LES RÉPUBLICAINS CHANTENT EN CHŒUR: « I’M A VIRGIN »

Une vieille blague allemande des années 40 me revient à l’esprit…
– Bonjour, monsieur l’officier de l’état-civil !
– Bonjour, monsieur, que puis-je pour vous ?
– Voilà, je m’appelle Adolf Merde, et je souhaiterais une modification…
– Je comprends tout à fait ! Et c’est bien naturel ! Comment souhaiteriez-vous vous appeler désormais ?
– Hans… Hans Merde…

Je pense que les politiciens de l’UMP sont en fait les plus grands négationnistes du pays : au pouvoir depuis vingt ans (la parenthèse Jospin ayant été tout à son honneur, les bilans et statistiques l’ont amplement démontré), leurs actions ont toujours fait la part trop belle à certains puissants, et non à tous les acteurs du monde du travail et aux entrepreneurs, leurs résultats… dramatiques, leur gestion de la dette… sciemment calamiteuse, leurs audits… inexistants (la seule critique existant fut celle qu’émit Nicolas Sarkozy en campagne dès 2006 comparant Chirac à un roi fainéant).
Le même osa alors se présenter comme un candidat neuf, « étranger au pouvoir précédent », alors qu’il en était depuis longtemps ministre majeur.
Il osa de même se représenter en 2012, prétendant « savoir ce qu’il fallait faire », alors qu’il n’en avait rien fait en cinq ans et que son bilan, sa personne et son style le disqualifiaient d’office.
Il prétend revenir aujourd’hui, avec les mêmes certitudes sur son statut de seul sauveur possible de la France, prêchant l’union de tous les Français alors qu’il n’a jamais fait que les diviser et les monter les uns contre les autres, fut-ce au sein de son propre camp.
Ce qui le dérange doit disparaître : les juges, les affaires, les vieux amis inculpés, le nom même du parti… Pour lui, les Français ne sont que des poissons rouges, privés de mémoire et de discernement, sa faconde à la Gad Elmaleh (son modèle ou son metteur en scène ? ) pouvant à son sens faire oublier tout…
François Fillon, qui n’est pas si bête, se met à user du même procédé, plein des idées qu’il n’a pas eues lors que, pendant cinq des huit dernières années, il était censé diriger la France en temps que premier ministre (et non Sarkozy : si les orientations choisies par le président lui déplaisaient, il pouvait démissionner, d’autres l’ont fait avant lui).
Cela rappelle fortement dans des temps plus anciens les fausses vierges qui s’introduisaient un bout d’éponge trempé de sang de porc dans le fri-fri pour sauver les appas rances, lors d’une nuit de noce nécessitant qu’on étende le lendemain les draps à la fenêtre…

Changer l’étiquette de la bouteille sera « vain » en attendant une possible piquette. Tous les Français ne souffrent pas d’un Alzheimer, heureusement pour la France…

Sarkozy renomme l’UMP
Tant ses proches sont inculpés
C’est vrai que ça n’engage à rien
De s’appeler les Républicains
Elles, elles ont l’assurance
D’être là pour la vitrine
Eux, ils ont cette inconscience
De risquer face à Marine
De bientôt lui offrir la France
Ça ose tout, les Républicains
Venez, soyez
Ah, copain coquin copain coquin
Copain coquin coquin
Venez, osez
Et ça ose, les Républicains
Leur credo reste le déni
Riez donc quand Balkany nie
Faut vraiment n’avoir peur de rien
Ça ose tout, les Républicains
Ils vous décrivent à l’envi
Les solutions qu’ils n’ont pas vues
Les décrets qu’ils n’ont pas écrits
Les actes qu’ils n’ont pas vécus
Lorsqu’ils ont gouverné pour rien
Ça ose tout, les Républicains
Venez , soyez
Aaah, copain coquin copain coquin
Copain coquin coquin
Venez, osez
Ça ose tout, les Républicains
Entre eux, ils se bouffent le foie
Ah, Copé, Fillon, Sarko, enfin
Juppé… ah, ah promettaient d’être le roi…
Ça ose tout, les Républicains
Ils osent le dernier Uzi
Ils osent le dernier bon mot
Ils rehaussent le dernier fusil
Ils osent le dernier gros mot
Ils osent le dernier potin
Ça ose tout, les Républicains
Venez voter
Copain coquin coquin
Allez, allez, venez… venez, allez, venez voter
Et on voterait pour ces coquins
Ça ose tout, les Républicains

Chanson : « Ça ose tout , les Républicains »SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les Paumés du petit matin » (1962)
Paroles & musique : Jacques Brel

Crédits images et son : http://www.aht.li/2648389/CREDITS_IMAGES_REPUBLICAINS.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

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AVERTISSEMENT : DRAMES EN MÉDITERRANÉE (« La Marie-Youssef »)

Persécutés, miséreux ou fuyant les conflits armés, des millions d’Européens firent et font encore le rêve américain, traversant pour cela le vaste océan Atlantique.
Beaucoup d’Africains et Moyen-Orientaux, pour des raisons identiques, en ont un plus modeste, le rêve européen, et bien plus proche de chez eux, « puisqu’il n’y a que la Méditerranée à traverser » : une paille !
Hélas, on voit bien ce qu’il en est. Des passeurs criminels, trafiquants de chair humaine et prêts à tout pour de l’argent, lancent sur cette mer dangereuse des coques de noix, des rafiots délabrés, des cercueils flottants dont ils savent bien qu’ils ont peu de chance d’arriver à bon port : ils ont été grassement payés, cela n’est plus leur problème, et ils recommenceront impunément : cela n’est plus admissible.
Une Europe mandatée par l’ONU se doit de réagir, vite, fort, par des mesures pratiques et non par les mêmes mots sans effet depuis bien des années.
Nous attirons pour notre part votre attention par cette chanson légère, l’humour étant la politesse du désespoir. Réagissez, merci.

Ça nous a pris cinq ans complets
Pour arriver à financer l’ projet
D’enfin quitter l’Afrique, c’était trop beau
Mais pour nous, pas question d’un paquebot
Au bout de tant et tant de privations
On a fini par avoir le pognon
Tout ce qu’on avait, on l’a abandonné
Pour pouvoir fuir, et c’était pas donné
C’est toujours mieux d’ partir, Momo
Et la Marie-Youssef est un bon bateau
C’est toujours mieux d’ partir, Momo
Et la Marie-Youssef est un bon bateau
« Pour vous passer vite fait en Italie
Y a pas besoin d’avoir le Liberty ! »
Le commandant ajoute : « Fais pas d’histoires
Quinze kilomètres, c’est pas la mer à boire ! « 
C’est toujours mieux d’ partir, Momo
Et la Marie-Youssef est un bon bateau
C’est toujours mieux d’ partir, Momo
Et la Marie-Youssef est un bon bateau
Et c’est parti ! Tous dans de vieux camions,
D’un vieux bateau, on prend la direction
« C’est pas possible, on n’ rentrera jamais »
La suite m’a prouvé qu’on se trompait
C’est toujours mieux d’ partir, Momo
Et la Marie-Youssef est un bon bateau
C’est toujours mieux d’ partir, Momo
Et la Marie-Youssef est un bon bateau
Au bout de trois jours de navigation
On était moins, drôle de constatation
On nous a dit qu’ certains avaient sauté
Pendant la nuit pour faire de la plongée
C’est toujours mieux d’ partir, Momo
Et la Marie-Youssef est un bon bateau
C’est toujours mieux d’ partir, Momo
Et la Marie-Youssef est un bon bateau
Rien à bouffer, pour l’ stomacal
On n’ peut pas dire que ça soit l’idéal
À cause d’ la bile qu’on a dégobillée
Elle est amère, la Méditerranée
C’est toujours mieux d’ partir, Momo
Et la Marie-Youssef est un bon bateau
C’est toujours mieux d’ partir, Momo
Et la Marie-Youssef est un bon bateau
Au moment où l’on a senti le choc
Le commandant qui lisait « Coke en stock »
A dit : « Les gars, navré d’ vous déranger,
Mais il serait temps d’apprendre à nager »
C’est toujours mieux d’ partir, Momo
Et la Marie-Youssef est un bon bateau
C’est toujours mieux d’ partir, Momo
Et la Marie-Youssef est un bon bateau
Quand les premiers secours sont arrivés
C’était trop tard, on était médusés
Z’étaient partis, équipage, commandant
Depuis longtemps dans un beau canot blanc
C’est toujours mieux d’ partir, Momo
Et la Marie-Youssef est un bon bateau
C’est toujours mieux d’ partir, Momo
Et la Marie-Youssef est un bon bateau
Moi, je vous dis qu’on n’ m’y reprendra pas
À naviguer sur un maudit bout d’ bois
Je n’irai plus en mer que comme un roi
En première classe sur l’Costa Concordia
Encore heureux qu’il ait fait beau,
Qu’il ait fait beau, qu’il ait fait beau
Encore heureux qu’il ait fait beau,
Qu’il ait fait beau, qu’il ait fait beau

Chanson : « La Marie-Youssef » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La Marie-Josèphe » (1949)
Paroles et musique : Stéphane Golmann

Credits images : http://www.aht.li/2646076/CREDITS_IMAGES_MARIE_YOUSSEF.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

Y A PLUS D’ ABEILLES

« Si l’abeille disparaissait du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre », disait, il y a 60 ans, Einstein.
http://www.pollinis.org/neonicotinoides-et-agriculture-ce-que-dit-la-science/ :
« Depuis l’apparition en 1939 du DDT, le premier insecticide de synthèse, le modèle agricole dominant s’est construit autour d’un système productiviste hautement consommateur d’intrants. Bien que celui-ci ait commencé à trouver ses limites depuis les années 1960, il reste le modèle agricole majoritaire, et n’est que peu remis en question par des modèles alternatifs.
Bien au contraire, l’apparition des néonicotinoïdes, ces pesticides systémiques pulvérisés sur les cultures ou appliqués sous forme d’enrobage des semences – et qui représentent actuellement 40 % du marché mondial des pesticides ! – n’a fait qu’aggraver la problématique de non-durabilité du système agricole actuel.
D’une extrême toxicité, leur usage entraîne l’affaiblissement des défenses naturelles des cultures et favorise la prolifération et la résistance des ravageurs, sans pour autant améliorer de manière significative les rendements agricoles. En rendant les agriculteurs toujours plus dépendants des intrants chimiques et en détériorant leurs marges, cette nouvelle génération de pesticides continue de profiter unilatéralement aux grands acteurs de l’industrie agro-chimique.
Pourtant, une alternative crédible à ce modèle agricole existe : l’agroécologie, qui promeut des solutions agronomiques respectueuses telles que la protection intégrée des cultures, permet de restreindre au maximum l’usage des pesticides tout en assurant de hauts rendements agricoles. »
Visitez le site http://www.pollinis.org/

Mais où sont-elles ?
J’ n’y comprends rien
Y a plus d’abeilles
Dans les jardins
Je m’ souviens que j’en voyais
Presque à perte de vue
Butiner les talus
Les vertes prairies, les vergers
Dansant de fleur en fleur
Travaillant sans répit
Presque jusqu’à la nuit
Avant d’aller se reposer
Se reposer
Sous le joyeux soleil de mai
Pour Maya, c’était l’insulter
Tant de nectar à transporter
Et puis aussi
Tous les pollens sources de vie
Pour qu’un jour en naissent des fruits
Sans qu’on n’ait besoin de produits
Drôles de produits
Drôles de produits
Je m’ souviens qu’ pour d’ l’argent
Des apprentis-sorciers
Ont voulu modifier
C’ que Dame Nature avait donné
À coups d’ produits chimiques
Tuant son Paradis
À coups de génétique
Sans nous demander notre avis
Ces gens s’arrangent
En se foutant de ce qu’on mange
En nous promettant en échange
Du pain et de l’amusement
Mais on nous ment
Déjà, recule le vivant
Les abeilles, est-il encore temps
D’à ce cauchemar échapper
Que s’est-il passé?
J’y comprends rien
Y a plus d’abeilles
Dans les jardins
Y a plus rien qu’un désert
De faim et de misère
Des humains décharnés
À la place où il y avait
Des humains qui portaient
Comme tous leurs aïeux
Aux oreilles, les queues
Des cerises du mois de mai
Mon Dieu, mon Dieu
Sauvez, ma foi
Ma chère abeille
Rabeillez-moi
Rabeillez-moi
Rabeillez-moi

Chanson : « Y a plus d’abeilles » SACEM ©2015
Paroles: Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale: « Il y avait une ville » (1964)
Paroles : Claude Nougaro
Musique : J.Walter

Crédits images : http://www.aht.li/2642848/CREDITS_IMAGES_ABEILLES.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

LA TRUITE DE JOUBERT

En hommage à Francis Blanche (« laissez-moi dormir… j’étais fait pour ça »), aux indispensables Frères Jacques et à un ami cuisinier, gastronome et poète (entre autres), dénommé Victor Aïoli * , alias Joubert, voici avec le concours de Jean-Marie (qui s’est coupé en quatre pour vous) notre façon mode 2009 d’accommoder : « La truite »…

Encore elle frétille
Sortie tout droit de son torrent
Arc-en-ciel, elle brille
Avec des reflets d’argent
Je dis : « Cette beauté mérite
Les soins éclairés d’un expert
Sa recette, je connaîtrai vite
D’la truite de Joubert »
Je cours, j’arrive en nage
Et toque à l’huis de sa maison
Sachant le personnage
Très porté sur le poisson
Qu’il fallait préparer très vite
Tant torride était l’atmosphère
Pour mieux déguster ensuite
La truite de Joubert
Il finit par m’entendre
Me fit entrer dans la maison
Je ne vais pas m’étendre
Sur sa belle décoration
Remerciant, il me prit la truite
La rangea dans son Frigidaire
Elle était au frais la truite
La truite de Joubert
Puis ce fut un cortège
D’échange de tours de main
De recettes d’œufs à la neige
Tarte aux pommes et chaud gratin
Il partit et revint (tout)de suite
Avec un cruchon et deux (grands) verres
Elle, elle attendait, la truite
La truite de Joubert
Elle, elle attendait, la truite
La truite de Joubert
On parla Colombelle
Cinsaut, Cabernet franc, Syrah
Pinot gris, Muscadelle,
Merlot, Carignan, Duras
C’est alors que j’ compris bien vite
Voyant toujours emplis nos verres
Qu’elle ne cuirait pas de suite
La truite de Joubert
Nous ne fûmes pas sages
Riant sans compter les canons
Il faut dire qu’à notre âge
On aime bien ce qui est bon
Quant à l’objet de ma visite
Cette offrande culinaire
On l’a oubliée ……………. de Joubert
Nous parlâmes de rimes
De toutes nos passions
De Sarkozy, de ce régime
De ce parlement paillasson
Puis de citations érudites
De pétanque (et) de football peuchère
Mais toujours pas de la truite
La truite de Joubert
Mais toujours pas de la truite
La truite de Joubert
Fut bien graissée la meule
Et ce pendant des heures
Et puis je suis parti à pied vers ma maison
De chez lui, Victor m’a appelé tout à l’heure
Tout navré de n’avoir partagé ce poisson
Et moi je lu’ ai dit tout de suite
Que cela ne me gênait guère
Car moi je ne mange jamais de truite
Ça m’donne de l’urticaire.

Chanson : « La truite de Joubert  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le complexe de la truite » (1960)
Paroles : Francis Blanche
Musique : Franz Peter Schubert

Quintette en la majeur, D.667 « La Truite » (composé en 1819, publié en 1829)

HUIT BALLES DANS LA PEAU, ÇA FAIT FROID DANS LE DOS

En Caroline du Sud comme dans beaucoup d’États américains, de récents événements laissent craindre qu’avoir le mauvais faciès ou la mauvaise couleur de peau face un policier Wasp * peut susciter des ennuis, voire s’avérer mortel. Le racisme revendiqué, exacerbé par l’après 11 septembre, fait qu’il n’est nul besoin d’être gradé pour y jouer « l’inspecteur La Bavure » et qu’être jeune, afro-américain et vêtu à la mode peut raccourcir notablement l’espérance de vie. Mais Dieu est américain, dit-on…

* au départ : White Anglo-Saxon Protestant, devenu péjorativement White race, Anti-Semite, Puritan

Comme on dit que tous les gens seraient égaux en droit
Je peux vous l’assurer, ça dépend de l’endroit
Afro-américain vivant chez l’oncle Sam
Tu remplis les prisons et la une des drames
Ils en font des tonnes, balle engagée
Au moindre blème, c’est attention danger
Même de dos, c’est huit balles dans le corps
C’est ainsi que bien des frères sont morts
Qu’on ne soit plus esclaves, ça avait dérangé
Nous tous qui n’étions rien, animaux exploités
Dormant peu, mangeant peu, notre bagne accompli
Nos chants s’entendent encore sur le Mississipi
Ils en font des tonnes, balle engagée
Au moindre blème, c’est attention danger
Même de dos, c’est huit balles dans le corps
C’est ainsi que bien des frères sont morts
Une fois libérés, ce ne fut guère mieux
Parqués dans des ghettos, dans des États odieux
Réduisant notre vie par la ségrégation
À celle de sous-hommes dans la même nation
Ils en font des tonnes, balle engagée
Au moindre blème, c’est attention danger
Même de dos, c’est huit balles dans le corps
C’est ainsi que bien des frères sont morts
Il y eut Luther King, il y eut Angela
Et voici qu’aujourd’hui, il y a Obama
Mais il faut constater que ça ne change pas
Les trous de balle feront toujours la loi
Ils en font des tonnes, balle engagée
Au moindre blème, c’est attention danger
Même de dos, c’est huit balles dans le corps
C’est ainsi que bien des frères sont morts

Chanson : « Ils en font des tonnes » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :« Sixteen tons » (1946)
Paroles et musique : Merle Travis

Crédits images : http://www.aht.li/2632772/CREDITS_IMAGES_ILS_EN_FONT_DES_TONNES.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

POURQUOI MARINE VEUT MANGER SON PÈRE… (« Pôpa, ô pôpa »

Jean-Marie Le Pen n’a jamais eu le moindre désir d’accéder aux responsabilités suprêmes, assez intelligent pour avoir conscience de la vanité de pareille démarche.
Plus jeune député de France alors, surfant sur la vague du poujadisme, plus brune que marine, ce juriste de formation, ensuite héritier d’une des plus grandes fortunes de France par un legs contesté, usa de sa faconde et des failles des modalités de suffrage de la IVème République pour être élu initialement.
Il chercha longtemps (des vidéos en témoignent) un bon moyen de se démarquer, envisageant plusieurs voies. Son entourage (voir dans la nôtre) l’amena très vite à prendre la tête d’un FN naissant (rappelons que son premier métier fut éditeur de livres et de disques de chants nazis).
Ses enfants furent élevés dans cet environnement, dont « Marine*, ma divine », dont personne ne peut douter qu’elle idolâtrait son Pôpa et les idées qu’il développait à chaque instant…
En quête de respectabilité passant par une obligation de dédiabolisation, le FN façon « vague bleu marine » ressort plus du brushing « télé-réalité » que de la coupe basique « Telle est la réalité » : dérapages ; scandales au parlement européen ; proximité affichée avec les courants néo-nazis ; désaffection de séances ; gestions locales condamnées ; candidatures fantômes ; candidats racistes, antisémites, xénophobes, misogynes, etc.
Le Sud-Est paie encore les intérêts des dettes issues du passage aux responsabilités locales du FN il y a plus de vingt ans, lui interdisant désormais toute référence positive au propos de Rivarol :
« C’est un terrible avantage de n’avoir rien fait, mais il ne faut pas en abuser… »

* Marion Anne Perrine Le Pen, dite Marine Le Pen

Y avait sur une route menant au Valhalla
Un homme chantant fort certains airs bavarois
Derrière, une Marion lui emboîtait le pas
Déjà, le pas de l’oie
Pôpa, ô Pôpa, explique-moi, j’comprends pas
Pourquoi Zahia ou Rébecca ne viennent pas
Faire la bamboula ici sous notre toit
Pôpa, ô Pôpa, j’comprends pas
Alors le bonhomme se mit à expliquer
La race supérieure telle qu’il la voyait
Dans son œil de verre, on pouvait voir perler
Un peu d’humanité
Pôpa, ô Pôpa, explique-moi, j’comprends pas
Pourquoi je tiens tant à ce que tu fasses du droit ?
Ben oui, mon Pôpa, avocate, pas pour moi
Fais-le ! Plus tard, tu comprendras
À la fac de droit, zarbi, elle retrouva
Les fils, les neveux des « copains » de Pôpa
Enfants de Pétain, OAS ou paras
Nombreux au GUD… Ja ! Ja !
Pôpa, ô Pôpa, regarde-moi, j’pense comme toi
Pôpa, j’fais marcher les chofas, j’fais comme toi
Une voix, c’est une voix et j’engrangerai des voix
Pôpa, pôpa, tout comme toi
Marion d’vint Marine, et son Pôpa suivit,
Prit le même chemin, puis la tête du Parti
En n’hésitant pas à pousser Jean-Marie
Tout nu dans les orties
Mais le vieux Gaulois ne se démonta pas
En lui rechantant les beaux airs d’autrefois
« Un jour, tu verras une Marion qui aura
Tes voix et te déposera
Un jour, tu verras une Marion qui fera
Comme toi et te dépassera »

Chanson : « Pôpa, ô pôpa » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :« Papa, ô papa » (1960)
Paroles et Musique : Jean-Claude Darnal

Credits images : http://www.aht.li/2630401/CREDITS_IMAGES_POPA_O_POPA.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

QUI ARRÊTERA NICOLAS ? LES FRANÇAIS, MARINE OU LES JUGES ? (« Mon alternance »)

« L’alternance est en marche, rien ne l’arrêtera » , telle fut la conclusion de Nicolas Sarkozy au soir du second tour des élections départementales, disant avoir été entendu par les Français. Il l’est aujourd’hui par la Justice, à des titres divers, malgré le passage à l’heure d’été, en ce premier avril, espérant noyer le poisson… l’aura-t-il dans le dos cette fois ? La bonne blague…

Déplacée
Ma façon d’être moi, parfois
De penser
Autrement, tant pis si silence se fait
Pour chanter
Mon alternance à moi
Oui, je sais
Cette désespérance clamée
D’une France
Soumise aux apparences
Net et télés
Ne vous nourrissant que de rance
Que de rance
Scrutant vos défaillances
Vous votez
Sans savoir pour qui, et déjà
Abusés
Par une marque de chocolat
Nouveauté
Toute autre est
Mon alternance à moi
Il faut me croire
Imaginez donc les dégâts
Tôt ou tard
Que feront ces gens-là
Notre Histoire
Nous donne tant de certitudes
Nul hasard
N’ dicte mon attitude
Il faut me croire
Imaginez donc les dégâts
Tôt ou tard
Que feront ces gens-là
Notre Histoire
Nous donne tant de certitudes
Nul hasard
N’ dicte mon attitude
Déplacée
Ma façon d’être moi, parfois
De penser
Autrement, tant pis si silence se fait
Pour chanter
Qu’en les hommes, je crois
Mon alternance à moi
Mon alternance à moi

Chanson : « Mon alternance » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :« Ma préférence » (1978)
Paroles : Jean-Loup Dabadie
Musique : Julien Clerc

Credits images: http://www.aht.li/2626954/CREDITS_IMAGES_MON_ALTERNANCE.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers