REPRENDS TES CADEAUX ! (« Noël après terme »)


Cher papa Noël,

Mande pardon, mille excuses ! Depuis le temps qu’on se connaît (c’est vieux comme tes robes), t’avais toujours été correct,et tout et tout, façon Chronopost : commande conforme, livrée dans la nuit, au bon endroit : chouettos ! Et puis là , d’un coup, on sent la fatigue… je ne t’avais pas demandé grand-chose pourtant, ma bafouille tenait sur un ticket de métro. Mais trop, c’est trop : va falloir changer les bésicles ou passer la main. Enfin, bon, ça ira pour cette fois, mais tu sais ce qui te reste à  faire l’an prochain si tu veux que je continue à croire en toi !

 Noël ! Noël ! Tu es venu tantôt
Oh ! bon Papa Noël, reprends tous tes cadeaux
Tu deviens gâteux, mon p’ tit vieux
Petit Papa Noël, t’as rien compris d’ mes vœux
Je t’avais demandé une boîte de chocolats
T’aurais pas dû charger Morano de leur choix
Dans la boîte, il n’y avait que des chocolats blancs
Sans beur ni cacao, tu le devines évidemment
Noël ! Noël ! Tu es venu tantôt
Oh ! bon Papa Noël, reprends tous tes cadeaux
Tu deviens gâteux, mon p’ tit vieux
Petit Papa Noël, t’as rien compris d’ mes vœux
Je souhaitais que Nico peau-d’chien r’nie son ni-ni
Bertrand ou Estrosi furent élus malgré lui
Mais d’mander à Sarko d’oublier Sarkozy
C’est d’mander à l’écho de bien vouloir s’taire avant lui
Noël ! Noël ! Tu es venu tantôt
Oh ! bon Papa Noël, reprends tous tes cadeaux
Tu deviens gâteux, mon p’ tit vieux
Petit Papa Noël, t’as rien compris d’ mes vœux
Je souhaitais pour la France un poil plus de hauteur
Et pour nos dirigeants, le respect des valeurs
De notre République, j’espère être exaucé
Pour Sarko, talonnettes, histoire qu’il puisse être exhaussé
Noël ! Noël ! Tu es venu tantôt
Oh ! bon Papa Noël, reprends tous tes cadeaux
Tu deviens gâteux, mon p’ tit vieux
Petit Papa Noël, t’as rien compris d’ mes vœux
Je promets en échange de dire la vérité
Sur les faits et les gens comme je l’ai toujours fait
Et j’ te jure sur l’honneur et la tête de Zemmour
Que je ne souhaite aux gens qu’un monde de paix et d’amour
Noël ! Noël ! Tu es venu tantôt
Oh ! bon Papa Noël, reprends tous tes cadeaux
Pour la France, miséricordieux
Petit Papa Noël, exauce enfin mes vœux

Chanson :  » Noël après terme  » © 2015
Paroles : Camille

Synthé, guitare et interprétation : Jean-Marie
Chanson originale :  » Noël ( avant terme )  » (1964)

Paroles et musique : Pierre Perret
Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

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VOTER 24H SUR 24 (« Romain, Mourad ou moi »)


Nous votons tout le temps en fait, et ce, dès notre réveil. Certains, parmi les grands partis pris, voteront chocolat ; pour d’autres, ce sera café… ou une tasse  à thé  pour les incroyants. Mais attention, pas n’importe quel café, ouh la la !
D’abord, êtes-vous robusta ou arabica ? Votez ! Les Français ont le droit de savoir ! Quelle étiquette ? Quelle marque ? Votez ! Bon, vous avez choisi la marque… et pourquoi celle-ci plutôt que celle-là ? De quelle origine ce café au fait ? Aromatique, puissant, corsé ? Expliquez-vous ! Où l’achetez-vous et pourquoi ? Votez, votez, allons, allons ! Et chaque fois qu’à la télé, on fait de la pub pour une nouvelle marque ou une nouvelle déclinaison, courez-vous l’essayer ? 
Bref, pour le choix d’une simple boisson du matin, vous avez souvent plus réfléchi qu’avant d’aller déposer dans l’urne un bulletin au nom d’un inconnu : « Tu peux
préparer l’café noir… »

Lorsque nous étions encore enfants, écoliers et écolières
Nous votions pour sœur ou frère, délégué de classe un an
Auprès de nos enseignants
C’était Romain, Mourad ou moi, Youssoufa, Maria, Adeline ou moi
Puis dans la ville où l’on habitait, on est tous allés voter pour mieux nous administrer
C’était facile, on votait pour quelqu’un qu’on connaissait
C’était Marcel, Joseph, pas moi, Marie-Claude, Anna, Bernadette, pas toi
C’était Marcel, Joseph, pas moi, Marie-Claude, Anna, Bernadette, pas toi
Mais pour choisir notre député, déjà ça s’est compliqué
On ne connaissait aucun des candidats au scrutin
On s’est fiés aux aux potins
Nous, les Romain, Mourad et moi, Youssoufa, Maria, Adeline et moi
Certains ont voté comme leurs parents
D’autres contre évidemment, d’autres pas voté du tout : « Ces conneries, on s’en fout !
Allez, salut les marrants !
Salut, Romain, Mourad et toi, Youssoufa, Maria, Adeline et toi
Salut, Romain, Mourad et toi, Youssoufa, Maria, Adeline et toi
Aujourd’hui chaque fois on s’aigrit pour élire un président
Vendu comme une brosse à dents, par la télé, les journaux
François, Marine ou Nico
Aux cons Romain, Mourad ou moi, Youssoufa, Maria, Adeline ou moi
Par les Bourdin, Zemmour, Thréard, Pernault, Brunet , Elkabbach, Ménard,
Fourest, Lapix, Aphatie, Pulvar, Duhamel, Barbier, Pujadas et marre !

Chanson : « Romain, Mourad ou moi » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Ivan, Boris et moi » (1967)
Paroles : Eddy Marnay
Musique : Emile Stern

 

VOX POPULI… ENFIN !


Il a fallu apercevoir les oreilles du loup pour que le peuple sorte de sa léthargie abstentionniste et donne enfin son opinion: « Tout sauf ça ». Du coup, même si le parti de Marine progresse en voix, la démocratie républicaine a évité un affront se prétendant national et « inexorable » C’était sans compter sur le premier parti de France, celui de l’abstention, dont les 7 ou 8 % de moins ont suffi à faire largement basculer les scrutins. À chacun d’en tirer les leçons pour l’avenir…

Pas grand chose ne varie, là
Pas grand chose ne varie, là
Pas grand chose ne varie, là
Et c’est mieux comme ça
Pas grand chose ne varie, là
Pas grand chose ne varie,
Pas grand chose ne varie, là
Et c’est mieux comme ça
Quand notre peuple joue son rôle
En livrant enfin sa parole
Affirmant : « Besoin de personne
Pour agir quand l’alerte sonne
Debout, les morts ! Allez, votons
Pas de FN dans la région »
Tu parles d’un charivaron.
Pas grand chose ne varie, là
Pas grand chose ne varie, là
Pas grand chose ne varie, là
Et c’est mieux comme ça
Pas grand chose ne varie, là
Pas grand chose ne varie, là
Pas grand chose ne varie, là
Et c’est mieux comme ça
Quand on entend Marion, Marine
Lorsqu’elles condamnent la cuisine
Électorale prétendue
Leur dérobant victoire due
C’est signe de leurs idées fixes
Vive le peuple d’Astérix
Tu parles d’un charivarix
Pas grand chose ne varie, là
Pas grand chose ne varie, là
Pas grand chose ne varie, là
Et c’est mieux comme ça
Pas grand chose ne varie, là
Pas grand chose ne varie, là
Pas grand chose ne varie, là
Et c’est mieux comme ça
Quant au parti de Nicolas
On voit ce qu’il en est, ma foi
Le ni-ni a été tanné
Mais NKM est zlatanée
Parce que voir les matchs de Paris
Cela compte bien plus pour lui
Tu parles d’une Sarkozerie
Pas grand chose ne varie, là
Pas grand chose ne varie, là
Pas grand chose ne varie, là
Tu ne changeras pas
Pas grand chose ne varie, là
Pas grand chose ne varie, là
Pas grand chose ne varie, là
Dégage, Nicolas !

Chanson : « Pas grand chose qui varie, là  » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Charivari » (1970)
Paroles: Serge Lama
Musique: Yves Gilbert

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès,chansonniers

AU FEU, LES POMPIERS ! (« Ça serait bien triste »)

D’abord… d’abord… y a l’aîné… « celui qui disait tout haut ce que les Français pensaient tout bas » (très bas, ajoutait Guy Bedos) et le ciel du Midi s’est un peu assombri, en terrain fertile. Du coup, certaines paroles honteuses ont été entendues, puis écoutées, puis reprises par certains corvidés politiciens se posant un temps sur les bras de l’épouvantail qui ne faisait peur qu’à « une intelligentsia judéo-maçonnique cosmopolite de bobos bien-pensants, n’est-ce pas ? » (pour les cinéphiles, dans Marathon man : « C’est sans danger ! « )
Et puis, il y a eu l’autre… celui qui voudrait aujourd’hui revenir… Sark Veau d’or, qui a décomplexé ceux qui gardaient leurs bas instincts pour eux jusqu’alors, libérant leur parole par ses saillies oratoires jusque dans le côté obscur de la farce ; disant lutter contre le Front national en usant des mêmes cordages et jouant sur les mêmes peurs…
Dimanche, allez voter et pour qui vous voulez, mais sachez bien pour quel type de société et vers quel avenir votre bulletin engagera votre région.
Car ce sont bien des élections régionales, vous n’y élirez ni député, ni président de la République, certains semblent l’avoir oublié… chez ces gens-là.

À la bouche, cuillère d’argent
Est née Marine, la divine
Son père ne manquait pas d’argent
Ayant hérité d’richissimes
Château d’Montretout léguant
Dans des circonstances inconnues
Si bien que la pauvre enfant
Est la fille d’un parvenu
Les gens du Front national
Pensent gagner l’élection
Car en tête aux régionales
Dans certaines régions
Disant aux gens de la rue
« Avec nous, c’est tout bon
Tout nouveau, c’est bien connu
Votez donc pour le Front »
Et c’est bien triste
C’est triste quand même de ne pas voir quand on nous ment
Il faut pas être un mentaliste
Il m’semble que si on me mentait, moi je m’en apercevrais
À condition de réfléchir, naturellement !
C’est sur France2, récemment
Qu’elle voulut montrer ses idées
Pour attirer ses clients
Des gens qui en manquaient, d’idées
Hélas, la contradiction
C’était pas vraiment son idée
Elle annula l’émission
Peut-être qu’elle en manquait, d’idées ?
Les gens du Front national
Ont gagné l’élection
Cela leur semble normal
Tant leurs fans sont légions
Se répandant dans les rues
« L’second tour, c’est bidon
Nous sommes déjà élus
Rien n’arrêt’ra le Front
Et toutes ses listes »
C’est triste quand même, cette fâcheuse opinion
Forcément, comme dit Popâ, il faut y croire, n’est-ce pas ?
Mais les gens sont pas si cons, et ils ont un bulletin, n’est-ce pas ?
Alors avec leur main, alors … heu … hop !
Les gens retrouvent raison, et leurs voix, ne compte pas d’ssus
Toi qui en avais tant besoin, le fumier tu n’auras jamais
Que celui que tu sèmes
Toi et ton copain Sarko
Unis sur l’ sujet des migrants
Exploitez les mêmes veaux
En rêvant d’être président
Jouer l’insécurité
En régions, quel drôle d’argument
D’élection, vous vous trompez
Les Français n’sont pas des enfants
C’est triste ça quand même d’abuser des braves gens comme ça !
C’est vrai qu’ils sont faibles aussi !
En 2007, je me rappelle bien… en PACA, ou ailleurs, nombre de cons, même de gauche, n’ont pas voté Ségolène… ils ont bonne mine…
Si seulement ils avaient eu une autre raison que : « C’est une femme »! Et là, ils sont prêts à voter pour une gamine, parce qu’elle est blonde et « petite-fille de » ?
Et qu’est-ce qu’elles feront plus tard, en région, hein ?
N’votez pas Front national
Dimanche aux élections
Car elles sont régionales
Six années, c’est bien long
Voulez-vous voir dans vos rues
Régner tout abandon
De tout ce qui est connu
Toujours de la Nation ?
Ça serait bien triste…

Chanson : « Ça serait bien triste » SACEM ©2015
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les crayons » (1946)
Du film « La ferme du pendu »
Paroles : Bourvil
Musique : Etienne Lorin

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès,chansonniers