À L’EURO ? ÇA VA MARCHER ! (« La France en panne »)

– Allô ! Allô ! C’est le commissaire Duglandier qui vous parle… vous êtes cernés… rendez-vous !
– Jamais !
– Combien détenez-vous d’otages ?
– Plus de soixante millions !
– Ah oui, quand même… Bon, lieutenant, dites à vos hommes de remonter sur leurs vélos et leurs chevaux. On se replie et on attend les ordres d’en haut, dans la hutte du village de vacances qui nous sert de QG provisoire. Exécution !
– Euh, monsieur le commissaire… c’est laquelle, déjà ?
– Mais enfin, lieutenant : c’est la hutte finale..

C’était un temps, messieurs, mesdames
Où toute la France était en panne
Plus d’ carburant pour nos voitures
Pour le coup, c’était un coup dur
Y avait mon copain qui pestait
Contre ces cons d’ la CGT
Qui lui compliquaient ses vacances
Ah, franchement, elle est belle, la France
C’était un temps, messieurs, mesdames
Où toute la France était en panne
On voyait dans bien des stations
Les futurs piétons s’mettre des gnons
Pendant qu’ leurs chiares se bidonnaient
Zyva, papa ! Allez, René !
Sans voir le panneau : « Hors-service »
Un aveugle s’en tapait les cuisses
C’était un temps, messieurs, mesdames
Où toute la France était en panne
Et dire que j’ai jeté, c’est bête
À la voirie ma bicyclette
Pour un problème de pédalier
En cinq minutes à l’atelier
J’aurais résolu le problème
Tant pis pour moi et pour ma flemme
C’était un temps, messieurs, mesdames
Où toute la France était en panne
Y avait des gens cons comme des bites
S’ pensant rev’nus en 68
Voilà qu’ dans l’optique de l’Euro
On va passer pour des blaireaux
Va y avoir une couille dans le potage
Qui donc profite du sabotage ?
C’était un temps, messieurs, mesdames
Où toute la France était en panne
Le roi du 1 000 bornes, un pépé
Sortit la carte priorité
« La loi du travail, on combat »
Pour cette année, j’ai qu’un Viagra
« T’as qu’à t’ la mettre sous l’éteignoir »
Pitié, les mecs, c’est pour ce soir !
Avant que ça n’puisse virer au drame
Hollande nous sortit son programme
Pensez, il avait tout prévu
Son think-tank prévoit les bévues
Si pas d’ pétrole, beaucoup d’idées
Du coup, l’ François a décidé
Devant cette France en détresse
D’envoyer tous ses CRS
C’était un temps, messieurs, mesdames
Où toute la France était en panne
C’est sûr, ça n’ pouvait pas durer
En jeu, y avait trop d’intérêts
Mais retenez bien la leçon
Même si ce n’est qu’en chanson
Si le monde vous aimez faire chier
Viendez donc à la CGT

Chanson : « La France en panne » SACEM ©2016
Paroles : Camille
Synthé et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La télé en panne » (1983)
Paroles et musique: Pierre Perret

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

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RIBÉRY A L’EUROVISION, INFOS EN BERN ET UN BOUT DE BAUPIN (« Revue de stress 2 »)

Vains dieux, quelle semaine ! J’en ai perdu the voice (en français dans le texte) : des finales partout ! Seul le festival de Cannes nous fait attendre encore, tout comme d’ailleurs éducation, bienséance et honnêteté intellectuelle de nos clients habituels, parmi lesquels trônent certains journalistes d’opinion (la leur, cela va sans dire), des politiciens aux dents plus incisives que l’esprit et « des gens connus » en peau de lapin Paulèze.
Bref, de quoi rire encore un peu, non ?

Le gênant dans l’actualité, c’est que s’ fait rare la vérité
Les faits deviennent secondaires, manipulés par l’ commentaire
Ça devient difficile
Je l’ai toujours préférée nue, accessible au premier venu
Sans que brodent, sur les dépêches, des cons partiaux ou des pimbêches
Est-ce si difficile ?
S’il y eut des contre-pouvoirs, de plus en plus, sous l’éteignoir,
Les met un certain Bolloré, le P‘tit journal est guignolé
Au pouvoir, c’est facile
Manquerait plus qu’avec Ardisson, on décide de virer Guillon
J’parie disparition du clair, à brève échéance, j’ai du flair
Bolloré est habile
Faut dire que les cons sont nombreux, et même se reproduisent entre eux
J’affirme que tout est fait pour, en rendant notre intellect sourd
À tout c’qu’est pas débile
Et penser, c’est si fatigant, confiance à notre ex-président
Je ne pense pas à d’Estaing, mais à Sarko, c’est son destin
Tromper est si facile
Trump puisqu’on en parle, allons-y, « Président des États-Unis »
Donald fait rêver Sarkozy, mais y a pas d’bon coin-coin ici
Ni de canards débiles
L’Art, Monica, c’est dépassé, à moins qu’Hillary n’soit trumpée
Par une spécialiste du trombone, réveillant d’Bill le sexe aphone
Les Bush, c’est bien utile
Sinon, juste un mot sur Baupin, rime facile, ça mange pas d’pain
Consacré malotrou d’ service, dites, les gars, que fait la police
Est-ce si difficile ?
Du coup, toutes, elles montent au créneau pour dénoncer tous ces machos
Ces obsédés, ces salopards, prétendant n’être qu’égrillards
Les mains bien trop agiles
Les mains, ça sert à applaudir, du coup, il me fallait le dire
L’arrêt du match du PSG, d’Vénus, l’Ibra y sont tombés
La Fédé est docile
Il y a sans doute de bonnes raisons, sans même parler de millions
Ibra aurait-il menacé : « Zlatan va tous vous zlataner ! » ?
Les braves se défilent
Finir la semaine en beauté, massacrant « Les Champs-Élysées »
C’est ce qu’a fait Franck Ribéry, du haut d’un balcon de beuv’rie
L’oreille est si fragile
Toi le musulman devenu, dis, Franck, tu t’es vu quand t’as bu
On ne se pose plus la question, tu sais, on t’a vu quand t’es con
La tache « un des débiles »

Chanson : « Revue de stress 2 » SACEM ©2016
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les temps difficiles » (1961)
Paroles et musique : Léo Ferré

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

PRIMAIRE : SARKOZY DISTRIBUE LES BONS POINGS (« L’ amer »)

Il n’a toujours pas déclaré officiellement sa candidature (Jean-Pierre Fauxcul me souffle : « Quel suspense… » ) mais Nicolas Sarkozy, en bon maître d’école, a déjà commencé la distribution des prix, avec un petit mot d’encouragement pour chacun de ses adversaires parmi Les républicains, ainsi qu’il sied dans les grandes familles fraternelles et unies.
Alors qu’eux rêvent de le voir enfin au piquet, bras croisés, bonnet d’âne sur la tête, condamné au silence… dans le bon coin !

L’amer
Qu’on voit tancer de haut ses adversaires
Qui se disait changeant
L’amer
Va toujours rageant
Quelle harpie
L’amer
Quelle anxiété dénoncent ses actions
Et ses propos si durs
L’amer, a-t-il un futur
Utopie
Voyez
L’ex-président
Ce, « de tous les Français »
Voyez
Même son camp
Il aime mitrailler
L’amer
Qui tous berçait
De promesses en l’air
De faux serments d’amour
L’amer
N’est plus que rancœur
Pour la vie
(Reprise de tous les couplets)

Chanson : « L’amer » SACEM ©2016
Paroles: Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale: « La mer » (1945)
Paroles: Charles Trenet
Musique: Charles Trenet et Albert Lasry

LA LISTE DE LR : QUEL CINÉMA ! (« Son suivant »)

Le Grand Prix « Les Républicains » pour la candidature à la présidentielle 2017, s’il n’est pas pour demain, intéresse déjà nombre de propriétaires qui y inscrivent leur poulain, leur pouliche ou leurs vieux chevaux de retour.
À ce jour, se sont déjà déclarés : Jean-François Copé, Geoffroy Didier, François Fillon, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Frédéric Lefebvre, Bruno Le Maire, Hervé Mariton, Nadine Morano, Jacques Myard, Jean-Frédéric Poisson.
On attend encore : Michèle Alliot-Marie, Jean Arthuis, Henri Guaino, Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez et quelques autres…
Si les clauses contraignantes imposées par Nicolas Sarkozy restreindront finalement le nombre de partants effectifs, les cravaches sont sorties et les inscriptions encore ouvertes : ça promet.

Il tourne dans ma tête, tant proche est la campagne
L’idée sotte et grenue, chez les Républicains
Au suivant au suivant
D’aller me présenter, au milieu des copains
Et d’être le suivant du dernier présenté
Au suivant au suivant
Il en est tant et tant, alors pourquoi pas moué
Dans le bordel ambiant, mais faut que je me magne
Au suivant au suivant
Moi je serais plutôt plus proche du PS
Ou alors de la gauche du temps de Mitterrand
Mais au suivant au suivant
Quand je vois ces zozos revendiquant de Gaulle
Je me dis qu’après tout, je peux jouer un rôle
Au suivant au suivant
Je vous jure, les gars, Républicains d’mes fesses
Que dans certains cercueils, tournent moulins à vent
Au suivant au suivant
Je n’ai jamais menti, vous en donne parole
À vous, tous les Français, m’écoutant maintenant
Au suivant au suivant
Je vous ai tous trahis, mais c’était là mon rôle
N’étant alors qu’un pion aux mains du Président
Au suivant au suivant
Et quand je vois la flamme du FN briller
La vague de Marine, un jour va la noyer
Au suivant au suivant
Des primaires au PS, riaient Républicains
Enfin, les UMP, est-ce pareil ou pire
Au suivant au suivant
Peu ne « primairent » pas, cela voudrait-il dire
Que chaque Républicain crée son propre courant
Au suivant au suivant
La ronde s’en allonge chaque jour un peu plus
Mêlant de vieux machins et parfaits inconnus
En suivant le suivant

Chanson : « Son suivant » SACEM ©2016
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Au suivant » (1964)
Paroles et musique : Jacques Brel

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

THE BRAIN vs SARKOTRUMP (« Si t’as pas de cerveau »)

Il y a peu, Nicolas Sarkozy demandait à son interlocuteur télévisuel de bien vouloir lui « prêter deux neurones ». Aujourd’hui, il dénonce « l’absence de cerveau », selon lui, de divers manifestants, qui ne sauraient donner de leçons de démocratie (sic), cette expertise écervelée demandant à être confirmée par la science.
Saluons donc tous ensemble la volonté manifeste d’une reconversion médicale de notre ex-président, qui devrait lui prendre au moins sept ans d’études… s’il ne redouble pas.
Ça nous fera des vacances, non ?

Y a des mots cinglants pas marrants
Dans la bouche d’un ex-président
Deux neurones, il faut qu’on lui prête
Pauvre biquette
De voix, la quête le rend marteau
Il s’est choisi Trump pour héros
Du coup, il vole dans les plumes
Des campeurs du bitume
Si t’as pas de cerveau, oh, oh, oh, oh
Viens défiler, hé, hé, hé, hé,
Change de boulot, oh, oh, oh, oh
Zen, zen, zen
La démocratie au Qatar
T’en parles pas souvent, c’est rare
Donne-leur donc une conférence
Plutôt qu’en France
Loi du travail et Nuit debout
Les gens défilent un peu partout
Ils parlent à la une des gazettes
Et t’as l’air bête
Si t’as pas de cerveau, oh, oh, oh, oh
Viens défiler, hé, hé, hé, hé,
Change de boulot, oh, oh, oh, oh
Zen, zen, zen
Dans les foules,y a quand même
(Zen, zen, zen)
Des mecs qu’ont d’la cervelle
(Zen, zen, zen)
Dans la tête
(Zen, zen, zen)
Et ça t’embête
(Zen, zen, zen)
Des mecs qui ne pens’nt pas
(Zen, zen, zen)
Aux comptes au Panama
(Zen, zen, zen)
Mais à la fin du mois
(Zen, zen, zen)
Ils comptent pour moi
(Zen, zen, zen)
Si t’as pas de cerveau, oh, oh, oh, oh
Viens défiler, hé, hé, hé, hé,
Change de boulot, oh, oh, oh, oh
Zen, zen, zen

Chanson : «Si t’as pas de cerveau» SACEM ©2016
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : «T’as beau pas être beau» (1978)
Paroles et musique : Louis Chedid

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers