IL FAUT SAUVER LE SOLDAT FILLON (« C’est comme ça, les Républicains »)

 

Officiellement, le candidat François Fillon bénéficiera donc du soutien unanime des siens, sans plus de mauvais playtex pour laisser tomber. Me revient en tête un mot de Voltaire, élégamment conté par Jean-Nicolas-Marie De Guerle :

Dans certain cercle assez galant,
Certaine dame fort coquette
Allait chantant,
Papillonnant,
En débitant
Mainte sornette.
L’espiègle, comme une autre, avait été jeunette
Un demi-siècle auparavant.
Vieille, laide et coquette ! autant
Vaudrait, ma foi, singe en cornette.
Un gros chanoine, aux yeux dévots,
Du vénérable sein de la Vénus antique,
Lorgnait en tapinois les vieux débris jumeaux,
Qu’agitait avec art maint soupir méthodique,
Sous la gaze trop véridique.
– Fripon ! dit l’éternelle, où vont vos regards ?
Ces petits coquins-ci feront damner votre âme.
Voltaire l’entendit :
– Petits coquins, madame,
Dites plutôt de grands pendards.

Bref, pour Les Républicains aussi, il faut sauver les appas rances, perinde ac cadaver *…

* Perinde ac cadaver in omnibus ubi peccatum non cerneretur.
Comme un cadavre dans toutes les choses où l’on ne voit pas de péché.

Ils s’unissent à l’heure du danger
Quand leur radeau a naufragé
Dès lors qu’ils n’espèrent plus rien
Du scrutin, les Républicains
Eux, dits champions de l’alternance
Et remparts contre Marine
Eux qui exigeaient la confiance
De ces Français dont on devine
Que l’Alzheimer est en avance
C’est comme ça, les Républicains
Venez, soyez
Ah, copain coquin copain coquin
Copain coquin coquin
Venez, voyez
Au final, quels sont leurs desseins
En est-ce fini, la discorde ?
Comme l’est au pendu la corde
Unanime sera le soutien
À Fillon, des Républicains
Ils nous joueront la comédie
De ces haines qu’ils n’ont pas eues
De ces mots qu’ils n’ont jamais dits
De ces secrets à jamais tus
Des complicités qui vont bien
C’est comme ça, les Républicains
Venez, soyez
Ah, copain coquin copain coquin
Copain coquin coquin
Venez, voyez
Au final, quels sont leurs desseins
Eux qui se déchiraient le foie
C’était c’était c’était si loin
C’était… Il y a deux jours, ou trois…
C’est comme ça, les Républicains
Ils osent le dernier déni
Ils osent le dernier micro
Ils osent le dernier défi
Ils osent le dernier banco
Ils osent les derniers bulletins
C’est comme ça, les Républicains
Venez voter
Copain coquin coquin….
Allez, allez, venez… venez, allez, venez voter
Précieux est votre bulletin
Qui peut croire les Républicains…

Chanson : « C’est comme ça, les Républicains » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les paumés du petit matin »(1962)
Paroles & musique : Jacques Brel

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

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