LES DIPLÔMÉS DU DERNIER BANC (« Quelle université »)

Certes, jadis, les caméras ne s’invitaient pas pour filmer les ébats de nos parlementaires dans leurs Chambres. Seules leurs paroles étaient retranscrites puis publiées au Journal Officiel : cela nous évitait nombre de spectacles affligeants, indignes d’élus censés être représentatifs tant ils sont souvent grossiers, injurieux, vulgaires, irrespectueux, machos, d’une mauvaise foi politicienne cynique, quand ils ne lisent pas leur journal, ne jouent pas
sur leur i-phone ou ne racontent pas de blagues racistes à leur voisin.
Bref, s’ils ne cessent de prétendre lourdement que la jeunesse d’aujourd’hui serait inculte, mal élevée, impropre au travail et sans valeurs, on peut sans risque d’erreur leur retourner le compliment, puisqu’ils semblent confondre hémicycle et cour de récréation de méchants cancres sans éducation ni respect. Au piquet !

Quelle université
Autre qu’UMP ont pu fréquenter ces parlementaires
Quelle université
Aurait diplômé ces mal-embouchés grossiers et vulgaires
Très loin des mots en isme
Excepté l’illettrisme
Leur seul mérite fut d’être distingués
Comm’ courtisans du Roi
De quoi, je ne sais pas
Quant au pourquoi,
J’ vous laisse le deviner
L’UMPversité
C’était pas la peine d’être bachelier
Pour être député
L’UMPversité
Tu suivais l’bonhomme
Et même à la gomme
T’arrivais premier
De là à injurier
Najat sur son projet
Pour le collège, faut quand même pas pousser
Quand à l’école, on sombre
Mieux vaut rester dans l’ombre
Sans la ramener sur ses humanités
Quelle université
Autre qu’UMP aurait pu former ces parlementaires
Quelle université
Aurait distingué ces « peu z’éduqués » sans liaison, peuchère
Pourtant à chaque coup
Ils disent parler pour nous
Larousse, Robert, Bescherelle ou Littré
Si poussiéreux et sales
Le vivent vraiment mal
Sur l’étagère, rayon des oubliés
Mais le nom va changer
Tout ira très bien, les Républicains,
Comme les Ricains
Républiversité
On oublie l’passé, tout est effacé
D’ l’ardoise UMP
Croire que ça peut marcher
C’est prendre pour des niais
En vérité, l’ensemble des Français
À condition qu’les gens
Bien sûr, soient bien portant
Et qu’ils disposent de toutes leurs facultés

Chanson : « Quelle Université ? » SACEM © 2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Mes universités » ( 1971)
Auteurs compositeurs : Henri Djian – Sébastien Balasko / Daniel Faure

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

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STAND-UP EN TALONNETTES (« Je, Gad Elsarko »)

Et dire qu’il a été reproché naguère à Coluche de vouloir faire de la politique au lieu de rester « à sa place » ! Les comiques qui souhaitent nous séduire aujourd’hui ne reculent devant aucune pitrerie pourtant… La Marine roucasse, Nico nous fait du Gad Elmaleh (vous avez dit Bigeard, Bigeard… comme c’est étrange…) et résultat ? Debbouze !
Ah, la trouvaille du « Moi je » ! Fendard, non ? Quel humour ! La botte secrète, et bim ! Dans les choux, le François avec ses ridicules « moi, président de la République, je… » de campagne et ses non moins drôles « Je serai le président de… » (tous les Français, du pouvoir d’achat, de la croissance… avec les dents, d’une République irréprochable, etc.).
Ah non, ça, c’était moi en 2007… enfin… l’ancien moi… l’existe plus, et vous savez pourquoi ? IL ETAIT UMP !

Lorsque j’ai été élu dans la capitale
Tout premier pas vers mon grand destin national
Je ne me cachais pas, cherchais les caméras
Tout en montrant ma Rolex
Que l’on ne parle pas d’ moi, ça me vexe
Je ne suis pas narcissique
Par éthique
Par éthique
Mais je suis tellement charmant
C’est dément
C’est dément
Et à moi le pays s’offre
Et ses coffres
Et ses coffres
Pas la moindre opposition
Dans l’urne, merci les cons
J’ai bien exploité la haine
De le Pen
De le Pen
L’inaction des syndicats
Vive les syndicats cats cats
Je suis toujours versatile
C’est mon style
C’est mon style
J’ case les vassaux de mon fief
Je sens qu’on m’en fait grief
M’en fait grief
Bientôt j’ai fait connaissance d’un groupe d’amis
Ayant des communautés d’intérêts, pardi
Et jouant au Judas, montant à petits pas
Par pouvoir, argent et sexe
J’ai enfin pu la changer ma Rolex
Je suis un peu mythomane
On me damne
On me damne
Et si j’ai souvent trahi
Mes amis
Mes amis
C’était pour leur bien vraiment
Oui je mens
Oui je mens
Pour un’ raison « évidente »
Devenir « el Présidente »
J’écarte ceux qui me gênent
J’garde les rênes
J’garde les rênes
Je connais bien la tactique
Politique
Politique
Et si je vous désespère
Mes pépères
Mes pépères
J’ai pour moi tous les pervers
J’ai pour moi tous les pervers
Tous les pervers
Il paraîtrait que certains disent « je » tout l’temps
Mais je n’en fais pas partie, moi le président
Moi Nicolas, je n’ai jamais dit « Je » je crois
Et je n’ai aucun complexe
Et je n’ai qu’une obsession… les Rolex.
Paraît que j’ suis à la mode
On me brode
On me brode
Sur les draps des UMP
Tout en pied
Tout en pied
Je fais partie de l’élite
J’suis un mythe
J’suis un mythe
Et je n’ parle jamais de moi
Je n’ joue pas à ces « Je »-là
On m’appelle el Présidente
Je m’en vante
Je m’en vante
Et je sais que je suis bien
L’plus malin
L’plus malin
Je ne suis pas narcissique
Par éthique
Par éthique
Je suis proch’ du populo
Vous pouvez m’appeler Sarko
Mais bien derrière les barrières
En arrière
En arrière
Je ne crains pas le PS
Je lâche mes CRS
Je m’appelle Sarkozy
Sarkozy
Sarkozy
A la prochaine élection
Je vais tondre mes moutons
A la prochaine élection
Je vais tondre mes moutons
A la prochaine élection
Je vais tondre mes moutons
Des moutons.
Des moutons.
Des moutons.

Chanson : « Je, Gad Elsarko » SACEM ©2015
Paroles: Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale: « La parisienne » (1976)
Paroles : Françoise Mallet-Joris ; Michel Grisolia
Musique :Marie-Paule Belle

Crédits images : http://www.aht.li/2668956/CREDITS_IMAGES_GAD_ELSARKO.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

DATI, DATA ! HERMÈS, C’EST MA COPINE…

Pour souhaiter exercer certaines fonctions, qu’elles soient politiques ou non, il semble nécessaire (il faut l’espérer du moins) d’avoir certaines qualités (que l’on peut parfois s’attribuer par la parole et l’entregent plus que par réalité) et, hélas, nombre de défauts (que les autres constatent, le plus souvent trop tard au vu des faits).
Personnellement, je n’en fus jamais tenté, préférant être libre de respecter les valeurs ayant contribué à me construire, quel qu’en soit le prix, face à de multiples sollicitations de tous ordres pourtant.
Je pense sincèrement que la République n’a pas vocation à dépenses inutiles, et que les serviteurs de l’État, hormis le minimum de frais de représentation liés à leur fonction, ne devraient pas pouvoir disposer sans contrôle préalable de l’argent public, qu’ils pensent pouvoir dépenser sans compter comme avec un chèque en blanc.
Que de plus, le comptable public en soit au final responsable, c’est-à-dire nous, l’ensemble des Français, m’apparaît surréaliste… il suffirait pourtant de provisionner largement un compte à chacun, qui en serait responsable pénalement.
Je pense que les dépenses « douteuses » ou susceptibles de signalement ultérieur « à charge » seraient moindres… non ?
C.G.

N.B. :Une parodie de 2010 sur le même support musical « Ah ! Rachida n’est plus une huile » est à consulter à l’adresse suivante : https://www.youtube.com/watch?v=QfFMCqyx8Y4

Ah ! Rachida, t’es plus une huile
C’était si cool, l’argent facile
T’as dépensé trop
Cour des comptes l’a dit à Dati
Entend-on au bistrot
Ah ! Rachida
Rachida Dati pe ti pe ti pe to
Rachida Dati pe ti pe ti pe to
Comme dit Didier Migaud
Faudrait ne pas nous prendre pour des gogos
Chez Hermès, c’est pas la kermesse
Les foulards y sont formidables
Ils sont désirables, toutes en voudraient
Un tout petit peu tout petit peu tout petit peu…
Rachida est bien habile
Sans jamais se faire de bile
En manteau d’hermine
Son fourreur l’a dit à Dati
La Gaule a Bonnemine
Ah ! Rachida
Rachida Dati pe ti pe ti pe to
Rachida Dati pe ti pe ti pe to
Comme dit Didier Migaud
Faudrait ne pas nous prendre pour des gogos
Chez Hermès, les carrés caressent
Les foulards y sont formidables
Ils sont désirables, toutes en voudraient
Un tout petit peu tout petit peu tout petit peu…
La Cour des comptes, indocile
Tacle les frais inutiles
Mais c’est pas de pot
Cela n’est jamais assez tôt
Quand on a des potes haut
Ah ! Rachida
Rachida Dati pe ti pe ti pe to
Rachida Dati pe ti pe ti pe to
Comme dit Didier Migaud
Faudrait ne pas nous prendre pour des gogos
Chez Hermès, les carrés caressent
Les foulards y sont formidables
Ils sont désirables, toutes en voudraient
Un tout petit peu tout petit peu tout petit peu…
Dépenser par cents et mille
L’argent public, c’est facile
De ces petites choses
Elle ne paiera rien, la Dati
Il faut bien qu’on en cause
Ah ! Rachida
Rachida Dati pe ti pe ti pe to
Rachida Dati pe ti pe ti pe to
Comme dit Didier Migaud
Faudrait ne pas nous prendre pour des gogos
Chez Hermès, les carrés caressent
Les foulards y sont formidables
Ils sont désirables, toutes en voudraient
Un tout petit peu tout petit peu tout petit peu…
Dans l’histoire, l’imbécile
Comptable public futile
Y perdrait bien gros
C’est ce qu’on a dit à Dati
Qui l’avait à zéro
Ah ! Rachida
Rachida Dati pe ti pe ti pe to
Rachida Dati pe ti pe ti pe to
Comme dit Didier Migaud
Faudrait ne pas nous prendre pour des gogos
Chez Hermès, les carrés caressent
Les foulards y sont formidables
Ils sont désirables, toutes en voudraient
Un tout petit peu tout petit petit peu
Un tout petit peu tout petit petit peu
Un tout petit peu tout petit petit peu
Un tout petit peu tout petit petit peu
Ah, la Rachida !

Chanson :  » Ah ! Rachida n’est plus une huile  » SACEM ©2010
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La peinture à l’huile  » (1963)
Paroles et musique : Boby Lapointe

L’AS TU LUE, LA RÉFORME, LA RÉFORME ? (« La réforme de l’Éducation »)

« … passer le rouleau compresseur sur nos enfants, qui doivent être bien égaux, et donc tous à peu près illettrés. C’est le corps électoral de demain, il ne faudrait pas qu’ils se mettent tout seuls à penser !  »
Voilà ce que j’ai lu ce jour dans un tract peu amène, voire injurieux, appelant à manifester contre la réforme du collège et madame Najat Vallaud-Belkacem, cible apparemment d’un tir nourri sur les écrans ou au Parlement émanant de parlementaires visiblement atteint d’Alzheimer précoce, quand cela les arrange.

Car ce fameux collège « unique », ce collège ouvert à tous, même à ceux qui jusqu’alors n’avaient rien à y faire, des structures plus adaptées les accueillant, qui donc l’a imaginé et mis en place ?
Et bien non, ce l’est pas la gauche, comme on voudrait le faire croire, mais bel et bien la droite, et quelle droite, en juillet 1975 : Giscard président, Chirac premier ministre et Haby ministre de l’EN ! La fin de l’article suivant vous surprendra sans doute :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Haby
Lisez-le donc, le projet de loi présenté en ce moment :
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=87834
Faites-vous une opinion personnelle, sans vous contenter de la traduction de personnes ne l’ayant pas lu non plus.
http://www.gouvernement.fr/le-vraifaux-du-gouvernement-sur-la-reforme-du-college2016

On entend dans les beaux salons
Critiquer sans bonnes raisons
La réforme de l’Éducation
On s’attaque même aux personnes
Qui la portent, en faisant des tonnes
La réforme de l’Éducation
Ce soir, si on la lisait
La réforme de l’Éducation
Ce soir, si on comprenait
La réforme de l’Éducation
L’allemand, le grec, le latin
Elle ne les supprime en rien
La réforme de l’Éducation
N’écoutez pas certains voisins
Dénonçant, purs politiciens,
La réforme de l’Éducation
Ce soir, si on la lisait
La réforme de l’Éducation
Ce soir, si on comprenait
La réforme de l’Éducation
Car c’est bien la droite qui fit
Par Giscard, Chirac et Haby
La réforme de l’Éducation
Et aux cancres l’obligation
D’user pour rien leurs pantalons
Sans vraies chances d’éducation
Ce soir, si on la lisait
La réforme de l’Éducation
Ce soir, si on comprenait
La réforme de l’Éducation
Ce soir, si on la lisait
La réforme de l’Éducation
Ce soir, si on comprenait
La réforme de l’Éducation
Ce soir, si on la lisait
La réforme de l’Éducation
Ce soir, si on comprenait
La réforme de l’Éducation

Chanson : « La réforme de l’Éducation » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Sans chemise, sans pantalon » (1975)
Paroles : Léon Agel
Musique : Jack le Bourgeois

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

BALZAKOZY : LE LYS À AVALER (Sarkozy : « Je n’savais rien de rien ! »)

La gastronomie, après une longue pause, retrouve le chemin des prairies et des jardins, agrémentant certains plats de fleurs comestibles à la mode.
La constante innocence autoproclamée de Nicolas Sarkozy, lys immaculé se dressant solitaire au milieu d’un parterre politicien, par lui choisi, de mauvaises graines, de ronces acérées et orties urticantes, de plantes vénéneuses, toutes avides des richesses du sol public depuis si longtemps, pourrait se révéler pourtant difficile à avaler (à suivre…).

Je n’ savais rien de rien
Je n’ savais rien du tout
Je n’ savais rien de rien
J’ suis innocent, c’est tout
Chaque jour, c’est de pire en pire
Les juges ont en point de mire
Tous les gens de mon entourage
Et cherchent à les mettre en cage
Il paraît que dans leurs placards
Il y a de quoi mettre au mitard
Tous mes copains, tous mes amis
Fine fleur de la Sarkozie
Je resterai donc seul au monde
Seul à ne pas être impliqué
Seul à ne pas être inquiété
Innocent parmi ces immondes
Je n’ savais rien de rien
Je n’ savais rien du tout
Je n’ savais rien de rien
J’ suis innocent, c’est tout
Moi qui pensais savoir toujours
Bêtement, j’ai cru leurs discours
Lorsqu’ils disaient, main sur le cœur
« Tout est légal, sur mon honneur »
Tout cet argent qui là me salit
Et que je découvre aujourd’hui
Au fil des affaires du jour
Visant ceux qui étaient en Cour
Je resterai donc seul au monde
Seul à ne pas être impliqué
Seul à ne pas être inquiété
Innocent parmi ces immondes
Je n’ savais rien de rien
Je n’ savais rien du tout
Je n’ savais rien de rien
J’ suis innocent, c’est tout
Faites-moi confiance, je n’ai rien fait
Seulement très mal entouré
Par de grands coquins prêts au pire
Même à plomber mon avenir
C’est bien là mon plus grand remords
Je choisis mal, j’ai souvent tort
J’ai cru, voyant leurs bonnes têtes
Qu’ils seraient comme moi honnêtes
Je resterai donc seul au monde
Seul à ne pas être impliqué
Seul à ne pas être inquiété
Innocent parmi ces immondes
Je n’ savais rien de rien
Je n’ savais rien du tout
Je n’ savais rien de rien
J’ suis innocent, c’est tout

Chanson : « Je n’savais rien » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « On n’oublie rien» (1961)
Paroles : Jacques Brel
Musique : Gérard Jouannest

Crédits image : capture d’écran de la vidéo
http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid1784-c-les-guignols.html?vid=989747

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

LE FRONT EN PERD LA TÊTE

Drame antique sincère ou comédie de boulevard programmée, le théâtre Le Pen est en tournée sur toutes les scènes médiatiques de France, reléguant la Charlotte britannique à la rubrique Desserts et les tremblements sismiques népalais ou les turpitudes de certains soldats à celle de « Santé : n’abusez pas des petits noirs » (je parle de café, bien sûr). Les deux hypothèses, ne s’excluant peut-être pas finalement, ont chacune leurs partisans, les
acteurs belligérants imposant leurs combats de chaque jour sur une place publique ouverte à tous, sauf aux journalistes du Petit Journal, et cela en toute démocratie républicaine et patriote.

« Après ce que j’ai fait pour toi »,
A dit Le Pen
« Je sais, je suis d’accord, pôpa »,
A dit l’enfant.
« Si on partage tant,
J’agis là pour
Gommer ton four
Qui certains gêne
Pour moi, c’est important. »
« Pourtant, ce n’est pas mon avis »,
A dit Le Pen
« Tu n’as jamais voulu régner ici »,
A dit l’enfant,
« Tu as perdu ton temps.
Si l’UMP
S’est fourvoyé
Dans notre haine
C’est bien le bon moment. »
« Et si je feignais de mourir ?  »
A dit Le Pen
« Je serais là pour te finir »
A dit l’enfant,
« Ici et maintenant
Gens et télés
Décérébrés
Croiront la scène
Tant ils sont cons, vraiment ! « 
« Bon, je ferai mon numéro en rose. »
A dit Le Pen
« Je veux que le rouge, tu oses »
A dit l’enfant
« C’est mieux sur les écrans
Les bras levés
Très haut, en V
Mieux que fémens
Qui iront en suivant. »
« Tout sera prêt, tu crois ?  »
A dit Le Pen
« Tous mes nervis sont là !  »
A dit l’enfant.
« Pour créer l’incident
On n’attend plus
Que Canal plus
Et on dégaine
Puis on va, sur l’écran
Dénoncer ces manants

Chanson : « Dialogue de Front » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Guitare et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Dialogue » (1973)
Paroles et musique : Maxime Le Forestier

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

LES LE PEN ET LE FN ? FRANCS COMME L’OR…

UMPS ? Tous pourris !……. Le Pen lave plus blanc !……. Le Pen, vite ! ……Mains propres, tête haute ! …. ben voyons….
La presse, tant écrite que télévisuelle ou numérique, a assez peu relayé l’information selon laquelle la famille Le Pen aurait en Suisse une considérable fortune en or, ce qu’elle avait toujours démenti avec force, conviction et dénonciation de diabolisation mensongère et malveillante.
Par ailleurs, ce parti irréprochable semble massivement en difficultés pour quelques « détails » de gestion, de facturation, de financement occulte, de propos ou attitudes tombant sous le coup de la loi, du micro-parti de Marine aux mains pas très propres, et qui garde tête basse face aux interrogations des journalistes et des magistrats.
Bref, francs comme l’or ! Et vive Montretout !

On montre tout, on ne cache rien
Haute la tête, propres les mains
Irréprochables, au pouvoir demain
Le Pen n’a pas de compte en Suisse
On montre tout, on ne cache rien
Le FN n’est pas raciste
Y a même des crouilles sur ses listes
On montre tout, on ne cache rien
Marine n’est pas comme son père
Qui peut prouver le contraire ?
On montre tout, on ne cache rien
Haute la tête, propres les mains
Irréprochables, au pouvoir demain
Aucun frontiste dans la police
Ce grand repaire de gauchistes
On montre tout, on ne cache rien
Vous n’avez jamais eu d’affaires
Menteurs ceux qui disent le contraire
On montre tout, on ne cache rien
Jeanne n’a rien caché au fisc
Et c’est tant pis pour ceux qui bisquent
On montre tout, on ne cache rien
Haute la tête, propres les mains
Irréprochables, au pouvoir demain
Le premier mai, papy grognon
Puis exhibition de nichons
On montre tout, on ne cache rien
De vrais Français y ont mis fin
Forçant la chambre de ces catins
On montre tout, on ne cache rien
Et dire que dans son émission
Yann Barthès dénigre le Front
Comble de désinformation
On montre tout, on ne cache rien
Haute la tête, propres les mains
Irréprochables, au pouvoir demain

Chanson : « On montre tout, on ne cache rien » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « On nous cache tout, on nous dit rien » 1966
Paroles : Jacques Lanzmann
Musique : Jacques Dutronc

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers