CIEL D’ÉTÉ : QU’EST-CE QUE T’ATTENDS POUR ÊTRE BLEU… (« Revue de stress 30/06/2016 »)

Le voici donc, l’été de tous les dangers. Celui où l’on peut craindre tout au lieu de jouir paisiblement de nos congés payés, de RTT ou de nos maladies diplomatiques…
Imaginons donc par avance le pire :
– déjà, avoir encore un temps de m… sur la moitié de l’hexagone (professionnels du tourisme en colère dans la rue)
– manquer de chips, cahouètes, pizzas, de bière et de pastis pour suivre le sport à la télé, avachi sur le divan, suite à des grèves de transporteurs (insurrection)
– perdre contre l’Islande à l’Euro (deuil national de trois jours)
– voir Franck Ribéry nommé Ministre de l’Éducation nationale (suicide collectif des enseignants et des lettrés, façon lemmings)
– enfin… (libre à vous d’imaginer votre catastrophe personnelle, chacun sa mère).
Bref, encore un bel été à venir, non ?

Marine se voyant Présidente
Trouve la Franxit excitante
Aussitôt suivie par le gnome
Ça rend ouf, ces référendums
La manœuvre est visible
Le matin suivant, les British
Conscients d’être pris pour des fish
Parlaient déjà de sécession
À leur tour d’ l’avoir dans l’Union
C’était si prévisible
À ceux qui croient que c’est l’État
Qui contrôlerait les médias
Levez-vous donc un peu plus tôt
Pour voir Guaino ou Philippot
Le matin seuls visibles
Cela nous rappelle Marchais
Qui chaque fois télévisé
Dénonçait qu‘on n’l’invitât pas
Alors, Duchnock, pourquoi t’es là
C’est toi, l’homme invisible ?
La télé, ben tiens, parlons-en
Vous connaissez tous l’incident
D’la panne de courant chez Ruquier
C’est pas nous, crie la CGT
C’eut pu être risible
Mais le Laurent, c’est une lumière
Aussitôt, il a su quoi faire
Filmer avec des téléphones
En v’là une idée qu’elle est bonne
Il a mis dans la cible
Je vis de près hier en zappant
Les charmes de Kim Kardashian
Difficile qu’on les dédaigne
Mais vaudrait mieux pas qu’elle enseigne
Les ados sont terribles
Imaginez que sur sa chaise
Un inconscient place une punaise
Et qu’un des implants éclatât
Boiter d’la fesse, ça n’irait pas
Ce s’rait un pneu risible
Mais chantons Levallois-Perret
Puisqu’on nous dit qu’on est ferrés
Paraît qu’y aurait des scélérats
Et qu’un jour, Levallois paiera
L’info serait crédible
Même si certains donnent leur parole
Qu’au cul n’ont pas de casseroles
Faut être sourd ou Républicain
Pour croire à ces serments coquins
Ils sont incorrigibles
Voici qu’à la télévision
C’est le temps des rediffusions
Et tant pis si t’aimes pas le foot
Tous les patrons de chaînes s’en foutent
Leurs pubs changent de cible
C’est comme ça pendant les vacances
Euro, Wimbledon, Tour de France
Et tant pis pour la ménagère
L’été, y en a qu’ pour son pépère
C’est-y pas Dieu possible
Sinon, ce monde est toujours fou
On s’ tue toujours un peu partout
Tant qu’ c’est pas chez nous qu’ ça canarde
Peut bien faire c’ qu’elle veut, la Camarde
Pleurez, âmes sensibles
Du moment qu’on chante et qu’on rit
Y a de beaux jours pour la connerie
Et puis d’abord, c’est les vacances
C’est pas le moment pour qu’on pense
Gaulois irréductibles !

Chanson : « Revue de stress 30/06/2016 » SACEM ©2016
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les temps difficiles » (1961)
Paroles et musique : Léo Ferré

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel &
Camille Gomès, chansonniers

ARRÊTE, TU BREXITES ! (« Europe et haine »)

Grâce à l’Islande, l’Angleterre a officialisé hier soir sa sortie de l’Euro ! Mais non… Messi ! qui las de perdre en finale a surpris en annonçant lui aussi sa sortie de la scène internationale.
Le Brexit, le vrai, n’a laissé personne indifférent : les anti-européens, Marine en tête se félicitant de « l’exemple » donné par les Britanniques, Mélenchon constatant plus honnêtement leur refus de cette Europe-là ; les pro s’inquiétant d’éventuelles conséquences et pressant le pouvoir de choisir un nouveau Prime Minister ; certains Britanniques eux-mêmes, se réveillant avec une sacrée gueule de bois et effrayés par la chute soudaine de leurs bourses ; quant à Nicolas Sarkozy… no more comment.
Il ne restera plus à Marine et Nicolas qu’à proposer au peuple français le même type de referendum, à la différence près que nous, depuis le traité de Lisbonne… on connaît la chanson. Allez, les Bleus !

Après que j’ai hérité du Front national
J’ai fait à Pôpa subir affront familial
Moi qui suivais ses pas, ne me dévoilais pas
Et n’avais aucun complexe
L’Europe à mes pieds, normal qu’ ça le vexe
Je n’ suis pas européenne
J’suis FN {x2}
Même élue au Parlement
C’est dément {x2}
C’est très rare quand j’y suis
Ça m’ennuie {x2}
Aucune contradiction
Seul m’importe le pognon
Je n’ suis pas européenne
J’suis FN {x2}
Je n’suis pas fille à Pôpa
Même Marine Oumpapa
Quand j’entends le mot Brexit
Ça m’excite{x2}
Je n’en suis pas mécontente
Pour la France, ça me tente
Oui, ça me tente
Chez Pôpa, à Montretout, on était chez nous
Jusqu’à ce que son chien vicieux bouffe mon minou
Moi qui suivais ses pas, ne me dévoilais pas
Et n’avais aucun complexe
Ce fut, pour être partie, bon prétexte
Je ne suis pas mélomane
Dieu me damne {x2}
Je ne suis pas chant nazi
Vert-de-gris {x2}
Je ne suis pas écologiste
Gaz de schiste {x2}
Mais je n’ai aucun dessein
Autre que vos bulletins
Je suis pour vous anxiogène
Dans mes gènes {x2}
J’assume, je revendique
C’est tactique {x2}
Et même si c’est pervers
C’est pervers {x2}
Je vise les Alzheimer {x2}
Les Alzheimer
Ah, j’entends chez Pujadas notre ex-président
Disant « qu’il était guéri », plutôt surprenant
Lui qui chef de l’État, conneries entassa
Et ce sans aucun complexe
Avec pour seule obsession : ses Rolex.
Car tous les deux, on maraude
Mêmes codes {x2}
Les voix des mêmes crétins
Par bull’tins {x2}
Du coup, vive le Franxit
Au plus vite {x2}
Tant pis pour le père François
À la France, on fait coup bas
Tout ce que mon époux vante
Je l’invente {x2}
Tant pis pour les lendemains
D’mes voisins {x2}
Préférez l’originale
Aux trous d’balle {x2}
Si j’aime bien Phillipot
C’est pour draguer certains pots
On est unis par la haine
Et sans gêne{x2}
De François et du PS
Ces gauchistes de nos fesses
Nous avons d’autres amis
Loin d’ici {x2}
Et bien d’autres intentions
Pour mieux vous tondre, moutons
Vous, moutons.

Chanson : « Europe et haine  » SACEM ©2016
Paroles: Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale: « La parisienne » (1976)
Paroles : Françoise Mallet-Joris ; Michel Grisolia
Musique :Marie-Paule Belle

Création et réalisation : Jean-Marie
Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

JE MARCHE, DONC JE SUIS (« La Martinaise »)

En recherchant des fréquences sur un antique transistor pour voir s’il marchait encore, j’ai capté deux stations proches au point de se mêler parfois…
Camarades, camarades, travailleuses, travailleurs, mes amis : OUI ! Oui, nous marchons ensemble et d’un même pas dans la même direction, et nous continuerons à marcher jusqu’à ce que nous atteignions enfin notre…
BUT pour la France ! Ah lalalala ! magnifique frappe d’Olivier Giroud qui ouvre…
Le score obtenu dans les derniers sondages…
de l’entraîneur allemand qui cherche à…
chasser certains adhérents au parti au risque de…
faire capoter la rencontre…
prévue avec le gouvernement…
C’est là que le transistor a rendu l’âme… Dommage, j’aurais bien voulu connaître le résultat final des deux matchs (à suivre)….

J’avoue j’en ai usé pas mal, pour faire court
De godasses pour écouter ses discours
Ne vous déplaise
En suivant le Martinez
Nous défilions
Bastille après Nation
C’est naturel que je prête mon concours
Lorsque j’entends que les gens crient « Au secours !  »
Ne vous déplaise
En suivant le Martinez
Nous défilions
Bastille après Nation
On voit que toute discussion tourne court
Et c’est Valls qui choisit lui-même nos parcours
Ne vous déplaise
En suivant le Martinez
Nous défilions
Bastille après Nation
Casseurs et police prêtant leur concours
On prend ses cliques et ses claques et on court
Ne vous déplaise
En suivant le Martinez
Nous défilions
Bastille après Nation

Chanson : « La Martinaise » SACEM ©2016
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » La Javanaise » (1963)
Paroles et musique : Serge Gainsbourg

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

LE FOND DE L’EIRE EFFRAIE (« La main de Thierry Henry (2009) »)

« Ce soir, on va manger du saignant ! » faisait mystérieusement dire Gaston Leroux à ses personnages. L’Eire l’air de rien ne risque pas grand chose, sinon d’assouvir une vieille vengeance. Mais si, voyons… 2009 ! C’est ça, vous y êtes… c’est la main de Thierry Henry.
Si vous étiez Irlandais, pensez-vous que vous l’auriez digérée ? J’en doute fort…
Ce soir, on va manger du saignant !

Depuis que l’football tous les soirs
Remplace les discussions d’antan
Que mettre un but est une gloire
Digne des anciens conquérants
On tarde à devenir sévère
Devant les mains et tricheries
Des tricheries, cell’ que j’préfère,
C’est la main de Thierry Henry
Est-ce à dire que je barguigne
Les divines paluch’s de jadis
Que je m’soucie comm’ d’un’guigne
De celle de quatre-vingt-six ?
Au contrair’, je la vénère
Maradona encore en rit
Des vacheries, cell’ que j’préfère,
C’est la main de Thierry Henry
Je sais que beaucoup d’Italiens
Pour cela ne sont pas manchots
Que si on leur coupait les mains
Ils ne sauteraient pas si haut
Leurs arnaques sont légendaires
Des monuments d’orfèvrerie
Mais, au ballon, cell’ que j’préfère,
C’est la main de Thierry Henry
Mais si personne ne peut comprendre
Qu’on refuse la video
C’est qu’il y a d’l’argent à prendre
Pour le côté sportif zéro
Il n’y aurait pourtant plus guère
De ces immondes tricheries
Des tricheries, cell’ que j’préfère,
C’est la main de Thierry Henry
Mon but n’est pas d’ chercher querelle
A Platini crénom de nom
Mais sa position m’interpelle
Et le fait remettre en question
Car cinq arbitres, pourquoi faire ?
Cinq pouvant siffler des conneries
Des conneries, cell’ que j’préfère,
C’est la main de Thierry Henry
Devant le tollé, le scandale
La FIFA va, à l’occasion,
Prendre des mesures pour que dalle
Qui n’auront pas d’application
Cela on ne peut pas l’admettre
Et j’ai choisi ma main, ravi
Cell’, gentiment, que j’voudrais mettre
Dans la tronche à Thierry Henry

Chanson : « Thierry Henry » » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprètation : Jean-Marie

Chanson originale : « La guerre de 14-18 » (1974)
Paroles et musique : Georges Brasens (1966)

UN GAZON À CÔTÉ DE LA PLAQUE (« Euro-gazon »)

Il y a vraiment de quoi se la peindre en vert, non ? Si nos stades refaits de neuf pour la plupart en jettent un max, les gentils organisateurs semblent avoir oublié que le foot se joue sur une pelouse, et non sur un champ de patates ondulé sentant le moisi… Que l’UEFA impose en catastrophe de bomber un terrain en vert pour le spectacle télévisuel est affligeant, et nous ne pouvions pas laisser passer cela sans réagir.
Nous avons longuement hésité entre plusieurs jardiniers-chanteurs parmi lesquels, entre autres
– Joe Dassin, avocat des jardiniers : « On niera… où tu voudras, quand tu voudras… et l’on sèmera encore… lorsque l’Euro sera mort… »
– Claude Nougaro : « Ô pelouse, ô pelouse, ô pelouuuuuuuuuuuuuuse ! »
– Daniel Guichard : « Avec sa pelouse râpée, que ce stade faisait pitié / On y glissait comme pas deux, mon Dieu  »
– Jean Constantin : « Car son rêve, c’était d’ voir pousser le gazon ! », Jean-Marie concluant nos élucubrations par un sublime « Amazing grass » qui fut hélas recalé à l’oral (cette herbette en avait l’air, dommage).
Tout cela pour interviewer finalement le Jacques Brel des bonbons (plutôt la version de 1967, je pense). Un conseil : cramponnez-vous bien, ça dérape sur cette maudite pelouse…

Je vais m’occuper de vot’ gazon
Son état est bien lamentable
Je pensais que certains garçons
Y veillaient de façon durable
Mais ils vous ont pris pour un con
Je vais m’occuper de vot’ gazon
Ça risque d’être un long chantier
Je n’ serai pas venu pour rien
Je vois déjà des acariens
Va tout falloir désinfecter
Et je vois même… des champignons
Je vais m’occuper de vot’ gazon
Si vous saviez c’que je suis fier
Que vous, vous m’ayez choisi, moi
Sûr que j’ne l’peindrai pas en vert
Comme l’exige l’UEFA
Rien que pour la… télévision
Je vais m’occuper de vot’ gazon
D’abord, on va tondre de près
Faut que tout ça se régénère
Ensuite, il va falloir traiter
Croyez-moi, ce sera sévère
Vous voulez qu’on joue, oui ou non ?
Je vais m’occuper de vot’ gazon
Quand on en arrive à ce stade
Il n’y a pas d’autre solution
Sinon, vous resterez en rade
Ce n’est pas dans vos intentions
Car pour que tous on prenne not’ fade
Je l’ai bien soigné, ton gazon
Mais bonjour… ah, l’était maudit
D’autres convoitent ton gazon
Une fois devenu délectable
Gode save the gouine, nom de nom
Puisque rien n’est envisageable
Entre nous, c’est moi le plus con
Je n’ai pas brouté ton gazon
Car tu es une misérable
Qui me refuse son bonbon
Ingratitude détestable
Je cours retrouver mon mignon.…

Chanson : « Euro-gazon » SACEM (c)2016
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Les bonbons » (1964)
Paroles et musique : Jacques Brel

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

CGT : SYNDICAT FRERE OU SYNDICASSEUR ? (« Les CGTistes »)

Droit de grève ? Nul ne saurait le contester.
Droit de manifestation ? Pas davantage en principe, mais sur un « cahier des charges » strict dans cette France toujours officiellement en état d’urgence et dont les forces de l’ordre ont déjà assez à faire pour maîtriser les milliers de belligérants étrangers autour de l’Euro.
D’où l’impérieuse nécessité malgré la présence importante de la force publique d’un renforcement du service d’ordre de la CGT et de son efficacité à ne pas laisser des casseurs professionnels infiltrer ses cortèges de simples manifestants. Il y aurait apparemment failli, certaines vidéos le démontrant sans équivoque : à suivre… ou à arrêter tant qu’on le peut encore, monsieur Martinez.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1528802-video-des-casseurs-a-la-cgt-la-sequence-violente-qui-contredit-philippe-martinez.html

Regardez les CGTistes passer
Dans la rue huant le pouvoir socialiste
Ils avaient promis de n’rien casser
Hélas, on peut les suivre à la piste
Et puis hop ! Une petite baston
Et puis hop ! C’est pas nous, mais non
En France dès mai-juin c’est la coutume
De promener ses pieds sur le bitume
Faut bien s’entraîner pour les vacances
Perdre du poids, paraît qu’ c’est tendance
Alors on défile contr’ le PS
Ou sa loi travail ou des promesses
Non tenues du candidat Hollande
Ou de Gattaz : le fric, qu’il le rende !
Regardez les CGTistes passer
Dans la rue huant le pouvoir socialiste
Ils avaient promis de n’rien casser
Hélas, on peut les suivre à la piste
Et puis hop ! Une petite baston
Et puis hop ! C’est pas nous, mais non
Il y a toujours mêlés à la foule
D’assez courageux sous leur cagoule
Pour détruire par de longs jets de pierre
De Necker les façades de verre
Sûr que les cerveaux qui les gouvernent
Ont mis leur intelligence en berne
On comprend qu’ils veuillent cacher leurs bouilles
Je ferais pareil si j’avais pas d’couilles
Regardez les CGTistes passer
Dans la rue huant le pouvoir socialiste
Ils avaient promis de n’rien casser
Hélas, on peut les suivre à la piste
Et puis hop ! Une petite baston
Et puis hop ! C’est pas nous, mais non
Les syndicats sont à la dérive
Et tu n’es plus représentative
CGT, tu fus incontournable
Aujourd’hui, tu nous cours sur le râble
Commence donc par gérer tes troupes
Car ton service d’ordre se loupe
Laissant s’y mêler casseurs, milices
C’est à lui d’y faire ta police
Regardez les CGTistes passer
Dans la rue huant le pouvoir socialiste
Ils avaient promis de n’rien casser
Hélas, on peut les suivre à la piste
Et puis hop ! Une petite baston
Et puis hop ! C’est pas nous, mais non

Chanson : « Les CGTistes » SACEM ©2016
Paroles : Camille
Interprète : Jean-Marie

Chanson originale : « Les majorettes » (1974)
Paroles et musique : Pierre Perret

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

J-P COFFE, LA DOUCHE ET L’EURO (« Vivent les canons à eau »)

« Bon, les enfants, je m’échappe un instant de ma cuisine pour vous donner les impressions qu’on a de ce début d’Euro vu de nos nuages :
– le Patron ? Ça le barbe !
– Son fils en reste les bras en croix !
– le Saint-Esprit ne se montre pas dans les tribunes.
– la Sainte-Vierge, elle, se demande si elle ne va pas quitter Marseille.
– c’est mal filmé, y a pas de révélateur de hors-jeu, les propos des commentateurs sont prévisibles et sans intérêt. Bref, c’est d’la m… !
Quant aux casseurs, j’ai ma petite idée, bête comme chou : des canons à eau fortement teintée de vert, un truc bien chimique, bien polyphosphaté, bien dégueu… qui ne partira que deux-trois jours après, quoi qu’on fasse… un truc fluo, pour qu’on les repère même la nuit, ces verts nuisant !
Allez, c’est pas que je m’en foot, mais j’ai un repas à préparer. Ah, vous voulez le menu ?

Salade de museau et sa chicorée
Crêpe à l’avoine et aux châtaignes
Raie au beurre noir
Poulet à la bière
Bris de maux
Grenades
Marrons glacés
Coktail Molotov, bière, vodka et pains à volonté.

Osez dire que c’est pas sympathique… c’est pour le banquet des Saints fans de foot, on va se fendre la gueule. »
(p.c.c. Jean-Pierre Coffe, Radio Bon Dieu, 16 juin 2016)

Bonjour, bonjour,
Je viens vous proposer
Une de mes idées
Qui va vous charmer
Pas bien compris
Que depuis tant d’années
Même à l’Élysée
On n’y ait pas songé
Une idée venue pour combattre les méchants
Les hooligans odieux ou les faux manifestants
Comme dans les, {comme dans les}
Comme dans les, {comme dans les}
Comme dans les tableaux du Douanier Rousseau,
Il suffit de couleurs marquant ces saligauds
Comme dans les tableaux du Douanier Rousseau,
Suffit de canons à eau
Colorée comme il faut, oh oh, oh oh, oh oh…
Une fois marqué,
Tu l’as bien cherché,
On peut te retrouver
Même bien caché
C’est sans danger,
Mais pour te repérer
Ce sera facile
Et bien fait pour tes pieds
Heures, quelques-unes tu resteras tatoué
Sera bien difficile de prétendre : « C’est pas moué !  »
Comme dans les, {comme dans les}
Comme dans les, {comme dans les}
Comme dans les tableaux du Douanier Rousseau,
Tu auras les couleurs marquant les saligauds
Comme dans les tableaux du Douanier Rousseau,
Issues des canons à eau
Et tu l’auras dans l’dos, oh oh, oh oh, oh oh…
Tou, tou, tou, {Baoum}
Tou, tou, tou, {Baoum}
Tou, tou, tou, {Baoum}
Quelle preuve, pardi
Une idée venue pour combattre les méchants
Les personnages odieux ou les faux manifestants
Comme dans les, {comme dans les}
Comme dans les, {comme dans les}
Comme dans , {comme dans}, comme dans
Comme dans les tableaux du Douanier Rousseau,
Il suffit de couleurs marquant ces saligauds
Comme dans les tableaux du Douanier Rousseau,
Suffit de canons à eau
Colorée comme il faut
Comme dans les tableaux du Douanier Rousseau,
Tu auras les couleurs marquant les saligauds
Comme dans les tableaux du Douanier Rousseau,
La la la la la la la la la la la la la la…oh oh oh….
Vivent les canons à eau !

Chanson : « Vivent les canons à eau » SACEM ©2016
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Vive le douanier Rousseau » (1983)
Paroles et musique: Daniel Vangard

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

UN EURO A TUE ET A TOI (« Cosaque-choc »)

Ils ont déjà perdu l’Euro !
Qui ? Mais nos casseurs français bien sûr ! Quel amateurisme ! Quel manque de sérieux dans leur préparation comparés aux pros organisés venus de l’étranger, commandos paramilitaires (d’élite) ou tonneaux ambulants à bière (des litres) : une honte ! D’ailleurs, le hooligan made in France peine à s’exporter, messieurs, dames : par manque d’éducation sans doute, ou par son individualisme bien connu. En tout cas, pour 2018, ça donne vraiment envie aux supporters de tous les pays du monde d’aller en Russie et de s’y promener paisiblement autour des stades… non ?

C’est l’Euro, voici donc les cohortes
D’abrutis, de violents, de neuneus
Leur Euro, c’est le plus con qui l’emporte
Sans ballon, ils jouent à d’autres jeux
Leur Euro, c’est le plus con qui l’emporte
Sans ballon, ils jouent à d’autres jeux
La baston, les bouteilles qui volent
Les chaises brisées sur les testons
Et l’alcool rend leur fête plus folle
Eux qui ne songent qu’à la démolition
Cosaque-choc ! Cosaque-choc ! Cosaque-choc ! One, two, three !
Voici dans notre France qui gronde
Des casseurs formés en commandos
On en oublierait quelques secondes
Martinez et les conflits sociaux
On en oublierait quelques secondes
Martinez et les conflits sociaux
Alors que le sport est une fête
Qui devrait rassembler les nations
Bientôt, on verra des mitraillettes
Et qui sait, pour les moins sages, des canons
One, two, three
Houlala Lalalalalala aïe……….
Cet Euro, privons-le des cohortes
De ces fous, renvoyons-les chez eux
De l’Euro, qu’on leur ferme la porte
Qu’ils aillent se faire voir sous d’autres cieux
De l’Euro, qu’on leur ferme la porte
Qu’ils aillent se faire voir sous d’autres cieux
Et puisque le sport est une fête
Et censé rassembler les nations
Oublions un temps les mitraillettes
Et que le beau jeu l’emporte, nom de nom
Lalalalalalalalala

Chanson : « Cosaque-choc » SACEM ©2016
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Casatchok » (1969)
Auteurs compositeurs : Boris Rubaschkin, Tony Perdone

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

Images :
1- http://www.libe.ma/photo/art/grande/9663100-15558091.jpg?v=1465732678
2- http://www.leparisien.fr/images/2016/06/12/5875497_9.JPG

3- http://www.lepoint.fr/images/2016/06/12/4251669lpw-4251672-article-violences-marseille-euro-2016-jpg_3602197_660x281.jpg

4- http://ls.rosselcdn.net/sites/default/files/imagecache/cciinlineobjects_600/2016/06/13/1677282046_B978926662Z.1_20160613103846_000_GPH708TB6.10-0.jpg

SARKOZY : ENCORE UN CONTE DE CAMPAGNE (« Ta campagne »)

Pendant que les candidats déclarés à la primaire LR comptent et recomptent chaque euro de leurs dépenses et chaque minute de leurs prestations audiovisuelles, leur chef de parti, qui lui ne l’est pas, (se) dépense sans compter, excepté sur la lenteur et la mansuétude des tribunaux ou le manque de mémoire.
Toujours la même histoire pour enfants, quoi…

Ils quittent un à un le parti-
Pris de te suivre, Sarkozy
Ils veulent tous t’abandonner
Les Républicains sont lassés
Des affaires et des excès
Qui accompagnent ton ciné
Pour eux, ça n’était pas original
En patience, ils prenaient leur mal
Du temps que tu cousais leurs lèvres
Mais ils savaient depuis Beauvau
Qu’il leur fallait être dévots
Et sur les critiques être mièvres
Sarko, la campagne t’appelle
Comment pourraient-ils tolérer
Tes dépenses d’or à la pelle
Avant que de te déclarer
À se mettre mains sur la tête
Quand tes anciennes marionnettes
Se placent au départ sur la ligne
Tu as déjà plus dépensé
D’argent du parti, il est vrai
Que tous ces candidats insignes
Un signe que t’as pas changé
Ton théâtre subventionné
Hélas, ne faisant plus recette
Il devient de plus en plus cher
De t’acheter des supporters
Demandons-nous qui paie tes fêtes
Sarko, la campagne t’appelle
Comment pourraient-ils tolérer
Tes dépenses d’or à la pelle
Avant que de te déclarer
Pour rendre chèvres tes moutons
C’est que t’en as fait, nom de nom
« Le peuple veut », dernier sorti
Le peuple, il trouve peu normal
De te croiser dans son journal
Rubrique crimes et délits
Les gens, n’ont pas tous Alzheimer
Ou bien ne sont pas nés d’hier
On n’a pas tous que deux neurones
Et quand tu dis que tu nous aimes
Tout en lançant tes anathèmes
On n’y croit pas une seconde
Sarko, la campagne t’appelle
Comment pourraient-ils tolérer
Tes dépenses d’or à la pelle
Avant que de te déclarer

Chanson : « Ta campagne » SACEM ©2016
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La montagne » (1964)
Paroles et musique : Jean Ferrat

Musique supplémentaire : Court extrait parodique de « La bague au doigt » (1965)
Paroles et musique : Péridès, Falconier, Garvarentz

Image finale : capture d’écran de la vidéo de FR2
http://www.francetvinfo.fr/politique/nicolas-sarkozy/politique-nicolas-sarkozy-deja-en-campagne_1493735.html

BENZÉMA, BOLLORÉALMA ET AUTRES ZOUAVES (« La revue de stress 03/06/2016 »)

« Morose, moi ? Vous rigolez !  » chantait jadis Philippe Clay et l’époque nous y appelle encore. Le pays est ralenti par les grèves et pénuries, les inondations imposent à bien des gens d’évacuer leurs habitations, beaucoup de paupérisés crèvent la dalle et…
Et pourtant, les journaux télévisés ne relaient prioritairement que des actes ou déclarations de milliardaires : Benzéma jette de l’huile sur les feux entretenus par Marion et Ménard, Bolloré met fin au Petit Journal de Yann Barthès, Roland-Garros se bâche… pendant que le zouave du pont de l’Alma voit avec angoisse l’eau monter, alors qu’il n’a jamais su nager.
Les temps sont difficiles…

Dire que j’pensais qu’un bon journal
Ça débutait par l’ primordial
Je n’sais pas, moi, qu’on soit sous l’eau
Qu’y ait plus d’essence ou de métro
J’étais un imbécile
J’n’ai rien compris, c’est évident
Aux priorités du moment
La France qui s’ fout bien de l’Alma
Préfère ce zouave de Benzéma
Faut-il être débile
Ça tombe pire qu’à Gravelotte
Le vrai zouave en a plein les bottes
Regrettant qu’on ne pense à lui
Que les jours de records de pluie
Son menton est fragile
Pendant c’temps-là, des excités
Se font âcre publicité
En brûlant d’vieux Uniroyal
Est-ce écolo, madame Royal ?
C’est un pneu trop facile
Un bon point pour les politiques
Vantant la voiture électrique
En théorie, z’êtes z’épargnés
Mais voilà… y a la CGT
Faire grève est si facile
Un con m’a dit en rigolant
En cas de grève de courant
L’générateur fera merveille
Il marche à quoi ? Ben… au diesel
Y a pas qu’moi d’imbécile
De là à n’ pas voir un traquenard
Dans l’invitation de Ménard
Pour le lancement de « Oz ta droite »
La Marion est bien maladroite
Quelle erreur infantile
Misérable de la politique
Devait savoir tant c’est classique
Que c’était pas une bonne idée
D’faire la causette à Ménardier
Lire Hugo, c’est utile
Paraît qu’y aurait des élections
À venir l’an prochain, c’est con
On l’ignorait mais Bolloré
Fait tout pour nous y préparer
Virant les inutiles
Enquête ou investigations
Pouvant éclairer l’opinion
Sur Républicains ou FN
C’est vraiment plus l’esprit d’ la chaîne
Faites place aux vigiles
On dit que certains ont déçu
De source sûre, je l’ai su
Et même que leur impertinence
Mettait en danger notre France
Penser, c’est inutile
Paraît que certains sont froissés
Alors ils devront repasser
Sont dans de sales draps, les Guillon
Les Yann Barthès, les Ardisson
Et Nicolas jubile
Il est temps de parler d’l’Euro
Sinon, on passe pour un blaireau
À croire les dernières dépêches
Didier Deschamps serait dans la dèche
Un Bleu, c’est si fragile
Il peine à savoir où il va
Depuis l’forfait de Lass Diarra
– Qu’il demande de l’aide au PS !
– T’es fou ! Z’ont cassé l’GPS !
Les temps sont difficiles.

Chanson : « Revue de stress 03 06 2016 » SACEM ©2016
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les temps difficiles » (1961)
Paroles et musique : Léo Ferré

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers