LE COFFE, LA RÉFORME ET LA MORT (« C’est d’la m…. »)


Il est de tristes coïncidences charcutières… Au moment où le monde politique dans son ensemble nous prend pour des andouilles, disparaît celui qui s’est guémené toute sa vie contre la malbouffe et les produits frelatés qu’il faut que l’on vire. Quant à la réforme de la Constitution, saucissonnée par les uns, étripée par les autres, plus personne n’en veut, andouillette top-budget de la discorde parlementaire : A.A.A.A.A., en riront les amateurs éclairés.
Bref, eut pu proclamer Jean-Pierre : « C’est de la m…, nom de Dieu ! »

Coffe n’est plus, nous apprennent les gazettes
Coffe n’est plus, salut et puis bonsoir
Lui qui pour nous défendit l’andouillette
Le bon jambon, les produits du terroir
C’est de la merde
On n’entendra plus ce cri
Sauf dans les best-of, pardi
S’en réjouissent les pourris
C’est de la merde
On vous vendra du hâtif
Loin du légume primitif
Colorants et additifs
C’est de la merde
Et l’on vous fera avaler
De la bidoche remballée
C’est une bonne affaire, allez
C’est de la merde
Et vous boufferez du jambon
Nageant dans sa salaison
Recette-miracle du patron
C’est de la merde
Encore
Hollande recule, nous apprennent les gazettes
Plus de réforme de la Constitution
Fragile encore, enterrée, la pauvrette
Le parallèle valait bien une chanson
C’est de la merde
Il faut bien se mettre en tête
Que la politique, c’est bête
Comme chou, j’explique, t’inquiète
C’est de la merde
Au delà des baratins
Faut occuper le terrain
Avant les prochains scrutins
C’est de la merde
Cela, quel que soit ton camp
Il ne reste plus qu’un an
Chacun se voit président
C’est de la merde
« Demain, ça sera mon tour
Demain, ça sera mon jour »
Chante la légion des vautours
Tiens ! Voilà du boudin ! Voilà du boudin !
Voilà du boudin !

Chanson : « C’est de la merde  » SACEM ©2016
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les joyeux bouchers » (1955)
Paroles et musique: Boris Vian

CORRIDA CHEZ LES RÉPUBLICAINS (« Primaire oui-da »)


Devant des arènes aussi garnies qu’un Stade vélodrome recevant l’équipe de Troyes, la primaire se met lentement en place… Les picadors s’entraînent aux petites phrases, le printemps fait refleurir les banderilles, les épées s’aiguisent, les poignards cherchent déjà des dos.
Bigre, qu’ils sont déjà nombreux à se déclarer, les membres de la grande famille unie qui s’appelait UMP naguère… ils s’avancent, sans passé aucun ni la moindre responsabilité dans l’état de l’État, ignorant la présence des juges devant lesquels ils paradent fièrement, drapés dans leur dignité brocardée d’or et leur droit à l’innocence présumée : il est vrai que la traversée du désert a appris à certains le sable de l’arène.
Quant au toro, on s’interroge : qui va-t-on présenter ? Nicolas Sarkozy… ou Paul Bismuth ?
« Je vous laisse juge », comme dit Karim Benzema avant l’Euro. Bref, l’incertitude règne et la tension monte…
Et Marine pendant ce temps-là ? Tapie comme un Bernard ermite, en souriant, elle compte les coups… bas.

Quand on prête attention, certains prêtent à rire
Qui prêtent deux neurones à notre ex-président
Sur Paul Bismuth, quoi dire, sinon que ça empire
Alors qu’il se voyait phare de l’Occident
Sarkozy fit serments, lors de ses deux programmes
Il n’en tint pas beaucoup, l’Histoire en fait écho
Lui dont le grand talent fut de trop plaire, oh dame !
Il en déçut beaucoup, notre pauvre Nico
Revoilà Sarkozy
Après si longue éclipse
Ou du moins son sosie
Retour d’Apocalypse
Car voici
Celui de, celui dont, celui qui, celui quoi,
Celui qui qui qui qui qui qui qui la la hiii
Qui là prétend
Le matamore, revenir en lumière,
Le matamore, sans reproche et sans peur.
Voyez-vous, vous aussi, la Princesse de Clèves
Louant sans retenue la plume du Nico
Écrivain devenu, et recherchant sans trêve
L’oubli ou le pardon de ce que fit Sarko ?
Et pendant ce temps-là,
La muette rusée
Se rit de tout cela
Marchant vers l’Élysée
Depuis qu’en 2012, il mordit la poussière
De la vie politique annonçant son retrait
On vit nombre d’amis dénoncer l’inventaire
En reniant du coup tout ce qu’ils avaient fait
Voici que maintenant
Sur la place publique
Ils sont tous innocents
Du mandat pathétique
Car voici
Le moment de, le moment quoi, le moment qui, le moment que
Le moment qui qui qui qui qui qui qui la la hiii
Où l’on attend
Ceux que j’adore, se disant près du peuple
Ceux que j’adore, pour qui vos voix sont d’or
Demain quand sonnera l’heure de leur primaire
Plein soleil, ce sera la nuit des longs couteaux
Tous prêts à égorger, j’en suis sûr, père et mère
Car quand l’égo s’endort, cherchez donc les cadeaux
Et pendant ce temps-là
La muette rusée
Se rit de tout cela
Courant vers l’Élysée

Chanson : « Primaire oui-da »
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La corrida » (1955)
Paroles: Louis Amade.
Musique: Gilbert Bécaud

LA REVUE DE STRESS (« Les nantis sont débiles »)


– Et c’est quoi, ça ?
– Euh… c’est nouveau, ça vient d’sortir , et c’est chez Deux copains d’abord, 2Cdab pour les intimes.
– Et y a quoi dans ce bouzin ?
– Disons que c’est un survol, éclairé d’un autre regard, de l’actualité politique, people, sociale ou sportive, vu à la façon de chansonniers dans une tradition bien fr….
– Bon, Paulo ! Scuse-moi de te demander pardon de te couper la chique, mais bon, bréfons… c’est jamais qu’une revue de presse en chanson, c’est bien ça ?
– Euh… oui.
– Et ben voilà ! Pas la peine de tortiller du croupion pour ch… droit dans un escalier en colis de maçon ! Et la prochaine fois qu’tu sais pas, t’ hésites pas, tu demandes à Nadine, franco ! c’est pigé, Paulo ?
– Oui, madame Nadine.

Mon fils qui adore Benzema
Curieux de l’affaire Valbuena
M’a demandé pour ses neuf piges
La sextape : « Je la veux, j’l’exige »
Les gosses sont difficiles
Alors je me suis démené
Ça m’a coûté un bras d’monnaie
Pour m’remercier, qu’a dit l’gamin ?
J’aime mieux « Blanche-fesse et les sept mains »
Les gosses sont difficiles
J’ai ouï Monseigneur Barbarin
Au sujet de viols de gamins
Les silences du Cardinal
Tombant sous l’ coup du code pénal
Ça serait trop facile
La faute au célibat des prêtres
Pour qu’leurs enfants n’héritent pas
Curés, vous n’verrez jamais ça
Mais vos petits-enfants, peut-être
Attendons le Concile
Récemment, Larcher entendu
Du Sénat président dodu
Qui sur i-télé contestait
D’Hollande la légitimité
François, te fais pas d’bile
Deuxième personnage de l’État
Oui, mais faut voir dans quel état
Croyait lancer la flèche du Parthe
Nous, on attend toujours qu’elle parte
Larcher est malhabile
En ces temps où la pauvreté
Appelle à solidarité
Envoyons tous un grand « Je t’aime »
À ces braves gens du XVIème
Aider, c’est si facile
Héberger deux cents SDF
En provisoire, c’est pas bézef
Même s’ils préfèrent dans le bois
Danser nuitamment la samba
L’argent leur est facile
Quand on leur demande pourquoi
Ils ne veulent pas dans ce bois
De ces constructions provisoires
Alors, là, c’est une autre histoire
Tant ces gens sont débiles
Ils disent qu’eux vont à la messe
Et je le suppose à confesse
Pour mieux leurs péchés récurer
Je crains qu’y ait pas assez d’ curés
Tant longue en est la file
Et puis y a les Républicains
Sachant qu’il n’en restera qu’un
Je parie qu’ce sera Sarkozy
Le Qatar a déjà choisi
On n’est pas tous débiles
Dire qu’on entend « Allez, la France ! »
Quand Ibrahimović s’élance,
Pour le PSG marque un but
Et Ribéry ? Il est aux putes
Français, c’est difficile

Chanson : « Les nantis sont débiles » SACEM ©2016
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les temps difficiles » (1961)
Paroles et musique : Léo Ferré

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel &  Camille Gomès, chansonniers

LE QATAR DÉVISSE ? LA COUPE EST PLEINE !


Mon propos ne saurait contester l’existence des chaînes privées payantes (chacun gagne sa vie à sa façon) mais la non-diffusion systématique, en clair et gratuitement, de tous les matchs des équipes de France, quelle que soit la discipline. Après tout, les fédérations sportives sont sous la tutelle du ministère de la Jeunesse et des Sports, et perçoivent de l’argent public.
Il semblerait donc logique et naturel que les cahiers des charges de toutes les chaînes comportent une clause exigeant que les retransmissions de l’équipe nationale, vitrine de leur sport, soient accessibles à tous les Français sans qu’il leur en coûte davantage.
Non ?

LA PÉTROLEUSE

L’argent du foot a tout tué
Pour voir Noah, il faut payer
Vous les braves gens, vous qui aimez le sport
Faites briller votre argent, ou allez voir ailleurs
Voir l’équipe de France défendant nos couleurs
Certains riches en font leur beurre
Le Qatar est sans cœur
L’argent du foot a tout tué
Pour voir Noah, il faut payer
Vous les braves gens, vous qui aimez le sport
Faites briller votre argent, ou allez voir ailleurs
Voir l’équipe de France défendant nos couleurs
Certains riches en font leur beurre
Le Qatar est sans cœur
L’argent du foot a tout tué
Pour voir Noah, il faut payer
Vous les braves gens, vous qui aimez le sport
Faites briller votre argent, ou allez voir ailleurs
Voir l’équipe de France défendant nos couleurs
Certains riches en font leur beurre
Le Qatar est sans cœur
Vous les braves gens, vous qui aimez le sport
Faites briller votre argent, ou allez voir ailleurs
Voir l’équipe de France défendant nos couleurs
Certains riches en font leur beurre
Le Qatar est sans cœur
Vous les braves gens, vous qui aimez le sport
Faites briller votre argent, ou allez voir ailleurs
Voir l’équipe de France défendant nos couleurs
Certains riches en font leur beurre
Le Qatar est sans cœur

Chanson : « La pétroleuse » SACEM ©2016
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La Michetonneuse » (1969)
Paroles et musique : P. De Senneville / G. Auteve / J.L. Dabadie

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers