JUGES ROUGES ET CABINET NOIR (« Tout ce que je dis »)

 

Empêtrés l’un et l’autre dans de sombres affaires, François Fillon et Marine Le Pen crient au complot et affirment haut et fort qu’ils ne seront jugés que par « le peuple » et « dans les urnes »…
À ces mépris, opposons le dégoût.

Pour les Républicains, de l’Élysée j’étais l’ favori
J’avais fait dégager Alain Juppé après Sarkozy
Par leurs passés, z’étaient plombés
Clamant mon honnêteté
J’ai fait la différence aux yeux de la plupart des Français
Main sur le cœur, je l’ai toujours jurée
Ma probité, mais ils ont osé
Les vaches de juges en robes noires
Qui me cherchent des ennuis
Ne croyant pas un mot de ce que je dis
Ils préfèrent croire le Canard
Qui paraît le mercredi
Et seuls mes fans gobent tout ce que je dis
La presse, je la maudis
Les juges, je les maudis
Tout le monde de moi médit
Et puis d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie
Oh ! oui d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie
Je suis Marine Le Pen, de l’Élysée j’avais trop envie
Déjà gamine à Montretout, c’était le rêve de ma vie
Je nasillais « On est chez nous » la nuit, toute seule dans mon lit
J’ai appris à voler toute seule depuis ma sortie du nid
Les patriotes et tous les bons Français
N’aiment que moi, alors dénoncez
Les vaches de juges en robes noires
Qui me cherchent des ennuis
Ne croyant pas un mot de ce que je dis
Ils préfèrent croire le Canard
Qui paraît le mercredi
Et seuls mes fans gobent tout ce que je dis
La presse, je la maudis
Les juges, je les maudis
Tout le monde de moi médit
Et puis d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie
Oh ! oui d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie
Soyons honnête, il faut que vous votiez
Pour mon château sans qu’ vous n’écoutiez
Les vaches de juges en robes noires
Qui me cherchent des ennuis
Ne croyant pas un mot de ce que je dis
Ils préfèrent croire le Canard
Qui paraît le mercredi
Et seuls mes fans gobent tout ce que je dis
La presse, je la maudis
Les juges, je les maudis
Tout le monde de moi médit
Et puis d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie
Oh ! oui d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie

Chanson : « Tout ce que je dis » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Made in Normandie » (1973)
Auteurs compositeurs : Éric Charden, Frank Thomas, Jean-Michel Rivat

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

FILLON-LE PEN ? QUE DE POINGS COMMUNS !

À l’approche du sprint final, les masques tombent et les tactiques de combat rapproché apparaissent claires, notamment celles de François Fillon et Marine Le Pen :
– s’ériger en défenseur d’un peuple qu’ils n’ont jamais côtoyé contre le « système », celui-là même qui les a formés et nourris grassement, et qu’ils rêvent de diriger ;
– en contester les institutions dont ils seraient pourtant les garants s’ils étaient élus ;
– contester la légitimité et la probité des juges dès lors qu’ils sont confrontés aux conséquences judiciaires de leurs actes ;
– dénoncer les médias de tous ordres quand l’information portant sur des faits éclaire l’opinion sur leurs dérives ou pire, appelant à leur boycott et à la seule utilisation à cet effet d’un net qu’ils squattent de façon souvent condamnable ;
– se poser en victimes de désinformation, de censure, de persécution ;
– renier ses propres paroles ou écrits ;
– ne jamais répondre de façon directe et franche aux questions posées ;
– mentir, et mentir encore, fuyant le moindre contradicteur ;
– …

Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président

Fillon-Le Pen ont des soucis
Avec les juges du pays
Ils usent d’ la même recette
Se posant en victimes honnêtes
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président
Fillon-Le Pen ont fait du droit
L’important, c’est d’savoir pourquoi
Commettre de façon légale
Des actions fort peu morales
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président
Fillon-Le Pen ont des châteaux
Qui ne leur ont pas coûté trop
Jurant respecter, pathétiques
Toujours la morale et l’éthique
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président
Fillon-Le Pen ont du pognon
Pour leur femme ou leur compagnon
Si la France est grande famille
C’est pour leurs garçons et leurs filles
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président
Fillon-Le Pen ont pour vision
De stopper net l’immigration
Tout près de dépasser les borgnes
Tant c’est vers l’Élysée qu’ils lorgnent
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président
Fillon-Le Pen ont des soutiens
À l’étranger qu’on connaît bien
On comprend mal leurs assurances
À vouloir diriger la France
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président

Chanson : « Fillon-Le Pen » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale: « Cadet Rousselle »
Chanson traditionnelle française

Crédits images : http://www.aht.li/3038488/CREDITS_IMAGES_FILLON_LE_PEN.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT FILLON (« C’est comme ça, les Républicains »)

 

Officiellement, le candidat François Fillon bénéficiera donc du soutien unanime des siens, sans plus de mauvais playtex pour laisser tomber. Me revient en tête un mot de Voltaire, élégamment conté par Jean-Nicolas-Marie De Guerle :

Dans certain cercle assez galant,
Certaine dame fort coquette
Allait chantant,
Papillonnant,
En débitant
Mainte sornette.
L’espiègle, comme une autre, avait été jeunette
Un demi-siècle auparavant.
Vieille, laide et coquette ! autant
Vaudrait, ma foi, singe en cornette.
Un gros chanoine, aux yeux dévots,
Du vénérable sein de la Vénus antique,
Lorgnait en tapinois les vieux débris jumeaux,
Qu’agitait avec art maint soupir méthodique,
Sous la gaze trop véridique.
– Fripon ! dit l’éternelle, où vont vos regards ?
Ces petits coquins-ci feront damner votre âme.
Voltaire l’entendit :
– Petits coquins, madame,
Dites plutôt de grands pendards.

Bref, pour Les Républicains aussi, il faut sauver les appas rances, perinde ac cadaver *…

* Perinde ac cadaver in omnibus ubi peccatum non cerneretur.
Comme un cadavre dans toutes les choses où l’on ne voit pas de péché.

Ils s’unissent à l’heure du danger
Quand leur radeau a naufragé
Dès lors qu’ils n’espèrent plus rien
Du scrutin, les Républicains
Eux, dits champions de l’alternance
Et remparts contre Marine
Eux qui exigeaient la confiance
De ces Français dont on devine
Que l’Alzheimer est en avance
C’est comme ça, les Républicains
Venez, soyez
Ah, copain coquin copain coquin
Copain coquin coquin
Venez, voyez
Au final, quels sont leurs desseins
En est-ce fini, la discorde ?
Comme l’est au pendu la corde
Unanime sera le soutien
À Fillon, des Républicains
Ils nous joueront la comédie
De ces haines qu’ils n’ont pas eues
De ces mots qu’ils n’ont jamais dits
De ces secrets à jamais tus
Des complicités qui vont bien
C’est comme ça, les Républicains
Venez, soyez
Ah, copain coquin copain coquin
Copain coquin coquin
Venez, voyez
Au final, quels sont leurs desseins
Eux qui se déchiraient le foie
C’était c’était c’était si loin
C’était… Il y a deux jours, ou trois…
C’est comme ça, les Républicains
Ils osent le dernier déni
Ils osent le dernier micro
Ils osent le dernier défi
Ils osent le dernier banco
Ils osent les derniers bulletins
C’est comme ça, les Républicains
Venez voter
Copain coquin coquin….
Allez, allez, venez… venez, allez, venez voter
Précieux est votre bulletin
Qui peut croire les Républicains…

Chanson : « C’est comme ça, les Républicains » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les paumés du petit matin »(1962)
Paroles & musique : Jacques Brel

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE, FLASH MÉTÉO :

Net recul de François Fillon dû à une dépression centrée sur les affaires, malgré l’éloignement boule de neige de nombreuses parties de sa nébuleuse, désireuse qu’il ne passe pas l’hiver. Ventôse sur Vendôme touche aussi un Front froid, insensible aux convocations, tandis que la cote d’Emmanuel bénéficie d’un macron-climat sur le reste du pays. Pas de réchauffement notable dans l’autre bande des on, où l’on peine à se mélencher. Bref, un bien bel hiver que nous avons là…

Déjà loin, ce soir de primaire
Dont Fillon sortit grand vainqueur
Quand tous arrivaient ventre à terre
Pour jouer les complimenteurs
Quand l’Élysée portes ouvertes
Attendait François président
Seuls fols imaginaient sa perte,
Quitte à devenir imprudents
N’est jamais aboli, le temps passé,
Pour qui dit avoir des principes
Certaines taches sont dures à effacer
Sans que l’honneur ne s’y dissipe
Lorsqu’on s’annonce plus honnête
Qu’autres vassaux ou ancien roi
Immaculée se doit liquette
Sans le moindre trou, bas de soie
Il est de ces valeurs morales
Qu’oncques ne nie homme de bien
Arguer d’ apparence légale
C’est comportement de vaurien
N’est jamais aboli, le temps passé,
Pour qui dit avoir des principes
Certaines taches sont dures à effacer
Sans que l’honneur ne s’y dissipe
Faut-il donc s’étonner qu’il tombe,
L’ancien chef du gouvernement
Comme Le Pen, hélas, il plombe
La place Vendôme et il ment
L’attitude est bien vaine, certes,
Mais il serait sot de nier
Que ceux qui ont souhaité sa perte
Ne sont que petits rancuniers
N’est jamais aboli, le temps passé,
Pour qui dit avoir des principes
Certaines taches sont dures à effacer
Sans que l’honneur ne s’y dissipe

Chanson : « Le tant passé » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le temps passé » (1966)
Paroles et musique : Georges Brassens

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers