RUMEURS PRÉ-ÉLECTORALES FANTÔMES ? HOAXBUSTER ! (« Ils me rendent marteau »)

À l’approche de chaque élection, quelle que soit la saison, on voit fleurir sur les murs des villes ou des comptes Facebook de bien curieux papiers : faits-divers douteux, déclarations fracassantes de célébrités, mises en garde dénonçant des complots contre votre santé ou vos biens ; bref, de quoi vous inquiéter plus que de raison… pas de panique !
Ces inquiétantes fausses nouvelles (hoax en anglais) n’ont pour seul but que de déclencher des réflexes de peur, censés susciter un vote « réactionnaire » chez les gens naïfs, certaines personnes âgées ou en situation de faiblesse : en cas de doute, il suffit de jeter un œil sur google ou sur un site spécialisé, hoaxbuster par exemple, et d’éviter de les relayer pour le bien de tous.

Ils me rendent marteau
Les gens qui chaque jour
Reprennent de faux bruits
Ou d’ignobles rumeurs
Voici les régionales
La guerre électorale
Et on ment à mon père
Ma mère, mes frères et mes sœurs
Oh oh, j’en ai des haut-le-cœur
Il faut être une cloche
Ou un sombre balourd
Pour n’avoir pas senti
L’excrémentielle odeur
Je trouve dégueulasse
Plus c’est gros, plus ça passe
Que l’on mente à mon père
Ma mère, mes frères et mes sœurs
Oh oh, j’en ai des haut-le-cœur
Tout est bon chez Ducon
Mais il faudra qu’un jour
On exige un permis
Pour être un électeur
En France de cocagne
Où l’ignorance gagne
Où l’on ment à mon père
Ma mère, mes frères et mes sœurs
Oh oh, cela pour son malheur
Ils me rendent marteau
Ces profiteurs de cloches
Suborneurs de crédulité
Trompant les malheureux
Que ce soit l’un ou l’autre
Arrêtez de nous prendre pour des cons
Et lâchez donc mon père
Ma mère, mes frères et mes sœurs
Oh oh, avant qu’ j’ fasse un malheur
Ayez donc le courage
Ou pour un’ fois l’honnêteté
De ne plus mentir à mon père
Ma mère, mes frères et mes sœurs
Oh oh, allez sur hoaxbuster
C’est ça, sur hoaxbuster
Avant d’être marteau
Avant d’être marteau

Chanson : « Ils me rendent marteau » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « The Hammer Song » (1949)
Paroles et musique : P. Seeger & L. Hays

Version française : « SI j’avais un marteau » (1963)
Paroles : Vine Buggy, Claude François
Musique : Lee Hays, Pete Seeger

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès,chansonniers

LE ROI SEUL DIT : « JE VEUX » (« Marine n’a pas voulu »)

Je ne dois pas être le seul à m’être fait reprendre de volée, gamin, par des proches plus âgés dès lors que le moindre « Je veux… » franchissait la barrière de mes dents. Une unanime maxime m’était aussitôt assénée : « Le Roi seul dit : Je veux »… histoire de m’apprendre la politesse.
Apparemment, Marine Le Pen se prend déjà pour la Reine. De qui, de quoi ? L’avenir le dira peut-être, surtout si elle continue à éviter les sujets…

Mijoté son coup, pardi
Pour, sur France2, un jeudi
Devancer sans interdit
L’ chrono de c’qu’on dit
Dans deux jours, la campagne
Les quelques voix qu’on gagne
Peuvent, on ne sait jamais
Vous aider à passer premier
Marine n’a pas voulu
Et Alliot non plus
Cette idée leur a déplu
Tant pis n’en parlons plus
S’ confronter aux arguments
Émis par ses concurrents
Marine n’a pas voulu
Et Alliot non plus
Pourtant, se moquer d’Sarko
De Bertrand, de Morano
De toutes ces copies, Coco
Des originaux
C’eut été une tuerie
Du moins en théorie
C’était du fait-maison
Mais elle a raté l’occasion
Marine n’a pas voulu
Et Alliot non plus
Cette idée leur a déplu
Tant pis n’en parlons plus
S’ confronter aux arguments
Émis par ses concurrents
Marine n’a pas voulu
Et Alliot non plus
Et du jour au lendemain
Marine mit dans le pétrin
Pujadas et tout l’machin
Un sacré tintouin
À croire qu’elle eut la trouille
De vendre sa ratatouille
Sans devoir s’expliquer
Elle préféra rester à quai
Marine n’a pas voulu
Et Alliot non plus
Cette idée leur a déplu
Tant pis n’en parlons plus
S’ confronter aux arguments
Émis par ses concurrents
Marine n’a pas voulu
Et Alliot non plus
Faut dire que l’éducation
Franchement, c’est pas sa passion
Au mieux, mérite la mention
En récitation
Du coup, Marine passe
En refusant, la classe !
Toute confrontation
À Pujadas, elle a dit : « Non »
Marine n’a pas voulu
Et Alliot non plus
Cette idée leur a déplu
Tant pis n’en parlons plus
S’ confronter aux arguments
Émis par ses concurrents
Marine n’a pas voulu
Et Alliot non plus
Pour arriver à ses fins
Elle n’a pas trente-six moyens
Convaincre les bons-à-rien
Ou les vrais crétins
Ignorants de l’Histoire
Et tous, prêts à tout croire,
Parce qu’un de leurs voisins
Aurait l’air un poil maghrébin
Marine n’a pas voulu
Et Alliot non plus
Cette idée leur a déplu
Tant pis n’en parlons plus
S’ confronter aux arguments
Émis par ses concurrents
Marine n’a pas voulu
Et Alliot non plus
J’en veux aux chaînes d’infos
Recevant ces rigolos
Pour faire monter au plus haut
D’ l’audience le taux
Car tout était visible
Les suites prévisibles
À croire que la télé
Nous prend pour des écervelés
Marine n’a pas voulu
Et Alliot non plus
Cette idée leur a déplu
Tant pis n’en parlons plus
S’ confronter aux arguments
Émis par ses concurrents
Marine n’a pas voulu
Et Alliot non plus

Chanson : « Marine n’a pas voulu » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Papa n’a pas voulu» (1932)
Paroles : Jean NOHAIN
Musique : MIREILLE

Création et réalisation : Jean-Marie
Quesnel/Camille Gomès,chansonniers

DECODER SARKO, C’EST PAYANT

« Je voudrais leur dire qu’on a reçu le coup de pied au derrière mais que c’est pas parce que vous voulez renverser la table que vous descendez de la voiture dont vous vous abstenez de choisir le chauffeur. »
Ces propos sibyllins du si bilieux Nicolas, à l’esprit aussi tourmenté que les méandres de la scène dont il peine à s’extraire, feront désormais référence.
Digne des propos de Salon de Nostradamus ou de certaines paraboles dont Valéry garda longtemps le secret, son énigmatique intervention suscite nombre d’interrogations qu’il devrait lever dès son retour de Delphes… what a Pythie !

Je dis qu’ c’est pour la France, je fais ce que je veux
Je ne parle aux pauv’ cons que quand j’ai besoin d’eux
Je tiens des propos mystérieux, oui mais
Je sais que les cons sont curieux
Je suis comme ça, c’est moi, Sarkozy…
Comprenez-le
Je dis qu’ c’est pour la France, je fais ce que je veux
Depuis mon plus jeune âge, je suis un mec odieux
Je méprise tous les studieux
Tous ceux de la langue amoureux
Je suis comme ça, c’est moi, Sarkozy…
Comprenez-le
Je dis qu’ c’est pour la France, je fais ce que je veux
J’ai été formé par Pasqua le mafieux
D’ son copain, j’épousai la fille
Puis d’ Martin fit cocu martyr
Je suis comme ça, c’est moi, Sarkozy…
Comprenez-le
Je dis qu’ c’est pour la France, je fais ce que je veux
Je dis qu’ c’est pour la France, je fais ce que je veux
Je fais ce que je… veux
Je dis qu’ c’est pour la France, et je la veux
Je dis qu’ c’est pour la France, je fais ce que je veux
Ce que je veux, ma promettance
Et merde !

Chanson : « Je dis qu’c’est pour la Fance » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Je dis ce que je pense, je vis comme je veux » (1966)
Paroles et musique : Antoine

Image et son Sarkozy :
http://www.rtl.fr/actu/politique/video-nicolas-sarkozy-amuse-la-toile-avec-une-phrase-incomprehensible-7780139353

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel / Camille Gomès,chansonniers

GUÉANT ? 75 000 EUROS REPRIS DE JUSTESSE…

Claude Guéant avait raison de « faire confiance à la justice de son pays » dans l’affaire dite « des tableaux flamands » où « il n’avait rien à se reprocher » (sic).
Le verdict est tombé, impitoyable : trois mois de prison (avec sursis) et 75 000 euros d’amende, que le commun des mortels, en grignotant ses Bénénuts, pourrait trouver suffisamment salée…
Quelle somme ! Mais où va-t-il bien pouvoir la trouver pour s’acquitter de cette dette, à moins bien sûr qu’il n’ait trouvé par terre, comme certains l’affirment, 500 000 euros en allant faire sa petite commission… qu’en dit son chef de cabinet ?

Bonjour, bonjour,
Je viens vous faire marrer
Laissez tout tomber,
On va rigoler
La Sarkozye
Cahuzac a niqué
Enquête exigé
Honnête UMP
Mémoire perdue en quittant le gouvernement
Très vite oublieux d’un spectacle permanent,
Comme pour les, (comme pour les)
Comme pour les, (comme pour les)
Comme pour les tableaux du copain d’Sarko
Y a des peintres flamands qui ont leur cote au plus haut
Comme pour les tableaux du copain d’Sarko
Y a des contrôles fiscaux
Plein de juges sur le dos, oh oh, oh oh, oh oh…
À l’UMP,
Si vous le voulez,
On ira décorer
Le mur qui tombe à souhait
Aucun danger,
On a désamorcé
Nous, les concrodiles
On n’ se bouffe jamais
Woerth qui fit la une, la justice a endormie,
Les actions coquines disparaissent par magie
C’est comme pour les, (comme pour les)
Comme pour les, (comme pour les)
Comme pour les tableaux du copain d’Sarko
Y a des peintres flamands qui ont leur cote au plus haut
Comme pour les tableaux du copain d’Sarko
On ressort les réseaux
En retour des cadeaux, oh oh, oh oh, oh oh…
Tou, tou, tou, (Baoum)
Tou, tou, tou, (Baoum)
Tou, tou, tou, (Baoum)
C’est çui qu’y est qui dit !
Mémoire perdue en quittant le gouvernement
Très vite oublieux d’un spectacle permanent,
C’est comme pour les..
[Comme pour les]
Comme pour les..
[Comme pour les]
Comme pour
[Comme pour]
Comme pour
[Comme pour]
Comme pour les tableaux du copain d’Sarko
Y a des peintres flamands qui ont leur cote au plus haut
Comme pour les tableaux du copain d’Sarko
Y a des contrôles fiscaux
Plein de juges sur le dos
Comme pour les tableaux du copain d’Sarko
Y a des peintres flamands qui ont leur cote au plus haut
Comme pour les tableaux du copain d’Sarko
Y a des contrôles fiscaux
Plein de juges sur le dos, oh oh, oh oh, oh oh…
Vivent les amis d’Sarko !

Chanson : « Le copain d’Sarko » SACEM ©2013
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Vive le douanier Rousseau » (1983)
Paroles et musique : Daniel Vangarde

TANT DE MEDIAS, SI PEU D’INFOS (« Mais rien ne bouge »)

Je ne sais pas si vous le ressentez de même, mais de plus en plus, je peine devant les journaux télévisés ou les chaînes d’infos en continu dans ma quête quotidienne de connaissance des simples faits : tout me semble déjà dégraissé, taillé, conditionné en barquette, prêt à consommer, sinon pré-mâché ou prêt-à-penser, bien loin de la conception de la presse et de l’information d’un Clemenceau, rédacteur en chef de l’Aurore au moment de l’affaire Dreyfus :
« Les journalistes ne doivent pas oublier qu’une phrase se compose d’un sujet, d’un verbe et d’un complément. Ceux qui voudront user d’un adjectif passeront me voir dans mon bureau. Ceux qui emploieront un adverbe seront foutus à la porte. »
Je ne sais pas si, comme l’affirment souvent les gens de droite empêtrés dans des affaires scandaleuses, tous les journalistes sont de gauche (certains le cachent bien) mais je sais que tous leurs patrons sont de droite et proches des précédents, tant l’argent crée des liens désintéressés.
Ne manquerait plus sur ces affaires qu’une magistrature couchée dans notre actu alitée…

J’ai l’impression que rien ne bouge
En suivant l’actualité
Qui toujours tourne autour du rouge
Du blanc, du noir ou du bronzé
On retrouve après les vacances
Les mêmes propos bien amers
De ceux prônant l’indifférence
À ceux survivant à la mer
{Refrain:}
J’ l’ai déjà dit : j’ l’ai déjà vu
J’ai rien appris, j’en suis déçu
Je les regardais à la file
Les flashs d’infos et les JT
En attendant que se profile
Ce qui pourrait bien m’inspirer
Sur un sujet la sérénade
Ou la moquerie plus souvent
Tout étant prétexte à marrade
Ou à pleurs, ce, suivant l’instant
{au Refrain}
On voit bien moins de reportages
De faits bruts donnant à penser
On n’entend plus que commérages
Dont on pourrait se dispenser
Le journaliste est une étoile
Loin des salles de rédaction
Lisant de façon générale
Le prompteur de l’info-patron
{au Refrain}
Le débat politique en France
N’est plus possible en vérité
Empêché par les idées rances
Des tenants du prêt-à-penser
Pour les ignorants de l’Histoire
Les Marine et les Nicolas
Les Nadine cherchant la gloire
Sont prêts à tout pour quelques voix
J’ l’ai déjà dit : j’ l’ai déjà vu
De ce pays… là, je n’en veux plus…

Chanson : « Mais rien ne bouge » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les ballons rouges » (1967)
Paroles : Serge Lama
Musique : Yves Gilbert

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès,chansonniers

NADINE ET LES TARTUFFES

Les propos de Nadine Morano, la race blanche, la France éternelle ? Tout le monde chez « Les Républicains » feint la surprise, voire une indignation de bon aloi.
Et la foule des moutons Alzheimer de condamner cette « première »… risible.
Sûr que Jacques Chirac n’aurait jamais tenu de pareils propos ! Et pourtant, en 1991, glanant dans le pré de Jean-Marie…
https://www.youtube.com/watch?v=eERFYd1DuDE
Nicolas Sarkozy non plus, évidemment (pas pu choisir entre les dizaines de déclarations du même type depuis 2000 jusqu’à l’élégante fuite d’eau).
Bref, Nadine fut à bonne école… à celle des tartuffes, dites-vous ?

Tartuffe comme avant
Visant suffrages
Sarko le sage – qui s’y fie un instant –
Tout en lui est menteur,
À l’actu colle
Trahit De Gaulle et toutes ses valeurs
C’est Sarkozy, c’est Sarkozy
Morano, qui sera l’ suivant ?
Qui sera l’ suivant ?
Qui sera le suivant ?
Tartuffe comme avant
Visant suffrages
Sarko le sage – qui s’y fie un instant –
Jurant sur ses grands dieux
Qui peut le croire,
Que cette histoire, il trouve ça odieux
C’est Sarkozy, c’est Sarkozy
Jouez à qui sera l’ suivant ?
Sera l’ suivant ?
Qui sera l’ suivant ?

Chanson : « Tartuffe comme avant » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La donna è mobile » (1851) extrait de l’opéra « Rigoletto » de Giuseppe Verdi

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès,chansonniers