Qui permet de rouler… vos finances
Regardez les blouses blanches défiler
Quand la ministre à requêtes reste sourde
Du coup, faute d’être consultées,
Elles lui débouchent les esgourdes
Et puis hop, manifestation
Et puis hop, elle entend mieux, non ?
Grands dieux, qu’on est loin des trente-cinq heures
Elles vont dans des coins qui nous apeurent
Ces blouses blanches au tarif symbolique
Qui n’augmente pas, c’est pas logique
Praticien, secrétaire et comptable
À la fois, ce n’est plus supportable
Pourquoi avoir fait autant d’études
Pour subir autant d’ingratitude
Regardez les blouses blanches défiler
Quand la ministre à requêtes reste sourde
Du coup, faute d’être consultées,
Elles lui débouchent les esgourdes
Et puis hop, manifestation
Et puis hop, elle entend mieux, non ?

Chanson : « Santé : les mesurettes » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Guitare et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les majorettes » (1974)
Paroles et musique : Pierre Perret

AVANT TOUT, NE PAS CONFONDRE (« Les gens las »)

Selon Nicolas Sarkozy, il faudrait s’opposer au FNPS pour éviter que des conseillers départementaux de gauche ne gagnent au second tour, car selon lui « voter FN, c’est faire gagner le PS », comprendra qui peut. Pour ma part, je pense avoir compris que :
– Nicolas Sarkozy en panne veut siphonner à son avantage personnel des voix du FN, plus encore dans le cadre de 2017 que dans l’intérêt général, voire même celui du parti qu’il dirige depuis peu
– il souhaite tellement peu nommer ce même parti, l’UMP, à l’image terriblement salie depuis toujours par les scandales, les affaires, les condamnations qu’il préfère se présenter « contre » les deux blocs qui l’enserrent, divisant la vie publique et même les droites comme à son habitude, pour un profit personnel.
Quant aux Le Pen, ils semblent petit à petit rattrapés par leur passé, l’origine douteuse de leur fortune, leurs motivations, les affaires de corruption et les mêmes casseroles que celles des copains : restons vigilants et votons éclairés !

D’abord, d’abord… il y a l’aîné
Lui qui hait les melons
Lui qui a torturé
Lui qui a créé le Front
Croix de fer, croix de bois
Avec tous les déçus
D’ l’OAS, Rose-Croix
Mais lui qu’on n’entend plus
Lui qui vante Vichy
Et Shoah contesta
Brouillard comme la nuit
Dans de sombres desseins
Mais qui dès le matin
Sa haine dégoupille
Éditant des nazis
Empruntant aux Cosaques
Insouciant des lazzis
Lui, si sûr de sa claque
Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On n’ pense pas, Monsieur
On n’ pense pas c’ qu’on dit
Et puis, il y a l’autre
La fifille à pôpa
Qui a repris l’enseigne
Qu’est méchante comme une teigne
Qui s’est refait la c’rise
Tout en suivant ses pas
Qui profite de la crise
Et des gens mécontents
Bingo ! Il y en a tant
Et puis qui se réjouit
De toutes les affaires
Celles visant Sarko
Celles visant les gauchos
Avant celles des fachos
Qu’aimerait bien avoir l’air
Honnête, l’ex-Montretout
Mais on n’est pas des quiches
Par bonheur, on sait tout
Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne dit pas, Monsieur
On ne dit pas qu’on triche
Et puis, il y a les votes
Pour listiers bons à rien
Se portant candidats
Partout, il en faut bien
Versant dans la cagnotte
De Jeanne à chaque fois
Sommes peu ordinaires
Par goût de la parade
Et sur tous les panneaux
Susciter la marrade
Et ça fait des grands …
Et ça fait des grands …
Et puis il y a la nouvelle
Qu’en finit pas de crâner
Et qui croit vivre un rêve
Vu que c’est elle qu’a l’oreille
De son bon grand-pôpa
Et les mêmes contes raconte
Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On n’ s’ repose pas, Monsieur
On n’ s’ repose pas, on monte
Et puis, et puis
Et puis il y a l’État
Qui pour tous est pareil
Qui trouve démentiel
Ce qui se passe là
Nous, on se dit souvent
Qu’on est une Nation
Respectant tous les êtres
Depuis longtemps, c’est sûr
Et que l’on vit dedans
Et qu’il fait bon y être
Que c’est une imposture
D’y voir toujours des traîtres
Des traîtres à qui, à quoi ?
Des traîtres à qui, à quoi ?
Paraît que ces gens-là
D’Elle ne voudraient pas
Et qu’à chaque élection
Ils font leur plein de voix
J’en conviens, c’est leur droit
Du coup, il semble temps
Les gars, d’aller voter
Ont mauvaises raisons
Tous ceux qui ne votent pas
Tous ceux qui ne votent pas
Si certains ne croient pas
Qu’la France est en danger
C’est tant désespérant
D’croire que mieux, ça ira
Avec tous ces gens-là
Pensez donc un instant
Juste un instant, seulement
Alors, réfléchissez, Monsieur
Pour un instant
Pour un instant seulement
Parce que chez ces gens-là
Monsieur, on n’s’abstient pas
On n’s’abstient pas, Monsieur
On n’s’abstient pas
Place au devoir, Monsieur
Ne vous abstenez pas

Chanson : « Les gens las » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : »Ces gens-là » (1965)
Paroles et musique : Jacques Brel

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

NI LA FILLE, NI LE PETIT GARS

« Et c’est la dernière ligne droite dans ce Grand prix des départementales ! Dans le dernier virage (à droite), la pouliche Fleur de Vichy, montée par Zemmour, casaque vert-de-gris, toque brune, a dû faire l’extérieur pour déboucher en tête, tandis que, bien calé à la corde, Innocent du Qatar, monté par Elkabbach, casaque dorée, ghutra blanche, ne se laisse pas démonter. Quant à Catalan du Rocard, monté par Sinclair, casaque blaugrana, toque rose, il essaie de ne pas se laisser trop distancer, dans cette course d’échauffement au futur Grand prix de la République, qui n’est pas courue d’avance, alors que quelques poneys n’ont pas encore entamé la courbe finale.
Suite à un incident technique, nous devons hélas rendre l’antenne avant le résultat de cette palpitante épreuve. Rendez-vous donc dimanche soir pour la suite, vive l’UM… euh le PMU, vive la République et vive la France ! À vous les studios ! »

J’ai connu Sarkozy
Je ne veux pas d’ Marine
Ces gens-là, ça suffit
De Marine au p’tit Nicolas
Cette France qui s’aigrit
J’avoue ne plus pouvoir la voir
Ce n’est en rien mon pays
Et le prouve bien son Histoire
On condamna
Les gens comme Marine
On condamn’ra
Tous les gens comme Nicolas
La France entre chien et loup
Sarkozy ou Marine
Ne marche pas dans ce coup
De Marine au p’tit Nicolas
C’est du moins ce que je crois
En vous tous, je reste confiant
Devant la langue de bois
Réduite à propos insultants
C’est bien le cas
De tous ceux de Marine
Et aux abois
Des conférences de Nicolas
Moi, je dis ça, je dis rien
L’en dit assez, Marine
Quant à lui, il la sent bien
Sacrée narine, ce Nicolas
J’entends déjà les lourdauds
Me disant : « T’es qu’un communard
Un intello-socialo
Ou un écologiste anar »
C’ n’est pas pour ça
Que me trouble Marine
Mais pour l’État
Dont rêvent Marine ou Nicolas
J’ai connu bien des élections
Ce, bien avant Marine
J’ai connu tant d’élections
Qu’à la longue, j’en deviens las
D’Elkabbach au p’tit Zemmour
De Brunet à Thréard encore
Commentant sondage en bois
Et manipulant le décor
Je combats ça
Je ne veux pas d’ Marine
Ni du sournois
Ni d’Marine, ni de Nicolas
La la la la la la la la la

Chanson : « Ni la fille, ni le petit gars » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Des jonquilles aux derniers lilas » (1968)
Paroles : J.M. Rivat, F. Thomas
Musique : M.Dulac

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

VOTER SON AVENIR LOCAL SANS REGRET (« C’est bien mon droit »)

Le scrutin approchant, la parole des chefs n’a plus de limite dans l’exagération, le mensonge et l’insulte… comme si c’était pour eux que nous votions, en élisant des conseillers départementaux, portant leurs couleurs. L’historien romain Suétone relate que Caligula souhaitait faire de son cheval préféré Incitatus un consul de l’Empire, n’élisons pas des ânes ou des oies au seul prétexte qu’ils ont été adoubés par l’un ou l’autre, qui ne les connaissent même pas.
Mon Dieu, que la campagne est laide…

Depuis tout p’tit, j’ me pose des tas d’ questions
Autour d’ la vie, mais personne ne répond
Je suis comme ça, j’aim’rais tellement savoir
Ce qui se passe, et comprendre ce foutoir
Et j’ai grandi, écoutant père et mère
Qui n’ont rien dit, enfants de leur misère
Qui se pensaient bien trop cons pour apprendre
Et qui, du coup, eux, votent sans comprendre.
Qui a le droit, qui a le droit,
Qui a le droit d’ dire ça
À moi, l’enfant, grand maintenant
Réfléchissant
J’ peux pas dire oui, j’ peux pas dire oui,
Dire oui à qui, à quoi
Tous ces « gentils » nés du néant
Fini l’enfant à qui l’on ment
J‘ai bien compris que les hommes sont tous pareils
Certains odieux, et d’autres des merveilles
J’ai mes humeurs, la vie n’est pas si belle
Raison de plus pour brancher sa cervelle
À toi aussi, c’est sûr qu’ils en ont dit,
Des conneries, Marine et Sarkozy
L’une étant sûre d’un second tour sans doute,
Lui prêt à tout, quoi qu’à la France il coûte
Qui a le droit, qui a le droit,
Qui a le droit d’ dire ça
À moi, l’enfant, grand maintenant
Réfléchissant
J’ peux pas dire oui, j’ peux pas dire oui,
Dire oui à qui, à quoi
Tous ces « gentils » nés du néant
Fini l’enfant à qui l’on ment.

Chanson : « C’est bien mon droit »SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Qui a le droit ? » (1991)
Paroles et musique : P. Bruel / G. Presgurvic

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

VOTER POTICHE EN S’ABSTENANT (« Faut qu’on s’y mette »)

J’attends depuis longtemps dans les scrutins que tous les Français soient représentés, à la proportionnelle… mais à la vraie. Pas à celle ne reposant que sur les suffrages exprimés, mais à celle représentant l’ensemble des électeurs, cessant enfin de laisser les abstentionnistes élire de faux gagnants ou des potiches, de quelque bord qu’ils soient.
La solution est simple, facile à mettre en place, et ne peut souffrir de la moindre contestation, leur flot étant coutumier pourtant dès lors qu’on prétend changer les procédures de scrutin : transformons le devoir civique de vote en obligation légale, assortie de condamnations, peines et amendes significatives, comme cela se fait dans d’autres pays depuis longtemps déjà. Faut qu’on s’y mette !

Dès lors que s’annonce un scrutin
Commence la chasse aux crétins
Pour l’étiquette
Exceptés quelques bons copains
Pour la plupart de bons-à-rien
N’aimant pas trop les « Maghrébiens »
C’est pas la fête
Le FN a besoin de gens
Pour se montrer partout présent
Pour l’étiquette
Devant se présenter par paire
Pour nous, machos, c’est un enfer
Du coup, on prend des centenaires
On n’est pas bête
Certains cons croient que l’électeur
En vérité, regarde ailleurs
Que l’étiquette
Ils ont bien tort, c’est évident
Le passé démontre amplement
Qu’ainsi, on élit bien des gens
Et qu’on regrette
Nul besoin de jeter la pierre
Les faits sont honnêtes et sincères
Une étiquette
Dès que tu la donnes à quelqu’un
Dans le cadre républicain
T’es responsable, nom de nom
Si t’es honnête
Glorifiant chaque progression
En pour cent, oui, mais en voix, non
C’est peu honnête
Dire avoir les mains nettes quand
Partout, c’est racisme et argent
Dirigeants comme militants
C’est malhonnête
Espérons que d’ici demain
La France se réveille enfin
Avec sa tête
En se disant : « Compris, enfin !
Voterai, voterai demain
Il est important, ce scrutin
Faut qu’on s’y mette »

« Faut qu’on s’y mette » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « A bicyclette » (1969)
Paroles : Pierre Barouh.
Musique : Francis Lai

BIENTÔT « PAS VU, PAS PRIS », C’EST FINI ? (« Oh, qu’il est malin ! »)

Tel la petite chèvre de monsieur Seguin, Nicolas Sarkozy n’a vraiment pas de chance… Par un malheureux hasard, son proche entourage dans tous les domaines finit toujours par faire l’objet d’enquêtes, de procédures, voire de condamnations : « ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » à plus ou moins longue échéance, à l’instar du vieil adage breton : « S’il ne pleut pas, c’est qu’il va pleuvoir ».
Bref, sa blancheur va finir par se faire remarquer… on n’a pas idée aussi d’être aussi honnête.

Choisir aussi mal ses copains
Pour diriger la France
Innocent parmi ces vauriens
Oh qu’il est malin !
Tout autour de lui et sans fin
Aux scandales, on s’abonne
Sans jamais qu’il n’y soit pour rien
Oh qu’il est malin !
Oh qu’il est malin !
On attaque Sarkozy, coucou
Sans rattraper Nicolas
Étranger à tous ces coups, coucou
Le fusible sautera
On se souvient bien que Juppé
De Chirac prit la place
Traversant un désert gelé
Mon Dieu l’UMP
Sarko revient « contre son gré »
« Il fallait qu’il le fasse »
Seul capable de nous « sauver »
Mon Dieu l’UMP
Mon dieu l’UMP
On attaque Sarkozy, coucou
Sans rattraper Nicolas
Étranger à tous ces coups coucou
Le fusible sautera
Fleur de lys, pied dans le purin
Est-ce vraiment crédible
Mon nez me dit qu’il n’en est rien
Sensible au parfum
Moi je m’y fie bien
Moi je m’y fie bien
Retour du p’tit Sarkozy zy zy
Retour du p’tit Nicolas
Qui nous la joue amnésie sie sie
Pour celui qui le croira
Pour celui qui le croira, cocu
Pour celui qui le croira…

Chanson : « Oh ! Qu’il est malin ! » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Claviers, guitare et interprétation: Jean-Marie

Chanson originale : « Oh ! Qu’il est vilain ! » (1968)
Paroles : Jean-Max Rivière
Musique : Gérard Bourgeois

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

J’AI RÊVÉ DU GRAND CHARLES ! (« Est-ce la fin ? »)

Ah, les mystères liés de la mémoire et de l’inconscient…
J’entends du fond de ma cuisine parler des Tibéri, alors même que je ne fais pas le moindre maki… et mon esprit s’égare… Xavière ? Aucun rapport ! … Jean ? Corse… le drapeau… Maure… mort… faire voter les morts… électeurs fantômes… Paris… Juppé… Chirac… gaulliste ex-communiste… de Gaulle… garde-à-vous ! La France !
Et s’il revenait, tel Hibernatus ?

Si Hibernatus était là
Voyant ce qui se passe ici
Il se demanderait pourquoi
La France est si bas, aujourd’hui
La famille, c’est du passé
Éducation, respect aussi
Quand chacun fait n’importe quoi
C’est la fin, à ce qu’on m’a dit
Si Hibernatus revenait
Je pense qu’il serait surpris
Devant la parole donnée
Via le net à des cons finis
Car dans nos villages d’antan
Depuis l’enfance, étaient connus
Certains cousins fort peu pensant
Le sachant et gardant tenue
Voici qu’à l’heure des PC
Et derrière des noms d’emprunt
Leur parole s’est libérée
À l’intention de plus crétins
Mais Hibernatus n’est pas là
Pour constater la connerie
De ceux disant je ne sais quoi
Contaminant je ne sais qui

Chanson : « Est-ce la fin ? » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les Ricains » (1967)
Paroles : M.Sardou
Musique : Guy Magenta

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

POUR UNE SEULE ECOLE : ÉDUQUONS LAÏC !

La société actuelle tend à faire de nous des particules, les plus élémentaires possibles, les masses bovines (veaux sous Mongénéral, nous avons engraissé en prenant de l’âge) et conditionnées étant prévisibles et bien plus faciles à manipuler que des individus libres portant des idées. À l’instar même des hommes et femmes politiques d’aujourd’hui, les citoyens actuels votent moins par conviction, par sentiment d’appartenance à une famille ou par mûre réflexion personnelle que contre des boucs émissaires désignés et ceux qu’on pense les soutenir, en espérant que le candidat de son choix pour la future présidentielle va l’emporter aux départementales, quels que soient les chevaux, voire les carnes en lice, du moment qu’ils portent « la bonne casaque » : c’est comme appeler à grands frais les chaînes de télévision retransmettant des matchs, par centaines de milliers, « fiers de savoir la bonne réponse » évidente, ou « donnée », en espérant gagner ou voir son patronyme sur l’écran.
Pour lutter contre cela, une solution s’impose : l’école publique, laïque, gratuite et obligatoire, pour tous les enfants de la République… EDUQUONS ! EDUQUONS !

Il serait temps, ma foi, d’être un poil réaliste
Sur ce qui ne va pas, mêm’ si longue est la liste
Arrêtons donc de croire à des potions magiques
Moi, je dis simplement : « Si j’étais Président »
Si j’étais Président de la République
Tous les enfants seraient dans l’école publique
Laïque, obligatoire et en tout point gratuite
Ce, pour tous nos enfants, si j’étais président
C’est ce qui fut toujours l’objectif de la France
Bien loin des religions, d’appétit de finances
Rien ne vous empêchant, et c’est une évidence
D’aller le complétant, par foi ou par l’argent
Dans votre lieu de culte, votre choix pour survie
Ou dans votre logis, loin des yeux, votre envie
Si ce n’est pas public, vivez donc votre vie
Mon sûr engagement, si j’étais Président
Si j’étais Président de la République
J’écrirais à certains, de façon symbolique
Pour leur dir’ que les profs sont sans pouvoir magique
En aucun cas parents de leur génie d’enfant
Essayons d’en parler, mode diplomatique
Faire un enfant à deux, c’est certes sympathique
Surtout sur le moment, la suite pathétique
Pas si simple vraiment d’éduquer des enfants
J’entends déjà d’ici de certains la marrade
Ces parents inconscients, près de la rigolade
Je souhaite bonne chance à ces enfants d’malades
Sans y croire vraiment, j’ n’ serais pas président !
{Chœur enfants :}
Tu n’seras pas Président de la République
Auteur des Deuxcopains, tu n’fais pas d’politique
Tu veux faire rigoler chaque fois que tu tiques
Et tant pis pour les gens qui te voient autrement
Je n’suis pas Président de la République
Mais vous tous, nos amis, qui êtes si sympathiques
Comptez sur l’enseignant de l’école publique
Du collège ou lycée, pour aimer vos enfants.
la la la la la ……….

Chanson : « Eduquons, Président ! » SACEM ©2015
Paroles : Camille
interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Si j’étais Président » (1980)
Paroles et Musique: Pierre Delanoé, Gérard Lenorman

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers