LE PARADIS SENT DÉJÀ LE RICARD… (« Le très passé »)

« Le grand concours de sosies des bienheureux va enfin pouvoir commencer », aurait affirmé le grand Fernandel, dans un hennissement joyeux, en réclamant plus de glaçons. Depuis le temps qu’il l’attendait… Qui ? Mais Charles Pasqua, voyons !
J’entends déjà les commentaires : « Pour ce brigand, c’est pas l’Enfer ?  »
Certes, certes, à première vue mais… vous le connaissez le Charlie… il sait « des choses »… même sur Dieu… du coup, au Paradis, désormais, avant de faire de nouvelles affaires, ce sera Ricard pour tout le monde, et fissa ! À la bonne vôtre !

Quand vient le temps du funéraire
Celui où on rend les honneurs
Celui où les thuriféraires
Se révèlent complimenteurs
Les politiques pleurent, certes
Leur bon ami de cinquante ans
Même ceux qui souhaitaient sa perte
Il est mort, il en était temps
Il est toujours joli, le trépassé
Et aucun salopard ne pipe
Le jour où l’un d’entre eux, hélas, vient à clamser
Le mort, toujours un brave type
Le petit-fils de berger corse
A souvent mené le troupeau
Incarnant de l’État la force
Empilant dossiers à Beauvau
Il savait tout sur tous, sans doute
Passé, vie privée et finances
C’était celui que l’on redoute
Il est mort, et vive la France
Il est toujours joli, le trépassé
Et aucun salopard ne pipe
Le jour où l’un d’entre eux, hélas, vient à clamser
Le mort, toujours un brave type
Ils vont mettre leur tenue sombre
Anciens ministres, présidents
Ils vont tous venir en grand nombre
Ce s’ra un bel enterrement
En deuil, les Hauts-de-Seine, certes
Le fief de tant de condamnés
Crocodiles pleurant sa perte
Qui repartiront soulagés
Ils sont toujours jolis, les trépassés
Et aucun salopard ne pipe
Le jour où l’un d’entre eux, hélas, vient à clamser
Les morts sont tous des braves types

Chanson : « Le très passé » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Guitare et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le temps passé » (1966)
Paroles et musique: Georges Brassens

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LA GRAMMAIRE EST MORTE, VIVE SARKOZY ! (« Sark’homme du monde » )

« C’est moi que je suis le nouveau professeur de français qu’on vous a causé qu’il allait viendre », caricaturait le grand chansonnier René Cousinier. Non, certes, Nicolas Sarkozy ne s’exprime pas comme cela… enfin, pas tout le temps. Il n’empêche que le trio des présidents post-mitterrandiens semble porter bien moins haut langue et culture françaises que ne le firent le grand Charles, le sourcilleux Georges, l’aristocrate Valéry ou le secret François. Le même Cousinier ajoutait : « Si tu veux plaire au peuple, parle au peuple comme le peuple parle. »
Nicolas a donc toutes ses chances… la France et la langue française moins, sans doute.

Dans le beau pays de France
On peut, en tendant bien l’oreille,
Ouïr certain’s différences
Dans le parler de nos pareils…
On dit : « Non, mais allô, quoi ? »
Comme tout l’ monde
On dit parfois : « Je vois pas »
Comme tout l’ monde
La paille dans l’œil du voisin
Comme tout l’ monde
Mais pas la poutre qu’on a dans le sien
Comme tout l’ monde.
Et qu’importe le costume
Que l’on soit noble ou roturier
P’tit pois ou grosse légume
Autant de chances d’être grossier
Pour lâcher « Casse-toi, pauv’ con ! »
Comme tout l’ monde
C’est que j’ai d’ l’éducation
Comme tout l’ monde
Que j’ dépasse l’autre d’une tête
Comme tout l’ monde
Même si, mon Dieu, parfois, j’ m’étale, honnête
Comme tout l’ monde.
Depuis ma plus tendre enfance
Je suis poli, si bien élevé
Que j’ai un côté Vieille France
Qui partout me fait distinguer
Y a tant de cons et de connes
Comme tout le monde
Que y a plus rien qui m’étonne
Comme tout le monde
J’ai pourtant besoin d’ leurs voix
Comme tout le monde
Du coup, j’ me bouche mon nez avec mes doigts
Comme tout le monde.
Faut passer la balayette
Sur l’inutile, et ce, sans trêve
En cuisine, mâme La Fayette !
Sans t’ la jouer Princesse de Clèves
Savoir lire, ça suffit bien
Comme tout le monde
D’ailleurs, je lis peu d’ bouquins
Comme tout le monde
Je préfère le cinéma
Comme tout le monde
C’est en couleurs et l ’cerveau fatigue pas
Comme tout le monde.
Les Alzheimer de mes choses
« Je fais c’ qu’ je dis, je dis c’ qu’ je fais »
Tous les déçus de la rose
Me voient déjà comme la Bonne Fée
J’ fais gaffe à la fée Marine
Comme tout l’ monde
J’ me méfie de ses combines
Comme tout l’ monde
Tout autant de la fée Marion
Comme tout l’ monde
Mais les Français préfèrent la fée Lassion
Comme tout l’ monde.
Coincé entr’ Centre et FN
J’ai peu d’espace pour exister
Du coup, mon espace Shengen
M’impose de tous les insulter
Le bègue, je veux le crever
Comme tout l’ monde
Tout comme Fillon et Juppé
Comme tout l’ monde
Car moi, j’ préfère Nicolas
Comme tout l’ monde
Allez vous faire voir si c’est pas le cas
Comme tout l’ monde.
C’est moi qu’ici je vais viendre
Mettant la grand-mère à genoux
Car nos enfants sont à plaindre
Du fait d’enseignants bien chelous
Faisez, disez vérité
Comme tout l’ monde
Vous causez comme moi français
Comme tout l’ monde
Keskeujdi, quinquin l’a dit
Comme tout l’ monde
De bonnes raisons pour voter Sarkozy
Comme tout l’ monde.

Chanson : « Sark’homme du monde » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Comme tout le monde » (1938)
Paroles: André Horne.
Musique: Paul Misraki
Interprète: Ray Ventura

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

LES GRANDES OREILLES DE BUSH ET OBAMA

Mais quels secrets d’État ont bien pu entendre les grandes oreilles de la NSA et de la CIA, en épiant sans pitié, telles des Pépita, nos grands présidents français ? Seul l’homme à la tête de chou, pour vous le révéler en exclusivité, en avait le profil…

Sur ma liste d’alliées nocives
J’ai écrit vos noms NSA
C I CIA N S NSA
Faut être Apaches maladives
Pour épier nos Chiracahuas
C I CIA N S NSA
Pour ouïr : « Tête de veau, endives
Et bien fraîches, mes Corona »
C I CIA N S NSA
Peut-être un p’tit poil plus jouissives
Les confidences de Nicolas
C I CIA N S NSA
J’expédie tous ces cons, j’arrive
Fais chauffer ton four, Carlita
C I CIA N S NSA
Et Hollande en définitive
Est un mix de ces deux cas-là
C I CIA N S NSA
De Milan, l’attend qu’elles arrivent
Pour Julie et lui les pizzas
C I CIA N S NSA
C I CIA N S NSA

Chanson : « C I CIA N S NSA » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Elaeudanla Teïteïa » (1963)
Paroles et musique : Serge Gainsbourg

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

MARIO-SARKOZY : C’EST L’PLOMBIER ! (« Je ferais tout »)

À l’eau ! Non mais à l’eau, quoi ! Dans sa dernière plongée dans l’amère xénophobie, en quête de voix sous-Marine, le petit Nicolas semble avoir touché le fond (il est vrai que son passé le plombait déjà de façon notoire). À force de tomber le masque et d’user de « Tu » bas, il vient de remporter une paire de palmes d’or bien méritée, dans les très prisées catégories des « Grossiers de l’écran » et des « Plus raciste et xénophobe que moi, tu meurs ! » devant une concurrence médusée.
Napoléon eut son Waterloo, Sarkozy n’aura eu que l’eau d’un robinet qui fuit…

Je ferais tout, tout, tout
Pour plaire aux cons
Je force pas trop
Oh ! Oh ! J’ fais comme Marine
Je n’ sais pas c’ que ces crétins
Lui trouvent, à la copine
Mais c’est moi que j’ suis l’ plus fort
Hein ? Casse-toi, pauv’ con !
Depuis qu’on m’a renversé
Je vous jure que j’ai bien changé
Tremble, gros Hollande, t’es foutu
Et d’abord je ne mens plus
Je suis fou, fou, fou
Foutrement drôle
Plus rigolo
Oh ! Oh ! oui, que Marine
Du stand-up, je suis le roi
J’ai mes nègres qui triment
Pour que j’ fasse mon beur’ encore
Oui ! Rions, les cons
Comptez les clowns dans mon parti
Avec moi, rires garantis
J’ suis plombier, plombier, plombier
Biaiseur du Front
J’ fais le même boulot
Oh ! … oui, que Marine
L’immigré, j’ l’ai balancé
À l’eau dans la cuisine
Faut bien faire plaisir aux cons
Non ? Copains comme cochons !
Les vannes à deux balles, ma foi
Avant, ce n’était pas pour moi
Là, je ressemble à Dieudonné
Le Pen ajouterait « À vue d’ nez »
On fera tout, tout, tout
Pour plaire aux cons
Sans forcer trop
Oh ! Oh ! tout comme Marine
On fait tout ça pour l’oseille
C’est ma requête ultime
Vote pour moi, toi qui dors
Réponds ! Réponds !
Non, pas Marine !
Je m’y s’rais pris trop tard ?
Bon ! Puisque c’est ça
Je me r’tire au Qatar !

Chanson : « Je ferais tout » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Je suis sous » (1964)
Paroles : Claude Nougaro
Musique : J. Datin

Crédits images : http://www.aht.li/2684171/CREDITS_IMAGES_JE_FERAIS_TOUT.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

BATTERIE DE CUISINE ÉLECTORALE (« Les marmites »)

C’est vrai qu’il a changé, Nicolas… Fini, le bling-bling et place au cling-cling des très nombreuses casseroles qu’il trimbale, à l’insu de son plein gré, bien sûr. Du coup, si certains aveugles veulent bien encore ne pas le voir venir, il leur faudra aussi être sourd pour ne pas l’entendre. Attendons donc la sauce que lui mijote la Justice, qui pourrait lui être dure au Palais…

Des casseroles, vous dites
Ce sont plutôt des marmites
Faudrait pas nous prendr’ pour des jambons
On n’est pas républicons
Dans la gamelle, ils se servent
Se moquant qu’on les observe
Se gobergent et mènent grand train
Sans souci d’nos lendemains
Tant d’fusibles
Donc paisible
Il marche en faisant bling-bling, le Nicolas
Il évite
Les poursuites
Il ne connaît aucun nom, ne savait pas
Justice sonne,
Y a plus personne
Cloche de bois, vous descendez à République
Et revoilà les marmites
Les Français oublient si vite
Marine et Nicolas laveraient blanc
On nous prend pour des enfants
Un peu attardés, peut-être
Spéculant sur le mal-être
Et les peurs qu’on a de ses voisins
Les marmites, ça s’oublie bien
Des casseroles, vous dites
Ce sont plutôt des marmites
Faudrait pas nous prendr’ pour des jambons
On n’est pas républicons
On n’est pas républicons
On n’est pas républicons
On n’est pas républicons

Chanson :  » Les marmites » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : «  »La Marmite » (1961)
Paroles et musique: Brazinha, L. Antonio, J. Broussolle

Crédits images : http://www.aht.li/2676504/CREDITS_IMAGES_MARMITES.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

SARKOZY : COMBIEN DE DIVISIONS ? (« Le diviseur de la République »)

Cela n’aura pas duré très longtemps ! Le mur immaculé (censé cacher de la route aux yeux des électeurs potentiels le dépotoir des affaires et une enseigne UMP rouillée et cabossée) se craquelle déjà. En coulisse, on s’agite, on complote, on se menace, on s’injurie, on aiguise les couteaux et les sabres, une miséricorde cachée dans la manche. Cette union tant vantée n’était donc que de façade ? Quelle surprise de voir si vite cette communauté réduite aux aguets… Et la foire aux bonimenteurs ne fait que commencer !
« L’élection encourage le charlatanisme », cette forte parole est actuelle. Il est vrai qu’elle ne date que de… 1871, sous la plume d’Ernest Renan.

Parmi mes nombreux travers
Dieu sait s’ils sont divers
Ce, de façon notoir’
J’en ai un très important, un truc de président
Je divise les Français
Ce n’est pas compliqué
Il vous suffit de voir
Je choisis le bon moment et je suis là, clivant
Je ne cherche qu’à diviser la République,
République, République
Si certains trouvent ça pathétique
J’en ai rien à braire
Je ne cherche qu’à diviser la République,
République, République
Même si ça rend antipathique
C’est mon seul but en politique
Le sort de tout un chacun
M’indiffère à un point
Quasiment indécent
Quand je pense qu’il y en a qui m’ont élu pour ça
Je spécule sur leurs peurs
Sacrifie leur bonheur
Au profit de l’argent
Pour le bien des quelques-uns qui me font candidat
Je ne cherche qu’à diviser la République,
République, République
Si certains trouvent ça pathétique
J’en ai rien à braire
Je ne cherche qu’à diviser la République,
République, République
Même si ça rend antipathique
C’est mon seul but en politique
Président d’ tous les Français
Tout ça, c’est dépassé
J’ m’occupe pas des claque-dents
Moi je suis le président de ceux qui pèsent lourd
Tant pis pour ceux qui ont cru
Que l’homme de la rue
Entrerait dans mes plans
T’as qu’à avoir des millions, espèce de balourd
Je ne cherche qu’à diviser la République,
République, République
Si certains trouvent ça pathétique
J’en ai rien à braire
Je ne cherche qu’à diviser la République,
République, République
Même si ça rend antipathique
C’est mon seul but en politique
Je n’écoute ni les potins
De gens qui auraient faim
Ni tous ces fainéants
Qui se plaignent d’avoir peine à joindre les deux bouts
Retroussez vos manches, enfin
Bougez-vous, les clampins
Faites comme moi de l’argent
Moi, tout comme le Veau d’or, je suis toujours debout
Je ne cherche qu’à diviser la République,
République, République
Si certains trouvent ça pathétique
J’en ai rien à braire
Je ne cherche qu’à diviser la République,
République, République
Même si ça rend antipathique
C’est mon seul but en politique

Chanson : « Le diviseur de la République » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les amoureux des bancs publics » (1952)
Paroles et musique : Georges Brassens
Musique extraite du CD « Chantons Brassens »

C’EST AVEC DU VIEUX QU’ON FAIT DU NEUF (« Les Faux-culs-blicains »)

Bon suaire, l’UMP ! Bonjour, Les Républicains ! Nicolas Sarkozy a déposé sans bilan un parti plombé par les divisions et les affaires, et s’en est fabriqué un vierge, tout neuf, tout en or, pour lui tout seul : les militants l’adorent, en bons et beaux veaux, comme le disaient Mongénéral, puis Charles Pasqua alors qu’il était à l’Intérieur (et donc à l’extérieur des tribunaux).
Changer de nom, Paul Bismuth en a l’habitude, il est vrai. Quant à ceux qui le suivent dans cette mascarade, au bal des faux-culs, ils ne joueront pas dans l’orchestre…

Mon nouveau parti, je le sens bien
Les faux-culs-blicains
Alzheimer ou comme moi coquins
Les faux-culs-blicains
Les faux-culs-blicains, in in in
Les faux-culs-blicains, in in
Les faux-culs-blicains, in in in
Les faux-culs-blicains, in in
Ils ont ressuscité Raffarin
Les faux-culs-blicains
Autant exhumer Giscard d’Estaing
Les faux-culs-blicains
Les faux-culs-blicains, in in in
Les faux-culs-blicains, in in
Les faux-culs-blicains, in in in
Les faux-culs-blicains, in in
Au départ, c’est rien qu’un truc-machin
Les faux-culs-blicains
On change de nom et ça devient
Les faux-culs-blicains
Les faux-culs-blicains, in in in
Les faux-culs-blicains, in in
Les faux-culs-blicains, in in in
Les faux-culs-blicains, in in
Par eux, casseroles vite oubliées
Les faux-culs-blicains
Dès demain, l’oublieront, l’UMP
Les faux-culs-blicains
Les faux-culs-blicains, in in in
Les faux-culs-blicains, in in
Les faux-culs-blicains, in in in
Les faux-culs-blicains, in in
Ils ont deux neurones, ça suffit bien
Les faux-culs-blicains
Je suis leur gourou, et j’aime bien
Les faux-culs-blicains
Les faux-culs-blicains, in in in
Les faux-culs-blicains, in in
Les faux-culs-blicains, in in in
Les faux-culs-blicains, in in
(Reprise ad libitum)

Chanson :  » Les Faux-culs-blicains » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les petits boudins  » (1967)
Paroles et musique : Serge Gainsbourg

Crédits images : http://www.aht.li/2672216/CREDITS_IMAGES_FAUX-CULS-BLICAINS.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers