L’ÉTERNEL RETOUR… TOUJOURS ? (« Dis, quand partiras-tu ? »)

Y a-t-il une vie après la mort ? La question divise les vivants, surtout quand de grands esprits s’emmêlent… En politique en tout cas, les dernières résurrections commencent à dater : si François Mitterrand croyait aux forces de l’esprit, qui le lui ont bien rendu en 1981, Valéry Giscard d’Estaing, lassé d’attendre, a fait « lui, l’Auvergnat, sans fachons » le choix de l’immortalité quai de Conti, illustrant à merveille ce qu’en pensait Georges Bernanos dès lors que l’on évoquait cette très vénérable institution : « Quand je n’aurai plus qu’une paire de fesses pour penser, j’irai l’asseoir à l’Académie.  »
Et puis… et puis… et puis y a Nicolas… qu’a toujours pas compris… et qui y croit toujours… et qu’il écoute même pas ce que les pauv’ cons racontent… Faut vous dire, monsieur… que chez Nicolas…

Voilà combien d’années, combien de décennies
Que nous te subissons, Nicolas Sarkozy
Avec le défilé de tes nombreux mensonges
Promesses non tenues, affaires qui te rongent
Voilà que, ces jours-ci, on t’a vu de retour
Tu étais souriant en parcourant la cour
De l’Élysée, celui que tu avais promis
De ne plus rechercher si tu étais démis
Dis, quand partiras-tu ?
Dis, on t’a assez vu
Et tout le temps qui passe
Ne t’avantage guère,
Et confiance perdue
Ne se rattrape plus
Lorsque tu fus élu, tu ne t’es entouré
Que de seconds couteaux ou d’inconnus parfaits
Écartant du pouvoir les anciens ou les sages
Qui auraient pu tenter de te porter ombrage
Tu voulais tellement occuper seul la scène
Que tu voulais que tout du président provienne
Tu avais une idée, on faisait une loi
Et le gouvernement muet marchait au pas
Dis, quand partiras-tu ?
Dis, on t’a assez vu
Et tout le temps qui passe
Ne t’avantage guère,
Et confiance perdue
Ne se rattrape plus
Et tu nous mens encore, et tu nous mens toujours,
Tu ne sais où tu vas malgré tes beaux discours
Tu n’as qu’une ambition, celle de revenir,
Et tant pis pour la France, si c’est ton bon plaisir
Tu reprendras la route, disant monts et merveilles
Jouant sur l’Alzheimer, à nos cartes vermeil
Tu sembles même prêt, en quête du butin
À faire gagner Marine en jouant au Marin
Dis, quand partiras-tu ?
Dis, on t’a assez vu
Et tout le temps qui passe
Ne t’avantage guère,
Et confiance perdue
Ne se rattrape plus

Chanson : « Dis, quand partiras-tu ? »SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Dis, quand reviendras-tu ? » (1962)
Paroles et musique : Barbara

Création et réalisation : Jean-Marie
Quesnel/Camille Gomès,chansonniers

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LA FRANCE L’A DANS L’UNION (« Merde à vos bancs »)

Serait-ce plus fort qu’eux ? À chaque fois que l’état de la Nation semble exiger qu’elle joigne toutes ses forces pour résister ou repartir de l’avant, il en est qui, une fois l’émotion collective initiale moralement obligatoire à peine dissipée, retournent à leurs petites affaires politiciennes, à leurs petites phrases, à leur petitesse.
J’aimerais que, tout comme moi, ils en restent sans voix.

Les motions pleuvent de vos bancs
À l’Assemblée
D’ l’opposition les amend’ments
À l’Assemblée
V’là l’UMP qui obstructionne
C’est pour cinq ans
Et dir’ qu’y a des cons qu’ ça étonne
Merde à vos bancs
Bavards ils sont tous ces boulets
Tout ça pour rien
C’est l’défilé à l’Assemblée
De ces gens d’bien
On y voit passer des visages
En se suivant
D’vant la télé, triste verbiage
Merde à vos bancs
C’est l’ casting de la Nouvelle star
À l’Assemblée
Z’avez mis belle jupe et costard
À l’Assemblée
Pour nombre, jour de dépuc’lage
Il était temps
À c’t’âge qu’on vous envisage
Merde à vos bancs
Dans l’hémicycle, on parle haut
On injurie
On traite les gauchos de salauds
Et même pis
Croix au poing et famille en tête
Même ceux pourtant
Qui serv’nt le diable et galipètent
Merde à vos bancs
L’examen du projet s´allonge
À l’Assemblée
Homos époux, si l’on y songe
À l’Assemblée
Qu’ils partagent la même couche
Mais sans enfants
Et pas question qu’ils fassent souche
Merde à vos bancs
Faudra bien qu’ ça s’arrête un soir
Ce petit jeu
Vous retournerez dans le noir
Et ce s´ra mieux
Ça nous fera de beaux dimanches
En attendant
D’vous virer prochaine échéance
Merde à vos bancs

Chanson : « Merde à vos bancs » SACEM ©2013
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Merde à Vauban » (1961)
Paroles: Pierre Seghers
Musique: Léo Ferré

Crédits images : http://www.aht.li/2780880/CREDITS_IMAGES_MERDE_A_VOS_BANCS.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

LA FRANCE EST DEBOUT (« La vie »)

La vie sera toujours plus forte que la mort.

La vie
Miracle permanent
La vie
Parfois, ça fout le camp
Brisée
Par des fous et pour rien
La vie
Sacrée pour tout humain
La vie
Il y aura toujours
La vie
Des contre face aux pour
Dressés
À tuer un beau jour
Qui sait
Tant leur folie a cours
La vie
Miracle permanent
La vie
Parfois, ça fout le camp
Brisée
Par des fous et pour rien
La vie
Sacrée pour tout humain
La vie
Sacrée pour tout humain !

Chanson : « La vie » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Ma vie » (1964)
Paroles et musique : Alain Barrière

Crédits images : http://www.aht.li/2775609/CREDITS_IMAGES_LA_VIE.doc

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

SARKOZY, PRINCE DU PARC AUSSI (« Quand sarko… »)

Il est des gens que l’on perd de vue de temps en temps ; c’est parfois reposant et leur vie privée ne nous… regarde pas. On n’a que plus de plaisir à les retrouver ensuite…
Certains cependant s’imposent au regard, complaisamment filmés par les caméras de chaînes de télévision appartenant à des amis proches : comme si on pouvait les oublier, ces omniprésents des médias ! Sachant le coût exorbitant des dispositifs de sécurité à chaque apparition publique, aux frais du contribuable, c’est là une publicité hors comptes de campagne ; mais que ne ferait-on pas pour s’asseoir à la gauche d’un prince, si grand et si cher ami de la France, qu’il n’y paie pas d’impôt ?
Cela vaut bien une place assise en tribune d’honneur, en principe ôté, non ?

Quand Sarko s’ennuie le dimanche
Il vibre au foot, comm’ certains de nous
Suivant le club vers lequel son cœur penche
Même si jamais, on ne l’y voit debout
C’est l’heure où les tout petits se prennent pour Zlatan
C’est l’heure où les stratèges se prennent pour Laurent Blanc
Ah !
Qui nous dira à quoi ça pense
Un ex-président de France
Qui s’aperçoit soudain qu’y a plus connu
Ah !
Qui nous dira à quoi ça rêve
Un qui rumine sans trêve
Qu’en 2012, Hollande l’a fait cocu
Quand Sarko s’ennuie le dimanche
Il vibre au foot, comm’ certains de nous
Le club est cousu d’or, le Qatar le finance
Qui ne paie pas d’impôt, merci d’Carla l’époux
C’est l’heure où les tout petits se prennent pour Thiago Silva
C’est l’heure où les stratèges se prennent pour le Barcelona
Quand Sarko s’ennuie le dimanche
Il vibre au foot, comm’ certains de nous
Mais Zlatan va marquer et la foule est en transe
Mais Zlatan a marqué et la foule est debout
C’est l’instant de triomphe où les tout petits se prennent pour Tonton
C’est l’instant de triomphe où les stratèges se prenn’nt pour Napoléon
Ah !
Comme a dit la guichetière
C’est lui le propriétaire
Du Parc des Princes, il ne paie jamais rien
Ah !
J’aimerais avant mon trépas
Le voir payer, rien qu’une fois
En présentant un billet acquitté, et rien qu’un
Rien qu’un !

Chanson : « Quand Sarko… » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les toros » (1963)
Paroles de Jacques Brel.
Musique de Jacques Brel, Jean Corti & Gérard Jouannest.

Image : http://le10static.com/img/a/1/0/5/7/0/3/105703-large.jpg

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès,chansonniers

SARKOZY, PRÉSIDENT SANS FIN ? (« Le matin, il s’éveille en pensant »)

Qui ne connaît le film d’Harold Ramis, « Un jour sans fin » (1993), connu aussi sous le titre « Le jour de la marmotte », où un présentateur météo (je cite wikipédia) « prétentieux, aigri et imbu de lui-même (…) semble bloqué dans le temps jusqu’à ce qu’il ait donné un sens à sa vie », revivant sans cesse la même journée…
Pour notre « shadow » président, le compteur semble bloqué sur 2007 : il serait peut-être temps « de tourner l’apache », me souffle Angela.

Le matin, il s’éveille en ayant
Une idée de génie, forcément
Le matin, il se lève en croyant
Qu’il est encore le président
Et les savants ont beau faire
Pour le ramener sur terre
Le pouvoir l’a montgolfié
On ne le soigne jamais assez
Le matin, il s’éveille, content
D’avoir rangé, qu’il est prévoyant
Pour la nuit, vieux truc de président,
Ses deux neurones précieusement
Au matin, quand il s’éveille
Il découvre les merveilles
Que les deux ont enfantées
Il ne les soigne jamais assez
Les matins où il est président
C’est bien lui le plus grand des plus grands
Poutine ou Obama, très prudents
Ne font rien sans son assentiment
Un peu partout, il s’invite
Pour imposer au plus vite
Au loin, une panacée
Il ne s’éloigne jamais assez
Le matin, c’est parfois différent
On lui dit qu’il n’est plus président
Ces matins, il s’en va, maugréant
Maudissant d’l’UMP tous les gens
Empêtré dans les affaires
Comment donc les faire taire
En cachant la vérité
On témoigne toujours bien assez

Chanson : « Le matin, il s’éveille en pensant » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Guitare et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le matin, je m’éveille en chantant » (1962)
Paroles et musique : Guy Béart

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès,chansonniers