CORRIDA CHEZ LES RÉPUBLICAINS (« Primaire oui-da »)


Devant des arènes aussi garnies qu’un Stade vélodrome recevant l’équipe de Troyes, la primaire se met lentement en place… Les picadors s’entraînent aux petites phrases, le printemps fait refleurir les banderilles, les épées s’aiguisent, les poignards cherchent déjà des dos.
Bigre, qu’ils sont déjà nombreux à se déclarer, les membres de la grande famille unie qui s’appelait UMP naguère… ils s’avancent, sans passé aucun ni la moindre responsabilité dans l’état de l’État, ignorant la présence des juges devant lesquels ils paradent fièrement, drapés dans leur dignité brocardée d’or et leur droit à l’innocence présumée : il est vrai que la traversée du désert a appris à certains le sable de l’arène.
Quant au toro, on s’interroge : qui va-t-on présenter ? Nicolas Sarkozy… ou Paul Bismuth ?
« Je vous laisse juge », comme dit Karim Benzema avant l’Euro. Bref, l’incertitude règne et la tension monte…
Et Marine pendant ce temps-là ? Tapie comme un Bernard ermite, en souriant, elle compte les coups… bas.

Quand on prête attention, certains prêtent à rire
Qui prêtent deux neurones à notre ex-président
Sur Paul Bismuth, quoi dire, sinon que ça empire
Alors qu’il se voyait phare de l’Occident
Sarkozy fit serments, lors de ses deux programmes
Il n’en tint pas beaucoup, l’Histoire en fait écho
Lui dont le grand talent fut de trop plaire, oh dame !
Il en déçut beaucoup, notre pauvre Nico
Revoilà Sarkozy
Après si longue éclipse
Ou du moins son sosie
Retour d’Apocalypse
Car voici
Celui de, celui dont, celui qui, celui quoi,
Celui qui qui qui qui qui qui qui la la hiii
Qui là prétend
Le matamore, revenir en lumière,
Le matamore, sans reproche et sans peur.
Voyez-vous, vous aussi, la Princesse de Clèves
Louant sans retenue la plume du Nico
Écrivain devenu, et recherchant sans trêve
L’oubli ou le pardon de ce que fit Sarko ?
Et pendant ce temps-là,
La muette rusée
Se rit de tout cela
Marchant vers l’Élysée
Depuis qu’en 2012, il mordit la poussière
De la vie politique annonçant son retrait
On vit nombre d’amis dénoncer l’inventaire
En reniant du coup tout ce qu’ils avaient fait
Voici que maintenant
Sur la place publique
Ils sont tous innocents
Du mandat pathétique
Car voici
Le moment de, le moment quoi, le moment qui, le moment que
Le moment qui qui qui qui qui qui qui la la hiii
Où l’on attend
Ceux que j’adore, se disant près du peuple
Ceux que j’adore, pour qui vos voix sont d’or
Demain quand sonnera l’heure de leur primaire
Plein soleil, ce sera la nuit des longs couteaux
Tous prêts à égorger, j’en suis sûr, père et mère
Car quand l’égo s’endort, cherchez donc les cadeaux
Et pendant ce temps-là
La muette rusée
Se rit de tout cela
Courant vers l’Élysée

Chanson : « Primaire oui-da »
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La corrida » (1955)
Paroles: Louis Amade.
Musique: Gilbert Bécaud

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