LES « GAULOIS »… ET LES AUTRES (« Français, par mes aïeux »)

Est-il en notre temps rien de plus odieux ou de plus ridicule que d’entendre certaines ou certains vanter le « Français de souche », le « Gaulois », le « vrai Français » , « de pure race » ? Il est pas beau, mon poulet de Bresse ? Mon broutard de Sisteron ? Ma moule de Bouzigues ? Mon paysan du Limousin ?
Certes, « les Français sont des veaux » (Charles de Gaulle), de moins en moins dévots d’ailleurs, Dieu merci ! Mais la France est surtout sans doute la terre où le melting-pot fut le plus long et le plus fort, depuis la Préhistoire même.
Le décryptage génétique de l’ADN permet aujourd’hui de suivre quasiment à la trace les déplacements migratoires des ancêtres de chacun de nous… et bien peu vivaient en Gaule.
Alors, Français, mes frères, vivons ensemble, et bien (quitte à retourner à l’école pour certains), par nos aïeux !

FRANÇAIS, PAR MES AÏEUX

Un peu ch’ti par ma mère
Provençal par mon père
Dont les parents vichystes
Votèrent toujours gaulliste
Alcooliques en gros
À se bouffer l’cerveau
Consanguins d’aventure
C’était dans leur nature
Femmes violées par les guerres
Et tant d’enfants sans père
Ou de père inconnu
Sans parler des cocus
En terres de passage
On peut se demander
Par qui même les plus sages
Se sont faites engrosser
Français, par mes aïeux ! {x4}
Quand j’entends tant de haine
Émanant du FN
Leur « C’est tout pour bibi »
Démontrant leurs phobies
Celle du différent
Celle de l’étranger
Celle du musulman
Du noir, juif ou pédé
Z’ont du mal à se taire
Les plus récents, peuchère
Je m’ souviens d’un voisin
Cinquante ans Italien
S’ plaignant des immigrés
Bouffant l’pain des Français
Et d’l’État les largesses
Dues à « nous, les Francès « 
Français, par mes aïeux ! {x4}
De souche êtes Français
Voyons votre ADN
Vous serez étonné
Du détail de ses chaînes
De vos ancêtres noirs
De ceux nés en Syrie
Ou alors quelque part
Au fond de la Hongrie
Un peu ch’ti par ma mère
Provençal par mon père
Ou par un d’ ses copains
J’avoue, je n’en sais rien
On n’est pas ce qu’on naît
Sinon, ça se saurait
Tout racisme est odieux
J’le jure, sur mes aïeux !
Français, par mes aïeux ! {x4}

Chanson :  » Français, par mes aïeux » SACEM ©2016
Paroles : Camille
Clavier et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Autoportrait » (1970)
Paroles : Mouloudji
Musique : Cris Caro

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel
& Camille Gomès, chansonniers

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JUPPÉTHON : CHAUVE MUST GO ON… (« Quelle cuisine »)

Depuis la prise en main du porte-avions UMP par Nicolas Sarkozy en 2004, cette droite (que le monde entier nous envie) n’en finit plus de sombrer dans la désunion toujours, les affaires souvent et le ridicule à chaque occasion. Après le faux départ annoncé définitif du capitaine en 2012, le Sarko Concordia, à force de barrer « à droite toute » prit tant l’eau qu’il fallut et Fillon « et Copé » : en vain ! Le retour du pilote fut acté et une primaire décidée, simple formalité pour le chef, pensait-il…
Las… qu’il dise avoir changé ne nous changeait pas vraiment, et le goût subit pour l’écriture de tous les caciques de son parti au nom nouveau, guère plus. Du coup, Alain Juppé, vieux cheval de retour ayant sur bien d’autres l’avantage d’avoir déjà payé ses dettes à la société, caracole en tête des sondages, en attendant un Juppéthon salvateur, tant Nicolas tient son parti par les bourses… quelle cuisine !

Coincés z’entre Front national et PS
Les Républicains se sentent en détresse
Sarko, on n’en veut plus
Des autres, guère plus
Plaisent de moins en moins de plus en plus
Sur le même créneau, s’est installée Marine
Ses parfums n’ font plus frichonner les narines
De nombre de pékins
Elle qui bat d’une main
Les Républicains
Va falloir lancer le Juppéthon, quelle cuisine, quelle cuisine
Va falloir lancer le Juppéthon
Sans Fillon ni Mariton, ton ton tontaine
Va falloir lancer le Juppéthon, quelle cuisine, quelle cuisine
C’est très urgent car sinon, on va se r’trouver comm’ des couillons
Le jour du grand soir des élections
Il n’est pas besoin d’une grande intelligence
Pour envisager où peut tomber la France
En cas d’ retour au franc
En cas d’isolement
Si racisme et haine sont présidents
Histoire de montrer qu’ils ont du caractère
V’là les candidats partout chez les libraires
Venant pousser leur cri
Par livre sans doute écrit
Par un d’ leurs amis
Va falloir lancer le Juppéthon, quelle cuisine, quelle cuisine
Va falloir lancer le Juppéthon
Sans Fillon ni Mariton, ton ton tontaine
Va falloir lancer le Juppéthon, quelle cuisine, quelle cuisine
C’est très urgent car sinon, on va se r’trouver comm’ des couillons
Le jour du grand soir des élections
Les politicards traînent souvent des casseroles
Je préfère encore les condamnés, parole
Au moins, ils ont payé
Dette à la société
Plus d’affaire en cours, mon r’gard suivez
Pour gagner le second tour face à Marine
Il vaut mieux pour tous être exempt de combines
Remember DSK
Donné gagnant, ma foi
Dommage, Nicolas !
Va falloir lancer le Juppéthon, quelle cuisine, quelle cuisine
Va falloir lancer le Juppéthon
Sans Fillon ni Mariton, ton ton tontaine
Va falloir lancer le Juppéthon, quelle cuisine, quelle cuisine
C’est très urgent car sinon, on va se r’trouver comm’ des couillons
Le jour du grand soir des élections

Chanson : « Quelle cuisine !  » SACEM ©2016
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Valentine » ( 1925)
Paroles : Albert Willemetz
Musique : Henri Christiné

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonnier